LE CADRE JURIDIQUE DES CATASTROPHES NATURELLES OU SANITAIRES À LA UNE

La promulgation de la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège élargie à la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires est un des sujets abordés par les quotidiens reçus mercredi à l’APS.
 ’’Etat d’urgence, la loi élargie’’, met en exergue Le Soleil. Le président de la République a promulgué, mardi, la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège élargie à la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires et décidé de maintenir le couvre-feu, de 21 h à 5 h du matin, sur l’étendue des régions de Dakar et Thiès.
 L’Assemblée nationale a voté, le 11 janvier, le projet de loi n°46/2020 modifiant la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège, élargie dorénavant aux catastrophes naturelles ou sanitaires.
 L’adoption de ce texte octroie aux ministres, gouverneurs et préfets la possibilité de prendre des ‘’mesures exceptionnelles’’ qui ne relevaient que des prérogatives du président de la République.
 ’’La modification applicable, consacre l’entrée en vigueur, d’un troisième régime juridique qui gouverne désormais la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires’’, a expliqué Seydou Guèye, ministre, porte-parole et Coordonnateur de la Communication de la présidence de la République.
 La nouvelle loi permet désormais au président de la République de prendre ’’certaines mesures de protection et de restriction sans la proclamation de l’état d’urgence ni passer par l’Assemblée nationale’’, souligne Le Quotidien qui affiche à sa Une ‘’Le nouveau régime de Macky Sall’’.
 Selon le journal, ’’le pays bascule dans la gestion des catastrophes et crises sanitaires (alors) que l’Assemblée nationale est privée du pouvoir de contrôle’’.
 ’’Fin de l’état d’urgence et de l’état de siège : Macky Sall inaugure un nouveau régime’’, note Walfadjri, soulignant que ‘’la nouveauté avec cette réforme réside dans le fait que des mesures de protection et de restriction des libertés peuvent être prises sans proclamer l’état d’urgence’’.
 Sur le front de la lutte contre la Covid-19, Source A constate que l’interdiction des rassemblements ‘’n’est pas appliquée dans le secteur informel’’. ‘’Même si les marchés de mercredi (Gueule Tapée) et de samedi (Allées du front de terre), dans la banlieue de Dakar, sont interdits, on assiste quotidiennement à des rassemblements de citoyens très denses. Sur l’avenue Bourguiba (…), se tient le plus normalement du monde une foire. Pas plus tard que dimanche dernier, le +louma+ de Dahra Djolof s’est tenu (…)’’, déplore le journal.
 Le journal Enquête relève un ‘’impact mitigé du religieux’’ dans la lutte contre la pandémie. ‘’Malgré l’engagement des autorités religieuses, la pandémie gagne du terrain ainsi que le déni de la maladie. Différents épisodes, depuis le début de la pandémie, sont venus….perturber le discours religieux’’, écrit la publication.
 Le quotidien L’As signale que le Sénégal est le deuxième pays en Afrique de l’ouest qui a enregistré le plus grand nombre de décès liés à la Covid-19. ‘’Avec 536 morts, le Sénégal occupe la deuxième place du classement des pays qui ont enregistré le plus de décès liés au coronavirus en Afrique de l’ouest. Il est devancé par le Nigeria’’, selon L’As.
 Pendant ce temps, le quotidien Kritik se fait écho de ‘’l’épuisement physique et psychologique’’ du personnel soignant. ‘’Depuis 9 mois, le système de santé du Sénégal est mis à rude épreuve, les médecins urgentistes et le personnel soignant affecté dans les centres de traitement des épidémies (CTE), dans les structures spécialisées et dans le transport médicalisé sont épuisés physiquement et psychologiquement’’, alerte dans le journal l’Association sénégalaise des médecins-urgentistes.
 Vox Populi annonce que le président de l’ONG Horizon sans frontières Boubacar Seye a été placé sous mandat, mardi, pour ‘’diffusion de fausses nouvelles’’ suite à ses propos sur la gestion d’un fonds de 118 milliards de francs Cfa débloqué par l’Union européenne (UE) au profit du Sénégal pour la lutte contre l’émigration clandestine.
 Libération signale que la plainte de Ousmane Sonko dans l’affaire des ’’94 milliards de francs’’ Cfa a été classée sans suite. ‘’Même à supposer établies, les infractions susvisées ne sauraient occasionner ou établir un quelconque préjudice ni directement ni personnellement pour l’auteur de la plainte ou quiconque à l’exception de l’Etat’’, selon les explications du juge rapportées par le journal.

