LE DÉTENU BOY DJINÉ ARRÊTÉ À MISSIRAH, APRÈS 5 JOURS DE CAVALE

 Le détenu Baye Modou Fall alias Boy Djiné, qui s’était évadé du Camp pénal dimanche dernier, une prison sise à Dakar, a été arrêté par la gendarmerie à Missirah, une commune située à 33 kilomètres de Tambacounda (est).

Il a été appréhendé avec ses complices avant d’être acheminé dans les locaux de la légion est de la gendarmerie (Tambacounda), laquelle devrait faire une déclaration à la presse d’un moment à l’autre. Après s’être fait la belle, le prisonnier, qui en est à sa 10e cavale, avait expliqué qu’il voulait ainsi réclamer son jugement. ‘’(…) Je lance un appel aux autorités, ces genres de dossiers doivent être vidés dans les meilleurs délais, car ces nombreuses évasions ne sont pas de mon gré. Je me suis évadé parce que je n’ai pas le choix’’, avait-il notamment déclaré dans une interview à Iradio. Il avait été placé en détention depuis son arrestation le 5 juillet 2016 à la frontière avec la Guinée, en compagnie de son épouse et d’un complice. Le groupe était à bord d’un véhicule volé dans les locaux de la Division des investigations crminelles.
 Voleur multirécidiviste et auteur de nombreux cambriolages et braquages, il s’était échappé de la prison de Diourbel le 19 janvier de la même année.

Il est poursuivi notamment pour association de malfaiteurs, évasions multiples, faux et usage de faux.

SDI/ASG/MD

La Chine « offre » 300 doses de vaccin au Sénégal

La Chine vient d’offrir trois cent doses de son vaccin Sinopharm au Sénégal. Un « don » salué par les autorités sénégalaises.

« Je remercie vivement mon ami, le Président Xi Jinping, pour l’important don de 300.000 doses de vaccins Sinopharm anti COVID19 et 300.800 seringues avec aiguilles. J’apprécie ce geste de solidarité de la Chine en appui à nos efforts de lutte contre la pandémie », a indiqué le chef de l’Etat Macky Sall.

De son côté, le ministre de la Santé a annoncé qu’il a réceptionné  un hôpital mobile moderne, fruit de notre coopération avec les États-Unis d’Amérique. « Cette unité permettra une plus grande opérationnalité notamment dans les zones reculées », a indiqué Diouf Sarr.

