Un douanier lynché par des jeunes à Ndioum

Le pire a été évité de justesse hier, à Ndioum Walo. Un douanier a été lynché par des jeunes, mécontents du traitement infligé à un des leurs. Selon Lasnews, un jeune qui convoyait de la marchandise frauduleuse a été sévèrement battu par deux douaniers venus de Démette, après une longue course-poursuite. Le jeune homme est sérieusement blessé. Il est évacué à l’hôpital. Furieux, les jeunes de la localité ont sonné la riposte. Ils parviennent ainsi à cerner l’un des douaniers avant de lui faire passer un sale quart d’heure. Face à la gravité de la situation, ajoute notre interlocuteur, certains ont eu le réflexe de l’extirper des griffes des jeunes pour l’enfermer dans une chambre. Plus chanceux, l’autre douanier a réussi à s’éclipser. Dans la soirée, le chef de poste de Douane de Ndioum est allé récupérer le gabelou lynché. Il a buté sur une opposition farouche des jeunes qui lui ont jeté des pierres. A noter que ces genres d’incidents se produisent très souvent dans cette partie nord du pays où la fraude fait vivre plusieurs jeunes. Pourchassant parfois les fraudeurs jusque dans leur derniers retranchements, les douaniers n’hésitent pas à entrer dans les maisons et boutiques pour procéder à des fouilles. Ce qui entraîne souvent de vives altercations.

Affaire Diary Sow : la vérité sur cette photo

La toile s’est subitement enflammée hier pour annoncer que « Diary Sow a été retrouvée saine et sauve ». L’ « information » était tout simplement un canular. Voire de l’intox. Diary Sow n’a pas été retrouvée. C’est ce que renseignent les autorités diplomatiques du Sénégal en France. Le consulat du Sénégal en France s’est voulu catégorique : «Nous démentons formellement la rumeur selon laquelle nous aurions retrouvé Diary SOW», a-t-il clarifié. La disparition de Diary Sow avait été constatée le 4 janvier dernier. Une enquête pour ‘‘disparition inquiétante’’ a été ouverte par la police française. Celle-ci a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Une entité de la police judiciaire française spécialisée en la matière.

La vérité sur cette photo qui circule sur la toile.“Une information illustrée par une photo de Diary Sow et d’un homme (voir image) circule depuis un moment sur les réseaux sociaux disant que Diary a été retrouvée avec lui. Cela constitue une tentative de ternir l’image des deux personnes car cette photo date de fort longtemps ! Elle précède cette histoire de disparition. L’homme que vous voyez sur cette photo est un étudiant sénégalais qui étudie au même prestigieux Lycée Louis-Le- Grand de Paris. Il partage avec Diary Sow la même école et la même résidence. C’est son aîné au concours général et au Lycée Louis-le-Grand. Il a été deux fois en première et en terminale lauréat au concours général en mathématiques. C’est un étudiant sérieux et exemplaire qui partage ce profil d’élève studieux avec Diary Sow. L’homme en question est bachelier en série S1 au Lycée Limamou Laye avec la mention Bien avec un parcours qui fait rêver n’importe quel élève. D’ailleurs il est fortement impliqué dans les recherches de Diary Sow. Les sites internet friands de scoops sans aucune vérification préalable sont en train de ternir l’image de ce brillant élève qui devrait plutôt être cité en exemple pour son parcours”.

Homosexualité au Sénégal : la Jamatou ibadou rahmane exige sa criminalisation au Sénégal

La jamatou Ibadou Rakhmane (Jir) est plus que jamais déterminée à combattre la légalisation de l’homosexualité au Sénégal. Dans une déclaration, elle a invité les autorités, et plus particulièrement l’Assemblée nationale, à voter une loi criminalisant la pratique de l’homosexualité au Sénégal. Dans la foulée, elle réclame la suppression de tous les termes « équivoques et polémiques, de notre corpus juridique et de nos structures administratives, qui ont trait à l’homosexualité ». Selon le secrétaire général adjoint de la Jir, Mohamed Guèye, ces concepts concernent entre autres les notions de « genre », « d’orientation sexuelle » et autres vocables qui ne se sont pas encore bien compris par les Sénégalais. D’après lui, le changement doit commencer au niveau des institutions en charge de ces thématiques dans les ministères comme c’est le cas avec «la cellule en charge du genre », ou «la cellule de promotion de l’équité entre les sexes ». « Les lobbies veulent nous imposer leur agenda sous le couvert des droits de l’homme et du développement durable », accuse Mohamed Guèye qui met aussi en garde l’Unesco avec son projet d’introduction présumée d’un programme sur l’éducation sexuelle dans les écoles sénégalaises.