LA PROPAGATION DU CORONAVIRUS À LA UNE

La montée en flèche des cas de coronavirus et des décès liés à cette maladie préoccupent les quotidiens qui sont également à l’écoute du président de la République concernant l’état d’urgence à Dakar et Thiès ‘’après l’épuisement des 12 jours’’.
 Le Soleil met l’accent sur ‘’la flambée’’ de cas de coronavirus à Kolack, Touba, Saint-Louis… et affiche à sa Une : ‘’Ces autres foyers de Covid-19 qui inquiètent’’. Le journal fait état de 632 nouvelles contaminations et 9 décès durant le week-end. ‘’11 000 malades suivis à domicile guéris. Pas de nouveaux variants au Sénégal à la date du 16 janvier 2021’’, selon le journal.
 Le ministère de la santé et de l’action sociale a fait état, ce dimanche, de 290 cas positifs à la Covid-19 sur un échantillon de 2239 tests effectués, soit un taux de positivité de 12,95%. Depuis le 2 mars, le Sénégal a notifié 23028 cas positifs au coronavirus dont 19224 guéris, 515 décès et 3288 patients sous traitement.
 Vox Populi dresse le bilan d’une ‘’semaine macabre’’ avec ‘’50 morts en 7 jours, 1783 nouveaux dont 1117 issus de la transmission communautaire’’. Et le journal de s’interroger : ‘’Après l’épuisement des 12 jours, Macky Sall va-t-il prolonger l’état d’urgence et si oui comment ?’’.
 ’’Bilan macabre du coronavirus’’, selon Walfadjri qui note que ‘’56 patients perdent la vie en une semaine’’.
 Le Quotidien met l’accent sur le traitement des malades à domicile et affiche à la Une : ‘’Vivre avec le virus’’. Le journal rapporte que 2980 malades sur 3288 sont suivis chez eux. Dans le journal, le Pr Souleymane Mboup rassure : ‘’Les séquences du Sénégal sont très loin des nouveaux variants’’ du coronavirus signalés dans de nombreux pays. 
 Source A souligne qu’après l’expiration des 12 jours de l’état d’urgence décrété dans les régions de Dakar et Thiès, ‘’tous sont à l’écoute de Macky Sall’’. ‘’La promulgation de la loi sur l’état d’urgence attendue aujourd’hui. Vers un nouveau décret. Et reste à savoir si le régime étendra les mesures à Diourbel, Kaolack et Saint-Louis où les cas de contaminations explosent’’, écrit le journal.
 L’Observateur note qu’avec la propagation du coronavirus et de sa létalité, ‘’Macky Sall est sous contrainte’’. Le journal évoque un possible durcissement des mesures restrictives ou le relèvement de l’heure du couvre-feu de 18h à 5h du matin les week-end. L’Obs annonce la réunion du Comité national de gestion des épidémies et la saisine de l’Assemblée nationale, aujourd’hui.
 Selon L’As, ‘’l’Etat entend proroger le couvre-feu’’.
 Le quotidien Enquête livre ‘’la vérité des chiffres’’ de la mortalité au Sénégal en 2020. ‘’Est-ce que les Sénégalais meurent plus à cause de la pandémie ? De 7 à 8 morts enterrés par jour en 2019, on est passé à 20 enterrements actuellement au cimetière de Yoff. Au cimetière de Bakhiya à Touba, 10 697 enterrements en 2019 contre 12 272 en 2020’’, lit-on dans le journal.
 La publication écrit : ’’Malgré la hausse du nombre de morts constatés un peu partout à travers les localités où l’enquête a été réalisée, il serait hâtif d’établir un lien direct avec la pandémie de coronavirus’’. 

LES PRÉPARATIFS DE LA VACCINATION CONTRE LE COVID-19 À LA UNE

Les mesures prises par l’Etat du Sénégal en vue de la vaccination contre le Covid-19 font partie des sujets les plus commentés par les quotidiens parvenus jeudi à l’APS. “Le ministère de la Santé et de l’Action sociale [cherche à] disposer [d’un] vaccin contre le Covid-19 afin de freiner la propagation du virus”, lit-on dans Kritik’. 
Mais “en attendant l’arrivée du vaccin”, le chef de l’Etat insiste “sur le respect des mesures barrières contre le Covid-19”, ajoute le même journal.
Sud Quotidien évoque “la guerre des vaccins”. “De la Chine à la Russie, en passant par la Russie, pour ne citer que ces pays, des laboratoires (…) ont mis au point des vaccins”, rappelle-t-il. La fabrication des vaccins est corrélée à “des enjeux géopolitiques et à une bataille des chiffres”, ce qui “donne le tournis aux pays sous-développés où les populations ne savent pas à quel vaccin se fier”, constate Sud Quotidien.
“La vaccination contre le Covid-19 est devenu un enjeu planétaire”, commente Lii Quotidien, selon lequel le Sénégal compte vacciner sa population entre fin mars et le premier trimestre de l’année prochaine.
“Même si une date n’est pas encore retenue, le chef de l’Etat et son gouvernement comptent entamer la campagne de vaccination contre le coronavirus, sur le territoire national, en fin mars”, lit-on dans L’As. 
On apprend de Source A que le ministre de la Santé a remis au chef de l’Etat une liste comprenant les noms de cinq firmes désirant vendre des vaccins au Sénégal. 
“La diplomatie du vaccin”, titre Le Quotidien, estimant que “derrière la course aux vaccins, il y a une bataille diplomatique”.
Concernant les autres sujets évoqués par la presse, L’Observateur, déclare que Diary Sow, l’étudiante sénégalaise portée disparue en France depuis plusieurs jours, a donné “signe de vie”. “Il y a des signes qui montrent que Diary Sow est en vie”, rapporte la même publication, citant une source anonyme. Selon Le Témoin Quotidien, la quantité de la production d’arachide en 2020 au Sénégal, estimée à 1,8 million de tonnes, est remise en question par certains producteurs. “Les chiffres du ministre de l’Agriculture [sont] contestés”, écrit-il, ajoutant que selon “de nombreux producteurs, ce chiffre est très beau pour être vrai”.
Tribune fait état de l’arrestation d’un collaborateur du ministre des Forces armées, Sidiki Kaba. Il s’agit d’un avocat qui avait été condamné à une peine de six mois avec sursis pour le délit d’abus de confiance. 
Le parquet général de la cour d’appel de Dakar a exigé son arrestation et a ordonné son emprisonnement immédiat, la personne mise en cause devant rembourser à un plaignant la somme de 30 millions de francs CFA, selon la même publication. Le Soleil s’est intéressé à la crise centrafricaine, où “une violente attaque” a été menée par des rebelles, dans la nuit de mardi. 
 “Tout Bangui s’est terré. Et nous avons fait de même dans nos hôtels où, des fenêtres, nous avons assisté, en tendant l’oreille et en furetant, au spectacle d’une ville vidée de ses habitants et plongée dans une ambiance de terreur”, rapportent des envoyés spéciaux du journal dans la capitale de la République Centrafricaine.
 Le journal EnQuête annonce que le parquet a requis huit mois d’emprisonnement ferme contre tous les prévenus de l’affaire Hiba Thiam, une jeune femme morte par overdose en avril dernier, aux Almadies, à Dakar.

