Dernière minute… le journaliste Pape Ndiaye de Walf placé en garde à vue

Le journaliste de Walf Tv Pape Ndiaye vient d’être placé en garde à vue au Commissariat central de Dakar suite à une plainte qu’il a reçu.Interpellé ce lundi, Pape Ndiaye, qui a passé tout l’après-midi dans les locaux du commissariat central, a finalement été placé en garde-à-vue.

«Ce n’est pas une information agréable,  mais notre confrère Pape Ndiaye a été placé en garde à vue au commissariat central. Ce, suite à une plainte qui avait été déposée contre lui. Devant les enquêteurs, on lui a posé plusieurs questions sur ses positions tenues ici,  soit sur le plateau de ‘‘salon d’honneur’’ ou sur celui de l’édition du Soir », a annoncé Pierre Edouard Faye en direct lors de l’émission Salon D’honneur qui recoit Ndella Madior Diouf comme invitée. (Nous y reviendrons)

SIT-IN DES TRAVAILLEURS DE LA JUSTICE

Des travailleurs de la justice informent de la tenue demain mardi, 11 mai 2021, au Palais de Justice Lat Dior de Dakar, d’un arrêt de travail entre 09 et 10 heures, le matin. Une façon pour eux, précise leur note parvenue à Emedia, de “dénoncer le non-paiement des primes mais également celui des fonds communs qui est dépassé de deux mois.” D’autant plus que fulminent ces travailleurs, “cette situation inédite dans ce contexte particulier est devenue invivable car beaucoup n’ont pas pu percevoir leur salaire à cause du retard des fonds communs.”

“Il ne s’agit pas d’une action menée par un syndicat mais plutôt une réaction spontanée des travailleurs de la justice de tous bords”, ajoute le document.

Ce lundi, les travailleurs du Tribunal de Pikine ont déjà donné le ton, menaçant de remettre ça.

“Nous avons appris aujourd’hui à la suite d’une publication d’un collègue, qu’il y a un arrêté conjoint signé par Me Malick Sall, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, et Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances. Sur ledit arrêté, il a été mentionné qu’en termes de recettes alimentant les primes, ce sont les mêmes recettes qui alimentent les fonds communs. Comme pour dire qu’il y a eu un complot ourdi contre l’intérêt des travailleurs, nous faisant croire que nous disposions de primes alors qu’en réalité, c’est les recettes du fonds communs qui sont scindées en deux. On nous verse, dans une première tranche, et ils attendent une certaine périodicité pour nous verser l’autre partie dénommée primes”, s’est indigné leur porte-parole du jour, Abdoulaye Mboup, greffier au Tribunal de Pikine.

A l’en croire, des pères et des mères de famille se sont retrouvés sans salaire à la veille de la fête de Korité. “C’est une situation intenable qui a perturbé le bon fonctionnement du service”, a-t-il martelé.

Vive Contestation Du Projet De Découpage De Dakar : Ça Chauffe à Bambilor !

La tension est vive, dans la commune de Bambilor où le conseil municipal est en réunion d’urgence pour apprécier le projet de découpage qui déleste la commune d’une partie de son territoire au profit de la commune de Sangalkam. Une manifestation violente est en cours aux alentours de la mairie, d’après une source de Seneweb sur les lieux. Les jeunes, qui contestent ce découpage engendré par la départementalisation de Keur Massar, ont barré la route et brûlé des pneus. La gendarmerie s’est déployée sur les lieux pour rétablir l’ordre. Certains habitants de cette commune flairent, derrière cette décision de l’Etat centrale, une revanche du maire de Sangalkam, Oumar Guèye, sur son rival de Bambilor, Ndiagne Diop. 

APRÈS 60 JOURS D’ARRÊT DE RIGUEUR : CE QUI ATTEND LE CAPITAINE TOURÉ

Oumar Touré bientôt libre. Le Capitaine, qui avait annoncé avec fracas sa démission de la gendarmerie, sera libéré lundi, 10 mai 2021, après 60 jours passés aux arrêts de rigueur de la LGI de Mbao.

