TAUX D’IMPÔT MINIMAL POUR LES MULTINATIONALES : “AUCUN PROFIT POUR LE SÉNÉGAL”

TAUX D’IMPÔT MINIMAL POUR LES MULTINATIONALES : “AUCUN PROFIT POUR LE SÉNÉGAL”

Samedi 5 juin 2021, les grandes puissances du G7 (Royaume-Uni, France, Italie, Canada, Japon, Allemagne, Etats Unis) sont parvenus à un accord d’un impôt mondial minimum de 15% sur les grandes sociétés. Cette mesure n’a pas d’impact majeur sur les pays africains, le Sénégal en particulier. De l’avis d’Elimane Kane, s’il en est ainsi, c’est parce que le Sénégal assiste impuissamment aux stratagèmes des multinationales implantées sur son territoire.

« Ici, les multinationales utilisent des stratégies. Vous prenez une entreprise qui est là et qui exploite les ressources naturelles, elle crée des succursales. Le plus gros problème aussi pour ces entreprises ce sont les fausses facturations, les transferts de la dette… Les multinationales jouent sur leur succursale pour éviter de faire un profit qui devrait être taxé par l’impôt sur les sociétés. Donc, c’est plus compliqué pour nous », renseigne le président Legs Africa, Elimane Kane, invité de La Matinale d’iRadio, animée par Alassane Samba Diop.
La fiscalité de l’économie numérique reste la principale préoccupation pour le G7. Les grandes puissances veulent avoir une réelle maîtrise sur les GAFAM (Google, Facebook, Amazone, Apple, Microsoft, les géants du Numérique), qui leur échappent parfois. Après avoir été secoué par la crise sanitaire liée à la Covid-19, le G7 veut se rattraper sur ces multinationales qui génèrent beaucoup de revenus.
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Pour Élimane Kane, « ce sont les pays riches qui ont les moyens de pouvoir suivre la fiscalité des grandes multinationales qui sont installées chez eux. Ils peuvent en bénéficier en allant un peu partout dans le monde, surtout dans les lieux où ces entreprises se faisaient domicilier leurs fiscalités avec des taux très bas ou même qui n’existent pas. C’est là que ces Etats vont devoir gagner de l’argent. Et d’ailleurs, l’OCDE a fait des estimations comme quoi des pays comme la France savent déjà ce qu’ils peuvent gagner. Mais ils savent également que ce qui est prévu n’est pas très consistant dans la mesure où 15%, c’est très bas, et la plupart des pays font des fiscalités qui sont en dessus de 20 – 25% », a révélé M. Kane.

À signaler que cette mesure prise par le G7 sera élargie au G20, le mois prochain.

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