Il affirme que le père de la défunte réclame un milliard de francs CFA aux personnes poursuivies pour la mort de sa fille.
WalfQuotidien est préoccupé par le “scandale” qui éclabousse le Crédit mutuel du Sénégal (CMS). “En éternelle crise, le CMS est en train d’être traversé par un tsunami qui risque de dévaster tous ses acquis”, révèle le journal, précisant que des responsables dudit établissement financier sont accusés de “tartufferie en bande organisée”. 
WalfQuotidien fait état de la vente d’un terrain appartenant au CMS à un acquéreur qui s’est fait prêter 700 millions de francs CFA par le même établissement financier, afin de l’acheter.

LE RAPPEL À DIEU DE SAYDA MARIAMA NIASS, UN DES SUJETS EN VUE

Les quotidiens parvenus lundi à l’APS rendent hommage à Cheikha Maryama Niass dont le rappel à Dieu samedi, à Dakar, à l’âge de 88 ans, est l’un des sujets les plus en vue dans les journaux.

“Hommages à un serviteur du Coran”, résume le quotidien Le Soleil, revenant sur le décès de Cheikha Maryama Niass (1932-2020), fille de Cheikh Ibrahima dit Baye Niass (1900-1975), dont toute la vie était dédiée exclusivement au Coran, au point que la défunte était surnommée Khadimatoul Khourane (celle qui est au service du livre saint), à Médina Baye, cité religieuse de Kaolack, ville du centre du Sénégal. “La vertueuse vie de Sayda Mariama Niass est intimement liée au Coran qu’elle a enseigné à des individus originaires de toutes les parties du monde. C’est cette âme dévouée à la promotion des valeurs de l’islam, fille d’El Hadj Ibrahima Niass, qui s’est éteinte, samedi dernier, à Dakar, à l’âge de 88 ans”, écrit Le Soleil. Le journal, relayant les réactions de plusieurs personnalités suite à ce décès, souligne l’émotion du khalife de Médina Baye et les mots du président de la République qui dit regretter “la perte d’+une grande promotrice de l’éducation des jeunes filles+”. L’Observateur note que les témoignages sont “unanimes” à propos de Cheikha Maryama Niass. “Au-delà de son amour pour le Coran, la défunte est décrite comme une personne très attachée aux enfants”, écrit ce journal. Avec sa disparition, “C’est le Livre saint qui perd l’une de ses plus grandes interprètes. La célèbre école située à la Patte d’Oie qui porte son nom devient orpheline”, relève le quotidien L’As, qui considère que la défunte était la “fidèle compagne” du Coran, sa “main droite”. Son rappel à Dieu “est considéré comme une grosse perte pour la Ummah islamique et notamment le Sénégal”, lit-on dans les colonnes du quotidien Enquête, lequel note que si la défunte n’est pas la seule fille de Baye Niass, en revanche elle “se distinguait au Sénégal et dans la sous-région, par sa maîtrise du saint Coran, son attachement à l’enseignement coranique et son engagement pour l’éducation des jeunes filles”. Il s’y ajoute qu’elle “ne s’est pas seulement servie de son ascendance pour se faire un nom, signale Walfquotidien. Au contraire, elle s’est fait remarquer à travers ses œuvres sociales”.  Il n’y a rien pourtant pour faire oublier complètement l’actualité politique, en embuscade dans plusieurs quotidiens, dont Walfquotidien qui donne la parole à l’ancienne présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Aminata Touré “crache ses vérité”, qu’il s’agisse par exemple de son ambition présidentielle ou de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), rapporte ce journal. Kritik’ fait état d’un “front anti troisième mandat” naissant, en titrant sur “La revanche des bannis de l’APR”, Aminata Touré justement, mais aussi Moustapha Diakhaté et autres Me Moussa Diop, personnalités en rupture de ban avec le parti présidentiel. Les journaux évoquent également le cas Déthié Fall, du nom de ce responsable du parti Rewmi de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, devenu président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) à la faveur d’un rapprochement avec le président de la République. Une perspective avec laquelle M. Fall n’est pas en phase, déchu du poste de vice-président de Rewmi avant d’être nommé secrétaire national chargé du développement industriel. Un poste qu’il dit décliner, avant de donner rendez-vous “très prochainement” pour un engagement politique “exclusivement orienté au service du peuple sénégalais”. Un message repris par plusieurs journaux, de Tribune à Vox Populi (“Idy rétrograde Déthié Fall qui crache sur le poste”) en passant par L’Observateur. “Déthié Fall-Idy. L’acte de divorce”, affiche ce journal. “Déthié Fall compte faire une déclaration politique, qui sera certainement attendue par les Sénégalais, au courant du mois de janvier 2021, pour faire ses adieux à sa formation politique”, annonce L’Observateur. 