Mais, le capitaine Touré n’est pas au bout de ses peines. Au bout des 60 jours d’arrêt, il devrait recevoir un avertissement ou alors subir la sanction en étant renvoyé vers le Conseil d’enquête pour une procédure de radiation ou de rétrogradation. Le cas échéant, le Haut commandant de la Gendarmerie, le Général de Division, Jean Baptiste Tine, se chargera de désigner 5 officiers dont un président et un de grade équivalent à celui de Oumar Touré. Les autres membres devront être plus gradés que lui.

Dans ce cas, ils vont l’auditionner à l’issue d’une enquête et siégeront en Conseil pour statuer sur la radiation ou non du Capitaine Touré. Mais, quelle que soit l’issue de leur vote, leur décision n’est que consultative. Le dernier mot revient au président de la République qui va prendre une décision en dernier ressort.

Le gendarme avait été arrêté après 5 jours de désertion. Enquêteur dans l’affaire Adji Sarr/ Sonko, il avait annoncé sa démission pour non respect des droits. Et avait fait des révélations sur l’enquête qui a conduit au placement sous contrôle judiciaire du député Ousmane Sonko.

CHARTRES : UN SÉNÉGALAIS ÉCROUÉ POUR LE MEURTRE DE SON ÉPOUSE

Mamadou S., 27 ans et né à Dakar, est le principal suspect dans la mort de son épouse Haby S. avec qui il s’était marié au Sénégal. Après 48 heures de garde à vue, il a été mis en examen pour “homicide sur conjoint”, mercredi dernier dans la soirée, puis placé en détention provisoire.

Les faits se sont déroulés dans la nuit de lundi 03 au mardi 04 mai, au quartier de Beaulieu, à Chartres (Eure-et-Loir). Vers 00h50, le Samu 28 est appelé par un homme. Au téléphone, il dit que sa femme ne respire plus. Il raconte qu’il a vu un homme la frapper. Il aurait attaqué l’individu en question avant que ce dernier ne prenne la fuite. Quelques minutes plus tard, quand les secours et la police arrivent, ils trouvent la victime allongée par terre, dans le sous-sol de son immeuble. Elle ne pourra pas être réanimée. Mamadou S. explique que son épouse était descendue au parking pour récupérer des documents dans sa voiture. Ne la voyant pas remonter, il l’a appelée sur son téléphone portable. Puis il est descendu avec son fils dans les bras.

Les premières constations sur le corps de la victime font état de traces de griffures sur le visage. L’autopsie, pratiquée mercredi matin, à l’Institut Médico-Légal de Garches (Hauts-de-Seine), a révélé qu’ Haby S. était morte asphyxiée, “par un mécanisme d’étouffement”.

LA PISTE DU FÉMINICIDE

En garde à vue, l’homme, qui n’avait consommé ni alcool ni stupéfiants, nie avoir tué son épouse. Mais les enquêteurs estiment que ces déclarations sont “très incohérentes”. “Le récit fait par Monsieur S. ne correspond pas à la réalité. Bien au contraire, c’est sur lui que reposent de très lourds soupçons”, a indiqué le Procureur de la République de Chartres, Rémi Coutin, lors d’une conférence de presse. La police s’appuie sur l’enquête de voisinage, l’exploitation de la téléphonie, ou celle des caméras de surveillance. L’instruction devra déterminer les circonstances précises du drame.

Le mis en cause, serveur à Paris, actuellement en chômage partiel, n’a pas de casier judiciaire. Et pour l’instant, rien n’indique que le foyer avait des problèmes. Pour le procureur, il pourrait s’agir d’un féminicide, le premier dans le département depuis novembre 2018. Quant au bébé du couple, âgé de trois semaines – né le 11 avril dernier – il a été placé en famille d’accueil. Un juge des enfants sera saisi pour statuer sur son avenir. Sa mère, âgée de 26 ans, travaillait à la CAF à Paris.

Mort de l’élève policier Abdoul Kader JohnsonCe que révèle la contre-expertise

Mort de l’élève policier Abdoul Kader Johnson : Ce que révèle la contre-expertise

L’élève sous-officier Abdoul Kader Johnson est décédé d’une mort naturelle. C’est ce que confirme la contre-expertise, réclamée par la famille du défunt, effectuée par l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff.

