LES TENSIONS AU PROCHE-ORIENT EN EXERGUE, LES SUJETS SOCIO-POLITIQUES PAS EN RESTE

 Les réactions sénégalaises aux tensions prévalant au Proche-Orient sont au menu de la livraison de lundi des quotidiens, en même temps que plusieurs autres sujets sociopolitiques relevant de l’actualité nationale.
Sur le premier sujet, relatif aux « violences à Jérusalem contre les Palestiniens », Vox Populi fait état d’une « levée de boucliers contre Israël au Sénégal ». « Concert de réprobations, marche vendredi à Dakar », souligne le journal à sa une. Le journal cite les termes d’un communiqué commun rendu public par 13 partis politiques et mouvements citoyens, dans lequel ces organisations appellent « à défendre le droit du peuple palestinien à disposer d’un Etat libre, indépendant et démocratique ». L’As note à propos : « L’opposition lapide Israël ». Le journal estime que « l’opposition sénégalaise semble choisir son camp », entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens de Gaza, « suite à l’éclatement de la violence entre les deux belligérants ». Dans plusieurs communiqués transmis aux médias, « les opposants ont condamné les agissements d’Israël pour prendre fait et cause pour la Palestine », indique L’As, pendant que Alerte Info note « la position confuse » du président Sall relativement à ce conflit israélo-palestinien. C’est que le Sénégal « ne peut pas se mettre à dos Israël », explique L’Observateur, citant le professeur Mamadou Aliou Diallo, enseignant en relations internationales à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le fait que le président Macky Sall « puisse prendre la parole pour fustiger les positions des Israéliens par rapport aux Palestiniens, d’un point de vue diplomatique, ce n’est pas quelque chose qui pourrait arranger le Sénégal dans ses relations », analyse cet universitaire. Il répète la maxime selon laquelle les Etats « n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts », en faisant observer que le Sénégal « a de bonnes relations avec la plupart des Etats du monde », dont « les plus puissants de la planète », qui sont « tous derrière Israël ». L’actualité relative au Proche-Orient, aussi importante qu’elle soit, n’élude pourtant pas totalement d’autres sujets abordés par les quotidiens, dont plusieurs s’intéressent à l’actualité politique. Sud Quotidien, par exemple, annonce la gestation d’une « large coalition en vue des élections locales », une sorte de défi à l’endroit du président Macky Sall, selon ce journal. Tribune, qui traite du même sujet, affiche : « Une large coalition de l’opposition prend forme ». Le journal avance que l’opposition sénégalaise « ne compte pas se laisser surprendre, en perspective des élections » arrêtées pour le dimanche 23 janvier 2022.
Il ajoute que dans cette perspective, « elle travaille autour d’une large coalition pour se donner les moyens de renverser la tendance lors de ces joutes électorales considérées comme des primaires en direction des législatives prévues la même année (sauf report) et de la présidentielle de 2024 ». Kritik’ s’intéresse à la situation interne au parti au pourvoir, l’Alliance pour la République (APR), au sein de laquelle une stratégie de « neutralisation des +têtes émergentes+ » serait en oeuvre, en perspective justement de la prochaine présidentielle. « En sortant du gouvernement la plupart des présidentiables de l’APR, Macky Sall a, selon la version officielle, voulu étouffer dans l’œuf toute velléité de candidature pour 2024 avant l’heure. Mais, en affaiblissant des compagnons de la première heure, il a fait braquer les projecteurs sur son propre agenda », écrit le journal. Dans ce contexte, le quotidien Enquête s’interroge sur les voies et moyens d’exorciser « les démons » de la violence au Sénégal où de plus en plus, relève le journal, « on assiste à un règlement des différends socio-politiques par la violence. » « On va vers le chaos », prédit l’historien et homme politique Abdoulaye Bathily, selon qui les évènements de mars ramènent le Sénégal « à la case de départ ». L’interpellation du député et opposant Ousmane Sonko, visé par une plainte pour « viols répétés et menaces de mort », avait suscité en mars dernier une vague de manifestations à l’origine d’une explosion de violence rarement enregistrée au Sénégal.  Les échauffourées ayant opposé pendant plusieurs jours les forces de sécurité à des jeunes principalement se réclamant de l’opposant ont provoqué une dizaine de morts à travers le territoire sénégalais. Les dignitaires religieux, musulmans et chrétiens, ont été finalement mis à contribution pour un retour au calme et à l’apaisement, une médiation qui a également conduit à la mise en liberté provisoire de l’opposant.
 Dans des propos relayés par Walfquotidien, Ibrahima Sène du Parti de l’indépendance et du travail (PIT, mouvance présidentielle), prévient pour sa part l’opposition contre la tentation de s’emparer du pouvoir par la rue. Ce sera « à ses risques et périls », dit-il. Le Soleil apporte une certaine légèreté à la crispation inhérente à ces sujets, par le biais d’un retour sur la vie du Théâtre national Daniel Sorano, qui « ravive sa splendeur », renseigne le journal.

