LA CRISE ISRAÉLO-PALESTINIENNE ET D’AUTRES SUJETS À LA UNE

LA CRISE ISRAÉLO-PALESTINIENNE ET D’AUTRES SUJETS À LA UNE

 Les quotidiens reçus mardi à l’APS se sont surtout intéressés aux sujets locaux, tout en s’indignant de la guerre entre Israéliens et Palestiniens. La société chargée de la distribution de l’eau dans plusieurs villes du pays est vertement critiquée par Libération. ‘’Sen’Eau, un scandale’’, s’indigne le journal. 
‘’L’eau (…) est devenue une denrée de luxe pour plusieurs localités’’ du pays, se désole Libération. 
Il existe ‘’un terrible désamour’’ entre Macky Sall et Abdoulaye Bathily, selon L’Observateur. ‘’Entre le professeur Abdoulaye Bathily et le président Macky Sall, le divorce est désormais consommé’’, écrit-il. 
‘’On ne sait pas ce qui s’est réellement passé entre eux, mais Bathily n’a pas digéré sa défaite à la présidence de la commission de l’Union africaine’’, affirme un analyste politique interrogé par le journal. Pourtant, quand le premier, ancien ministre, universitaire et homme politique de renom, briguait la présidence de la commission de l’UA, le second ‘’avait soutenu sa candidature et envoyé des émissaires un peu partout en Afrique’’, répond un autre analyste prié de décrypter le ‘’désamour’’ survenu entre les anciens ‘’compagnons’’ de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), qui a fait élire et réélire Macky Sall en 2012 et 2019. Selon plusieurs journaux, Abdoulaye Bathily aurait mis le Sénégal en garde contre un éventuel ‘’chaos’’ et décrié le refus de Macky Sall d’appliquer les conclusions des Assises nationales, une concertation à laquelle l’universitaire de renom a activement pris part. Une bonne partie de la presse relaye les propos de l’opposant Barthélémy Dias, le maire de Mermoz. M. Dias jure qu’il sera candidat à l’élection du maire de Dakar, malgré les réformes administratives menées par le gouvernement, lesquelles, à son avis, n’ont de finalité que la conquête du conseil municipal de la capitale par la majorité présidentielle. ‘’Ce n’est pas parce qu’on est incapable de gagner Dakar qu’on (…) doit faire disparaître Dakar’’, rapporte Vox Populi, citant Barthélémy Dias.
Selon WalfQuotidien, la Cour des comptes aurait été ‘’activée’’ dans le but d’empêcher M. Dias de se présenter à l’élection du maire de Dakar. 
‘’Candidat à la mairie de Dakar, Barthélémy Dias semble être dans le viseur du pouvoir, qui a réactivé l’affaire Ndiaga Diouf (dont la mort, lors de heurts à Dakar, a valu à M. Dias plusieurs mois de prison) et activé la Cour des comptes’’ pour que ladite juridiction mène une enquête sur la gestion faite de la mairie de Mermoz par l’opposant, rapporte le même journal.
Le Témoin Quotidien est préoccupé par le trafic des faux médicaments. La Gambie est ‘’la plaque tournante’’ de ce trafic, affirme-t-il. 
‘’En moins de deux semaines, près de 2 milliards de francs CFA de faux médicaments [ont été] interceptés par [les douanes sénégalaises]. Ces produits viennent de la Gambie voisine, devenue le hub, voire le laboratoire sous-régional des faux médicaments’’, lit-on dans Le Témoin Quotidien.
Le quotidien L’info considère le sommet France-Afrique, qui se tient à Paris, comme le prolongement de la Françafrique, la complicité entretenue par des dirigeants africains et français au détriment de l’Afrique et de ses populations. 
‘’La Françafrique autrement’’, écrit le journal, concernant le sommet dirigé par Emmanuel Macron. 
‘’Ce sommet est juste une façon de conquérir des marchés pour les entreprises françaises’’, soutient un économiste interrogé par le journal. 
‘’C’est juste la Françafrique qu’ils veulent remettre en place en utilisant d’autres moyens’’, a dit un autre économiste à L’info.
L’opposition de certains pays africains à l’annulation de leur dette est diversement appréciée en Afrique, selon EnQuête. L’Initiative pour l’annulation de la dette africaine, comme l’indique son nom, demande aux institutions multilatérales d’annuler la dette des Etats du continent. 
L’économiste El Hadj Mansour Sambe, lui, s’est rangé du côté de ceux qui ne veulent pas d’une annulation de la dette, un groupe de pays dont ferait partie le Bénin, selon lui. ‘’Si on accepte l’annulation, il y aura une conditionnalité sur notre budget (…) Aujourd’hui, même endettés, nous pouvons nous battre (…) et progresser ensemble’’, recommande M. Sambe dans une interview publiée par EnQuête.
Les quotidiens commentent également les heurts à l’origine de la mort de plusieurs centaines de personnes à Gaza, des Palestiniens pour la plupart.
‘’Netanyahu pourrait gagner la guerre’’, écrit Le Quotidien, foncièrement convaincu que le Premier ministre israélien ‘’n’aura jamais la paix, même s’il exterminait tous les habitants de Gaza’’. ‘’La Palestine reste, après la libération de Nelson Mandela et la fin de l’apartheid, l’une des dernières grandes causes de l’humanité’’, ajoute le même journal, estimant que ‘’le Sénégal ne doit pas être timide sur le sujet’’. ‘’Notre soutien ne doit pas manquer aux Palestiniens (…) A l’instar (…) de l’unité africaine, la cause palestinienne doit demeurer un marqueur de notre politique extérieure’’, conseille Le Quotidien aux autorités sénégalaises. Sud Quotidien dénonce l’indifférence d’une partie de la diplomatie occidentale, qu’il met en garde contre les conséquences d’une telle attitude. ‘’Un proverbe peul dit qu’une querelle de lézards près des feux d’une cuisine peut engendrer une catastrophe aux proportions incontrôlables, quand la queue d’un des reptiles fait sauter un tison, qu’une braise enflamme la toiture de la case où dormait un petit bébé, que la mère de l’enfant se précipite dans les flammes…’’ argue-t-il. 
‘’Demain, quand les extrémistes israéliens, qui sont tout près du pouvoir, mettront leurs menaces à exécution, les Européens et les Américains diront, comme ils l’avaient fait en 1944, qu’ils ne savaient pas…’’ ajoute Sud Quotidien.
Malgré les violences infligées par l’armée d’Israël aux civils de Gaza, il n’y a, s’indigne Tribune, ‘’aucune condamnation [venue] des organisations de défense des droits de l’homme si promptes à réagir pour dénoncer et condamner la non-reconnaissance des pires choix sexuels bannis par toutes les religions’’. ‘’Il est à craindre que cette zone (Gaza) soit (…) le lieu de conflits par procuration ou que les puissances globales y exportent leurs dissensions et contradictions, après les puissances régionales’’, avertit Le Soleil.

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