[Dossier]Ramadan et métiers péniblesLe casse-tête des jeûneurs

Pendant le mois de ramadan, le musulman est privé de boire et de manger la journée durant. Une chose pas facile pour certains travailleurs qui exercent certains boulots éprouvants. Allier ramadan et métiers pénibles rime-t-il ? Est-ce aisé pour effectuer des tâches ardues ou lourdes ? Comment s’y prendre au mieux, surtout si vous devez travailler toute une journée ? Que faire ?Voici autant de questions qui demandent des réponses. Seneweb est allé à la rencontre de quelques-uns des jeûneurs qui évoluent dans ces professions.C’est loin d’être facile pour un emploi qui requiert une condition physique optimale. C’est le cas de ces travailleurs du BRT rencontrés au rond-point JVC. Sous le soleil, Ablaye Fall, de petite taille, habillé d’une tenue aux couleurs de sa société, avec son casque sur la tête, est en train de tailler la route. A ce propos, il explique : «C’est difficile, mais on s’y attèle. Ce sont des travaux confiés à des Chinois, mais c’est le fruit d’un travail accompli par un Noir.»Selon lui, le travail ne se limite pas seulement à creuser, mais également à couler, piquer et peler. Même si ce n’est pas une tâche facile, surtout en cette période de ramadan. N’empêche, il dit accomplir son jeûne. «C’est pas du tout facile, mais moi je jeûne. Cependant, certains ne le font pas. Tout le monde n’est pas pareil», confie-t-il. En temps normal, il estime qu’il observe une pause, contrairement au mois de ramadan pendant lequel la durée de travail est plus longue. «Par contre, pendant le ramadan, on descend à 17 h et en temps normal, à 18 h», s’est-il exprimé pour souligner la réduction de l’horaire de travail en cette période.Cap sur Grand-Yoff, un carrefour de forgerons ; un métier aussi difficile que la maçonnerie et autres. De loin, l’on aperçoit un décor fait de marmites superposées. Sur les lieux, des bonhommes concentrés, accroupis sur les meubles en fer forgé. Le bruit qui se dégage fait partie du décor. Debout en train de superviser le travail, un homme d’une cinquantaine d’années, hanté par la fatigue, attire l’attention. «Je suis épuisé», martèle-t-il et pointe du doigt : «Voici mon fils.»Trouvé assis, accablé, les stigmates du jeûne se lisent sur son visage. Habillé d’un t-shirt et d’un jean, son bonnet recouvre sa tête. Mamadou Ba n’a aucune gêne de s’affirmer et de s’afficher comme le futur héritier de son père. «Ça fait trois ans que je suis dans le métier. C’est l’atelier de mon père. Quant à lui, cela fait 18 ans qu’il exerce le métier», a-t-il fait savoir.Néanmoins, il n’a pas manqué de souligner que c’est un boulot très pénible et très dur, qui demande beaucoup d’énergie «Il faut avoir le courage et la patience pour pouvoir le supporter. Nombreux sont ceux qui font leur entrée dans le métier et repartent vite, car ils jugent que c’est difficile», assène-t-il.Par ailleurs, il n’a pas l’intention d’arrêter. Il explique : «Ce métier est certes dur, mais je ne lâcherai pas, car dans un proche avenir, je serai responsable et si mon père a autre chose à faire, c’est moi qui prendrai le relais. Je suis son représentant.»Comme le maçon Abdoulaye, Mamadou Ba fait tout son possible pour jeûner et c’est valable pour tout le personnel qui s’y trouve, nous dit-il. «Ce travail ne m’empêche pas de jeûner. D’ailleurs, tout le monde jeûne ici. On est habitué».En revanche, il avoue qu’il y a quand même une réduction de la charge de travail. «Si on devait travailler sur 8 ou 9 pièces, etc., au mois de ramadan, on diminue la quantité. Ce n’est pas comme en temps normal ou on y va avec beaucoup de détermination».Cette bonne mine toujours observée chez eux, selon lui, relève de Dieu : «Lép Yalla leu», même s’il n’en disconvient pas qu’un repas copieux fasse l’affaire pendant la rupture du jeûne et au moment du «kheud» pour bien être en forme et surtout sous l’effet de la chaleur. «Dans ce que nous faisons, tout est difficile. Mais Dieu merci, sur le plan des recettes, on se frotte bien les mains».18 h, dans les mêmes parages. Le jeune Khadim fait aussi partie de ceux qui travaillent à force de bras. Soudeur métallique de son état, il semble bien être intéressé par le sujet, avec son air enthousiaste. Dans sa tenue de travaille, en compagnie de son patron et d’un autre apprenti, apparemment de même âge que lui, c’est la galère totale. Par rapport au jeûne, il rejoint ses camarades et mentionne qu’un tel travail ne devrait empêcher personne de respecter ce pilier de l’islam.«Il suffit juste d’avoir l’habitude», tonne-t-il avec un geste ample. D’après lui, ses habitudes alimentaires restent les mêmes : «Je peux même acheter un pain-petits poids et plus».Toutefois, il s’avère que ce travail de soudeur comporte beaucoup de risques. «Il n’y a que des risques dedans, car avec la machine qu’on utilise appelé moule, une fois que ça te touche, c’est fini. Si ce n’est la mort, c’est des blessures. Moi-même qui te parle, avant-hier, j’ai failli perdre ma main à cause de cet outil qui m’a tranché. C’est pourquoi pendant l’hivernage, nous n’acceptons pas de travailler, car il y a beaucoup de danger. Il en est de même aussi pour la lame qu’on manie».Ce qui justifie le port de gants, du casque et de casque anti-bruit pour protéger les oreilles, sans compter des lunettes adaptées afin de prévenir certaines maladies des yeux.


