LA PANDÉMIE DE COVID-19 ET LES HOMMAGES AU MAIRE DE DÉMETTE À LA UNE

 La pandémie de Covid-19 est toujours un sujet de préoccupation dans les quotidiens, lesquels rendent également hommage au maire de Démette Abdoulaye Elimane Dia, décédé jeudi à Dakar.
 Sur le front de la Covid-19, Source A note que ’’le mal ne faiblit pas’’ et que ’’la situation est largement hors de contrôle’’. 
 Au total, 811 nouvelles contaminations au Covid-19 et 18 décès liés à la maladie ont été rapportés jeudi par le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Depuis le 2 mars 2020, le Sénégal a enregistré 65333 cas dont 49243 guéris, 1441 décès et 14657 patients sous traitement dans les centres dédiés ou à domicile.
 Dans le journal L’Info, la major de la Clinique Suma Assistance, demande aux Sénégalais de prendre conscience de ‘’l’ampleur de la situation’’. ‘’Ce qui se passe actuellement, ce n’est pas un jeu, ce n’est pas un film, c’est une réalité qui est là. Ce sont nos parents, nos frères et sœurs qui en meurent’’, dit Ndèye Fatou Dieng.
 Dans le cadre de la gestion de la pandémie, Lii quotidien s’intéresse à la capacité litière et fait état d’un ‘’maillage progressif’’ du territoire. 
 ‘’Depuis l’apparition du premier cas de Covid-19, le 02 mars 2020, le gouvernement du Sénégal n’a cessé d’évoluer dans sa gestion de la capacité litière. Qui est passée du 02 au 31 mars 2020, de 1 à 14 Centres de traitement des épidémies (CTE) et 12 à 559 lits’’, écrit la publication.
 Le Soleil aborde la question de la vaccination et livre tout ce qu’il faut comprendre des vaccins anti-Covid-19, ‘’les bienfaits, protection contre les cas graves et baisse de la virulence du virus ; la prise de doses différentes déconseillée mais tolérée en cas d’urgence ; etc’’.
 Le Quotidien se fait de la réaction du ministre, coordonnateur de la Communication à la Présidence sur la plainte contre Dr Babacar Niang, le patron de Suma Assistance, qui avait affirmé que ’’du matériel du public est vendu aux structures sanitaires du privé’’. Le ministère de la Santé avait porté plainte. ’’Pour Seydou Guèye, les propos tenus par Dr Babacar Niang sont suffisamment graves dans le contexte actuel pour ne pas être tirés au clair. Le ministre, coordonnateur de la Communication à la Présidence, s’exprimait hier sur la Rfm’’, rapporte le journal.
 Libération aborde l’affaire Lobé Ndiaye, cette vendeuse de pièces détachées, retrouvée morte, et note que trois personnes dont un marabout féticheur sont visés pour assassinat.
 Les quotidiens rendent hommage à Abdoulaye Elimane Dia, maire de la commune de Démette, dans le département de Podor (nord), décédé jeudi à matin à l’hôpital Aristide le Dantec, à l’âge de 49 ans.
 Opérateur économique, PDG de la Holding Fortunes Capital, Dia était responsable politique de l’Alliance pour la République (APR) et animait un mouvement dénommé Alliance pour le développement et l’émergence de Podor (ADEP).
 Le Quotidien salue un ’’Adep(te) des bonnes causes’’. ’’A 9h, les statuts WhatsApp étaient ’’un : +Rip Kaladio !+, +Paix à son âme !+, +Triste !+, +Grosse perte !+… Les émotions sont exprimées par les émoticônes entre pleurs, surprise, douleur. Abdoulaye Elimane Dia, né en 1972, est décédé ce jeudi 5 août 2021 à l’hôpital Aristide Le Dantec, après quelques jours de combat avec l’irrésistible Covid-19 qui a fini par le terrasser’’, écrit le journal. 
 ’’Le Fouta pleure son bienfaiteur’’, dit Walfadjri qui souligne : ’’La nouvelle a fait l’effet d’une bombe et enflammé les réseaux sociaux. Abdoulaye Elimane Dia s’en est allé sur la pointe des pieds, rejoignant son papa aux côtés de qui, il sera inhumé ce vendredi matin, à Oréfondé, dans le département de Matam’’.
 Selon L’As, ’’le Fouta perd un de ses plus illustres fils’’. ’’Le destin implacable a encore frappé le Sénégal avec le décès de l’homme d’affaires et maire de Démette, Abdoulaye Elimane Dia dit Kalaadjo. Discret, l’entrepreneur était aussi connu pour ses bonnes œuvres dans le Fouta, surtout dans l’Ile à morphil où il était devenu au fil des années un symbole vivant’’, indique le journal.
 OID 

OID

LA TROISIÈME VAGUE DE COVID-19 ET LES INQUIÉTUDES DE MACKY SALL À LA UNE

Les inquiétudes de Macky Sall face à une troisième vague de coronavirus et d’autres préoccupations soulevées par le chef de l’Etat aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence sont en exergue dans les quotidiens reçus lundi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
 ’’Spectre de la troisième vague de Covid-19, Macky Sall sonne l’alerte’’, selon Sud Quotidien. ’’Le président de la République est formel : Cette dernière poussée épidémique qui correspond à ce qu’on appelle la troisième vague risque d’être un peu difficile pour le continent’’, rapporte Sud.