DIVERS SUJETS FONT LE MENU DES QUOTIDIENS, DONT LE PROJET DE SUPPRESSION DE LA MAIRIE DE DAKAR

Les quotidiens parus mardi à l’APS traitent de divers sujets se rapportant à la politique, à l’économie et aux faits de société, quelques journaux continuant de s’intéresser au projet de suppression de la ville de Dakar, déjà évoqué la veille.
Une image valant mille mots, le journal Enquête, par exemple, affiche en première page une photo grandeur nature de l’édifice communal de la capitale. “La polémique enfle”, affiche le journal pour mieux revenir sur ce projet annoncé par le ministre des Collectivités Territoriales, du Développement et de l’Aménagement du Territoire. “Faut-il supprimer le statut de ville de Dakar ? Le ministre a défendu ce dimanche l’idée qui provoque une réaction en chaîne. Experts et politiciens se prononcent et argumentent sur le sujet”, écrit le journal. Sur ce registre des réactions, le journal Le Quotidien rapporte celle du ministre de la Santé et de l’Action sociale : “Suppression des villes : Pas un cas pour Diouf Sarr”, titre ce journal, faisant ainsi un clin d’œil à la pandémie avec les “cas” de coronavirus. Selon le ministre, “le plus important n’est pas l’appellation mais le contenu.  Sud Quotidien note qu’après “plusieurs tentatives soldées par des échecs, le pouvoir en place ne cache plus son intention de modifier les règles dans le choix des dirigeants de villes afin de pouvoir ainsi exercer son contrôle sur la capitale sans passer par la voie électorale”. De cette manière, le président Macky Sall compte “+dribble+ le suffrage !”, indique le journal via sa manchette.   Pas tout à fait sur le même sujet, mais pas très loin non plus, le journal Kritik’ parle de l’ancien maire de Dakar à sa une avec le titre : “Trois ans après sa descente aux enfers, Khalifa Sall dragué à tout va”.  “Vendu par Souleymane Jules Diop, courtisé par Ousmane Sonko, Khalifa Ababacar Sall est brandi comme un héros par son clan, alors que pour le pouvoir mesquin et machiavélique, il s’agit d’un trophée de guerre à coupler avec les autres pointures qui ont baissé casaque devant les offres politiques de Macky Sall”, commente le journal. Dans cette brèche conduisant aux stratégies politiques d’alliances et de contre alliances, la Tribune parle du “retour” aux côtés du président Sall, de l’ancienne Premier ministre et ex présidente du Conseil économique social et environnementale (CESE), Aminata Touré, récemment relevée de ses fonctions au profit du président du parti Rewmi, Idrissa Seck. “Macky travaille Mimi et le clan des frustrés”, indique le journal, placardant à sa une photo représentant les deux concernés face à face.  Le Témoin quotidien signale sur un tout autre sujet que si le chef de l’Etat sénégalais a fait acte de présence à l’investiture de son homologue ivoirien Alassane Dramane Ouattara, Macky Sall a en revanche zappé Alpha Condé.
Le journal révèle que le chef de l’Etat, officiellement invité par son homologue guinéen, se fera représenter par une forte délégation. Walfquotidien parle de la vie du parti de l’ancien président Abdoulaye Wade avec le “placement des cartes” d’adhérents de cette formation, un processus suscitant une “division” de ses membres. “Le PDS entame sa mue dans la division”, souligne le journal qui revient dans ses colonnes sur les “divergences” et la “guerre de positionnement pour le contrôle des sections communales dans le département de Pikine qui risque d’être rude”. Sur un tout autre sujet, le quotidien national Le Soleil propose à ses lecteurs un reportage sur le devenir des enfants après l’école coranique, histoire de parler de “l’apprentissage, la porte de l’emploi des talibés”. Le quotidien L’Observateur a aussi choisi de traiter de questions de société, le journal revenant sur une vidéo qui circule depuis quelques jours sur la nouvelle “doctrine religieuse” d’une ’’secte’’ musulmane localisée à Kolda (sud). “Confidences exclusives sur la secte Mbakerouhou”, titre L’Observateur. Le journal revient en détails sur “la mort par balle du +prophète+ Al Hassane Ba, la +Kaaba+ érigée au centre du village, les témoignages du maire de Bourouco et l’histoire singulière du gourou Daouda Bâ et de sa banque de financement”. Vox Populi parle de FRAPP et Y’en a marre au secours de Assane Diouf, alors que Libération traite d’un sujet relatif au service de contrôle des impôts et domaines, lequel se retrouve selon le journal “au cœur d’un banditisme foncier en série’’. Le journal parle d’un “scandale sans fin”.