LA CAUTION POUR LES ÉLECTIONS LOCALES ET D’AUTRES SUJETS À LA UNE

 Le démenti du ministère de l’Intérieur à une information faisant état de la fixation du montant de la caution pour les élections locales de janvier 2022 à 10 millions de francs Cfa et d’autres sujets sont menu des quotidiens reçus samedi à l’APS. 
Selon L’Observateur, ’’l’info n’aura tenu que quelques heures’’. En effet, ‘’un communiqué attribué au ministère de l’Intérieur fixant la caution pour les élections locales à 10 millions de francs Cfa pour chaque type d’élection et par liste, quel que soit le nombre de départements ou de communes où la liste de candidats se présente a été relayé par plusieurs sites avant d’être démenti’’ par la cellule de communication de Antoine Diom. Le Soleil rapporte que ’’le ministère de l’Intérieur, par la voix de son responsable de la communication Maham Ka, a démenti l’information faisant état de la fixation du montant de la caution pour les élections locales de 2022 à 10 millions de francs Cfa’’.
 Il a indiqué que ‘’le moment opportun, ce sont les canaux de communication officiels du ministère de l’Intérieur (….) qui seront utilisés’’.
 Sud Quotidien parle de ‘’mic mac’’ autour de la caution et de son montant. ‘’Sitôt la date des élections départementales et communales connue (…), la caution pour la participation à ce scrutin ainsi que son montant font l’objet d’informations contradictoires entre une partie de la presse et le ministère de l’Intérieur’’, écrit Sud.
 Selon le journal, ce ministère ‘’a tenu à nier, hier, la vérité de toute information ayant trait à la caution aux locales de janvier 2022 et de même que son montant avancé de 10 millions de francs Cfa’’.
 Dans son long entretien avec Vox Popouli, Assane Dioma Ndiaye, le président de la ligue sénégalaise des droits humains se prononce, entre autres, sur la question des bavures policières. Selon lui, ‘’on ne peut pas laisser les policiers agir selon leur guise’’.

’’La Police est là pour protéger et non pas pour faire un certain nombre d’actes qui n’honorent pas et ne l’honorent pas. Le fait que ce climat d’impunité soit entretenu est source de danger et creuse encore le fossé entre la Police et la population’’, soutient l’avocat.
 Le Quotidien s’intéresse à la sauvegarde des données nationales et parle de ‘’fichiers à risque’’.

’’Au-delà de la fiabilité du fichier électoral, les auditeurs ont alerté sur la sécurité du fichier national des cartes nationales d’identité (CNI). Dans son rapport, la mission a exprimé des craintes pour le data center, en cas d’incendie par exemple, et recommandé par conséquent l’installation d’urgence d’un +système de détection et d’extinction automatique+’’, écrit le journal.
 Le Soleil a ouvert ses colonnes à l’ambassadrice de l’Union européenne (UE) au Sénégal. Selon Irène Mingasson, ‘’le Sénégal est un allié très sûr, très fort, avec une démocratie exemplaire’’.

LES SERMONS DE KORITÉ ET LA CRISE EN PALESTINE AU MENU

Les sermons des imams à l’occasion de la célébration de l’Aid el fitr, l’appel du chef de l’Etat à la ‘’désescalade’’ au Proche Orient et la visite du leader de Pastef, Ousmane Sonko, à Touba, sont les sujets au menu des quotidiens reçus vendredi à l’APS.
 Selon Walfadjri, ‘’les religieux mettent engarde contre les dérives’’. ’’La fin du Ramadan a été célébrée, jeudi, par la plupart des Sénégalais. L’occasion a été saisie par les chefs religieux pour véhiculer des messages de paix, l’unité et mettre en garde contre les dérives de la société’’, écrit le journal.
 Le Quotidien met en exergue le ‘’Message de la Korité et de l’Ascension’’ du chef de l’Etat et affiche à sa Une : ’’Macky Sall se tourne vers Jérusalem’’.

’’Le président lance un appel à la désescalade entre Israël et les Palestiniens. Dakar soutient un Etat palestinien viable, coexistant avec Israël’’, écrit le journal. Selon la publication, ‘’le président Macky Sall a lancé, jeudi, à l’occasion de l’Eid el fitr, un appel à la désescalade entre Palestiniens et Israéliens. Le chef de l’Etat souhaite, entre les deux protagonistes, des +discussions saines et sereines+’’.
 Les célébrations ‘’concomitantes’’ de la Korité et de l’Ascension, ’’signe du destin, symbole de grâce’’, selon Le Soleil qui se fait également écho du message du président de la République à l’endroit des Palestiniens et des Israéliens.
 ’’Macky Sall appelle à +des discussions saines et sérieuses+ entre Palestine et Israël, deux communautés au cœur des sermons’’ des imams, selon le journal.
 La publication note qu’’’en raison de la pandémie, la Grande mosquée de Dakar n’a pas accueilli de fidèles. C’est de son domicile que le chef de l’Etat, Macky Sall, s’est adressé à la Nation pour saluer la bonne santé du dialogue interreligieux et appeler au calme en Palestine’’.
 Concernant la crise au Proche Orient, Vox Populi souligne que ‘’L’ONG islamique Jamra est loin d’être insensible au sort actuel des Palestiniens +sauvagement agressés, en prière, en plein mois de ramadan+’’
 ’’Ainsi, annonce t-elle, le dépôt d’une lettre de protestation et de condamnation à l’ambassade d’Israël à Dakar, le mardi 18 mai’’, écrit Vox Populi.
 Dans sa livraison du jour, le journal met aussi en en exergue ‘’les 4 vérités’’ du Khalife général des mourides au leader de Pastef, Ousmane Sonko.
 ’’Ousmane Sonko n’oubliera pas de sitôt sa visite de courtoisie la veille de Korité à Touba. Le président de Pastef, accompagné d’une délégation s’est rendue au domicile de Serigne Mountakha (..). Le patriarche de Touba n’a pas mis de gants pour le sermonner suite aux évènements qui se sont déroulés au mois de mars’’, rapporte le journal.
 L’Observateur parle de ‘’l’entrevue-vérité’’ et écrit : ‘’En audience auprès du Khalife général des mourides, mercredi, le leader de Pastef Ousmane Sonko a assisté à un véritable cours magistral à Touba. Une vraie thérapie comportementale administrée par le Patriarche de Darou Minam’’.
 ‘’Aucune quête d’ici-bas ne vaut une vie humaine’’, a dit le Khalife dans des propos rapportés par Le Soleil.