Source: seneweb.com

Médicaments Des Invalides : La Mafia Des Malades Imaginaires

L’armée sénégalaise est chantée pour sa bravoure, mais elle compte dans ses rangs de vrais snipers qui ne ratent jamais leur cible quand il s’agit de trouer les caisses de l’Etat. Une enquête interne ouverte en 2015 sur les médicaments des invalides révèle une mafia hors norme.
En signe d’appui et sans doute de reconnaissance pour service rendu à la Nation, il a été institué au Sénégal depuis le 19 février 1972, des soins de santé gratuits pour le personnel militaire et paramilitaire invalide, qu’il soit à la retraite ou en activité. Mais le système a fini par être dévoyé de ses missions premières ; une véritable mafia s’est instituée.
L’objectif au départ de cette mesure datant de la présidence de Léopold Sédar Senghor était d’aider à la prise en charge des pathologies durables comme les maladies chroniques, mais aussi les séquelles qui peuvent en découler après guérison. Les bénéficiaires disposent chacun d’un carnet personnel obtenu après une consultation médicale et la prescription d’un traitement qui doit impérativement ‘’répondre à un besoin thérapeutique avéré et en rapport avec l’affectation ou les séquelles visées par le certificat médical’’.
Aujourd’hui, la réalité est tout autre comme l’indique la polémique entre l’armée et les invalides. Au fil du temps, non seulement des non-ayants droit y ont accès, mais aussi des bénéficiaires, légitimes au début, finissent par tomber dans l’égalité du fait de dépassements et d’une utilisation sans rapport avec ce pourquoi les médicaments sont délivrés. Le tout s’appuyant sur une utilisation frauduleuse (reproduction exacte ou subtilisation) des cachets des médecins militaires doublée d’une imitation de leur signature, sans oublier une complicité intéressée des pharmacies agréées.
La pratique n’est pas nouvelle, puisqu’elle date de plus d’une décennie, mais une nouvelle donne est intervenue il y a plus 5 ans maintenant.‘’Des ordonnances préétablies’’
C’était le mardi 27 juillet 2015. Ce jour-là, d’anciens militaires invalides ont envahi la Direction de la santé des Armées. Ces anciens ‘’jambars’’ voulaient en découdre avec le médecin colonel Serigne Mamadou Sarré. Celui-ci avait sorti deux notes de service ayant pour objectif de réglementer la fourniture gratuite de médicaments. Au-delà d’une intervention pour repousser les manifestants, une enquête interne a été ouverte par la hiérarchie. D’après nos sources, la décision de Sarré a été motivée par les assertions de médecins militaires qui se plaignaient d’utilisation frauduleuse de leur cachet.
S’y ajoute également, une augmentation exponentielle de la facture mensuelle des médicaments gratuits. ‘’Le montant des factures des pharmacies agréées est en constante augmentation depuis plusieurs années. Autour de 100 millions/mois en 2005-2006, il est passé à plus de 300 millions en 2013, et se chiffre en 2015 à plus de 800 millions de Franc par mois’’, relève un document obtenu par la rédaction. Autant dire une véritable saignée sur les finances publiques, puisqu’il s’agit là d’un total de 5 milliards par an supportés par le contribuable sénégalais.
Parmi les points qui ont attiré à l’époque l’attention de la hiérarchie, il y avait la ruée, chaque début de mois, vers l’hôpital militaire de Ouakam par des bénéficiaires de médicaments gratuits, ‘’avec des ordonnances préétablies’’. À cela s’ajoute l’insatisfaction régulièrement exprimée par les invalides. Autant de faits qui ont amené les autorités militaires à décider de fouiller dans ce domaine.