LA HAUSSE DES CAS DE COVID-19 ET LE PROJET DE SUPPRESSION DE LA VILLE DE DAKAR À LA UNE

Les quotidiens parvenus lundi à l’APS traitent de divers sujets parmi lesquels la hausse des cas de Covid-19 relevée depuis deux semaines et le projet de suppression de la ville de Dakar évoquée par le ministre des Collectivités territoriales.
“Flambée des cas de Covid-19 : Le dispositif de prise en charge sera réactivé”, annonce par exemple Le Soleil au sujet de la hausse notée des cas de COVID-19 ces deux dernières semaines, après une réelle tendance baissière de près d’un mois.  Selon ce journal, le ministre de la Santé et de l’Action sociale Abdoulaye Diouf Sarr, en visite samedi dans les centres de traitement des épidémies à Dakar, a annoncé la réactivation du dispositif de prise en charge mis en veilleuse.  Le journal signale en effet que plusieurs localités du Sénégal ont enregistré des cas de COVID durant le week-end. La situation est telle que face à la “propagation fulgurante” des nouvelles contaminations, le gouverneur de Dakar Al Hassan Sall, a décidé de barricader Dakar, indique le quotidien L’AS.  Et de relever que “compte tenu de la courbe ascendante de la pandémie de Covid-19 notée dans la capitale qui concentre plus de 50% des cas répertoriés sur l’étendue du territoire national, le Gouverneur de Dakar a pris une batterie de mesures de restrictions afin de limiter la propagation du virus dans la région”. “Hausse des cas les CTE réanimés”, écrit le quotidien en première page, pour réserver sa manchette au projet de suppression de la ville de Dakar, avec cette manchette : “Approfondissement de l’acte 3 : Ville débat”.  “Oumar Guèye annonce la suppression des villes de Dakar, Guédiawaye, Rufisque et Thiès”, rapporte-t-il au sujet de l’annonce du ministre des Collectivités territoriales. Pour le journal “c’est un gros pavé dans la mare politique”. Il signale que le ministre des Collectivités territoriales du développement et de l’Aménagement du territoire lie la tenue des élections locales à une réforme générale des collectivités territoriales et précisément la suppression des villes précitées. Mais “ce projet de suppression de la ville-collectivité locale n’a-t-il pas de soubassements politiques alors que Dakar est encore entre les mains d’une proche de Khalifa Sall ?’’, s’interroge L’As. “Suppression de la ville de Dakar : Omar Guèye vend la mèche”, renchérit Walfquotidien, qui note à Une : “Politique politicienne : Macky Sall à fond la caisse”. Il inscrit dans ce cadre “la traque des biens mal acquis”, les “affaires Karim et Khalifa”, le dernier référendum, le dialogue national et la question du parrainage. Le journal en conclut que “Macky Sall et son régime tiennent coûte que coûte à diriger et prendre le contrôle de la mairie de Dakar”. Le journal Enquête s’intéresse à un autre sujet politique en titrant : “Suppression Primature : Macky Sall joue et perd”, avec en première page une photo du président Macky Sall et de son ancien Premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dione. A en croire le journal, le chef de l’Etat sénégalais songe à ramener le poste de Premier ministre. Le journal L’Observateur se démarque de la politique et autres sujets liées au COVID pour un focus sur les jeux de hasard. “Lonase, révélations sur la machine à rêve des sénégalais”, peut-on ainsi lire à la Une de ce journal.  En chiffres, L’Observateur enseigne que le pari sportif a rapporté 68 milliards de francs CFA à la Loterie nationale sénégalaise pour 70 milliards versés aux parieurs en 2019. De “gros chiffres qui prouvent l’accoutumance des Sénégalais aux jeux de hasard”. Le journal de relater dans ses colonnes l’histoire insolite de Poker, “l’homme qui a réveillé sa femme en pleine nuit pour parier son matelas”. Le quotidien Vox Pop met en vedette l’ancien international de football de la génération 2002, Ferdinand Coly, qui revient sur le rappel à Dieu de son co-équipier Pape Bouba Diop. “Le destin avait choisi son héros parmi nous”, déclare l’ancien Lion à la Une du journal. Pour Coly, c’est Pape Bouba Diop qui a été honoré mais les footballeurs de la génération 2002 sont comme des soldats qui ont été au service de leur pays. 