LA RÉACTION DES OPPOSANTS APRÈS L’OFFICIALISATION DE LA DATE DES ÉLECTIONS TERRITORIALES AU MENU

 Les divergences entre l’opposition et la majorité sur la date des élections territoriales sont un des sujets en exergue dans la livraison des quotidiens de mercredi.
 Selon Wlafdjri, ‘’l’opposition reste inflexible’’ sur la date des élections locales.

‘’Le président Macky Sall est loin de calmer le jeu en arrêtant la date des élections au 23 janvier 2022. Pour l’opposition, cela ne change pas le fait qu’il a décidé, de manière unilatérale, de fixer la date pour dérouler son plan, pour aboutir au couplage des élections législatives et présidentielle’’, rapporte le journal.
 Le président de la République Macky Sall a fixé la date du scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 2022.
 Dans un communiqué publié, lundi, le ministre de l’Intérieur informe que, conformément aux dispositions de l’article 1er de la loi n° 2021-24 du 12 avril 2021 portant report des élections territoriales, le président de la République, Macky Sall ‘’a, par décret n° 2021 – 562 du 10 mai 2021, fixé la date du prochain scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 202’’.
 Le Quotidien qui parle de ‘’date amère’’ écrit : ‘’Le PDS, parti de Abdoulaye Wade, voit des +manœuvres politiciennes+ de Macky Sall entre la décision de fixer la date des élections locales et le découpage administratif’’. Mais, dans le journal, Moundiaye Cissé de l’ONG 3D prévient que ‘’cette décision ne saurait être un prétexte pour reporter les élections législatives’’.
 Le quotidien Enquête déplore ‘’les combats d’arrière-garde’’ de l’opposition sénégalaise à propos de l’audit du fichier électoral, la date des élections, etc.

‘’Entre mauvaise foi et lutte pour des brouilles, l’opposition oublie souvent que les élections se gagneront sur le terrain avec une bonne organisation pour le contrôle du scrutin en amont comme en aval. Avec la majorité, c’est une entente quasi-impossible sur les questions les plus essentielles’’, écrit le journal.
 Cette ‘’éternelle mésentente’’ est également constatée par Source A
Selon Sud Quotidien, ‘’l’opposition dénonce le manque de considération dans la prise de décision du gouvernement, l’absence de consensus au sein du dialogue politique comme le forcing du pouvoir en place’’.
 L’As annonce que ‘’le Front de résistance nationale devrait se réunir incessamment pour donner sa position officielle sur la date du scrutin. Mais, tout porte à croire qu’elle ne va pas boycotter le processus’’.

Dans la publication, son coordonnateur au sein du dialogue politique estime que l’opposition ‘’devrait aller à ce scrutin au risque de déserter le terrain au profit du régime en place’’.
 Dans Vox Populi, Saliou Sarr soutient : ‘’Une élection locale, ça ne boycotte pas. Après avoir constaté, il faut se retrousser les manches et aller travailler, faire de telle sorte que l’opposition puisse gagner le maximum de collectivités territoriale’’.
 Le Soleil se fait écho du démenti de l’Armée sur des échanges de tirs en Casamance. ‘’Aucun accrochage entre nous et des individus armés n’a été relevé au niveau du Front Sud’’, a déclaré le colonel Souleymane Kandé, commandant de la Zone militaire N°5.
 L’armée sénégalaise n’a eu aucun accrochage avec des individus armés dans le ‘’front sud’’ de la Casamance (sud), a soutenu mardi le colonel Souleymane Kandé, le commandant de la zone militaire 5, qui dément une information publiée par plusieurs médias. « Lundi en début d’après-midi, des militaires du poste du village de Camaracounda ont reçu une alerte sur la présence d’éléments armés dans la zone. Les militaires se sont rendus dans la zone indiquée pour faire des tirs de reconnaissance, mais il n’y avait rien du tout », a-t-il expliqué. 
 La Tribune met en exergue la célébration de la fête de Korité dans un contexte de crise. ‘’Entre habillement des enfants et repas de Korité, la crise affecte les pères de familles qui sont déjà esseulés par la dépense quotidienne. Il n’y a pas d’argent et tout est cher, trop cher’’, écrit le journal qui affiche à sa Une : ‘’Les ingrédients d’une Korité-crise’’.

LES QUOTIDIENS COMMENTENT L’ÉRECTION DE KEUR MASSAR EN DÉPARTEMENT

Le projet de redécoupage administratif de la région de Dakar, prévu pour faire de Keur Massar un chef-lieu de département, est largement commenté dans l’édition des quotidiens pour ce vendredi. ‘’Keur Massar [devient le] 46e département du Sénégal. La réforme est bouclée ! Et c’est le président de la République qui se signale de fort belle manière’’, se réjouit Le Soleil, soulignant que cette décision ‘’corrige des incohérences territoriales nées il y a dix ans de préoccupations politiciennes’’. La modification de la carte administrative de la région de Dakar va faire de Keur Massar le cinquième département de ladite entité territoriale, ‘’désengorger l’arrondissement de Bambilor qui couvre la plus large superficie de la région’’ et résoudre ‘’la lancinante [équation] des limites entre les communes de Yenne et de Diamniadio’’, explique L’info.
‘’Le nouveau découpage corrige des déséquilibres (…) abyssaux’’, souligne EnQuête, précisant que Macky Sall vient de ‘’corriger l’anomalie de Guédiawaye, un département constitué jusque-là d’un seul arrondissement’’. 
Le projet présidentiel fait grincer des dents, même dans le parti politique de Macky Sall, l’APR, selon Sud Quotidien. ‘’Ce projet de découpage, tout le monde l’attendait. Mais, malheureusement, il vient de tomber et contre la volonté des populations’’, proteste Ousmane Diallo, un conseiller municipal membre de l’APR.