L’enquête a permis de découvrir un système bien huilé entre des groupes indélicats avec les deniers publics. Il s’agit de responsables ou agents de certaines entités militaires, de bénéficiaires de carnets de soins gratuits, de pharmaciens et d’intermédiaires. Comme le souligne bien le document, ‘’à tous les niveaux, du passage à la Commission  spéciale de réforme à la présentation dans une officine agréée pour une dotation périodique en médicaments, une série d’altérations a été effectivement constatée’’.300 carnets gérés par un agent d’affaires
D’abord, les bénéficiaires. Il est à noter que le plafond mensuel de la dotation a été fixé à 50 000 F. Le premier constat à ce niveau est que tous les détenteurs de carnet atteignent la somme maximale, ‘’même si par ailleurs l’affection ou la pathologie a été guérie ou ne justifie pas le renouvellement des médicaments’’.
En outre, il est prévu un dépassement en faveur des grands invalides. Or, cette dérogation est accessible à tous les invalides. Puisque cette rubrique est classée ‘’secret médical’’, elle ouvre la voie à tous les abus. Par exemple, les enquêteurs ont trouvé un agent d’affaires habitant Rufisque et qui gérait à lui seul pas moins de 300 carnets d’invalides parmi lesquels près de 20 unités qui lui ont été vendues à 350 000 F Cfa la pièce.  Ce monsieur-là se trouve être le frère d’un bénéficiaire qui ‘’l’aurait’’ introduit dans ce trafic.
‘’Son stratagème consistait, une fois le carnet en main, à se présenter dans une officine agréée, proposer les médicaments prescrits sur le feuillet du carnet réservé  à cet effet, et recevoir la contrepartie en numéraires, suivant le taux convenu avec le pharmacien’’, explique le document. La somme convenue avec le pharmacien varie entre 35 et 60% de la valeur des médicaments. Autrement dit, un gain énorme mais illégal pour les  pharmaciens.
Médicaments contre parfums de luxe
D’autres personnalités militaires ou même simples agents qui ne souffraient d’aucune infirmité ou invalidité en bénéficient aussi, d’après l’enquête. On en cite même le nom d’un militaire en service, à l’époque, à la présidence de la République et à qui l’agent d’affaires à Rufisque, gestionnaire de son carnet, versait 500 000 F par mois. Un autre capitaine empochait 250 000 F.  Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire de dire que ceux qui sont au cœur de l’affaire en bénéficient aussi. ‘’Il se susurre que des directeurs de la santé des Armées ont toujours disposé de carnet de soins gratuits et bénéficient continuellement de dépassement, dont certains d’entre eux s’en servent pour se ravitailler en parfums de luxe et autres produits cosmétiques’’, signale les rédacteurs.
Des faveurs qui seraient aussi accordées à des hauts gradés de l’État-major général des Armées. Selon toujours le document, la direction de la santé des Armées nie ces allégations et soutient avoir informé qui de droit une fois les irrégularités ont été constatées.
Quoi qu’il en soit, le business est tellement lucratif que chez les subalternes, certains se permettent de garder les carnets de leurs camarades réellement malades, sans leur consentement. C’est le cas d’un malade dont les prescriptions ont atteint un total de 12 millions en une année, mais dont le carnet était entre les mains d’un autre. Un invalide alité s’est même vu priver de son carnet, donc de ses médicaments, jusqu’à ce qu’il décède. L’état de mémoire de son carnet révèle pourtant un passif de plus de 5 millions entre 2014 et 2015.  
Si l’on sait le travail qui est censé être fait en amont avant que le médicament ne soit délivré, on se demande alors comment  est-on arrivé à ces excès. En effet, il y a plusieurs étapes de contrôle à franchir avant de disposer de carnets et de médicaments. Parmi les organes, il y a le bureau des pensions. Celui-ci est chargé, entre autres missions, de vérifier les mémoires de remboursements. La validité des carnets, la cohérence et la sincérité des écritures, les cachets et signatures, tout doit être vérifié.
