LES SUJETS DE SOCIÉTÉ OCCUPENT LES DEVANTS

Les sujets de société dominent l’actualité traitée par les quotidiens parvenus, lundi, à l’Agence de presse sénégalaise.

Libération ouvre sur une opération de la gendarmerie qui a débouché sur le ’’sauvetage’’ de 22 enfants, des ressortissants de la Guinée Bissau et de la Guinée Conakry.


‘’Ils étaient réduits à l’esclavage par un individu se disant marabout. Il a été cueilli, samedi, au matin à l’ancienne piste située entre les quartiers de Mermoz et de Ouakam lors d’une opération de la légion-ouest de la gendarmerie’’, rapporte le journal.


Il raconte que les enfants, qui vivaient dans des conditions inhumaines, se réveillaient à 6 heures du matin et étaient ensuite déposés par une voiture à différents points stratégiques de Dakar pour qu’ils mendient. Ils n’étaient récupérés que le soir, à partir de 20 heures.


Sud Quotidien s’intéresse à un litige foncier opposant une société immobilière à des populations de Dougar, une localité de la commune de Diamniadio, dans le département de Rufisque.

Le journal signale une nouvelle tournure dans ce différend avec la décision des populations de traduire en justice la société Peacoke Investment.


Il rappelle que cette affaire est partie de la signature en juillet 2010 d’un décret affectant 80 hectares de terre à une société malaisienne dans le cadre du programme ‘’une famille, un toit’’.


‘’Le projet n’ayant pas abouti, les terres ont été réaffectées à une société marocaine pour la construction de logements sociaux. Pour les populations de Dougar, les terres concernées par décret étaient situées sur le site actuel de la brigade de gendarmerie’’, fait observer la publication.


Pendant ce temps, l’AS quotidien met en avant des propos attribués au président de la République : ‘’Il est impensable que l’homosexualité soit légalisée au Sénégal’’.


‘’Tel un serpent de mer, la question de l’homosexualité revient toujours au-devant de l’actualité malgré la fermeté affichée par le chef de l’Etat. Le week-end dernier, le président de la République a réitéré à des religieux qu’il a reçus en audience que tant qu’il sera à la tête du Sénégal, il est impensable que l’homosexualité soit légalisée dans le pays’’, croit savoir le journal.


Le Soleil, à travers un reportage, propose une plongée dans la localité d’Assoumoune, antérieurement dévastée par la rébellion casamançaise.

‘’Victimes de l’irrédentisme casamançais, beaucoup de villages peinent à reprendre une vie économique. Assoumoune, situé dans la commune de Simbandi Balante n’est pas de ce lot. Théâtre d’attaques des rebelles au début et au milieu des années 1990, la localité renaît de ses cendres pour devenir le premier producteur de riz dans le département de Goudomp grâce à la bravoure qui colle à la peau de ses habitants’’, assure le quotidien.


De son côté, Kritik évoque les grandes lignes et la substance du projet de loi de finances rectificatives (LFR) 2021 que le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo doit défendre dans les prochaines jours, devant l’Assemblée nationale.


‘’Le projet de LFR 2021 est arrêté à hauteur de 3.170,4 milliards de francs en recette et 3.987,5 milliards de francs en dépense, fait ressortir un déficit budgétaire de 817 milliards de francs, soit 5, 4 % du Produit intérieur brut et corrige à la baisse la croissance économique attendue à 3, 7 % contre 5, 2 % comme prévision initiale’’, indique le journal.


Dans les quotidiens, l’actualité politique s’inscrit en ligne de mire des prochaines élections locales sur fond d’affirmations d’ambitions et de retrouvailles.

C’est ainsi que Le Quotidien évoque des ‘’relations assainies’’ au sujet des retrouvailles entre l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba et le directeur des structures du parti présidentiel, Mbaye Ndiaye, deux responsables de l’Alliance pour la République basés aux Parcelles Assainies, une municipalité de la banlieue de Dakar.

Dans les colonnes de Vox Populi, l’ancien maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye, fait part de son ‘’obsession de vouloir changer les choses’’ dans sa ville natale.