La troisième vague de la pandémie du nouveau coronavirus qui touche l’Afrique depuis quelques semaines risque d’être ’’un peu difficile’’ pour le continent, a alerté, dimanche, le président sénégalais.
 ’’Cette dernière poussée épidémique qui correspond à ce qu’on appelle la troisième vague risque d’être un peu difficile pour le continent à cause du variant delta et compte tenu aussi du relâchement’’, a dit Macky Sall qui s’exprimait par visio-conférence aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (France) organisées par le Cercle des économistes. Dans son intervention, Macky Sall a évoqué la problématique de la vaccination, soulignant que malgré les efforts de l’initiative Covax, le programme qui vise à garantir une distribution équitable des sérums à travers le monde, ’’les grands pays ont pratiqué un nationalisme vaccinal’’.
 Le chef de l’Etat a aussi indiqué que la juste rémunération des ressources naturelles, la justice fiscale, le changement de la gouvernance mondiale et des règles financières, etc, seront au cœur du ’’mandat’’ du chef de l’Etat sénégalais à la tête de l’Union africaine, à partir de janvier. A propos de ce rebond de contaminations, le quotidien Kritik note que ’’Macky Sall maudit le variant Delta’’.
 Vox Populi se fait écho de cette alerte de Macky Sall : ’’La troisième vague risque d’être un peu difficile’’.
 ’’Alors que le variant Delta alimente une nouvelle vague africaine du coronavirus, les cas ont explosé au Sénégal ces dernières heures. Entre samedi et dimanche, le Sénégal a détecté 341 cas positifs’’, écrit Libération.
 Tribune note un niveau de contaminations ’’très élevé ces dernières semaines’’ et affiche à sa Une : ‘’Une troisième vague de Covid-19 menace le Sénégal’’. ‘’341 contaminations en deux jours, 4 décès (…)’’, signale la publication.
 Enquête s’intéresse au ‘’pass vaccinal européen’’ et parle de ‘’la grande discrimination’’.

’’Entré en vigueur, le 1er juillet dernier, le pass sanitaire européen soulève des vagues de contestations dans certains pays producteurs ou consommateurs des vaccins comme Astrazeneca/Inde ou Sinopharm. Reconnus par l’OMS, ces vaccins ne sont pas homologués par l’Agence européenne du médicament (EMA)’’, explique le journal.
 Abordant l’intervention du chef de l’Etat aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Le Quotidien affiche à sa Une : ‘’Le coup de sang de Macky Sall’’.
 ’’Les pays développés ne sont pas solidaires des pays pauvres dans la lutte contre la Covid-19. C’est le sentiment de Macky Sall (…). Le président de la République a dénoncé le +nationalisme vaccinal+ des grandes puissances’’, écrit le journal.
 Selon L’As, ’’Macky Sall assène ses vérités aux occidentaux’’.

’’Taxé de préfet de la France par ses détracteurs qui se réclament panafricanistes, Macky Sall a profité des Rencontres économiques d’Aix-en –Provence (…) pour montrer sans doute à la face du monde qu’il a le panafricanisme dans le sang’’, souligne la publication.
 Dans des propos rapportés par Le Soleil, le chef de l’Etat déclare : ’’Si l’impôt est payé là où la richesse est produite, l’Afrique n’aura pas besoin d’aide’’.
 ’’Covid-19, droits de tirages spéciaux, emploi des jeunes, l’Afrique dans la gouvernance mondiale….Invité aux 21emes rencontres d’Aix…., le président sénégalais est revenu sur les grandes questions du moment, réitérant son plaidoyer en faveur d’une prise en compte des intérêts de l’Afrique dans la relance économique post-Covid-19’’, écrit le journal.
 OID/AKS

DIVERS SUJETS À LA UNE DES JOURNAUX

 La presse quotidienne s’intéresse à divers sujets de l’actualité, tout en continuant à évoquer les réactions que suscite, notamment au sein de la classe politique, l’adoption vendredi dernier, par les députés sénégalais, de la loi sur le terrorisme.
Le Quotidien informe que le chef de l’Etat, Macky Sall, a présenté dimanche ses condoléances à l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, à la suite du rappel à Dieu de sa mère. 
D’après le quotidien du Groupe Avenir Communication, ‘’il a lui-même conduit son véhicule jusque chez son hôte du jour, en toute simplicité, et quasiment au mépris de toute sécurité’’. L’épouse du chef de l’Etat ’’avait préparé le terrain pour les deux hommes’’, explique le journal.
Parlant d’une ‘’ambiance glaciale’’ aux dires de certains interprètes d’images, WalfQuotidien écrit que cette visite est en tout ‘’une surprise dans la météo politique (…)’’. 
Le journal rappelle que la dernière rencontre entre les deux remonte au mois de mars 2000. A l’époque, écrit WalfQuotidien, ‘’Macky Sall cherchait l’union la plus large autour de son gouvernement pour faire face au virus de la Covid-19’’. Le journal note qu’’’avant cela, les lignes de fracture entre les deux avaient été rendues béantes par l’emprisonnement de l’ex-député-maire pour des faits de détournements liés à la gestion de la caisse d’avance de la mairie de Dakar’’.
Evoquant la tournée économique du président de la République en Casamance, le même journal avertit qu’il ‘’sera en terrain miné’’ dans cette partie méridionale du pays. Le journal fait remarquer que la partie sud du pays a ‘’la particularité d’être devenue depuis la dernière présidentielle le bastion’’ d’Ousmane Sonko, le leader de PASTEF.
Après le vote, vendredi dernier, de la loi sur le terrorisme, Lii Quotidien explique ‘’comment l’opposition a été piégée’’. Le journal indique que ‘’là où le régime présente la réforme comme une volonté de réprimer sévèrement le terrorisme, son financement et la piraterie maritime, sans prendre la mesure de communiquer là-dessus, l’opposition a tenté de faire capoter l’initiative, sans réellement dire ce dont il s’agit’’.
Quoi qu’il en soit, Tribune relève que le vote de cette loi a été suivi d’une ‘’pluie de dénonciations’’. Le journal signale que ‘’l’opposition s’organise pour préparer la riposte’’ et souligne que selon le leader du Grand Parti, il s’agit d’un texte ‘’liberticide’’.
Dans le même sillage, Wa Grand Place indique que ‘’l’opposition (est) debout contre’’ ce qu’elle considère comme un ‘’forcing’’ du pouvoir. Selon ce quotidien, ‘’la coalition Jotna parle d’une nouvelle forfaiture votée en urgence’’, Me Moussa Diop d’un ‘’passage en force d’une loi unique’’, tandis que le leader du Grand Parti, Malick Gackou, ‘’menace de saisir le Conseil constitutionnel’’.
Le quotidien Alerte note que selon l’ancien ministre de la Justice, Me Amadou Sall, il y a des ‘’erreurs et insuffisances’’ dans ce texte adopté par les députés.Mais pour l’ancien conseiller en communication du chef de l’Etat, El Hadj Kassé, cette loi ‘’n’est autre chose qu’un dispositif préventionnel de répression des faits liés aux activités terroristes’’. Selon lui, ‘’elle n’a rien à voir avec le droit à l’expression et à la manifestation’’.
En sport, Le Soleil révèle que le président Macky Sall est ‘’l’invité d’honneur du Cio’’, le Comité international olympique, à l’occasion des Jeux Olympiques de Tokyo. Le quotidien national révèle par ailleurs que ‘’le Sénégal et la France ont conclu, le vendredi 25 juin 2021, un deuxième accord dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette (Issd) lancée depuis 2020 par les pays membres du G20 (…)’’.