Seulement, cette structure censée s’assurer de l’authenticité des pièces compte en son sein trois bénéficiaires. Tous déclarent unanimement qu’ils souffrent de pathologie ou d’infirmité survenue sous le drapeau. Curieusement, souligne le rapport, leurs carnets étaient gardés par un tiers qui leur versait des sommes chaque mois. Il n’y a cependant pas à s’étonner dès lors que le chef du bureau lui-même a servi d’intermédiaire entre des invalides et cette tierce personne. Un service pour lequel il empochait 250 000 F par mois.  
Deux milliards de chiffre d’affaires en un semestre pour une pharmacie
Autre étape à franchir, le bureau des vérifications ou bureau des visas. Cette entité est chargée de vérifier les droits aux soins des requérants. Elle veille aussi à la conformité entre médicaments prescrits et pathologie. Pour cette raison d’ailleurs, les requérants doivent se présenter physiquement auprès de cette institution. Cet organe devait fonctionner comme un filtre, puisqu’il a été créé en 2006, suite à des faits similaires.
Cependant, ceux qui y travaillent font presque tout le contraire de ce qui leur est demandé. D’après les auditeurs, ce bureau est maître dans les falsifications et la concussion. ‘’En phase avec la routine du système, tous ses membres sont détenteurs de carnets de soins gratuits, avec une hausse de pourcentage calée à 85% pour son chef’’, révèlent les enquêteurs.
Pire  encore, l’ancien chef du bureau aujourd’hui à la retraite s’est maintenu au poste et continue (jusqu’en 2015 au moins) à bénéficier de 200 000 F le mois. En outre, tout porte à croire que le nouveau chef du bureau (en 2016) est aussi dans le système, puisqu’il a des ‘’entrées régulières’’ chez l’une des officines incriminées.
Dernier maillon de la chaîne, les pharmaciens. Ils sont les principaux bénéficiaires de cette hémorragie permanente des comptes publics. Au nombre de trois officines agréées, la plus remarquée d’entre elles se trouve en centre-ville. Les enquêteurs font remarquer que la pharmacie a fait, dans le premier semestre 2015, un chiffre d’affaires de plus de deux milliards. Pendant ce temps, le cumul des chiffres d’affaires des pharmacies sur le plan national ne dépassait pas traditionnellement 3 milliards, d’après les enquêteurs.
Ce qui leur fait dire que ces sommes engrangées par ce pharmacien sont ‘’parfaitement injustifiées, ni par les sorties de médicaments, encore moins au niveau des commandes faites aux gros distributeurs pharmaceutiques’’. La deuxième pharmacie gère des ‘’comptes’’ pour ses clients. Elle encaisse 50% de la valeur des médicaments.
Le procureur et la haute hiérarchie saisis
Dans cette opération, l’officine tient à sa disposition d’anciens pensionnaires de Keur Serigne-bi qui lui servent d’intermédiaires. Ainsi, malgré des ‘’rayons à moitié dégarnis’’, elle n’en affiche pas moins un chiffre d’affaires annuel de 1,5 milliard.
Compte tenu de cette vaste fraude, le procureur de la République a été saisi à l’époque. Les rédacteurs ont pensé que, sauf avis contraire du ministère public, l’instruction  est  la méthode la plus adaptée pour faire la lumière. Des copies ont été envoyées à la haute hiérarchie, notamment le chef d’Etat major général des Armées.
Seulement, depuis lors, l’opinion n’a été informée d’aucune poursuite judiciaire. Et voilà que le débat refait surface, sur fond d’accusation entre l’armée et les invalides. Reste à savoir si la digitalisation parviendra à freiner les prédateurs des ressources publiques.   