‘’Ma candidature à la mairie est un sacerdoce. Je ne peux pas me résoudre à voir Saint-Louis réduite à une succursale familiale, pour satisfaire l’ego d’un beau-frère’’, y déclare-t-il en faisant notamment allusion au maire sortant, Mansour Faye, frère de Marième Faye Sall, épouse du chef de l’Etat.
 



AKS

L’ARRESTATION DE BOY DJINÉ À LA UNE

Baye Modou Fall est la vedette des quotidiens qui racontent, pour leur édition de ce vendredi, l’arrestation du célèbre prisonnier surnommé Boy Djiné, quelques jours après son évasion d’une prison dakaroise.
Il a été arrêté par la gendarmerie à Missirah, dans la région de Tambacounda (est). ‘’Baye Modou Fall devra dire comment il a quitté l’établissement pénitentiaire et si oui ou non il a été aidé lors de sa fuite’’, commente Tribune. Selon ce journal, Boy Djiné est placé en détention préventive pour plusieurs vols et braquages. ‘’Sa cavale n’a duré que le temps d’une rose (…) Réputé espiègle et rusé, l’as de l’évasion a commis des erreurs de débutant pour finir dans les nasses’’ de la gendarmerie, affirme L’info. Sa fuite est jugée spectaculaire, mais il est tombé ‘’comme un débutant’’, estime Le Quotidien. L’info rappelle que l’évasion du célèbre détenu a coûté son poste au directeur de la prison de Liberté 6, Baye Alley Konté, qui s’est fait remplacer.
Le Témoin Quotidien tire son chapeau aux gendarmes et estime que la raison invoquée par le prisonnier est une preuve des ‘’nombreux dysfonctionnements de notre justice et des rigueurs de la vie carcérale qui ne s’appliquent pas de la même manière à tout le monde’’. Selon les quotidiens, dans une interview avec la chaîne privée iTV, Boy Djiné a invoqué une longue détention préventive lorsqu’il lui a été demandé de s’expliquer sur ses nombreuses évasions. Une bonne dizaine, selon diverses sources. ‘’Cet énième coup de l’as de l’évasion a écorné l’image de la justice sénégalaise (…) La crédibilité des forces de sécurité et la sécurité des lieux de détention ont été remises en cause’’, réagit Kritik’.
EnQuête raconte un incident d’audience survenu au tribunal de grande instance de Diourbel (centre), entre un magistrat et l’avocat Abdoulaye Babou. ‘’Des proches du khalife général des mourides ont rendu visite au substitut du procureur de la République pour lui manifester leur soutien et se démarquer des propos de l’avocat’’ et ancien député, rapporte le journal. Une plainte du magistrat plane sur la tête de Me Babou, qui déclare : ‘’Je dis et je réaffirme que je ne permets à personne de piétiner ma foi.’’
L’As annonce une assemblée générale des francs-maçons sénégalais prévue samedi, à Dakar. Lors de cette rencontre, ‘’les francs-maçons sénégalais vont introniser le nouveau Grand maître de la Grande loge du Sénégal’’, ajoute le journal, s’appuyant sur des informations reçues de Jamra, une organisation non gouvernementale sénégalaise, d’obédience islamique. 
Jamra met l’opinion en garde contre la ‘’propagande’’ de ladite loge maçonnique. ‘’Une signature qui inspire confiance’’, écrit Le Soleil, concernant la présence de l’Etat du Sénégal dans les marchés financiers. 
Il rappelle que l’Etat sénégalais a procédé pour la première fois à une émission d’eurobonds (obligations souveraines) en 2009. ‘’Dix ans après, observe Le Soleil, la signature de notre pays continue à inspirer confiance sur les places financières.’’ La preuve, selon le journal : la récente émission d’eurobonds qui a connu un ‘’succès’’, avec la levée de 508 milliards de francs CFA, pour un taux d’intérêt de 5,375 % et une maturité de seize ans.
‘’Cette opération montre que le Sénégal est à l’écoute des marchés financiers et surveille les opportunités pour améliorer le profil de sa dette. C’est rassurant, car la dette extérieure du Sénégal est importante’’, a expliqué à WalfQuotidien le banquier et ancien Premier ministre Abdoul Mbaye. Selon L’Observateur, Moustapha Niasse s’apprête à quitter la direction de l’Alliance des forces de progrès (AFP). Le président de l’Assemblée nationale a promis d’aider à ‘’rajeunir’’ la direction de l’AFP, lors du prochain congrès de cette formation politique qu’il dirige depuis une vingtaine d’années, annonce le journal. Sud Quotidien relève le ‘’clair-obscur’’ du gouvernement concernant le nouveau découpage administratif de la région de Dakar. Il y a eu un ‘’goût d’inachevé’’, malgré les assurances données jeudi par le ministre de l’Intérieur et son collègue chargé des Collectivités territoriales, concernant l’‘’impact’’ du réaménagement territorial de la région, affirme le journal.
Cette réforme a été dénoncée par une partie des populations du département de Rufisque, qui ont crié au conflit d’intérêts, le ministre chargé des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, étant en même temps maire de Sangalkam.  Le réaménagement de la carte de la région de Dakar aurait été fait au profit exclusif de la mairie qu’il dirige, selon certains observateurs, ce que nie M. Guèye.