LA DEUXIÈME VAGUE DE COVID-19 À LA UNE

 La deuxième vague de Covid-19 officiellement reconnue par le ministre de la Santé et les mesures de protection et de restriction décidées dans la foulée par son collègue de l’Intérieur sont largement commentées par les quotidiens reçus vendredi à l’APS.
 Libération reprend à sa Une le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, lequel affirme : ‘’Nous sommes dans la deuxième vague’’. Le ministre s’exprimait, jeudi, lors d’une conférence de presse du gouvernement.
 ’’Il faut se rendre à l’évidence et constater qu’à la 45e semaine de gestion de la pandémie, nous avons vu un phénomène exceptionnel se produire. Nous ne pouvons plus faire dans la tolérance, s’il le faut, on ira jusqu’aux mesures contraignantes’’, a déclaré Abdoulaye Diouf Sarr.
 Signe que la pandémie a bien repris, le ministère de la Santé et de l’Action a rapporté jeudi 101 nouvelles contaminations de Covid-19 et deux décès enregistrés au cours des dernières 24 heures.
 Le Soleil aussi reprend à sa Une le ministre : ’’S’il le faut, on corsera les mesures’’.Le Sénégal est ‘’au creux de la seconde vague’’, selon le journal Kritik, notant que ‘’le virus reprend sa tuerie’’.
 Selon Sud Quotidien, ‘’Abdoulaye Diouf Sarr a confirmé la réalité de la deuxième vague de Covid-19, corroborée par la hausse croissante des cas de contaminations’’.
 ’’Le Sénégal est confronté à une deuxième vague de contaminations du coronavirus. Abdoulaye Diouf Sarr qui l’a avoué hier (….) a fortement insisté sur le respect des gestes barrières pour, dit –il, vaincre définitivement la maladie’’, écrit Source A.
 La publication donne les ‘’détails’’ de la situation à l’Assemblée nationale confrontée à des cas de contaminations, obligeant l’institution à tenir ses séances budgétaires à, huis clos.

’’Les nerfs sont tendus à l’Assemblée nationale. Pour cause, trois députés sont actuellement internés dans un hôpital de la place après avoir présenté de forts signes de positivité au coronavirus’’, écrit le journal.
 Officiellement, une députée est décédée mercredi des suites du Covid-19 et un élu de l’opposition a annoncé avoir été testé positif.
 L’Observateur fait état de ’’5 cas confirmés dont 2 dans un état grave’’. Les quotidiens se font écho de l’arrêté pris par le ministère de l’Intérieur pour ’’limiter la propagation de la pandémie de la Covid-19 (…)’’. Le port du masque de protection est obligatoire dans les services de l’Administration publique, quel qu’en soit le mode de gestion, les services du secteur privé, les lieux de commerce, les moyens de transport public. Les rassemblements sont interdits dans les plages, les terrains de sport, les espaces publics et les salles de spectacle. ’’Toute violation de ces mesures sera punie par les peines prévues par les lois et règlements en vigueur’’, a averti le ministre de l’Intérieur. ’’La Covid-19 annule les fêtes de fin d’année’’, affiche à sa Une La Tribune qui souligne que ’’le ministre de l’Intérieur est entré dans la danse pour interdire tous les types de rassemblement sur les plages, salles de spectacles, espaces publics, salles de sport’’.
 Pour L’As, ’’la Covid-19 douche artistes, fêtards et sportifs’’ tandis que pour Vox Pouli, ’’Antoine Diom interdit tout’’.

’’Le ministre de la Santé et de l’action sociale a reconnu que le Sénégal fait face à une nouvelle vague de la pandémie de coronavirus’’, selon Le Quotidien qui affiche à sa Une : ‘’Hausse des cas, nouvelles mesures restrictives : ça 100 mauvais !’’.

LA HAUSSE DES CAS DE COVID-19 PRÉOCCUPE LES JOURNAUX

 Les inquiétudes liées à la remontée de la courbe de contamination du nouveau coronavirus et les missions de la ’’Task-force républicaine’’ de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir) sont les principaux sujets au menu des quotidiens reçus lundi à l’APS.
 Lii quotidien s’alarme de la tendance haussière de la pandémie de Covid-19 et affiche à sa Une : ’’Les cas explosent, les autorités s’affolent’’. 
 ’’La crainte d’une seconde vague de contaminations de Covid-19 hante le sommeil des autorités étatiques. Depuis l’annonce par le président Macky Sall en conseil des ministres du durcissement des mesures de lutte contre la Covid-19 avec le port obligatoire du masque (…), les forces de l’ordre sont sur le pied de guerre’’, note le journal.
 ’’Elles ont démarré depuis dimanche, le contrôle de tous les véhicules de transport en commun en procédant à des arrestations suivies de paiement d’une amende de 3000 francs Cfa’’, selon Lii quotidien.
 Libération signale qu’entre samedi et dimanche, 180 nouveaux cas de Covid-19 et un décès lié à la maladie ont été enregistrés. Le journal rapporte que le ministre de la Santé et de l’Action sociale a encore sonné l’alerte : ‘’Nous ne sommes pas à l’abri d’une seconde vague’’.
 L’Observateur rapporte que ‘’la hausse exceptionnelle des cas de patients atteints de Covid-19 commence à inquiéter sérieusement les centres de traitements des épidémies (CTE) du ministère de la Santé (…). Face à la nouvelle vague de contaminations, les deux structures d’accueil encore ouvertes-Dalal Jamm et Fann-sont submergés par l’affluence des malades’’.
 En politique, L’As signale que Macky Sall multiplie les audiences pour recoller ‘’les lambeaux de l’Alliance pour la République ’’.