ASG

LA TOURNÉE DU CHEF DE L’ETAT À LA UNE

La tournée du chef de l’Etat est un des sujets abordés par les quotidiens reçus lundi à l’Agence de presse sénégalaise (APS). L’As signale qu’après le Fouta, ‘’Macky Sall a été accueilli par une marrée humaine au Djolof’’. 
 ’’Après une semaine passée dans le Fouta pour sa tournée économique, le président Macky Sall ne regrette visiblement pas sa décision de passer par Linguère et Dahra Djolof ce samedi pour rallier Dakar’’, écrit le journal. 
 Selon Source A, ‘’le président de la République n’a pas chômé lors de son passage au Fouta dans le cadre de sa tournée économique. Inauguration, pose de premières pierres lancement de travaux, tout s’est déroulé au pas de charge’’. 
 Dans le journal Le Soleil, le ministre Seydou Guèye, coordonnateur de la cellule de communication de la présidence de la République estime que ‘’résumer la tournée du chef de l’Etat à de la politique est un aveu d’impuissance’’.
 Sud Quotidien note que ’’le recours à de gros bras et autres nervis, comme les actes de violences perpétrés contre certains citoyens, lors de la tournée économique du président de la République au nord du Sénégal, continuent de soulever des vagues au sein de la classe politique et de l’espace public tout court’’.
 Selon ce journal, ’’l’opposition accuse, la majorité récuse’’. Pour Walfadjri, ’’le régime de Macky Sall semble abandonner la force de l’argument. A la place des idées, des arguments pour répondre à Ousmane Sonko en particulier et à l’opposition de manière générale, des nervis ont refait surface’’.
 Dans Vox Populi, Alioune Tine se prononce sur ces ’’milices politiques’’. Selon lui, ’’il ne faut pas jouer avec le feu dans un pays où nous avons du pétrole et du gaz. Il faut dissoudre toutes les milices politiques’’.
 Le Quotidien donne ’’les raisons qui ont poussé au limogeage du Haut commandant de la gendarmerie, le général Jean-Baptiste Tine’’.
 Selon le journal, ’’la gestion par le Haut commandant de la gendarmerie du cas du capitaine Oumar Touré ainsi que les failles notées dans la gestion des émeutes de mars dernier ont fait qu’il n’était plus possible de maintenir longtemps le général Tine à la tête de la gendarmerie’’.
 Le général Moussa Fall a été nommé jeudi Haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la Justice militaire, en remplacement du général de corps d’armée, Jean-Baptiste Tine.
 Oumar Touré, l’officier qui avait en charge l’enquête sur la plainte de la masseuse Adji Sarr contre le leader de PASTEF, Ousmane Sonko, pour ’’viols répétés et menaces de mort’’, a été radié, jeudi, de la gendarmerie pour ’’faute contre l’honneur, la probité et les devoirs généraux du militaire’’.
 Il a été ’’radié des cadres de la gendarmerie nationale et versé dans les réserves comme soldat’’.

OID

LES SUJETS DE SOCIÉTÉ OCCUPENT LES DEVANTS

Les sujets de société dominent l’actualité traitée par les quotidiens parvenus, lundi, à l’Agence de presse sénégalaise.

Libération ouvre sur une opération de la gendarmerie qui a débouché sur le ’’sauvetage’’ de 22 enfants, des ressortissants de la Guinée Bissau et de la Guinée Conakry.


‘’Ils étaient réduits à l’esclavage par un individu se disant marabout. Il a été cueilli, samedi, au matin à l’ancienne piste située entre les quartiers de Mermoz et de Ouakam lors d’une opération de la légion-ouest de la gendarmerie’’, rapporte le journal.


Il raconte que les enfants, qui vivaient dans des conditions inhumaines, se réveillaient à 6 heures du matin et étaient ensuite déposés par une voiture à différents points stratégiques de Dakar pour qu’ils mendient. Ils n’étaient récupérés que le soir, à partir de 20 heures.


Sud Quotidien s’intéresse à un litige foncier opposant une société immobilière à des populations de Dougar, une localité de la commune de Diamniadio, dans le département de Rufisque.

Le journal signale une nouvelle tournure dans ce différend avec la décision des populations de traduire en justice la société Peacoke Investment.


Il rappelle que cette affaire est partie de la signature en juillet 2010 d’un décret affectant 80 hectares de terre à une société malaisienne dans le cadre du programme ‘’une famille, un toit’’.


‘’Le projet n’ayant pas abouti, les terres ont été réaffectées à une société marocaine pour la construction de logements sociaux. Pour les populations de Dougar, les terres concernées par décret étaient situées sur le site actuel de la brigade de gendarmerie’’, fait observer la publication.