ESF/ASG

LE NOUVEAU DÉCOUPAGE DE LA RÉGION DE DAKAR À LA UNE

Les quotidiens se sont beaucoup intéressés au découpage territorial marquant l’érection de la commune de Keur Massar (ouest) en département. Le projet de ‘’redécoupage’’ de la région de Dakar a eu lieu sous la houlette des ministres chargés de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Dione, et des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, également maire de Sangalkam. Il consacre la création de nouveaux arrondissements dans la région de Dakar. Le nouveau découpage est contesté par des habitants de la zone concernée, dans le département de Rufisque notamment.  ‘’Le projet est passé, malgré les velléités d’opposition des maires’’ de certaines communes du département de Rufisque, fait remarquer Vox Populi. ‘’Le redécoupage de la région de Dakar est effectif depuis ce mercredi 2 juin, avec l’érection de Keur Massar en département’’, a écrit le même journal. Il affirme, sur la base d’un communiqué conjoint des ministères des Collectivités territoriales et de l’Intérieur, que le décret instituant le réaménagement de la carte administrative de Dakar a été signé le 28 mai par le président de la République, Macky Sall. Le Soleil revisite l’histoire de Keur Massar, qui doit son nom au colporteur Massar Dièye, l’un de ses premiers habitants.

Le même journal estime que ‘’le nouveau découpage administratif de Dakar va certainement donner une nouvelle influence à Keur Massar’’. A l’inverse, ‘’le département de Pikine sera délesté d’une frange très importante de sa démographie’’, fait remarquer Le Soleil. De l’avis de Kritik’, la nouvelle configuration de la région de Dakar découle d’un ‘’charcutage politique’’.  ‘’L’acte politique posé dans (…) la départementalisation de Keur Massar cache mal l’enjeu politique enfoui dans la limitation des nouvelles communes de Guédiawaye, Pikine, Keur Massar et Rufisque’’, commente le même journal. ‘’Le chef de l’Etat, Macky Sall, n’en a cure des récriminations des uns et des autres, concernant le redécoupage administratif (…) de la région de Dakar’’, réagit Sud Quotidien à l’annonce du décret présidentiel consacré au réaménagement territorial. La commune de Sangalkam, ‘’dirigée par le ministre [Oumar Guèye], grande gagnante du nouveau découpage’’, titre Le Quotidien. ‘’Son projet validé par décret présidentiel lui confère désormais un vaste territoire et des ressources conséquentes en tant que maire de Sangalkam’’, commente le même journal. Les élections municipales et départementales du 23 janvier 2022 font partie des sujets commentés par les quotidiens. A ce sujet, EnQuête présente ‘’la doctrine Sall’’ en matière électorale.

‘’Président de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall sait bien manier le bâton et la carotte quand il s’agit de doper ses troupes pour aller à des élections’’, constate le journal.