Selon le journal, Macky Sall a reçu le week-end son vieil ami Moustapha Cissé Lô. Moustapha Diakhaté et Yaya Sow sont sur ‘’la liste des cibles’’, croît savoir le journal.
 Le journal fait aussi savoir qu’une trentaine de responsables du parti ont été désignés pour composer une équipe ‘’dans le but de défendre la vision du chef de l’Etat et de lui servir de boucliers et éventuellement assurer sa relève. Ils se sont retrouvés à Saly Portdual dimanche. La ‘’troupe’’ a été baptisée ‘’Task-force républicaine’’.
 Cette ‘’task-force’’ est ‘’la nouvelle voix de l’APR’’, selon le quotidien Enquête qui explique que ‘’face à la crise qui couve dans le parti, Macky Sall arme ses jeunes loups pour +porter le combat politique’’.

‘’Le président a choisi 7 ministres, 3 députés et 20 directeurs généraux pour constituer sa Task-force républicaine’’, écrit Enquête.
 Pour Source A, ‘’ce bataillon de responsables est chargé de prendre en charge la réflexion, de porter des initiatives politiques et de préparer à assurer la relève et la pérennisation du parti présidentiel’’.
 ’’Macky Sall aiguise ses seconds couteaux’’, selon Kritik qui écrit : ’’Les enjeux autour du mandat présidentiel, les options politiques du chef de l’Etat, le devoir de survie dans une période de recomposition politique mais aussi et surtout de redorer l’image de l’APR et la gouvernance de Macky Sall. Les missions assignées aux trente débatteurs du parti présidentiel augurent des joutes verbales acerbes avec l’opposition. Le ton a été donné, hier, à Saly, avec la bénédiction du Palais’’.
 Sud Quotidien s’intéresse à l’impact des retrouvailles Macky Sall-Idrissa Seck et titre : ’’Bennoo en danger de mort !’’. Pour le journal, les retrouvailles entre le président de la République et son principal opposant lors de la dernière élection présidentielle (….) remettent à l’ordre du jour la question de l’avenir de la majorité au pouvoir depuis 2012’’, estime Sud.

LA MORT DE MIGRANTS CLANDESTINS À LA UNE

La mort de migrants clandestins après l’explosion de leur pirogue au large de Mbour est un des sujets en exergue dans les quotidiens reçus lundi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
 ’’Hécatombe au large de Mbour’’, selon Libération, soulignant qu’au moins 20 jeunes originaires du quartier Pikine de Saint-Louis ont trouvé la mort après l’incendie qui s’est déclaré vendredi à bord d’une pirogue transportant des migrants. ‘’Mais le bilan est sûrement plus lourd’’, pense le journal.
 La Marine nationale a intercepté vendredi, dans le cadre de l’opération Frontex, deux pirogues de migrants clandestins au large de Dakar et de Mbour, avec à bord plus de 160 personnes, selon la Direction des relations publiques de l’information des armées (DIRPA)  Une des pirogues a été découverte par un patrouilleur espagnol qui se trouvait dans la zone, à 80km au large de Mbour, suite à un incendie qui s’est déclaré à bord de la pirogue. La vedette Anambé et le patrouilleur Ferlo de la marine nationale sénégalaise se sont portés sur les lieux et ont pu ainsi secourir 51personnes. La Tribune s’émeut également de cette émigration clandestine ‘’aux allures de drame’’. ‘’C’est triste (….) pour la ville de Saint-Louis où 20 jeunes gens ont péri en mer (…). La ville (…) était plongée dans l’émoi total, pour ces 20 jeunes qui voulaient rejoindre l’Europe (…)’’.
 Parlant de cette ‘’résurgence’’ du phénomène ‘’Barça’’ ou ‘’Barskh’’ (arriver à Barcelone ou mourir), Sud Quotidien affiche à sa Une : ‘’Toutes voiles dehors vers l’Europe’’. 
 ’’L’émigration clandestine par la mer a repris ces dernières semaines. Des arrestations dans les lieux de départ, comme à Saint-Louis, Mbour et à Dakar sont fréquemment notées (…) Si certains pensent à une recrudescence du phénomène, des analystes de la question parlent d’une médiatisation qui remet sur la table un voyage qui n’a jamais connu de répit malgré la Covid-19’’, écrit Sud.
 ’’Drame de l’émigration clandestine, Saint-Louis perd 20 jeunes en mer’’, souligne L’As, relevant que trois passeurs sont été arrêtés à Mbour. Walfadjri rapporte qu’une vingtaine de jeunes saint-louisiens périssent en mer.Source A pleure ‘’des dizaines de morts’’ et écrit : ‘’Au moment où certains épiloguent sur l’éventualité d’un troisième mandat de Macky Sall, la jeunesse sénégalaise est de plain-pied dans l’aventure périlleuse de ‘’Barça’’ ou ‘’Barsakh’’.
 Selon Vox Populi, ‘’plus de 100 jeunes de Saint-Louis périssent en mer’’ après l’explosion d’une pirogue à bord de laquelle se trouvaient 200 personnes. ’’Une hécatombe !’’, s’exclame Enquête qui écrit : ‘’Selon des sources sécuritaires, le bilan de l’explosion de la pirogue pourrait monter jusqu’à 140 morts. Pouvant contenir 200 personnes, elle était remplie, selon les rescapés. Les 5 convoyeurs ont été arrêtés’’.
 L’Observateur qui raconte ‘’l’horreur’’ des rescapés écrit : ‘’Ils ont vécu l’enfer et ont côtoyé la grande faucheuse des heures durant sous la menace d’une mer agitée’’.