Pendant ce temps, l’AS quotidien met en avant des propos attribués au président de la République : ‘’Il est impensable que l’homosexualité soit légalisée au Sénégal’’.


‘’Tel un serpent de mer, la question de l’homosexualité revient toujours au-devant de l’actualité malgré la fermeté affichée par le chef de l’Etat. Le week-end dernier, le président de la République a réitéré à des religieux qu’il a reçus en audience que tant qu’il sera à la tête du Sénégal, il est impensable que l’homosexualité soit légalisée dans le pays’’, croit savoir le journal.


Le Soleil, à travers un reportage, propose une plongée dans la localité d’Assoumoune, antérieurement dévastée par la rébellion casamançaise.

‘’Victimes de l’irrédentisme casamançais, beaucoup de villages peinent à reprendre une vie économique. Assoumoune, situé dans la commune de Simbandi Balante n’est pas de ce lot. Théâtre d’attaques des rebelles au début et au milieu des années 1990, la localité renaît de ses cendres pour devenir le premier producteur de riz dans le département de Goudomp grâce à la bravoure qui colle à la peau de ses habitants’’, assure le quotidien.


De son côté, Kritik évoque les grandes lignes et la substance du projet de loi de finances rectificatives (LFR) 2021 que le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo doit défendre dans les prochaines jours, devant l’Assemblée nationale.


‘’Le projet de LFR 2021 est arrêté à hauteur de 3.170,4 milliards de francs en recette et 3.987,5 milliards de francs en dépense, fait ressortir un déficit budgétaire de 817 milliards de francs, soit 5, 4 % du Produit intérieur brut et corrige à la baisse la croissance économique attendue à 3, 7 % contre 5, 2 % comme prévision initiale’’, indique le journal.


Dans les quotidiens, l’actualité politique s’inscrit en ligne de mire des prochaines élections locales sur fond d’affirmations d’ambitions et de retrouvailles.

C’est ainsi que Le Quotidien évoque des ‘’relations assainies’’ au sujet des retrouvailles entre l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba et le directeur des structures du parti présidentiel, Mbaye Ndiaye, deux responsables de l’Alliance pour la République basés aux Parcelles Assainies, une municipalité de la banlieue de Dakar.

Dans les colonnes de Vox Populi, l’ancien maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye, fait part de son ‘’obsession de vouloir changer les choses’’ dans sa ville natale.


‘’Ma candidature à la mairie est un sacerdoce. Je ne peux pas me résoudre à voir Saint-Louis réduite à une succursale familiale, pour satisfaire l’ego d’un beau-frère’’, y déclare-t-il en faisant notamment allusion au maire sortant, Mansour Faye, frère de Marième Faye Sall, épouse du chef de l’Etat.
 



AKS

L’ARRESTATION DE BOY DJINÉ À LA UNE

Baye Modou Fall est la vedette des quotidiens qui racontent, pour leur édition de ce vendredi, l’arrestation du célèbre prisonnier surnommé Boy Djiné, quelques jours après son évasion d’une prison dakaroise.
Il a été arrêté par la gendarmerie à Missirah, dans la région de Tambacounda (est). ‘’Baye Modou Fall devra dire comment il a quitté l’établissement pénitentiaire et si oui ou non il a été aidé lors de sa fuite’’, commente Tribune. Selon ce journal, Boy Djiné est placé en détention préventive pour plusieurs vols et braquages. ‘’Sa cavale n’a duré que le temps d’une rose (…) Réputé espiègle et rusé, l’as de l’évasion a commis des erreurs de débutant pour finir dans les nasses’’ de la gendarmerie, affirme L’info. Sa fuite est jugée spectaculaire, mais il est tombé ‘’comme un débutant’’, estime Le Quotidien. L’info rappelle que l’évasion du célèbre détenu a coûté son poste au directeur de la prison de Liberté 6, Baye Alley Konté, qui s’est fait remplacer.
Le Témoin Quotidien tire son chapeau aux gendarmes et estime que la raison invoquée par le prisonnier est une preuve des ‘’nombreux dysfonctionnements de notre justice et des rigueurs de la vie carcérale qui ne s’appliquent pas de la même manière à tout le monde’’. Selon les quotidiens, dans une interview avec la chaîne privée iTV, Boy Djiné a invoqué une longue détention préventive lorsqu’il lui a été demandé de s’expliquer sur ses nombreuses évasions. Une bonne dizaine, selon diverses sources. ‘’Cet énième coup de l’as de l’évasion a écorné l’image de la justice sénégalaise (…) La crédibilité des forces de sécurité et la sécurité des lieux de détention ont été remises en cause’’, réagit Kritik’.
EnQuête raconte un incident d’audience survenu au tribunal de grande instance de Diourbel (centre), entre un magistrat et l’avocat Abdoulaye Babou. ‘’Des proches du khalife général des mourides ont rendu visite au substitut du procureur de la République pour lui manifester leur soutien et se démarquer des propos de l’avocat’’ et ancien député, rapporte le journal. Une plainte du magistrat plane sur la tête de Me Babou, qui déclare : ‘’Je dis et je réaffirme que je ne permets à personne de piétiner ma foi.’’
L’As annonce une assemblée générale des francs-maçons sénégalais prévue samedi, à Dakar. Lors de cette rencontre, ‘’les francs-maçons sénégalais vont introniser le nouveau Grand maître de la Grande loge du Sénégal’’, ajoute le journal, s’appuyant sur des informations reçues de Jamra, une organisation non gouvernementale sénégalaise, d’obédience islamique. 
Jamra met l’opinion en garde contre la ‘’propagande’’ de ladite loge maçonnique. ‘’Une signature qui inspire confiance’’, écrit Le Soleil, concernant la présence de l’Etat du Sénégal dans les marchés financiers. 
Il rappelle que l’Etat sénégalais a procédé pour la première fois à une émission d’eurobonds (obligations souveraines) en 2009. ‘’Dix ans après, observe Le Soleil, la signature de notre pays continue à inspirer confiance sur les places financières.’’ La preuve, selon le journal : la récente émission d’eurobonds qui a connu un ‘’succès’’, avec la levée de 508 milliards de francs CFA, pour un taux d’intérêt de 5,375 % et une maturité de seize ans.
‘’Cette opération montre que le Sénégal est à l’écoute des marchés financiers et surveille les opportunités pour améliorer le profil de sa dette. C’est rassurant, car la dette extérieure du Sénégal est importante’’, a expliqué à WalfQuotidien le banquier et ancien Premier ministre Abdoul Mbaye. Selon L’Observateur, Moustapha Niasse s’apprête à quitter la direction de l’Alliance des forces de progrès (AFP). Le président de l’Assemblée nationale a promis d’aider à ‘’rajeunir’’ la direction de l’AFP, lors du prochain congrès de cette formation politique qu’il dirige depuis une vingtaine d’années, annonce le journal. Sud Quotidien relève le ‘’clair-obscur’’ du gouvernement concernant le nouveau découpage administratif de la région de Dakar. Il y a eu un ‘’goût d’inachevé’’, malgré les assurances données jeudi par le ministre de l’Intérieur et son collègue chargé des Collectivités territoriales, concernant l’‘’impact’’ du réaménagement territorial de la région, affirme le journal.
Cette réforme a été dénoncée par une partie des populations du département de Rufisque, qui ont crié au conflit d’intérêts, le ministre chargé des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, étant en même temps maire de Sangalkam.  Le réaménagement de la carte de la région de Dakar aurait été fait au profit exclusif de la mairie qu’il dirige, selon certains observateurs, ce que nie M. Guèye.