M. Diallo ‘’ne veut pas entendre parler d’un rattachement’’ de son village, Kounoune Ngalap, ‘’à Sangalkam’’, car il craint que certaines collectivités territoriales soient ‘’victimes’’ de la ‘’guéguerre entre Sangalkam et Bambilor’’, lit-on dans Sud Quotidien. On est donc proche ‘’des préoccupations politiciennes’’ que tentait de conjurer Le Soleil, d’autant plus que cette partie de la région de Dakar, Sangalkam notamment, est le fief de politiciens de premier plan dont le ministre des Collectivités territoriales, Oumar Guèye. ‘’Macky Sall sabre Dakar’’, lit-on à la une de Tribune qui, à l’opposé du journal Le Soleil, voit d’un mauvais œil la nouvelle configuration de la région de Dakar. 
L’initiative présidentielle vise à ‘’démanteler la ville de Dakar’’, écrit-il en souvenir d’une déclaration du ministre des Collectivités territoriales en faveur de la suppression de la mairie de la capitale, l’un des plus vastes viviers électoraux, depuis 2014 entre les mains de dissidents du Parti socialiste partisans de l’opposant Khalifa Sall.
Le journal Alerte estime que le redécoupage administratif envisagé n’est rien d’autre qu’un ‘’morcellement politique’’. ‘’Cette agression contre Dakar se fait avec la complicité d’une certaine opposition’’, déclare, cité par le même journal, l’opposant Barthélémy Dias, maire de Mermoz Sacré-Cœur.
Sa posture tranche avec la raison invoquée par le gouvernement dans le projet de découpage qu’il a transmis aux communes de la région de Dakar. ‘’Dans une logique de rapprocher davantage l’administration des administrés et de garantir le principe de la proximité, il a été décidé de corriger certaines incohérences spatiales’’, rapporte Libération sur la base d’un document des ministères de l’Intérieur et des Collectivités territoriales qui, selon Le Soleil, constituent ‘’le maître d’ouvrage’’ du projet. Le ministre, porte-parole de la présidence de la République, Seydou Guèye, semble dire la même chose dans Vox Populi : ‘’Aujourd’hui, les évolutions démographiques, les enjeux de développement et de cohérence territoriale justifient les ajustements nécessaires à l’organisation du territoire.’’
Le Quotidien parle d’un ‘’découpage polémique’’ et voit dans la réforme administrative la ‘’bataille continue’’ entre le ministre des Collectivités territoriales et maire de Sangalkam, Oumar Guèye, et Ndiagne Diop, un de ses adversaires politiques et maire de Bambilor. ‘’Ce découpage ne va pas faire que des heureux parce qu’il cacherait des (…) conflits d’intérêts au profit du ministre chargé des Collectivités territoriales, par ailleurs maire de Sangalkam, commune qui tire le plus de profits du projet’’, affirme Le Quotidien.
‘’Oumar Guèye (…) est favorablement servi au détriment du maire de Bambilor qui se voit priver, avec ce découpage en gestation, d’énormes ressources’’, affirme le même journal. La centrale électrique de Kounoune, une importante mamelle fiscale de la mairie de Bambilor, tombe dans le giron de Sangalkam, le fief d’Oumar Guèye, selon Le Quotidien. ‘’Tel Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel, Sangalkam rayonne. Il est désormais une constellation de villages et cités’’, commente L’As, estimant qu’avec la réforme administrative, cette commune ‘’engloutit plusieurs villages’’.
La commune dirigée par Ndiagne Diop est ‘’délestée’’ de cinq villages, fait remarquer Le Témoin Quotidien.
Les avis des mairies concernées sont seulement consultatives, selon Mohamadou Mansour Ciss, un spécialiste de la gestion des collectivités territoriales. Même si les conseils municipaux s’y opposent, le gouvernement ‘’peut continuer son projet de découpage’’, a-t-il dit au journal Les Echos.