Source: seneweb.com

Macky Sall Sur Les Dérives Des Médias Sociaux: «on Ne Peut Pas Laisser Les Gens Détruire Des Familles Gratuitement Parce Que… »

Macky Sall sur les dérives des médias sociaux: «On ne peut pas laisser les gens détruire des familles gratuitement parce que… »

La régulation du secteur des médias sociaux est une urgence. Du moins, c’est l’avis du Président la République, Macky Sall. Il l’a fait savoir, ce 1er mai au Palais, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de remise de cahiers de doléances à l’occasion de la fête du travail. «Déjà le gouvernement a engagé une réflexion sur la régulation du secteur des médias sociaux et un texte est presque prêt. Nous allons le partager avec vous. On ne peut pas laisser continuer, ce qui se passe dans notre pays dans ce domaine. Ce n’est pas possible. Du coup, le texte sera aussi en concertation avec les professionnels pour certainement améliorer la régulation qui est aujourd’hui très faible et pour pouvoir tout à fait consacrer la liberté d’opinion, d’expression mais dans le respect de la dignité de chaque citoyen », a-t-il lnacé à l’endroit du Secrétaire général du Syndicat national des Professionnels de l’information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS), Bamba Kassé. Selon le Chef de l’Etat, « on ne peut pas laisser les gens détruire comme les réputations de personnes, de familles gratuitement parce qu’on se croit être dans l’anonymat. Donc, des mesures seront prises très rapidement sur ces questions ».

Auparavant, le SG du SYNPICS a déploré les dérives sur ces médias dits sociaux. « Notre secteur médiatique, subsiste aujourd’hui des prédateurs, maitres chanteurs, qui se vendent au plus offrant ou au plus promettant, qui sont dans une logique de lobby et de positionnement, qui font dans la météo politique et se promettent un lendemain de membre d’un régime politique. Pour se faire, ces bandits jouent sur l’absence d’une vraie régulation et se réfugient derrière la grande Vague de la Connectivité qui caractérise le monde d’aujourd’hui ». Avant de soutenir : «Dans un contexte marqué par une régulation obsolète et faible, les dérives foisonnent. Internet et ses excroissances sont hélas pensés par certains de nos compatriotes comme des zones de non droits où les Insultes, les Calomnies, les Jugements de valeurs, le manque de respect total à nos institutions et mêmes à nos chefs religieux sont monnaies courantes ».

États-Unis: Joe Biden vante ses réussites lors de son premier grand discours au Congrès

Le président américain a fait son premier grand discours devant le Congrès, mercredi 28 avril, à la veille du cap de ses 100 jours à la Maison Blanche. Joe Biden a évoqué avec fierté ses premières réussites comme la vaccination contre le Covid-19 et le plan de relance économique.

Seul en scène devant un Congrès épars – 200 représentants des deux chambres sur 1 600 ont pu assister à son allocution –, Joe Biden a dressé un bilan de sa présidence à la veille de ses 100 premiers jours. Dans un discours d’un peu plus d’une heure, il a vanté sa stratégie de relance avec d’abord le succès de sa campagne de vaccination. Sa promesse, en arrivant à la présidence, était de 100 millions de vaccins en 100 jours. « Nous en sommes à 220 millions d’injections. Près d’un Américain sur deux a reçu sa première dose », s’est-il félicité.

Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, deux femmes avaient pris place derrière le président, dans le champ des caméras : Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, et Kamala Harris, devenue en janvier la première femme à accéder à la vice-présidence.

« L’Amérique va de nouveau de l’avant »

« Nous avons traversé la plus grande crise économique depuis la grande dépression, la pire attaque contre notre démocratie depuis la guerre de Sécession », a lancé le président Biden, soulignant ainsi le chemin parcouru.

Le président américain a également évoqué son gigantesque plan de reprise économique, le programme le plus progressiste depuis Roosevelt disent de nombreux commentateurs aux États-Unis. En 100 jours de mandat, 6 000 milliards de dollars de dépenses publiques ont été réalisées. Une somme qui a servi à verser par exemple 1 400 dollars d’aide directement dans la poche des Américains qui en avaient besoin. « Maintenant, l’Amérique est prête à redécoller avec une croissance prévisionnelle de 6% », a souligné Joe Biden.

Après seulement cent jours, je peux déclarer que l’Amérique va de nouveau de l’avant. Nous savons tous que la vie peut nous mettre à terre, mais en Amérique nous ne restons jamais à terre. Nous nous sommes toujours relevés, et c’est ce que nous faisons aujourd’hui. En choisissant l’espoir plutôt que la peur, la vérité plutôt que les mensonges, la lumière plutôt que l’obscurité, nous travaillons à nouveau, nous rêvons à nouveau et nous menons le monde à nouveau.