ESF/ASG

LE NOUVEAU DÉCOUPAGE DE LA RÉGION DE DAKAR À LA UNE

Les quotidiens se sont beaucoup intéressés au découpage territorial marquant l’érection de la commune de Keur Massar (ouest) en département. Le projet de ‘’redécoupage’’ de la région de Dakar a eu lieu sous la houlette des ministres chargés de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Dione, et des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, également maire de Sangalkam. Il consacre la création de nouveaux arrondissements dans la région de Dakar. Le nouveau découpage est contesté par des habitants de la zone concernée, dans le département de Rufisque notamment.  ‘’Le projet est passé, malgré les velléités d’opposition des maires’’ de certaines communes du département de Rufisque, fait remarquer Vox Populi. ‘’Le redécoupage de la région de Dakar est effectif depuis ce mercredi 2 juin, avec l’érection de Keur Massar en département’’, a écrit le même journal. Il affirme, sur la base d’un communiqué conjoint des ministères des Collectivités territoriales et de l’Intérieur, que le décret instituant le réaménagement de la carte administrative de Dakar a été signé le 28 mai par le président de la République, Macky Sall. Le Soleil revisite l’histoire de Keur Massar, qui doit son nom au colporteur Massar Dièye, l’un de ses premiers habitants.

Le même journal estime que ‘’le nouveau découpage administratif de Dakar va certainement donner une nouvelle influence à Keur Massar’’. A l’inverse, ‘’le département de Pikine sera délesté d’une frange très importante de sa démographie’’, fait remarquer Le Soleil. De l’avis de Kritik’, la nouvelle configuration de la région de Dakar découle d’un ‘’charcutage politique’’.  ‘’L’acte politique posé dans (…) la départementalisation de Keur Massar cache mal l’enjeu politique enfoui dans la limitation des nouvelles communes de Guédiawaye, Pikine, Keur Massar et Rufisque’’, commente le même journal. ‘’Le chef de l’Etat, Macky Sall, n’en a cure des récriminations des uns et des autres, concernant le redécoupage administratif (…) de la région de Dakar’’, réagit Sud Quotidien à l’annonce du décret présidentiel consacré au réaménagement territorial. La commune de Sangalkam, ‘’dirigée par le ministre [Oumar Guèye], grande gagnante du nouveau découpage’’, titre Le Quotidien. ‘’Son projet validé par décret présidentiel lui confère désormais un vaste territoire et des ressources conséquentes en tant que maire de Sangalkam’’, commente le même journal. Les élections municipales et départementales du 23 janvier 2022 font partie des sujets commentés par les quotidiens. A ce sujet, EnQuête présente ‘’la doctrine Sall’’ en matière électorale.

‘’Président de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall sait bien manier le bâton et la carotte quand il s’agit de doper ses troupes pour aller à des élections’’, constate le journal.

‘’Menaçant les rebelles qui prennent le risque de constituer des listes parallèles, le chef de l’Etat (…) a tendance à gracier tout dissident qui parvient à démontrer sa force (…) Les défaites, par contre, se payent cash, quelles que soient les compétences du vaincu’’, analyse EnQuête. Selon Le Témoin Quotidien, Macky Sall sera confronté aux rivalités internes, lors de l’investiture des candidats. ‘’Benno : les alliés à l’heure de la révolte’’, note le journal, ajoutant : ‘’Le président de la coalition ayant sifflé la fin de la récréation avant même le début des hostilités, des grincements de dents se sont fait entendre au PS et à l’AFP.’’ Le journal Tribune évoque la ‘’survie politique’’ de Karim Wade et de Khalifa Sall. L’ancien ministre et l’ex-maire de Dakar ont été condamnés à des peines de prison pour détournement de biens publics et graciés par le président de la République, Macky Sall. ‘’Karim Wade et Khalifa Sall, qui ont été empêchés de participation à la dernière élection présidentielle, ne savent pas encore si oui ou non ils prendront part aux prochaines élections (les municipales et les départementales)’’, affirme Tribune.