D’après le document consulté par Libération, “Johnson est mort d’une cardiopathie hypertrophique discrète avec un foyer suspect de nécrose aigue du myocarde septal (…) par le contexte d’activités physiques d’une intensité habituelle.


Source: seneweb.com

GUY MARIUS DEMANDE AU PROCUREUR DE S’AUTOSAISIR

Le leader du mouvement Frapp a été agressé, ce mercredi, par des présumés nervis qui seraient à la solde du maire de Malicounda et par ailleurs directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar, Maguette Sène. Guy Marius était dans le fief de ce dernier pour rencontrer les populations au sujet d’un litige foncier sur 18 hectares de terres.

En effet, après qu’il a échappé aux griffes de ses agresseurs, Guy Marius Sagna a fait une sortie pour demander au procureur de s’autosaisir de l’affaire afin que les auteurs et les commanditaires de cette agression soient sanctionnés . D’après lui, si le maître des poursuites ne le fait pas, il va déposer une plainte. « Je ne vais pas laisser passer cette affaire. Je demande au procureur de s’autosaisir, de demander l’ouverture d’une enquête contre les agresseurs. S’il ne le fait pas, je vais déposer une plainte », a déclaré Guy Marius Sagna indiquant que ces attaques ne l’ébranlent pas.

« La peur a changé de camp. Moi, j’avais plus peur pour la sécurité des gendarmes qui sont restés amorphes. Nous allons continuer nos réunions, les rencontres et nous irons partout où les droits des citoyens sont bafoués. Qu’on me tue, qu’on m’agresse, je ne vais pas reculer. Je vais poursuivre le combat pour l’intérêt du Sénégal », dit-il.

Pour sa part, le maire de Malicounda a dégagé toute sa responsabilité relative à cette agression de Guy Marius Sagna. Magatte Sène soutient qu’il n’était pas au courant du déplacement de l’activiste dans son fief. Selon lui, les 18 hectares de terres dont on parle n’appartiennent pas encore à la collectivité. Elles sont, dit-il, pour les Eaux et Forêts qui veulent en faire une pépinière. « Il a été invité à Malicounda sur la base de fausses allégations », a dit le maire de Malicounda.

TERRIBLE ACCIDENT À SIBASSOR : 3 MORTS

Un terrible accident qui a fait 3 morts et 7 blessés a eu lieu ce mercredi à l’entrée de Sibassor, département de Kaolack, près de la station d’essence. 

Un taxi qui venait de Gandiaye tentait d’éviter une charrette sans signalisation, c’est ainsi qu’il est entré en collision avec une berline blanche qui avait quitté Sanguil et ralliait Dakar. 

Les victimes ont été secourus et évacués au centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack. 