Le président américain Joe Biden

Joe Biden confirme son virage à gauche. Il promet de réduire la pauvreté de moitié, veut une meilleure protection santé pour les plus fragiles. « Aux États-Unis, la santé doit être un droit pas un privilège », plaide-t-il. Vingt millions de personnes ont perdu leur emploi pendant la pandémie, alors que plus de 600 milliardaires se sont enrichis, a-t-il déploré. Le locataire de la Maison Blanche a donc parlé de la suite avec son plan pour les infrastructures et son plan climat. Sur ce dernier thème, il a tenté de rassurer son opposition qui l’accuse de « socialisme ». « Quand je pense climat, je pense création d’emplois », a-t-il pointé. Mais comment financer tout cela ? « Avec nos impôts », a-t-il expliqué. Mais pas en augmentant ceux de la classe moyenne. « Ce sont les impôts des milliardaires qui vont augmenter et ceux des grandes sociétés qui n’en payent aucun. Ce n’est pas normal. »

J’ai été clair sur le fait que nous pouvons le faire sans creuser le déficit. Je n’imposerai pas non plus d’augmentation d’impôts à ceux qui gagnent moins de 400 000 dollars par an. Mais il est temps pour les entreprises américaines et les 1% d’Américains les plus riches de commencer à payer leur juste part. Simplement payer leur juste part.

Le président américain Joe Biden

Joe Biden a lancé également un appel à l’unité aux Républicains face à la Chine, à la Russie. « Nous ne devons pas nous diviser, il faut prouver aux dictatures que la démocratie peut tenir ses promesses. »

RFI

«Même si mon fils doit faire un an à la morgue, je veux que sa mort soit éclaircie»

Il y a eu quelques développements dans l’affaire Abdoul Kader Johnson, du nom de cet élève sous-officier de la police, décédé dans des conditions que son père juge encore floues. Ce dernier a révélé ce matin être déterminé à ne pas enterrer son fils tant que l’affaire n’est pas tirée au clair. L’homme, qui se garde de faire des accusations, révèle en outre, avoir reçu trois versions différentes. De son côté, la police, que nous avons joint, ne compte pas communiquer sur l’affaire pour l’instant.

DISPARITION DE LA MEILLEURE AMIE DE DIARY SOW : SERIGNE MBAYE THIAM DÉMENT

La meilleure amie de Diary Sow, portée disparue à Paris, est saine et sauve. Les informations émanant de sa probable disparition sont fausses. « Meilleure amie de Diary SOW introuvable et injoignable : information fausse. Pendant que j’ai passé une bonne partie de la journée avec la famille de Diary à Malicounda, j’ai échangé à plusieurs reprises avec cette fille en présence de la maman de Diary qui lui a aussi parlé », a twitté l’ancien ministre de l’Education, devenu tuteur de la meilleure élève du Sénégal en 2018 et 2019.

La jeune étudiante en cours préparatoires au lycée Louis Le Grand à Paris est portée disparue depuis 5 jours. La police française, en collaboration avec le service de gestion des étudiants à Paris, a ouvert une enquête.

LA HAUSSE DES CAS DE COVID-19 PRÉOCCUPE LES JOURNAUX

 Les inquiétudes liées à la remontée de la courbe de contamination du nouveau coronavirus et les missions de la ’’Task-force républicaine’’ de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir) sont les principaux sujets au menu des quotidiens reçus lundi à l’APS.
 Lii quotidien s’alarme de la tendance haussière de la pandémie de Covid-19 et affiche à sa Une : ’’Les cas explosent, les autorités s’affolent’’. 
 ’’La crainte d’une seconde vague de contaminations de Covid-19 hante le sommeil des autorités étatiques. Depuis l’annonce par le président Macky Sall en conseil des ministres du durcissement des mesures de lutte contre la Covid-19 avec le port obligatoire du masque (…), les forces de l’ordre sont sur le pied de guerre’’, note le journal.
 ’’Elles ont démarré depuis dimanche, le contrôle de tous les véhicules de transport en commun en procédant à des arrestations suivies de paiement d’une amende de 3000 francs Cfa’’, selon Lii quotidien.
 Libération signale qu’entre samedi et dimanche, 180 nouveaux cas de Covid-19 et un décès lié à la maladie ont été enregistrés. Le journal rapporte que le ministre de la Santé et de l’Action sociale a encore sonné l’alerte : ‘’Nous ne sommes pas à l’abri d’une seconde vague’’.
 L’Observateur rapporte que ‘’la hausse exceptionnelle des cas de patients atteints de Covid-19 commence à inquiéter sérieusement les centres de traitements des épidémies (CTE) du ministère de la Santé (…). Face à la nouvelle vague de contaminations, les deux structures d’accueil encore ouvertes-Dalal Jamm et Fann-sont submergés par l’affluence des malades’’.
 En politique, L’As signale que Macky Sall multiplie les audiences pour recoller ‘’les lambeaux de l’Alliance pour la République ’’.