‘’Il est temps, pour Karim Wade et Khalifa Sall, d’engager le combat de leur survie politique’’, ajoute-t-il. WalfQuotidien annonce, comme d’autres journaux, l’installation, au sein du PDS, d’une commission chargée de préparer les élections du 23 janvier 2022. La commission est constituée de 24 membres dont l’ancien ministre Lamine Bâ.  ‘’Wade prépare déjà le grand combat électoral’’, écrit Tribune, affirmant que l’ex-président de la République ‘’ne compte pas jouer les seconds rôles’’ aux prochaines élections. L’As est préoccupé par le ‘’surpeuplement carcéral’’, qui est, à son avis, la conséquence des longues détentions préventives. ‘’Il y a trop de mandats de dépôt, et les Sénégalais vont facilement en prison’’, s’est indigné le président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus. 

LES QUOTIDIENS ACCORDENT LA PRIORITÉ AUX SUJETS POLITIQUES

 Les quotidiens se sont surtout intéressés aux sujets politiques et au sommet franco-africain sur la relance des économies africaines victimes des effets de la pandémie de Covid-19. Tribune révèle des ‘’négociations menées dans la grande discrétion’’ par l’APR, le parti de Macky Sall, et Rewmi, celui d’Idrissa Seck, en vue de la création d’‘’un grand parti’’. Il s’agira d’une ‘’fusion’’ des deux formations politiques de la majorité présidentielle, selon le journal.
Libération et Kritik’ consacrent leur une au refus du parquet de Dakar de remettre son passeport au député et opposant Ousmane Sonko, qui est invité à une réunion prévue à Lomé, la capitale du Togo, sur l’eco, la monnaie qu’envisage de créer la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
‘’Le parquet s’est opposé (…) à la demande de sortie du territoire national d’Ousmane Sonko’’, écrit Libération.
M. Sonko est inculpé et placé sous contrôle judiciaire, depuis mars dernier, après qu’il a été accusé de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ par une jeune femme.
Le fait de réclamer son passeport sous le prétexte d’une réunion sur la monnaie ouest-africaine relève d’une ‘’stratégie’’ dont la finalité, pour ses avocats, est d’inverser une certaine ‘’tendance en faveur d’Ousmane Sonko’’, commente Kritik’. ‘’Mais (…) le parquet ne se laissera pas prendre dans une entourloupe de la défense’’ du député, affirme le même journal, selon lequel les autorités judiciaires doivent répondre, dans un délai de quatre jours à compter du lundi 17 mai, à la demande de l’opposant et de ses avocats.
Sud Quotidien s’est intéressé aux querelles par médias interposés entre l’APR et l’opposition, à la suite de la mise en garde faite par l’historien Abdoulaye Bathily contre ‘’un risque réel [de conduire] le pays vers l’inconnu et le chaos’’. Cet avertissement a valu à M. Bathily, un des alliés qui ont fait élire Macky Sall en 2012, des critiques acerbes venant de l’APR. 
‘’Abdoulaye Bathily (…) est une voix très audible. Une voix qu’on entend très rarement. Mais quand elle s’élève, ça fait énormément de bruit’’, a expliqué un analyste politique à Sud Quotidien, ajoutant qu’une mise en garde de l’universitaire ‘’peut faire peur’’ en raison du ‘’rôle qu’il a joué dans la première et la deuxième alternance’’ au Sénégal. L’Observateur évoque l’immobilisme des autorités judiciaires sur les enquêtes annoncées en avril pour identifier les auteurs des violentes manifestations survenues en mars à la suite de l’arrestation d’Ousmane Sonko. 
Il rappelle que le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, avait annoncé, début avril, la création d’une ‘’commission d’enquête indépendante et impartiale’’ chargée de mener les enquêtes. 
M. Kaba ‘’s’en était pris avec la rigueur (…) des hommes de l’armée dont il a en charge le département ministériel’’, mais ‘’les choses semblent au point mort’’, constate le journal. 
‘’Aucun acte concret pour permettre aux Sénégalais de comprendre’’ le mutisme de l’Etat n’a été posé, ‘’même si aucune date n’avait été indiquée pour la mise en place et le démarrage des activités de la commission’’, fait remarquer L’Observateur.
L’As annonce ‘’une tournée économique’’ du chef de l’Etat prévue du 28 au 31 mai, dans le monde rural. Mais le but de la visite présidentielle est politique, si l’on en juge par la finalité qu’en donne le journal. ‘’Le locataire du Palais (…) veut évaluer sa cote de popularité dans le monde rural’’, écrit-il.
WalfQuotidien affirme que le président français, Emmanuel Macron, ‘’a (…) tressé des lauriers au chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall’’, lors du sommet de Paris sur le financement des économies africaines affectées par la pandémie de Covid-19. 
‘’Macky Sall voit ainsi son leadership consacré, concernant la question de la dette dont il a fait son cheval de bataille depuis le déclenchement de la crise sanitaire’’, commente WalfQuotidien.
Le Soleil énumère les promesses du sommet de Paris. 
‘’Dans sa déclaration finale, le sommet de Paris sur le financement des économies africaines a proposé une série d’actions reposant sur deux piliers. Il s’agit, d’une part, de répondre aux besoins de financement pour promouvoir une relance rapide, durable et inclusive, et d’autre part, de soutenir une croissance à long terme, stimulée par un secteur privé et un entrepreneuriat dynamiques’’, rapporte le journal.
Le Témoin Quotidien relaye les ‘’réactions contrastées’’ à ce sommet de trois spécialistes dont Abdourahmane Sarr, un ancien fonctionnaire sénégalais du Fonds monétaire international.
Le journal évoque, sur la base des entretiens avec les experts, une ‘’levée de boucliers contre les propositions de Macky Sall’’. A Paris, le président sénégalais a réitéré son appel à une réforme de la gouvernance financière mondiale et a fait d’autres propositions.
Le Quotidien révèle des ‘’tensions’’ survenues à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Des ‘’tensions’’ liées au trafic de bois.
‘’Le trafic de bois empoisonne les relations entre le Sénégal et la Gambie’’, écrit-il, décrivant une ‘’scène invraisemblable’’, une course-poursuite survenue près de Diouloulou (sud) entre agents des eaux et forêts sénégalais et trafiquants de bois venus de la Gambie.