‘’Menaçant les rebelles qui prennent le risque de constituer des listes parallèles, le chef de l’Etat (…) a tendance à gracier tout dissident qui parvient à démontrer sa force (…) Les défaites, par contre, se payent cash, quelles que soient les compétences du vaincu’’, analyse EnQuête. Selon Le Témoin Quotidien, Macky Sall sera confronté aux rivalités internes, lors de l’investiture des candidats. ‘’Benno : les alliés à l’heure de la révolte’’, note le journal, ajoutant : ‘’Le président de la coalition ayant sifflé la fin de la récréation avant même le début des hostilités, des grincements de dents se sont fait entendre au PS et à l’AFP.’’ Le journal Tribune évoque la ‘’survie politique’’ de Karim Wade et de Khalifa Sall. L’ancien ministre et l’ex-maire de Dakar ont été condamnés à des peines de prison pour détournement de biens publics et graciés par le président de la République, Macky Sall. ‘’Karim Wade et Khalifa Sall, qui ont été empêchés de participation à la dernière élection présidentielle, ne savent pas encore si oui ou non ils prendront part aux prochaines élections (les municipales et les départementales)’’, affirme Tribune.

‘’Il est temps, pour Karim Wade et Khalifa Sall, d’engager le combat de leur survie politique’’, ajoute-t-il. WalfQuotidien annonce, comme d’autres journaux, l’installation, au sein du PDS, d’une commission chargée de préparer les élections du 23 janvier 2022. La commission est constituée de 24 membres dont l’ancien ministre Lamine Bâ.  ‘’Wade prépare déjà le grand combat électoral’’, écrit Tribune, affirmant que l’ex-président de la République ‘’ne compte pas jouer les seconds rôles’’ aux prochaines élections. L’As est préoccupé par le ‘’surpeuplement carcéral’’, qui est, à son avis, la conséquence des longues détentions préventives. ‘’Il y a trop de mandats de dépôt, et les Sénégalais vont facilement en prison’’, s’est indigné le président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus. 