LES HEURTS POSTÉLECTORAUX EN GUINÉE À LA UNE

– Les violences consécutives à l’élection présidentielle en Guinée préoccupent la presse quotidienne sénégalaise. Plusieurs médias ont annoncé une dizaine de morts dans les violences survenues en Guinée après le scrutin présidentiel de dimanche dernier, au terme duquel l’opposant Cellou Dalein Diallo s’est autoproclamé vainqueur.  Mais Alpha Condé, le président sortant, est en tête, selon les résultats publiés mercredi par la Commission nationale électorale indépendante (Céni). Une manifestation des partisans de M. Diallo s’est tenue mercredi à Dakar. Et les manifestants ont été sommés par les forces de l’ordre sénégalaises de s’éloigner des alentours de l’ambassade de leur pays à Dakar, selon Tribune.  ‘’Au moment où les partisans de Cellou Dalein Diallo [protestaient] en Guinée contre un hold-up électoral, à Dakar, des membres du camp de l’opposant ont envahi les locaux de l’ambassade de la Guinée à Dakar’’, rapporte le même journal, selon lequel 12 personnes ont été tuées dans les violences postélectorales survenues dans ce pays voisin du Sénégal. ‘’La tension monte à Dakar et à Conakry’’, écrit Source A, qui annonce l’arrestation d’une dizaine de manifestants dans la capitale sénégalaise. Il y a ‘’déjà plus de 10 morts depuis dimanche’’, lit-on dans Le Témoin Quotidien, qui annonce ‘’un troisième mandat tâché de sang pour Condé’’. ‘’Dès la proclamation des premiers résultats donnant Alpha Condé largement vainqueur de l’élection présidentielle du week-end dernier, la Guinée (…) a renoué avec ses vieux démons postélectoraux’’, ajoute-t-il. ‘’C’était le scénario redouté par de nombreux Guinéens, celui des violences postélectorales’’, affirme Lii Quotidien. ‘’Le sang coule en Guinée. (…) Dans la banlieue de Conakry, la colère (…) embrase les quartiers’’, rapporte L’Observateur. A Dakar, ‘’ça chauffe déjà au sein de la communauté guinéenne’’, fait remarquer Vox Populi, annonçant, comme d’autres journaux, que l’ambassadeur de la Guinée au Sénégal a été ‘’exfiltré’’ par la Brigade d’intervention polyvalente sénégalaise, lorsque des manifestants en colère ont envahi l’ambassade de leur pays. L’‘’exfiltration’’ du représentant de l’Etat guinéen au Sénégal ‘’n’a pas diminué l’ardeur et l’opiniâtreté des manifestants, qui ont préféré inhaler les gaz lacrymogènes que de rentrer chez eux’’, selon Le Quotidien. ‘’On se dirige vers le chaos’’, déclare un journaliste politique guinéen interrogé par EnQuête. ‘’La position du Sénégal est très délicate. Mais, à travers sa diplomatie, il peut agir, d’autant plus qu’il y a une forte communauté guinéenne ici (au Sénégal)’’, ajoute-t-il. ‘’La tension monte jusqu’au Sénégal’’, écrit L’As, WalfQuotidien estimant, pour sa part, qu’Alpha Condé ‘’déroule la stratégie du chaos’’. ‘’Lentement mais sûrement, Alpha Condé et son bras armé, la Céni, sont en train de fabriquer une victoire électronique. Si cette forfaiture passe, la Cédéao, rendue coupable de non-assistance de peuple en danger, devra mettre Jammeh en selle’’, commente le même journal. ‘’Je gagne ou c’est le chaos. C’est à cette alternative fermée que le président sortant de la Guinée, Alpha Condé, veut visiblement soumettre son peuple’’, ajoute WalfQuotidien. ‘’Toutes choses étant égales par ailleurs, il n’y a aucune différence entre la supposée réélection de Condé, qui se passe sous nos yeux, et celle de Jammeh qui lui avait valu d’être exfiltré comme un trafiquant de cocaïne et exilé en Guinée Equatoriale’’ par la Cédéao, soutient-il, en souvenir de la décision prise en 2017 par la Cédéao, contre le président sortant de la Gambie. Yahya Jammeh refusait de céder le palais présidentiel au candidat déclaré vainqueur, Adama Barrow. La guerre des chefs au Parti socialiste continue de préoccuper les quotidiens. ‘’C’est à qui tuera l’autre dans cette guerre de leadership. Rassurez-vous, nous sommes loin de la Guinée (…) Ce combat, c’est au Sénégal qu’il se mène, entre le ministre Serigne Mbaye Thiam et la présidente du Haut Conseil des collectivités territoriales, Aminata Mbengue’’, commente Le Témoin Quotidien. ‘’Selon les connaisseurs des corridas politiciennes sénégalaises, il débouchera immanquablement sur un meurtre’’, poursuit le journal, concernant la rivalité – réelle ou supposée – entre Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye. Ils se disputent la succession du défunt Ousmane Tanor Dieng à la tête du Parti socialiste, selon les quotidiens. Sud Quotidien déclare que ‘’le report des [élections] locales se précise’’ en raison des ‘’retards’’ constatés dans le lancement de l’audit du fichier électoral. Ces élections (conseils municipaux et départementaux) initialement prévues en 2019 ont été reportées en mars 2021.