LE SOMMET DE PARIS SUR LE FINANCEMENT DES ÉCONOMIES AFRICAINES À LA UNE

La presse quotidienne s’est saisie du sommet organisé à Paris pour le financement des économies africaines, en même temps qu’elle a commenté quelques sujets politiques.
Plusieurs dirigeants africains, dont le Sénégalais Macky Sall et le Rwandais Paul Kagame, ont pris part au sommet qui s’est tenu à Paris. 
A cette occasion, ‘’le président Macky Sall a (…) mis le doigt sur les [obstacles] au financement des économies africaines (…) Il a proposé un paquet de réformes qui facilitera l’accès de nos pays aux ressources nécessaires au financement de leurs efforts de relance post-Covid’’, rapporte WalfQuotidien.
L’Observateur estime que ‘’l’espoir est permis’’ dans la mesure où ‘’les conclusions de cette rencontre (…) ouvrent les portes aux pays d’Afrique’’. 
L’Afrique a besoin de 400 milliards de dollars US pour surmonter les conséquences du Covid-19, lit-on dans EnQuête. Macky Sall a réclamé aux 20 pays les plus industrialisés du monde une ‘’injection de liquidités’’ dans les économiques africaines, sans quoi ‘’tous les efforts’’ fournis en vue de l’‘’émergence’’ du continent ‘’resteront vains’’, ajoute le même journal.
‘’L’Afrique a surtout besoin d’une réforme de la gouvernance économique et financière mondiale, avec des mécanismes innovants nous permettant d’accéder aux marchés de capitaux, à des coûts soutenables’’, rapporte Sud Quotidien, citant Macky Sall.
Tribune y va d’un ton nettement différent en déplorant que ‘’malgré toutes les richesses dont ils bénéficient, le Sénégal et le reste du continent cherchent encore la [voie] de leur essor économique à Paris’’.
Le même journal estime que les solutions au déficit de financements du continent sont à chercher ailleurs. ‘’Le véritable développement commencera par la lutte contre la corruption, la concussion, les détournements de deniers publics, l’enrichissement illicite et les contrats léonins qui ne profitent qu’à des lobbies’’, soutient-il.
L’info salue ‘’le vibrant plaidoyer de Macky Sall à Paris’’, Le Quotidien estimant, pour sa part, que ‘’l’Europe et le monde ont intérêt à aider l’Afrique à se relever’’.
‘’La présence de nombreux chefs d’Etat africains dans la capitale française montre toujours cette dépendance du continent envers l’Occident, qui détiendrait les clés de notre développement’’, commente Le Quotidien.
‘’Les vérités de Macky Sall aux puissances occidentales’’, écrit L’As, Le Témoin Quotidien soulignant, lui, que le chef de l’Etat sénégalais ‘’a fustigé le système financier mondial tel qu’il fonctionne actuellement’’.
Le Soleil, citant Macky Sall, souligne que ‘’les attentes du sommet de Paris dépassent une simple aide à la relance des économies africaines éprouvées par la pandémie de Covid-19’’.
L’élection des membres du conseil municipal des Parcelles Assainies, l’une des principales mairies du pays, est largement commentée par les journaux. ‘’Pour les prochaines élections locales, l’ancien ministre Amadou Ba, l’ex-maire Mbaye Ndiaye et Moussa Sy (l’actuel maire de ladite commune) ne se feront pas de cadeaux’’, commente Tribune.
Amadou Ba, ancien ministre de l’Economie et des Finances, puis des Affaires étrangères, a déclaré sa candidature au poste de maire, selon plusieurs journaux. 
Krtitik’ affirme qu’‘’aucune discipline de parti ne tient devant la vocation et le destin politique’’ de l’ex-grand argentier de l’Etat, qui a décidé de ‘’voler de ses propres ailes’’, en dehors de la bannière de l’APR, le parti de Macky Sall dont il est membre.
Mais un communiqué publié par l’entourage de M. Ba dément sa candidature. ‘’L’information [publiée par] certains sites et radios annonçant la candidature du ministre Amadou Ba [aux] élections locales est totalement infondée’’, soutient le communiqué relayé par le journal Alerte.
EnQuête est préoccupé par ‘’l’équation Rewmi’’. ‘’Son entrée a permis d’élargir la majorité, elle est également source de conflits’’, écrit le journal, concernant le parti d’Idrissa Seck, le président du Conseil économique, social et environnemental. 
‘’Les élections à venir devront consolider l’alliance ou l’affaiblir’’, affirme un analyste politique avec lequel EnQuête s’est entretenu.