Médicaments Des Invalides : La Mafia Des Malades Imaginaires

L’armée sénégalaise est chantée pour sa bravoure, mais elle compte dans ses rangs de vrais snipers qui ne ratent jamais leur cible quand il s’agit de trouer les caisses de l’Etat. Une enquête interne ouverte en 2015 sur les médicaments des invalides révèle une mafia hors norme.
En signe d’appui et sans doute de reconnaissance pour service rendu à la Nation, il a été institué au Sénégal depuis le 19 février 1972, des soins de santé gratuits pour le personnel militaire et paramilitaire invalide, qu’il soit à la retraite ou en activité. Mais le système a fini par être dévoyé de ses missions premières ; une véritable mafia s’est instituée.
L’objectif au départ de cette mesure datant de la présidence de Léopold Sédar Senghor était d’aider à la prise en charge des pathologies durables comme les maladies chroniques, mais aussi les séquelles qui peuvent en découler après guérison. Les bénéficiaires disposent chacun d’un carnet personnel obtenu après une consultation médicale et la prescription d’un traitement qui doit impérativement ‘’répondre à un besoin thérapeutique avéré et en rapport avec l’affectation ou les séquelles visées par le certificat médical’’.
Aujourd’hui, la réalité est tout autre comme l’indique la polémique entre l’armée et les invalides. Au fil du temps, non seulement des non-ayants droit y ont accès, mais aussi des bénéficiaires, légitimes au début, finissent par tomber dans l’égalité du fait de dépassements et d’une utilisation sans rapport avec ce pourquoi les médicaments sont délivrés. Le tout s’appuyant sur une utilisation frauduleuse (reproduction exacte ou subtilisation) des cachets des médecins militaires doublée d’une imitation de leur signature, sans oublier une complicité intéressée des pharmacies agréées.
La pratique n’est pas nouvelle, puisqu’elle date de plus d’une décennie, mais une nouvelle donne est intervenue il y a plus 5 ans maintenant.‘’Des ordonnances préétablies’’
C’était le mardi 27 juillet 2015. Ce jour-là, d’anciens militaires invalides ont envahi la Direction de la santé des Armées. Ces anciens ‘’jambars’’ voulaient en découdre avec le médecin colonel Serigne Mamadou Sarré. Celui-ci avait sorti deux notes de service ayant pour objectif de réglementer la fourniture gratuite de médicaments. Au-delà d’une intervention pour repousser les manifestants, une enquête interne a été ouverte par la hiérarchie. D’après nos sources, la décision de Sarré a été motivée par les assertions de médecins militaires qui se plaignaient d’utilisation frauduleuse de leur cachet.
S’y ajoute également, une augmentation exponentielle de la facture mensuelle des médicaments gratuits. ‘’Le montant des factures des pharmacies agréées est en constante augmentation depuis plusieurs années. Autour de 100 millions/mois en 2005-2006, il est passé à plus de 300 millions en 2013, et se chiffre en 2015 à plus de 800 millions de Franc par mois’’, relève un document obtenu par la rédaction. Autant dire une véritable saignée sur les finances publiques, puisqu’il s’agit là d’un total de 5 milliards par an supportés par le contribuable sénégalais.
Parmi les points qui ont attiré à l’époque l’attention de la hiérarchie, il y avait la ruée, chaque début de mois, vers l’hôpital militaire de Ouakam par des bénéficiaires de médicaments gratuits, ‘’avec des ordonnances préétablies’’. À cela s’ajoute l’insatisfaction régulièrement exprimée par les invalides. Autant de faits qui ont amené les autorités militaires à décider de fouiller dans ce domaine.
L’enquête a permis de découvrir un système bien huilé entre des groupes indélicats avec les deniers publics. Il s’agit de responsables ou agents de certaines entités militaires, de bénéficiaires de carnets de soins gratuits, de pharmaciens et d’intermédiaires. Comme le souligne bien le document, ‘’à tous les niveaux, du passage à la Commission  spéciale de réforme à la présentation dans une officine agréée pour une dotation périodique en médicaments, une série d’altérations a été effectivement constatée’’.300 carnets gérés par un agent d’affaires
D’abord, les bénéficiaires. Il est à noter que le plafond mensuel de la dotation a été fixé à 50 000 F. Le premier constat à ce niveau est que tous les détenteurs de carnet atteignent la somme maximale, ‘’même si par ailleurs l’affection ou la pathologie a été guérie ou ne justifie pas le renouvellement des médicaments’’.
En outre, il est prévu un dépassement en faveur des grands invalides. Or, cette dérogation est accessible à tous les invalides. Puisque cette rubrique est classée ‘’secret médical’’, elle ouvre la voie à tous les abus. Par exemple, les enquêteurs ont trouvé un agent d’affaires habitant Rufisque et qui gérait à lui seul pas moins de 300 carnets d’invalides parmi lesquels près de 20 unités qui lui ont été vendues à 350 000 F Cfa la pièce.  Ce monsieur-là se trouve être le frère d’un bénéficiaire qui ‘’l’aurait’’ introduit dans ce trafic.
‘’Son stratagème consistait, une fois le carnet en main, à se présenter dans une officine agréée, proposer les médicaments prescrits sur le feuillet du carnet réservé  à cet effet, et recevoir la contrepartie en numéraires, suivant le taux convenu avec le pharmacien’’, explique le document. La somme convenue avec le pharmacien varie entre 35 et 60% de la valeur des médicaments. Autrement dit, un gain énorme mais illégal pour les  pharmaciens.
Médicaments contre parfums de luxe