LA DISCORDE SUR LE FICHIER ÉLECTORAL ET L’AGRESSION DE GUY MARIUS SAGNA À LA UNE

Le rejet des résultats de l’audit du fichier électoral par l’opposition et l’agression dont l’activiste Guy Marius Sagna dit avoir été victime sont les sujets les plus commentés par les quotidiens. ‘’Contentieux sur le fichier électoral : l’opposition rejette les conclusions des experts’’, écrit WalfQuotidien. 
‘’Il n’est ni fiable ni biométrique et ne permet pas d’organiser des élections équitables. C’est la conviction de l’opposition qui rejette catégoriquement le fichier électoral, lequel doit être la base du prochain scrutin local (les élections départementales et municipales)’’, rapporte le même journal. ‘’Le piège du boycott’’, avertit L’Observateur dans lequel le spécialiste des élections Valdiodio Ndiaye semble minimiser la discorde entre l’opposition et la majorité présidentielle, concernant la fiabilité du fichier. ‘’C’est une question technique, il faut la régler techniquement’’, a dit M. Ndiaye à L’Observateur. ‘’Qu’on corrige ces impairs (…) et qu’ils (les leaders de l’opposition) aillent aux élections. Parce qu’en politique, on ne boycotte jamais. Quand on boycotte un scrutin ou un processus électoral, on le paie cash’’, a répondu l’expert électoral à la question de savoir si en raison des griefs soulevés l’opposition pourrait aller jusqu’à boycotter les prochaines élections. ‘’Durant la période du 24 février 2019 au 21 février 2021, plus de 400.000 électeurs sont entrés dans le fichier électoral. Or il n’y a pas de refonte ni de révision électorale (…) Cela veut dire que les 400.000 électeurs sont entrés dans le fichier de manière illégale’’, dénonce Aldiouma Sow, l’un des délégués du Front de résistance nationale (FRN) et militant de Pastef/Les patriotes, que dirige le député Ousmane Sonko. 
‘’Se basant sur des arguments techniques, l’opposition a démonté pièce par pièce les conclusions des experts indépendants qui ont conclu dans leur rapport provisoire que le fichier électoral est fiable et cohérent’’, rapporte L’As.
‘’Les membres du FRN (…) disent avoir relevé plusieurs irrégularités et s’inscrivent en faux contre la conclusion des experts’’, lit-on dans le journal EnQuête.
A cause du rejet des résultats de l’audit, ‘’le dialogue politique va vers un coup de frein’’, avertit Tribune. ‘’Près d’un million d’électeurs fantômes qui pénètrent par effraction dans les listes électorales !’’ écrit le Témoin Quotidien sur la base des dénonciations faites par le FRN. EnQuête s’est intéressé par ailleurs aux préparatifs des élections locales, au sein de la coalition Benno Book Yaakaar (BBY). ‘’L’approche des locales met les nerfs à vif au sein de BBY, qui est composée de plus de 150 partis politiques’’, souligne EnQuête. ‘’Unie, Benno est imbattable. Aucune coalition ne peut nous battre’’, jure l’avocat Ousmane Sèye, leader d’un parti membre de BBY. 
‘’Le crépuscule des alliés… de circonstance’’, écrit Kritik’, qui s’intéresse également à l’avenir de la coalition de la majorité présidentielle en perspective des élections municipales et départementales prévues probablement entre le dernier trimestre de 2021 et le premier de 2022. ‘’Pour les échéances à venir, Macky Sall (…) ne misera pas sur des canards boiteux pour aller à la conquête de l’électorat’’, affirme le même journal, plein d’assurance.
Les quotidiens ont largement commenté l’agression Guy Marius Sagna et ses camarades du mouvement Frapp/France dégage disent être victimes. 
Parti s’enquérir des litiges liés à la terre dans le département de Mbour (ouest), ‘’Guy Marius Sagna s’est retrouvé devant des nervis qui l’ont chassé du village’’ de Nianing, lit-on dans EnQuête.
Mercredi, l’activiste s’est rendu compte qu’‘’il existe (…) des portions du territoire où il n’est pas le bienvenu’’, affirme Le Quotidien. ‘’Nous n’avons pas peur d’être battus, blessés ou handicapés. Ce qui nous fait peur, c’est qu’on divise le Sénégal, qu’on installe le Sénégal dans un cycle de violences’’, a réagi M. Sagna, cité par Vox Populi.
‘’Guy lâchement violenté’’, dénonce le journal Les Echos. 
‘’Une attaque que l’activiste met sur le dos du maire Maguette Sène (…) qui s’en est lavé les mains’’, écrit L’info. 
‘’C’est faux. Ce sont des accusations infondées. Je ne connais pas ceux dont il parle’’, s’est défendu le maire de Malicounda. Le Soleil annonce que 99 % des personnes ‘’impactées’’ par le projet de dépollution de la baie de Hann ont été ‘’indemnisées’’ pour céder leurs habitations à l’Etat et aller construire ou habiter ailleurs.
‘’Aujourd’hui, toutes les dispositions sont réunies pour nous permettre d’exécuter les travaux dans d’excellentes conditions’’, a assuré le directeur général de l’Office national de l’assainissement, cité par L’info. 

LES RÉSULTATS DE L’AUDIT DU FICHIER ÉLECTORAL ET D’AUTRES SUJETS EN EXERGUE

La presse commente les conclusions de l’audit du fichier électoral sénégalais, pour son édition de ce mardi, en même temps qu’elle raconte les heurts liés à la terre à Ndingler, dans le département de Mbour (ouest). ‘’Les experts déposent leurs conclusions’’, annonce L’As, selon lequel ‘’aucun doublon, aucun mineur’’ ne figurent dans cette base de données servant à organiser les élections présidentielles, législatives et locales.
Le FRN, une coalition de partis d’opposition, n’y croit pas. Un de ses leaders a dit au journal que la traque d’éventuels doublons n’était pas le plus important de l’audit. ‘’Il n’a jamais été question des doublons. Même le fichier de 2000 n’en comportait que peu. Il y a énormément d’irrégularités (…) On a noté, par exemple, des électeurs rajoutés’’, a-t-il dénoncé. ‘’Le fichier déclaré cohérent et fiable’’, écrit Le Soleil. 
‘’Zéro doublon, aucun mineur ; tous les 6.683.043 électeurs [inscrits] répartis une et une seule fois dans la totalité des plus de 16.000 bureaux de vote’’, souligne-t-il, ajoutant que ‘’les auditeurs internationaux ont travaillé comme l’a voulu l’opposition’’.
Le Soleil ajoute : ‘’Les résultats de l’audit du fichier électoral voulu et exigé par l’opposition (…) confortent de fort belle manière la majorité qui a toujours soutenu que cet outil indispensable au jeu démocratique est fiable. Les experts internationaux (…) l’ont attesté.’’