LA CRISE ISRAÉLO-PALESTINIENNE ET D’AUTRES SUJETS À LA UNE

 Les quotidiens reçus mardi à l’APS se sont surtout intéressés aux sujets locaux, tout en s’indignant de la guerre entre Israéliens et Palestiniens. La société chargée de la distribution de l’eau dans plusieurs villes du pays est vertement critiquée par Libération. ‘’Sen’Eau, un scandale’’, s’indigne le journal. 
‘’L’eau (…) est devenue une denrée de luxe pour plusieurs localités’’ du pays, se désole Libération. 
Il existe ‘’un terrible désamour’’ entre Macky Sall et Abdoulaye Bathily, selon L’Observateur. ‘’Entre le professeur Abdoulaye Bathily et le président Macky Sall, le divorce est désormais consommé’’, écrit-il. 
‘’On ne sait pas ce qui s’est réellement passé entre eux, mais Bathily n’a pas digéré sa défaite à la présidence de la commission de l’Union africaine’’, affirme un analyste politique interrogé par le journal. Pourtant, quand le premier, ancien ministre, universitaire et homme politique de renom, briguait la présidence de la commission de l’UA, le second ‘’avait soutenu sa candidature et envoyé des émissaires un peu partout en Afrique’’, répond un autre analyste prié de décrypter le ‘’désamour’’ survenu entre les anciens ‘’compagnons’’ de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), qui a fait élire et réélire Macky Sall en 2012 et 2019. Selon plusieurs journaux, Abdoulaye Bathily aurait mis le Sénégal en garde contre un éventuel ‘’chaos’’ et décrié le refus de Macky Sall d’appliquer les conclusions des Assises nationales, une concertation à laquelle l’universitaire de renom a activement pris part. Une bonne partie de la presse relaye les propos de l’opposant Barthélémy Dias, le maire de Mermoz. M. Dias jure qu’il sera candidat à l’élection du maire de Dakar, malgré les réformes administratives menées par le gouvernement, lesquelles, à son avis, n’ont de finalité que la conquête du conseil municipal de la capitale par la majorité présidentielle. ‘’Ce n’est pas parce qu’on est incapable de gagner Dakar qu’on (…) doit faire disparaître Dakar’’, rapporte Vox Populi, citant Barthélémy Dias.
Selon WalfQuotidien, la Cour des comptes aurait été ‘’activée’’ dans le but d’empêcher M. Dias de se présenter à l’élection du maire de Dakar. 
‘’Candidat à la mairie de Dakar, Barthélémy Dias semble être dans le viseur du pouvoir, qui a réactivé l’affaire Ndiaga Diouf (dont la mort, lors de heurts à Dakar, a valu à M. Dias plusieurs mois de prison) et activé la Cour des comptes’’ pour que ladite juridiction mène une enquête sur la gestion faite de la mairie de Mermoz par l’opposant, rapporte le même journal.
Le Témoin Quotidien est préoccupé par le trafic des faux médicaments. La Gambie est ‘’la plaque tournante’’ de ce trafic, affirme-t-il. 
‘’En moins de deux semaines, près de 2 milliards de francs CFA de faux médicaments [ont été] interceptés par [les douanes sénégalaises]. Ces produits viennent de la Gambie voisine, devenue le hub, voire le laboratoire sous-régional des faux médicaments’’, lit-on dans Le Témoin Quotidien.
Le quotidien L’info considère le sommet France-Afrique, qui se tient à Paris, comme le prolongement de la Françafrique, la complicité entretenue par des dirigeants africains et français au détriment de l’Afrique et de ses populations. 
‘’La Françafrique autrement’’, écrit le journal, concernant le sommet dirigé par Emmanuel Macron. 
‘’Ce sommet est juste une façon de conquérir des marchés pour les entreprises françaises’’, soutient un économiste interrogé par le journal. 
‘’C’est juste la Françafrique qu’ils veulent remettre en place en utilisant d’autres moyens’’, a dit un autre économiste à L’info.
L’opposition de certains pays africains à l’annulation de leur dette est diversement appréciée en Afrique, selon EnQuête. L’Initiative pour l’annulation de la dette africaine, comme l’indique son nom, demande aux institutions multilatérales d’annuler la dette des Etats du continent. 
L’économiste El Hadj Mansour Sambe, lui, s’est rangé du côté de ceux qui ne veulent pas d’une annulation de la dette, un groupe de pays dont ferait partie le Bénin, selon lui. ‘’Si on accepte l’annulation, il y aura une conditionnalité sur notre budget (…) Aujourd’hui, même endettés, nous pouvons nous battre (…) et progresser ensemble’’, recommande M. Sambe dans une interview publiée par EnQuête.
Les quotidiens commentent également les heurts à l’origine de la mort de plusieurs centaines de personnes à Gaza, des Palestiniens pour la plupart.
‘’Netanyahu pourrait gagner la guerre’’, écrit Le Quotidien, foncièrement convaincu que le Premier ministre israélien ‘’n’aura jamais la paix, même s’il exterminait tous les habitants de Gaza’’. ‘’La Palestine reste, après la libération de Nelson Mandela et la fin de l’apartheid, l’une des dernières grandes causes de l’humanité’’, ajoute le même journal, estimant que ‘’le Sénégal ne doit pas être timide sur le sujet’’. ‘’Notre soutien ne doit pas manquer aux Palestiniens (…) A l’instar (…) de l’unité africaine, la cause palestinienne doit demeurer un marqueur de notre politique extérieure’’, conseille Le Quotidien aux autorités sénégalaises. Sud Quotidien dénonce l’indifférence d’une partie de la diplomatie occidentale, qu’il met en garde contre les conséquences d’une telle attitude. ‘’Un proverbe peul dit qu’une querelle de lézards près des feux d’une cuisine peut engendrer une catastrophe aux proportions incontrôlables, quand la queue d’un des reptiles fait sauter un tison, qu’une braise enflamme la toiture de la case où dormait un petit bébé, que la mère de l’enfant se précipite dans les flammes…’’ argue-t-il. 
‘’Demain, quand les extrémistes israéliens, qui sont tout près du pouvoir, mettront leurs menaces à exécution, les Européens et les Américains diront, comme ils l’avaient fait en 1944, qu’ils ne savaient pas…’’ ajoute Sud Quotidien.
Malgré les violences infligées par l’armée d’Israël aux civils de Gaza, il n’y a, s’indigne Tribune, ‘’aucune condamnation [venue] des organisations de défense des droits de l’homme si promptes à réagir pour dénoncer et condamner la non-reconnaissance des pires choix sexuels bannis par toutes les religions’’. ‘’Il est à craindre que cette zone (Gaza) soit (…) le lieu de conflits par procuration ou que les puissances globales y exportent leurs dissensions et contradictions, après les puissances régionales’’, avertit Le Soleil.