Diary Sow: Des sénégalais de France se déploient dans Paris…

Diary Sow n’est toujours pas retrouvée. Des compatriotes établis en France, dont les étudiants à Paris, se sont mobilisés ce Week-end pour distribuer des flyers.

Objectif: faire en sorte que ceux qui auraient aperçu l’ancienne élève du lycée d’Excellence de Diourbel, puissent aider à la retrouver. Ci-dessous quelques images et les flyers portant toutes les informations nécessaires pour procéder à un éventuel signalement.

« JE NE PRÉSIDERAI PLUS UNE COMMISSION DE RÉFORME FONCIÈRE »

C’est un secret de polichinelle. Le foncier est une grande équation qui tarde à être résolue au Sénégal. Et pour Me Doudou Ndoye, régler le foncier définitivement ne peut pas exister au Sénégal et dans aucun pays au monde. Cependant, il pense qu’il y a deux choses à corriger. Il s’agit, dit-il, de la relation historique entre l’accaparement des terres par les lois françaises sur les dos de nos coutumes et l’accaparement des terres par les lois sénégalaises. « Il y a des lois françaises, écrites pour les Français que le président Senghor nous a mis dans notre code de la famille. Alors qu’on a des familles différentes. Aujourd’hui, notre richesse est paralysée. Vous allez dans n’importe quelle maison à Dakar, vous y trouverez 50 personnes qui meurent de faim », a expliqué Me Doudou Ndoye non sans affirmer qu’il est la solution pour régler le foncier au Sénégal. « Est-ce un appel pour demander au président de la République de vous confier la commission de la réforme foncière », lui demande le journaliste. Il rétorque : « Non, ce n’est pas un appel. Je ne présiderai plus jamais une commission de réformes foncière ».

Par ailleurs, l’ancien ministre a été interpellé sur le débat relatif à la suppression de la ville de Dakar. Et sa réponse a été simple. Il dit : « En supprimant cette ville, on supprime le Conseil municipal et donc on supprime pour chaque citoyen sa capacité à élire. Je ne pense pas que ça soit une bonne chose que d’enlever aux citoyens cette participation à la vie publique ». Il indique, dans le même sillage, être contre la nomination des maires.

DISPARITION DE LA MEILLEURE AMIE DE DIARY SOW : SERIGNE MBAYE THIAM DÉMENT

La meilleure amie de Diary Sow, portée disparue à Paris, est saine et sauve. Les informations émanant de sa probable disparition sont fausses. « Meilleure amie de Diary SOW introuvable et injoignable : information fausse. Pendant que j’ai passé une bonne partie de la journée avec la famille de Diary à Malicounda, j’ai échangé à plusieurs reprises avec cette fille en présence de la maman de Diary qui lui a aussi parlé », a twitté l’ancien ministre de l’Education, devenu tuteur de la meilleure élève du Sénégal en 2018 et 2019.

La jeune étudiante en cours préparatoires au lycée Louis Le Grand à Paris est portée disparue depuis 5 jours. La police française, en collaboration avec le service de gestion des étudiants à Paris, a ouvert une enquête.

LA GROGNE DES TRAVAILLEURS DES HÔTELS, BARS ET RESTAURANTS

Les travailleurs des hôtels, bars et restaurants ne goûtent pas la nouvelle batterie de mesures de restriction brandie par le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome. Dont l’arrêté n°06-01-2021 – 00030 interdit « tous cortèges, défilés, rassemblements et manifestations sur la voie publique, les réunions publiques et privées, baptêmes, mariages, réceptions et les manifestations religieuses ». Ainsi que “tout rassemblement dans les lieux recevant du public, notamment les hôtels, les salles de spectacles, les dancings, les bars, les cafés, les salons de thé, les plages, les marchés hebdomadaires ainsi les que les terrains et salles dédiées au sport ». Ce, après l’instauration, par le chef de l’État, Macky Sall, de l’état d’urgence assorti du couvre-feu de 21 à 05 heures.