WalfQuotidien évoque les ‘’secrets d’un fichier sous contrôle malaisien’’ et donne des informations diamétralement opposées à ce qu’en disent ses confrères déjà cités. ‘’Ce n’est pas demain la fin de la bataille (…) La trentaine de recommandations faites par les auditeurs conforte l’opposition, qui est convaincue que le fichier est corrompu’’, écrit-il.
La presse rapporte des affrontements qui se sont déroulés à Ndingler, un village du département de Mbour. Les habitants de ce village ne cessent, depuis plusieurs mois, de protester contre l’octroi de terres de leur terroir à l’homme d’affaires Babacar Ngom, patron du groupe industriel avicole Sedima. 
‘’Nous ne céderons pas nos terres’’, a juré Abdoulaye Dione, un notable de Ndingler, cité par Libération. 
‘’Des affrontements ont éclaté entre de jeuens paysans partis [débroussailler] leurs champs (…) et les agents de Babacar Ngom’’, rapporte Libération, journal selon lequel un jeune du village a été blessé dans les heurts. Le Quotidien affirme qu’un vigile employé par la société Sedima a été ‘’grièvement blessé’’ lors des affrontements.
‘’Après plusieurs mois d’accalmie’’, poursuit Le Quotidien, ‘’la bataille a repris de plus belle, hier, entre les deux parties’’.

‘’Il est temps que ceux qui incarnent l’autorité prennent conscience du danger qui guette le pays du fait des conflits liés [à la terre]. Le dossier de Ndingler est symptomatique de la méthode avec laquelle les autorités ont [l’habitude de] gérer certains litiges (…) La stratégie du pourrissement ou le pilotage à vue ne règle pas les conflits fonciers’’, avertit le même journal. Le Témoin Quotidien avertit : ‘’Le sang pourrait couler si l’on n’y prend garde.’’ Il déplore le ‘’compromis boiteux’’ auquel sont parvenus les populations de Ndingler et l’homme d’affaires Babacar Ngom, à la suite d’une intervention du ministère de l’Intérieur.
‘’Maintenant, tout le monde sait que la terre, c’est de l’or. Chacun veut en accaparer’’, ce qui engendre ‘’une compétition féroce qui risque de mener au chaos’’, avertit Vox Populi, soulignant que ‘’Ndingler n’est qu’un cas symptomatique de ce qui se passe ou risque de se passer partout au Sénégal’’. Les quotidiens commentent également le sit-in organisé lundi par les professionnels des médias en vue de l’amélioration de leurs conditions de travail. ‘’La presse rouge de colère’’, lit-on dans EnQuête, qui ajoute : ‘’L’objectif de la rencontre était de resserrer les liens entre les (…) générations de journalistes. Une démarche visant à encourager et à donner de la force aux jeunes reporters à la porte d’un métier assez difficile. Une manière de les mettre en confiance, de leur montrer la noblesse de ce métier.’’

‘’C’est monstrueux ce que la presse vit dans ce contexte économique et social’’, commente Le Quotidien. Il dénonce ‘’ce montre innommable qui alterne pressions et répressions sur les médias’’.
L’Observateur estime que ‘’ce rassemblement, auquel ont participé des personnalités politiques et de la société civile, a été l’occasion pour les journalistes d’exiger le respect des réformes’’ entamées dans le secteur des médias.
 Le vote d’une loi sur l’information, pour en faciliter l’accès aux journalistes et aux citoyens, est l’une des revendications exprimées lors du sit-in, selon Sud Quotidien.

ESF/ASG

LES RÉPONSES DE MACKY SALL AUX SYNDICALISTES À LA UNE

Les réponses données par Macky Sall aux revendications exprimées par les syndicats de travailleurs à l’occasion de la Fête internationale du travail dominent l’édition des quotidiens de ce lundi. La presse s’est surtout intéressée au refus du président de la République de satisfaire certaines revendications : la baisse de la fiscalité sur les revenus, la réduction des prix de l’eau et de l’électricité, celle des tarifs de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio et le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans. Le journal EnQuête juge le président de la République ‘’intransigeant’’ avec les syndicats. ‘’Les centrales syndicales ont remis (…) leurs cahiers de doléances au président de la République. Elles ont réclamé (…) l’allongement de l’âge de la retraite, la baisse de la fiscalité sur les revenus et celle des tarifs de l’autoroute à péage (…) Mais le président de la République a été ferme dans ses réponses et a jugé inopportunes certaines mesures’’, résume EnQuête.
Le même journal se réjouit par ailleurs de la volonté exprimée par Macky Sall de mettre de l’ordre dans l’usage des réseaux sociaux. Pour y arriver, ‘’seule l’intervention intelligente, avisée et ferme de la puissance publique pourra tuer le mal dans l’œuf et préserver nos dignités individuelles qui ont aussi valeur de liberté’’, commente-t-il. Le journal Tribune s’est intéressé au refus du chef de l’Etat de s’atteler à la satisfaction de certaines revendications des syndicats. ‘’Macky Sall s’énerve, s’énerve et s’énerve !’’ écrit le journal en réponse à cette sentence du chef de l’Etat : ‘’Si vous ne voulez pas payer le péage, il y a une route alternative…’’ ‘’C’est un langage musclé que le chef de l’Etat a tenu aux syndicalistes’’, affirme WalfQuotidien, L’Observateur estimant pour sa part qu’‘’avec tact et précision, le président de la République a apporté des réponses claires aux mille et une revendications des représentants des travailleurs.’’Le Quotidien met en exergue la réponse du chef de l’Etat aux syndicalistes qui réclament la retraite à l’âge de 65 ans : ‘’On ne peut pas continuer à gérer des seniors alors qu’il y a des jeunes qui frappent à la porte.’’
‘’Macky Sall sert un mets chaud aux syndicats’’, écrit L’As.
Le Soleil s’est surtout intéressé à la promesse faite par le chef de l’Etat de faire du social une de ses ‘’priorités’’. ‘’Il a réitéré sa disponibilité à (…) préserver [les] emplois existants à [en créer] d’autres’’, rapporte Le Soleil.
Plusieurs journaux, dont Sud Quotidien, publient le même éditorial à l’occasion de la célébration, ce 3 mai, de la Journée internationale de la liberté de la presse. Le texte dénonce plusieurs atteintes à la liberté d’informer et le recul du Sénégal (de deux places) au classement établi par Reporters sans frontières sur la liberté de la presse dans le monde. 
C’est pour mettre en garde les autorités contre les atteintes à la liberté d’expression que les organisations de presse organisent un sit-in, ce lundi, devant le siège du ministère de la Culture et de la Communication, précise l’éditorial. ‘’Préservons la liberté de la presse. Créons les conditions d’une presse économiquement viable. Sauvegardons les conditions d’une presse libre et indépendante, gage de pluralisme politique’’, lit-on dans le texte paru dans plusieurs journaux. ‘’Au-delà des slogans et des prises de position, nous souhaitons qu’à l’issue de [ce sit-in] les choses commencent à bouger dans le bon sens, pour que le métier de journaliste soit encore considéré avec fierté’’, écrit Le Quotidien.