LES QUOTIDIENS ACCORDENT LA PRIORITÉ AUX SUJETS POLITIQUES

 Les quotidiens se sont surtout intéressés aux sujets politiques et au sommet franco-africain sur la relance des économies africaines victimes des effets de la pandémie de Covid-19. Tribune révèle des ‘’négociations menées dans la grande discrétion’’ par l’APR, le parti de Macky Sall, et Rewmi, celui d’Idrissa Seck, en vue de la création d’‘’un grand parti’’. Il s’agira d’une ‘’fusion’’ des deux formations politiques de la majorité présidentielle, selon le journal.
Libération et Kritik’ consacrent leur une au refus du parquet de Dakar de remettre son passeport au député et opposant Ousmane Sonko, qui est invité à une réunion prévue à Lomé, la capitale du Togo, sur l’eco, la monnaie qu’envisage de créer la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
‘’Le parquet s’est opposé (…) à la demande de sortie du territoire national d’Ousmane Sonko’’, écrit Libération.
M. Sonko est inculpé et placé sous contrôle judiciaire, depuis mars dernier, après qu’il a été accusé de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ par une jeune femme.
Le fait de réclamer son passeport sous le prétexte d’une réunion sur la monnaie ouest-africaine relève d’une ‘’stratégie’’ dont la finalité, pour ses avocats, est d’inverser une certaine ‘’tendance en faveur d’Ousmane Sonko’’, commente Kritik’. ‘’Mais (…) le parquet ne se laissera pas prendre dans une entourloupe de la défense’’ du député, affirme le même journal, selon lequel les autorités judiciaires doivent répondre, dans un délai de quatre jours à compter du lundi 17 mai, à la demande de l’opposant et de ses avocats.
Sud Quotidien s’est intéressé aux querelles par médias interposés entre l’APR et l’opposition, à la suite de la mise en garde faite par l’historien Abdoulaye Bathily contre ‘’un risque réel [de conduire] le pays vers l’inconnu et le chaos’’. Cet avertissement a valu à M. Bathily, un des alliés qui ont fait élire Macky Sall en 2012, des critiques acerbes venant de l’APR. 
‘’Abdoulaye Bathily (…) est une voix très audible. Une voix qu’on entend très rarement. Mais quand elle s’élève, ça fait énormément de bruit’’, a expliqué un analyste politique à Sud Quotidien, ajoutant qu’une mise en garde de l’universitaire ‘’peut faire peur’’ en raison du ‘’rôle qu’il a joué dans la première et la deuxième alternance’’ au Sénégal. L’Observateur évoque l’immobilisme des autorités judiciaires sur les enquêtes annoncées en avril pour identifier les auteurs des violentes manifestations survenues en mars à la suite de l’arrestation d’Ousmane Sonko. 
Il rappelle que le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, avait annoncé, début avril, la création d’une ‘’commission d’enquête indépendante et impartiale’’ chargée de mener les enquêtes. 
M. Kaba ‘’s’en était pris avec la rigueur (…) des hommes de l’armée dont il a en charge le département ministériel’’, mais ‘’les choses semblent au point mort’’, constate le journal. 
‘’Aucun acte concret pour permettre aux Sénégalais de comprendre’’ le mutisme de l’Etat n’a été posé, ‘’même si aucune date n’avait été indiquée pour la mise en place et le démarrage des activités de la commission’’, fait remarquer L’Observateur.
L’As annonce ‘’une tournée économique’’ du chef de l’Etat prévue du 28 au 31 mai, dans le monde rural. Mais le but de la visite présidentielle est politique, si l’on en juge par la finalité qu’en donne le journal. ‘’Le locataire du Palais (…) veut évaluer sa cote de popularité dans le monde rural’’, écrit-il.
WalfQuotidien affirme que le président français, Emmanuel Macron, ‘’a (…) tressé des lauriers au chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall’’, lors du sommet de Paris sur le financement des économies africaines affectées par la pandémie de Covid-19. 
‘’Macky Sall voit ainsi son leadership consacré, concernant la question de la dette dont il a fait son cheval de bataille depuis le déclenchement de la crise sanitaire’’, commente WalfQuotidien.
Le Soleil énumère les promesses du sommet de Paris. 
‘’Dans sa déclaration finale, le sommet de Paris sur le financement des économies africaines a proposé une série d’actions reposant sur deux piliers. Il s’agit, d’une part, de répondre aux besoins de financement pour promouvoir une relance rapide, durable et inclusive, et d’autre part, de soutenir une croissance à long terme, stimulée par un secteur privé et un entrepreneuriat dynamiques’’, rapporte le journal.
Le Témoin Quotidien relaye les ‘’réactions contrastées’’ à ce sommet de trois spécialistes dont Abdourahmane Sarr, un ancien fonctionnaire sénégalais du Fonds monétaire international.
Le journal évoque, sur la base des entretiens avec les experts, une ‘’levée de boucliers contre les propositions de Macky Sall’’. A Paris, le président sénégalais a réitéré son appel à une réforme de la gouvernance financière mondiale et a fait d’autres propositions.
Le Quotidien révèle des ‘’tensions’’ survenues à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Des ‘’tensions’’ liées au trafic de bois.
‘’Le trafic de bois empoisonne les relations entre le Sénégal et la Gambie’’, écrit-il, décrivant une ‘’scène invraisemblable’’, une course-poursuite survenue près de Diouloulou (sud) entre agents des eaux et forêts sénégalais et trafiquants de bois venus de la Gambie.