D’autres personnalités militaires ou même simples agents qui ne souffraient d’aucune infirmité ou invalidité en bénéficient aussi, d’après l’enquête. On en cite même le nom d’un militaire en service, à l’époque, à la présidence de la République et à qui l’agent d’affaires à Rufisque, gestionnaire de son carnet, versait 500 000 F par mois. Un autre capitaine empochait 250 000 F.  Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire de dire que ceux qui sont au cœur de l’affaire en bénéficient aussi. ‘’Il se susurre que des directeurs de la santé des Armées ont toujours disposé de carnet de soins gratuits et bénéficient continuellement de dépassement, dont certains d’entre eux s’en servent pour se ravitailler en parfums de luxe et autres produits cosmétiques’’, signale les rédacteurs.
Des faveurs qui seraient aussi accordées à des hauts gradés de l’État-major général des Armées. Selon toujours le document, la direction de la santé des Armées nie ces allégations et soutient avoir informé qui de droit une fois les irrégularités ont été constatées.
Quoi qu’il en soit, le business est tellement lucratif que chez les subalternes, certains se permettent de garder les carnets de leurs camarades réellement malades, sans leur consentement. C’est le cas d’un malade dont les prescriptions ont atteint un total de 12 millions en une année, mais dont le carnet était entre les mains d’un autre. Un invalide alité s’est même vu priver de son carnet, donc de ses médicaments, jusqu’à ce qu’il décède. L’état de mémoire de son carnet révèle pourtant un passif de plus de 5 millions entre 2014 et 2015.  
Si l’on sait le travail qui est censé être fait en amont avant que le médicament ne soit délivré, on se demande alors comment  est-on arrivé à ces excès. En effet, il y a plusieurs étapes de contrôle à franchir avant de disposer de carnets et de médicaments. Parmi les organes, il y a le bureau des pensions. Celui-ci est chargé, entre autres missions, de vérifier les mémoires de remboursements. La validité des carnets, la cohérence et la sincérité des écritures, les cachets et signatures, tout doit être vérifié.
Seulement, cette structure censée s’assurer de l’authenticité des pièces compte en son sein trois bénéficiaires. Tous déclarent unanimement qu’ils souffrent de pathologie ou d’infirmité survenue sous le drapeau. Curieusement, souligne le rapport, leurs carnets étaient gardés par un tiers qui leur versait des sommes chaque mois. Il n’y a cependant pas à s’étonner dès lors que le chef du bureau lui-même a servi d’intermédiaire entre des invalides et cette tierce personne. Un service pour lequel il empochait 250 000 F par mois.  
Deux milliards de chiffre d’affaires en un semestre pour une pharmacie
Autre étape à franchir, le bureau des vérifications ou bureau des visas. Cette entité est chargée de vérifier les droits aux soins des requérants. Elle veille aussi à la conformité entre médicaments prescrits et pathologie. Pour cette raison d’ailleurs, les requérants doivent se présenter physiquement auprès de cette institution. Cet organe devait fonctionner comme un filtre, puisqu’il a été créé en 2006, suite à des faits similaires.
Cependant, ceux qui y travaillent font presque tout le contraire de ce qui leur est demandé. D’après les auditeurs, ce bureau est maître dans les falsifications et la concussion. ‘’En phase avec la routine du système, tous ses membres sont détenteurs de carnets de soins gratuits, avec une hausse de pourcentage calée à 85% pour son chef’’, révèlent les enquêteurs.
Pire  encore, l’ancien chef du bureau aujourd’hui à la retraite s’est maintenu au poste et continue (jusqu’en 2015 au moins) à bénéficier de 200 000 F le mois. En outre, tout porte à croire que le nouveau chef du bureau (en 2016) est aussi dans le système, puisqu’il a des ‘’entrées régulières’’ chez l’une des officines incriminées.
Dernier maillon de la chaîne, les pharmaciens. Ils sont les principaux bénéficiaires de cette hémorragie permanente des comptes publics. Au nombre de trois officines agréées, la plus remarquée d’entre elles se trouve en centre-ville. Les enquêteurs font remarquer que la pharmacie a fait, dans le premier semestre 2015, un chiffre d’affaires de plus de deux milliards. Pendant ce temps, le cumul des chiffres d’affaires des pharmacies sur le plan national ne dépassait pas traditionnellement 3 milliards, d’après les enquêteurs.
Ce qui leur fait dire que ces sommes engrangées par ce pharmacien sont ‘’parfaitement injustifiées, ni par les sorties de médicaments, encore moins au niveau des commandes faites aux gros distributeurs pharmaceutiques’’. La deuxième pharmacie gère des ‘’comptes’’ pour ses clients. Elle encaisse 50% de la valeur des médicaments.
Le procureur et la haute hiérarchie saisis
Dans cette opération, l’officine tient à sa disposition d’anciens pensionnaires de Keur Serigne-bi qui lui servent d’intermédiaires. Ainsi, malgré des ‘’rayons à moitié dégarnis’’, elle n’en affiche pas moins un chiffre d’affaires annuel de 1,5 milliard.
Compte tenu de cette vaste fraude, le procureur de la République a été saisi à l’époque. Les rédacteurs ont pensé que, sauf avis contraire du ministère public, l’instruction  est  la méthode la plus adaptée pour faire la lumière. Des copies ont été envoyées à la haute hiérarchie, notamment le chef d’Etat major général des Armées.
Seulement, depuis lors, l’opinion n’a été informée d’aucune poursuite judiciaire. Et voilà que le débat refait surface, sur fond d’accusation entre l’armée et les invalides. Reste à savoir si la digitalisation parviendra à freiner les prédateurs des ressources publiques.   