ESF

LE PARRAINAGE ET LA FÊTE DU TRAVAIL À LA UNE

La réaction du gouvernement à la décision de la Cour de justice de la Cedeao sur le parrainage et la célébration de la fête du travail sont en exergue dans les quotidiens reçus vendredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS). Selon La Tribune, ‘’le Sénégal prend ses distances avec la Cedeao’’. La conférence de presse du gouvernement, jeudi, ‘’a été l’occasion pour le ministre des Collectivités territoriales de rejeter avec la dernière énergie, la décision de la Cour de justice de la Cedeao’’, écrit le journal. Le porte-parole du gouvernement, Oumar Guèye, a rappelé que la loi sur le parrainage, adoptée en 2018 au Sénégal, est conforme à la Constitution et à la législation sénégalaises. La Cour de justice de la Cedeao, statuant sur un recours introduit par l’Union sociale libérale de Me Abdoulaye Tine, a déclaré cette loi contraire ‘’au principe de la libre participation aux élections’’, et demandé au Sénégal de la supprimer dans les ‘’six prochains mois’’. ’’Ce parrainage a été évoqué lors du dialogue politique et a aussi fait l’objet d’une Loi à l’Assemblée nationale. Du point de vue de la légalité, le système du parrainage est plus que légal par rapport à notre Constitution et notre législation’’, a fait valoir Oumar Guèye. Il a fait cette mise au point, lors de la conférence de presse bimensuelle du gouvernement, en présence des ministres Moussa Baldé (Agriculture et Equipement rural) et Samba Ndiobène Kâ (Développement Communautaire, de l’Equité sociale et territoriale). Selon L’As, ’’le gouvernement envoie balader la Cour de justice de la Cedeao’’.  Walfadjri note que ’’’la dernière élection présidentielle ou plutôt la légalité et la légitimité du chef de l’Etat sont remises en cause par l’opposition. Elle se fonde sur l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao qui considère le parrainage contraire à la Loi’’. Dans le quotidien Le Soleil, le Pr agrégé de droit, Ismaïla Madior Fall, ancien ministre de la Justice soutient que ’’l’arrêt de la Cour révèle, au regard du protocole qui organise ses compétences et sa jurisprudence, des erreurs qui en vicient la teneur juridique’’. ’’Les erreurs nous paraissent tellement énormes et susceptibles de porter atteinte à la crédibilité et à la légitimité de la Cour que nous pensons que le Sénégal doit prendre l’initiative de porter une réforme en vue de sauver la Cour pour qu’elle reste l’organe de protection des droits de l’homme rêvé par tous les citoyens, de l’Afrique de l’Ouest’’, dit le Constitutionnaliste. Le Témoin se fait écho de la ‘’complainte’’ des Inspecteurs du travail. ‘’Le syndicat national des inspecteurs du travail et de la sécurité sociale a fait face à la presse, jeudi. Ses membres ont accusé les ministres de la Fonction publique et du Travail de saper la volonté du président de la République d’améliorer leurs conditions de travail…’’, rapporte la publication. Source A met en exergue ‘’le mal-être des inspecteurs et contrôleurs du travail’’ qui ‘’n’en peuvent plus des conditions précaires de travail’’. Ils ont fait état de problèmes de ressources humaines, de manque de moyens matériels, logistiques et juridiques, etc.  Le quotidien L’info aborde ‘’les plaintes et complaintes’’ des syndicats à la veille de la célébration de la fête du Travail. La publication souligne que ‘’tout comme l’année dernière, la fête du 1er mai se tient dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19 qui a frappé les travailleurs de plein fouet et qui a eu un impact réel dans tous les secteurs d’activités’’. Parlant de cette fête du travail en pleine crise, Le Quotidien affiche à sa Une : ‘’Le virus est dans le mai’’. ‘’Frappé par la pandémie, le monde du travail a perdu ses habitudes et est privé de ses rencontres. Demain, les travailleurs ne seront pas à la fête alors que le 1er mai constitue leur plus grand moment de jouissance’’, dit le journal. 