LE SOMMET DE PARIS SUR LE FINANCEMENT DES ÉCONOMIES AFRICAINES À LA UNE

La presse quotidienne s’est saisie du sommet organisé à Paris pour le financement des économies africaines, en même temps qu’elle a commenté quelques sujets politiques.
Plusieurs dirigeants africains, dont le Sénégalais Macky Sall et le Rwandais Paul Kagame, ont pris part au sommet qui s’est tenu à Paris. 
A cette occasion, ‘’le président Macky Sall a (…) mis le doigt sur les [obstacles] au financement des économies africaines (…) Il a proposé un paquet de réformes qui facilitera l’accès de nos pays aux ressources nécessaires au financement de leurs efforts de relance post-Covid’’, rapporte WalfQuotidien.
L’Observateur estime que ‘’l’espoir est permis’’ dans la mesure où ‘’les conclusions de cette rencontre (…) ouvrent les portes aux pays d’Afrique’’. 
L’Afrique a besoin de 400 milliards de dollars US pour surmonter les conséquences du Covid-19, lit-on dans EnQuête. Macky Sall a réclamé aux 20 pays les plus industrialisés du monde une ‘’injection de liquidités’’ dans les économiques africaines, sans quoi ‘’tous les efforts’’ fournis en vue de l’‘’émergence’’ du continent ‘’resteront vains’’, ajoute le même journal.
‘’L’Afrique a surtout besoin d’une réforme de la gouvernance économique et financière mondiale, avec des mécanismes innovants nous permettant d’accéder aux marchés de capitaux, à des coûts soutenables’’, rapporte Sud Quotidien, citant Macky Sall.
Tribune y va d’un ton nettement différent en déplorant que ‘’malgré toutes les richesses dont ils bénéficient, le Sénégal et le reste du continent cherchent encore la [voie] de leur essor économique à Paris’’.
Le même journal estime que les solutions au déficit de financements du continent sont à chercher ailleurs. ‘’Le véritable développement commencera par la lutte contre la corruption, la concussion, les détournements de deniers publics, l’enrichissement illicite et les contrats léonins qui ne profitent qu’à des lobbies’’, soutient-il.
L’info salue ‘’le vibrant plaidoyer de Macky Sall à Paris’’, Le Quotidien estimant, pour sa part, que ‘’l’Europe et le monde ont intérêt à aider l’Afrique à se relever’’.
‘’La présence de nombreux chefs d’Etat africains dans la capitale française montre toujours cette dépendance du continent envers l’Occident, qui détiendrait les clés de notre développement’’, commente Le Quotidien.
‘’Les vérités de Macky Sall aux puissances occidentales’’, écrit L’As, Le Témoin Quotidien soulignant, lui, que le chef de l’Etat sénégalais ‘’a fustigé le système financier mondial tel qu’il fonctionne actuellement’’.
Le Soleil, citant Macky Sall, souligne que ‘’les attentes du sommet de Paris dépassent une simple aide à la relance des économies africaines éprouvées par la pandémie de Covid-19’’.
L’élection des membres du conseil municipal des Parcelles Assainies, l’une des principales mairies du pays, est largement commentée par les journaux. ‘’Pour les prochaines élections locales, l’ancien ministre Amadou Ba, l’ex-maire Mbaye Ndiaye et Moussa Sy (l’actuel maire de ladite commune) ne se feront pas de cadeaux’’, commente Tribune.
Amadou Ba, ancien ministre de l’Economie et des Finances, puis des Affaires étrangères, a déclaré sa candidature au poste de maire, selon plusieurs journaux. 
Krtitik’ affirme qu’‘’aucune discipline de parti ne tient devant la vocation et le destin politique’’ de l’ex-grand argentier de l’Etat, qui a décidé de ‘’voler de ses propres ailes’’, en dehors de la bannière de l’APR, le parti de Macky Sall dont il est membre.
Mais un communiqué publié par l’entourage de M. Ba dément sa candidature. ‘’L’information [publiée par] certains sites et radios annonçant la candidature du ministre Amadou Ba [aux] élections locales est totalement infondée’’, soutient le communiqué relayé par le journal Alerte.
EnQuête est préoccupé par ‘’l’équation Rewmi’’. ‘’Son entrée a permis d’élargir la majorité, elle est également source de conflits’’, écrit le journal, concernant le parti d’Idrissa Seck, le président du Conseil économique, social et environnemental. 
‘’Les élections à venir devront consolider l’alliance ou l’affaiblir’’, affirme un analyste politique avec lequel EnQuête s’est entretenu.

