FINANCE ISLAMIQUE : UNE TRÈS FORTE DEMANDE À SATISFAIRE AU SÉNÉGAL

FINANCE ISLAMIQUE : UNE TRÈS FORTE DEMANDE À SATISFAIRE AU SÉNÉGAL

“Malaisie-Afrique de l’Ouest : Bâtir le pont et l’industrie de l’économie islamique” est le thème du 6e forum international sur la finance islamique, ouvert ce lundi, 7 juin, à Dakar. D’après le rapport 2020 d’Islamic Financial Board, la Malaisie détient les 11.1% des actifs financiers islamiques derrière l’Iran avec 28.6% et l’Arabie Saoudite avec 24.2%, sur un total de 2 438.6 milliards de dollars.

D’où l’appel du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, présidant l’ouverture, à saisir, par les pays africains, les opportunités offertes par l’expertise malaisienne dans la promotion de la micro-finance islamique.

“Ce sixième Forum sur la Finance islamique est d’une importance capitale, il nous incite à nous inspirer du modèle malaisien afin de tirer des avantages et des produits offerts par le financement islamique. En effet, ce pays est devenu incontestablement le hub mondial dans le domaine de la finance islamique”, a-t-il dit.

L’EXPERTISE MALAISIENNE OFFERTE EN EXEMPLE

L’argentier de l’État de poursuivre : “la Malaisie abrite, en outre les meilleurs instituts de formation à l’image du International Centre for Education and Islamic Financial, ainsi que des organes de régulation de la finance islamique de renommée mondiale tel que le Islamic Financial Services Board.”

Par ailleurs, a-t-il fait savoir, “au-delà de l’expérience et de l’expertise malaisienne, il est constant que la finance islamique s’est posée comme le segment de l’industrie financière la plus innovante et la plus dynamique du 21e siècle, au moment où le système financier international est bouleversé par une série de crises. Cet indice a fini d’affirmer son leadership dans beaucoup de pays asiatiques et du Moyen Orient. Les expériences vécues sur le continent africain nous renseignent aussi que certains pays s’essaient à cette finance en privilégiant une démarche pragmatique d’optimisation des opportunités s’offrant à eux pendant que d’autres définissent de véritables stratégies pour bâtir une industrie financière islamique.”

Selon Diallo, l’Afrique ne doit pas rester en marge de cette belle dynamique internationale, “surtout qu’elle dispose en la matière d’avantages comparatives à faire valoir”.

Cependant, au Sénégal, un effort doit être fait, a souligné Mouhamadou Lamine Mbacké, Directeur général de l’Institut finance islamique. “Il y a une très forte demande et il y a un taux de croissance énorme. Mais comme on l’a dit dans le discours, le potentiel est énorme parce qu’on parle d’un business de plus de 4 000 milliards et dont l’Afrique de l’Ouest ne détient pas plus de 5%. Donc, ça marche mais il y a beaucoup à faire. Il y a une très forte demande à satisfaire”.

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