LA LOI SUR LE PARRAINAGE À LA UNE

 La loi sur le parrainage est au menu des quotidiens reçus jeudi à l’APS à la faveur de la décision de la Cour de justice de la Cedeao ordonnant à l’Etat du Sénégal de supprimer cette disposition dans un délai de six mois.

L’Assemblée nationale du Sénégal avait adopté en avril 2018 une loi instaurant le parrainage des candidatures à toutes les élections.

Celle-ci oblige tout candidat ou liste de candidature à une élection de recueillir au minimum 0, 8 % et 1 % au maximum de signatures des électeurs inscrits sur le fichier électoral au moins dans sept régions. Elle a débouché sur l’invalidation par le Conseil constitutionnel de 19 candidatures à la présidentielle du 24 février 2019.

Dans une décision rendue publique mercredi, la Cour de Justice de la Cedeao a ordonné à l’Etat du Sénégal de supprimer la loi sur le parrainage dans un délai de six mois à la suite d’un recours introduit en 2020 par l’Union sociale libérale (USL) de l’avocat Abdoulaye Tine. La juridiction communautaire estime que cette loi porte atteinte au principe de la libre participation aux élections.

’’Loi sur le parrainage, la Cedeao fait sauter le verrou politique’’, selon le quotidien Kritik qui écrit : ‘’Sortie du chapeau du chef de l’Etat, la loi sur le parrainage a été la grande surprise lors de la dernière élection présidentielle (…) Des candidats sérieux ont été recalés (…) la classe politique ne s’est jamais remise de cette gifle infligée à elle par le tenant du pouvoir qui pour rien au monde ne voulait rater le train du second mandat’’.

Selon Le Quotidien, ’’la juridiction pense que cette loi porte atteinte au principe de la libre participation aux élections’’. Le journal rappelle que plusieurs membres de l’oppsoition ont été victimes de cette disposition en 2019. Sur 27 dossiers de candidature, 19 avaient été rejetées par le Conseil constitutionnel.

Avec l’exclusion de Karim Wade et de Khalifa Sall pour des raisons judicaires, seuls 5 candidats avaient été autorisés à participer à la présidentielle de 2019.

Selon Lii quotidien, ‘’la Cour de justice de la Cedeao refuse de parrainer l’illégalité’’. ‘’Rebelote ! l’Etat du Sénégal figure encore sur la liste des +condamnés+ de la Cour de justice de la Cedeao. Elle a ordonné, hier, à l’Etat du Sénégal de supprimer la loi sur le parrainage dans un délai de six mois’’.

Pour La Tribune, ‘’l’opposition prend sa revanche sur Macky Sall’’. Selon le journal, ’’la Cour a, en effet, pris le soin de constater dans sa décision que la loi sur le parrainage est une loi d’éviction qui viole les droits civils et politiques de l’électeur sénégalais et des formations politiques sénégalaises’’.

’’Encore un camouflet sous-régional’’ pour le Sénégal, estime Sud Quotidien qui ajoute : ‘’Reste maintenant à savoir si l’Etat va accepter de se plier à cette décision de l’instance sous-régionale. Il avait déjà déchiré des décisions des instances supranationales notamment dans les affaires Karim Wade et Khalifa Sall’’.

Selon L’As, ‘’la Cedeao demande au Sénégal d’abroger’’ la loi sur le parrainage. Mais dans le journal, le Pr de Droit, Iba Barry Camara soutient que ‘’cette question relative au parrainage ne peut être réglée par aucune autre juridiction ou instance ; c’est une question éminemment politique (…)’’.

Vox Populi souligne que la loi sur le parrainage ’’a été recalée’’ par la Cour de justice de la Cedeao. Dans le journal, Me Abdoulaye Tine déclare : ’’Cela veut dire que Macky Sall n’a pas dûment été élu’’. Mais pour Me Ousmane Seye, membre de la mouvance présidentielle, ’’la Cour ne rend pas des décisions qui mettent en cause la souveraineté des Etat. Je ne peux croire que la Cour a demandé au Sénégal de supprimer le parrainage prévu par sa Constitution’’.

Selon Walfadjri, ’’la décision de la Cour communautaire risque de bouleverser le champ politique avec les interprétations des uns et des autres quant à ses conséquences’’.

Au sujet de la dernière présidentielle, Source A fait état des ‘’découvertes troublantes’’ des experts de l’audit du fichier électoral. Selon le journal, ’’le moins que l’on puisse dire est qu’il y a beaucoup d’interrogations autour de l’augmentation de la population électorale à l’orée de la présidentielle de 2019 (…) De même, les nouveaux inscrits sont deux fois plus élevés dans des régions réputées moins peuplées (…)’’.

En matière de santé, Le Soleil signale que le Sénégal a été ‘’encore cité en exemple’’ dans la lutte contre la Covid-19. Selon le journal, ‘’après le magazine américain foreign policy, c’est au tour de l’organisme indépendant international Resolve to solve lives de saluer les performances de notre pays dans ce domaine’’.

Enquête met en exergue le trafic de médicaments au Sénégal et affiche : ’’’crime sans fin’’. ’’L’industrie pharmaceutique de contrefaçon est florissante en Afrique de l’ouest. Au Sénégal, les forces de l’ordre se battent pour mettre fin aux activités illicites des syndicats du crime qui opèrent avec des connections internationales (….)’’, écrit le journal.