“Le syndicat national des travailleurs de l’hôtellerie, bar, restaurant, dit non au couvre-feu”, répond Mansour Gaye, Secrétaire général du syndicat en question, arguant que ces mesures vont avoir un impact “négatif” sur un secteur agonisant depuis le début de la pandémie.

Dans tous leurs états, Gaye et Compagnie annoncent une marche nationale dans les prochains jours.

Par ailleurs, ils réclament des “éclaircissements” sur les fonds du plan de résilience alloués au secteur. “Il faut qu’on donne la liste des bénéficiaires parce qu’on ne peut pas comprendre que des structures (hôtelières) continuent de licencier en masse pour motif économique”.

Couvre-Feu/Aibd : Les annonces du ministre en charge des transports aériens

Certains voyageurs devant prendre leur vol ou atterrir à l’Aibd commençaient à se plaindre, ne sachant pas quoi faire face au couvre-feu décrété par le chef de l’Etat entre 21h et 5h du matin.

Apparemment, ils ont été entendus par le ministère des Transports aériens qui, dans un communiqué, indique que les vols se poursuivent comme prévu à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd).

« Concernant les conditions de déplacement aux heures de couvre-feu comprises entre 21H00mn et 05H00mn, les passagers munis de leurs documents de voyage (passeport et billet d’avion) sont autorisés à prendre leurs vols. Ils pourront, si nécessaire, utiliser les moyens de transport de l’AIBD disposant d’un macaron délivré par LAS, gestionnaire d’aéroport », informe le ministère.

Pour ce qui est des accompagnants, une seule personne est autorisée et cette dernière doit avoir par devers elle une copie du passeport et du titre de voyage du passager à accompagner.

Quant aux travailleurs de l’Aibd et aux personnels navigants, ils peuvent se suffire des cartes professionnelles et des badges délivrés par la Haute autorité des aéroports du Sénégal.

MACKY CONVOQUE LE CONSEIL NATIONAL POUR L’INSERTION ET L’EMPLOI DES JEUNES

Le chef de l’État, Macky Sall, présidera, dans la deuxième quinzaine de janvier 2021, la première réunion du Conseil national pour l’Insertion et l’Emploi des jeunes. Il en a informé le gouvernement, en Conseil des ministres, tenu ce mercredi, 6 janvier, au palais de la République.

Selon le communiqué qui a sanctionné la rencontre, Macky Sall a indiqué “toute l’importance” qu’il accorde à “la consolidation de la résilience sanitaire” et de “notre souveraineté alimentaire”, mais également à “l’accompagnement soutenu” du système éducatif et de la formation professionnelle dans sa globalité.

Il a, à ce propos, insisté sur “l’impératif” d’asseoir la valorisation optimale du capital humain national à travers la mise en œuvre “efficiente” d’une politique d’emploi, d’encadrement, de financement et d’insertion socio-économique des jeunes et des femmes.

LEVÉE DES RESTRICTIONS : ALIOU SALL PLAIDE POUR LES ACTEURS CULTURELS

Aliou Sall porte la parole des acteurs culturels. Le maire de Guédiawaye dit comprendre les artistes qui ont fini de montrer leur ras le bol face aux mesures restrictives du ministre de l’Intérieur qui les empêchent de tenir leurs activités. Même s’il trouve ’’terrible’’ la seconde vague avec la hausse de nouvelles contaminations et de décès, M. Sall ne pense pas pour autant que les anciennes restrictions doivent revenir. ’’Cette maladie est méchante. Elle n’a pas de frontière. On en meurt beaucoup. Il faudrait que les gens soient vigilants. Mais, je ne suis pas d’accord que l’on revienne à des formes de restrictions comme avant. Parce que, ça va être terrible du point de vue économique », a-t-il déclaré, ce dimanche, à la Rfm.

Pour lui, on est tenu de vivre avec le virus même s’il est avéré qu’il est mortel. « Je suis pour la levée des restrictions pourvu qu’une prise de conscience profonde des mesures barrières soient strictement respectées où que l’on soit. On n’a pas le choix. On doit vivre avec la pandémie. Si les cas explosent et que l’on devrait aller vers de nouvelles restrictions ça va être une catastrophe », a-t-il signalé.