LA CRISE ISRAÉLO-PALESTINIENNE ET D’AUTRES SUJETS À LA UNE

 Les quotidiens reçus mardi à l’APS se sont surtout intéressés aux sujets locaux, tout en s’indignant de la guerre entre Israéliens et Palestiniens. La société chargée de la distribution de l’eau dans plusieurs villes du pays est vertement critiquée par Libération. ‘’Sen’Eau, un scandale’’, s’indigne le journal. 
‘’L’eau (…) est devenue une denrée de luxe pour plusieurs localités’’ du pays, se désole Libération. 
Il existe ‘’un terrible désamour’’ entre Macky Sall et Abdoulaye Bathily, selon L’Observateur. ‘’Entre le professeur Abdoulaye Bathily et le président Macky Sall, le divorce est désormais consommé’’, écrit-il. 
‘’On ne sait pas ce qui s’est réellement passé entre eux, mais Bathily n’a pas digéré sa défaite à la présidence de la commission de l’Union africaine’’, affirme un analyste politique interrogé par le journal. Pourtant, quand le premier, ancien ministre, universitaire et homme politique de renom, briguait la présidence de la commission de l’UA, le second ‘’avait soutenu sa candidature et envoyé des émissaires un peu partout en Afrique’’, répond un autre analyste prié de décrypter le ‘’désamour’’ survenu entre les anciens ‘’compagnons’’ de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), qui a fait élire et réélire Macky Sall en 2012 et 2019. Selon plusieurs journaux, Abdoulaye Bathily aurait mis le Sénégal en garde contre un éventuel ‘’chaos’’ et décrié le refus de Macky Sall d’appliquer les conclusions des Assises nationales, une concertation à laquelle l’universitaire de renom a activement pris part. Une bonne partie de la presse relaye les propos de l’opposant Barthélémy Dias, le maire de Mermoz. M. Dias jure qu’il sera candidat à l’élection du maire de Dakar, malgré les réformes administratives menées par le gouvernement, lesquelles, à son avis, n’ont de finalité que la conquête du conseil municipal de la capitale par la majorité présidentielle. ‘’Ce n’est pas parce qu’on est incapable de gagner Dakar qu’on (…) doit faire disparaître Dakar’’, rapporte Vox Populi, citant Barthélémy Dias.
Selon WalfQuotidien, la Cour des comptes aurait été ‘’activée’’ dans le but d’empêcher M. Dias de se présenter à l’élection du maire de Dakar. 
‘’Candidat à la mairie de Dakar, Barthélémy Dias semble être dans le viseur du pouvoir, qui a réactivé l’affaire Ndiaga Diouf (dont la mort, lors de heurts à Dakar, a valu à M. Dias plusieurs mois de prison) et activé la Cour des comptes’’ pour que ladite juridiction mène une enquête sur la gestion faite de la mairie de Mermoz par l’opposant, rapporte le même journal.
Le Témoin Quotidien est préoccupé par le trafic des faux médicaments. La Gambie est ‘’la plaque tournante’’ de ce trafic, affirme-t-il. 
‘’En moins de deux semaines, près de 2 milliards de francs CFA de faux médicaments [ont été] interceptés par [les douanes sénégalaises]. Ces produits viennent de la Gambie voisine, devenue le hub, voire le laboratoire sous-régional des faux médicaments’’, lit-on dans Le Témoin Quotidien.
Le quotidien L’info considère le sommet France-Afrique, qui se tient à Paris, comme le prolongement de la Françafrique, la complicité entretenue par des dirigeants africains et français au détriment de l’Afrique et de ses populations. 
‘’La Françafrique autrement’’, écrit le journal, concernant le sommet dirigé par Emmanuel Macron. 
‘’Ce sommet est juste une façon de conquérir des marchés pour les entreprises françaises’’, soutient un économiste interrogé par le journal. 
‘’C’est juste la Françafrique qu’ils veulent remettre en place en utilisant d’autres moyens’’, a dit un autre économiste à L’info.
L’opposition de certains pays africains à l’annulation de leur dette est diversement appréciée en Afrique, selon EnQuête. L’Initiative pour l’annulation de la dette africaine, comme l’indique son nom, demande aux institutions multilatérales d’annuler la dette des Etats du continent. 
L’économiste El Hadj Mansour Sambe, lui, s’est rangé du côté de ceux qui ne veulent pas d’une annulation de la dette, un groupe de pays dont ferait partie le Bénin, selon lui. ‘’Si on accepte l’annulation, il y aura une conditionnalité sur notre budget (…) Aujourd’hui, même endettés, nous pouvons nous battre (…) et progresser ensemble’’, recommande M. Sambe dans une interview publiée par EnQuête.
Les quotidiens commentent également les heurts à l’origine de la mort de plusieurs centaines de personnes à Gaza, des Palestiniens pour la plupart.
‘’Netanyahu pourrait gagner la guerre’’, écrit Le Quotidien, foncièrement convaincu que le Premier ministre israélien ‘’n’aura jamais la paix, même s’il exterminait tous les habitants de Gaza’’. ‘’La Palestine reste, après la libération de Nelson Mandela et la fin de l’apartheid, l’une des dernières grandes causes de l’humanité’’, ajoute le même journal, estimant que ‘’le Sénégal ne doit pas être timide sur le sujet’’. ‘’Notre soutien ne doit pas manquer aux Palestiniens (…) A l’instar (…) de l’unité africaine, la cause palestinienne doit demeurer un marqueur de notre politique extérieure’’, conseille Le Quotidien aux autorités sénégalaises. Sud Quotidien dénonce l’indifférence d’une partie de la diplomatie occidentale, qu’il met en garde contre les conséquences d’une telle attitude. ‘’Un proverbe peul dit qu’une querelle de lézards près des feux d’une cuisine peut engendrer une catastrophe aux proportions incontrôlables, quand la queue d’un des reptiles fait sauter un tison, qu’une braise enflamme la toiture de la case où dormait un petit bébé, que la mère de l’enfant se précipite dans les flammes…’’ argue-t-il. 
‘’Demain, quand les extrémistes israéliens, qui sont tout près du pouvoir, mettront leurs menaces à exécution, les Européens et les Américains diront, comme ils l’avaient fait en 1944, qu’ils ne savaient pas…’’ ajoute Sud Quotidien.
Malgré les violences infligées par l’armée d’Israël aux civils de Gaza, il n’y a, s’indigne Tribune, ‘’aucune condamnation [venue] des organisations de défense des droits de l’homme si promptes à réagir pour dénoncer et condamner la non-reconnaissance des pires choix sexuels bannis par toutes les religions’’. ‘’Il est à craindre que cette zone (Gaza) soit (…) le lieu de conflits par procuration ou que les puissances globales y exportent leurs dissensions et contradictions, après les puissances régionales’’, avertit Le Soleil.