Source: seneweb.com

DAKAR – UNE ENQUÊTE RÉVÈLE QUE 42% DES PROSTITUÉES SONT DE JEUNES DIPLÔMÉES

« Touche pas à ma sœur » est un mouvement initié par Ismaila Kamby qui prône la défense et la lutte contre les violences faites aux femmes. Ce mouvement a publié un rapport d’enquête menée auprès des jeunes qui exercent, à Dakar, le plus vieux métier au monde. Ce, sur un échantillon de 100 femmes âgées de 21 à 35 ans. Les résultats du rapport révèlent que 42% des femmes prostituées sont des diplômées professionnelles. Elles ont soit le BTS, la licence ou le master.

Les témoignages de certains parmi elles en sont des preuves. « Je suis orpheline issue d’une famille. J’ai mon master 2 en management des entreprises mais, je peine à trouver du travail. J’ai vainement frappé à toutes les portes à la recherche d’un travail. Je pratique la prostitution contre mon gré », a témoigné l’une des personnes interrogées.

Cette fille, âgée de 27 ans et diplômée en licence 3 en transport logistique exerce également le plus vieux métier malgré elle. « Mes parents sont paysans et vivent au village. Après mon Bac, j’ai préféré suivre la formation professionnelle avec la bourse qui m’a été offerte. Cependant je vivais avec beaucoup de difficultés ici, à Dakar avec en bandoulière l’espoir de toute une famille. Il m’arrivait même parfois de ne disposer d’aucune pièce de monnaie pour me payer un pot de café. Ce sont les difficultés de la vie qui m’ont poussée à embrasser ce métier ». Sensible au sort de ces dames, Ismaila Kamby indique que ces dernières sont « esseulées, laissées pour compte ».

Elles ont, à l’en croire, parcouru les entreprises, sociétés et ministères à la recherche d’emploi, elles n’ont même pas pu décrocher un stage. « Déboussolées et mordues par les difficultés quotidiennes familiales, elles n’ont pas pu résister à la perche tendue par l’emploi commercial du sexe, pour disent elles prendre en charge les besoins de la famille », regrette le président du mouvement touche pas à ma sœur.