Selon le journal, Macky Sall a reçu le week-end son vieil ami Moustapha Cissé Lô. Moustapha Diakhaté et Yaya Sow sont sur ‘’la liste des cibles’’, croît savoir le journal.
 Le journal fait aussi savoir qu’une trentaine de responsables du parti ont été désignés pour composer une équipe ‘’dans le but de défendre la vision du chef de l’Etat et de lui servir de boucliers et éventuellement assurer sa relève. Ils se sont retrouvés à Saly Portdual dimanche. La ‘’troupe’’ a été baptisée ‘’Task-force républicaine’’.
 Cette ‘’task-force’’ est ‘’la nouvelle voix de l’APR’’, selon le quotidien Enquête qui explique que ‘’face à la crise qui couve dans le parti, Macky Sall arme ses jeunes loups pour +porter le combat politique’’.

‘’Le président a choisi 7 ministres, 3 députés et 20 directeurs généraux pour constituer sa Task-force républicaine’’, écrit Enquête.
 Pour Source A, ‘’ce bataillon de responsables est chargé de prendre en charge la réflexion, de porter des initiatives politiques et de préparer à assurer la relève et la pérennisation du parti présidentiel’’.
 ’’Macky Sall aiguise ses seconds couteaux’’, selon Kritik qui écrit : ’’Les enjeux autour du mandat présidentiel, les options politiques du chef de l’Etat, le devoir de survie dans une période de recomposition politique mais aussi et surtout de redorer l’image de l’APR et la gouvernance de Macky Sall. Les missions assignées aux trente débatteurs du parti présidentiel augurent des joutes verbales acerbes avec l’opposition. Le ton a été donné, hier, à Saly, avec la bénédiction du Palais’’.
 Sud Quotidien s’intéresse à l’impact des retrouvailles Macky Sall-Idrissa Seck et titre : ’’Bennoo en danger de mort !’’. Pour le journal, les retrouvailles entre le président de la République et son principal opposant lors de la dernière élection présidentielle (….) remettent à l’ordre du jour la question de l’avenir de la majorité au pouvoir depuis 2012’’, estime Sud.

Grave accident à Khar Yalla: Des poteaux de la Senelec tuent deux enfants

Des poteaux électriques de la Senelec ont semé la désolation à Khar Yalla. Ils ont tué deux enfants qui jouaient à côté et sectionné les pieds d’un troisième.

Selon un témoin, lesdits poteaux, en béton, avaient été mal entreposés sur les lieux. «Les enfants jouaient à côté. L’un des poteaux n’était pas bien posé. Il est tombé sur eux.  Puis nous avons accouru. L’un d’entre eux, grièvement touché, n’a émis qu’un cri avant de rendre l’âme. Un autre a été touché au cou. Il est mort sur le coup. Celui qui est encore en vie a vu ses pieds sectionnés», explique-t-il.

Des jeunes, qui jouent habituellement au terrain de football du quartier, disent pourtant avoir signifié à ceux qui entreposaient ces poteaux sur ces lieux, que ce n’était pas bien rangé. «Ils n’ont pas posé ces poteaux de façon sûre. On les avait défendu de continuer», expliquent-ils. Malheureusement, leurs craintes ont fini par se matérialiser. Et de la pire des manières.