LES TENSIONS AU PROCHE-ORIENT EN EXERGUE, LES SUJETS SOCIO-POLITIQUES PAS EN RESTE

 Les réactions sénégalaises aux tensions prévalant au Proche-Orient sont au menu de la livraison de lundi des quotidiens, en même temps que plusieurs autres sujets sociopolitiques relevant de l’actualité nationale.
Sur le premier sujet, relatif aux “violences à Jérusalem contre les Palestiniens”, Vox Populi fait état d’une “levée de boucliers contre Israël au Sénégal”. “Concert de réprobations, marche vendredi à Dakar”, souligne le journal à sa une. Le journal cite les termes d’un communiqué commun rendu public par 13 partis politiques et mouvements citoyens, dans lequel ces organisations appellent “à défendre le droit du peuple palestinien à disposer d’un Etat libre, indépendant et démocratique”. L’As note à propos : “L’opposition lapide Israël”. Le journal estime que “l’opposition sénégalaise semble choisir son camp”, entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens de Gaza, “suite à l’éclatement de la violence entre les deux belligérants”. Dans plusieurs communiqués transmis aux médias, “les opposants ont condamné les agissements d’Israël pour prendre fait et cause pour la Palestine”, indique L’As, pendant que Alerte Info note “la position confuse” du président Sall relativement à ce conflit israélo-palestinien. C’est que le Sénégal “ne peut pas se mettre à dos Israël”, explique L’Observateur, citant le professeur Mamadou Aliou Diallo, enseignant en relations internationales à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le fait que le président Macky Sall “puisse prendre la parole pour fustiger les positions des Israéliens par rapport aux Palestiniens, d’un point de vue diplomatique, ce n’est pas quelque chose qui pourrait arranger le Sénégal dans ses relations”, analyse cet universitaire. Il répète la maxime selon laquelle les Etats “n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts”, en faisant observer que le Sénégal “a de bonnes relations avec la plupart des Etats du monde”, dont “les plus puissants de la planète”, qui sont “tous derrière Israël”. L’actualité relative au Proche-Orient, aussi importante qu’elle soit, n’élude pourtant pas totalement d’autres sujets abordés par les quotidiens, dont plusieurs s’intéressent à l’actualité politique. Sud Quotidien, par exemple, annonce la gestation d’une “large coalition en vue des élections locales”, une sorte de défi à l’endroit du président Macky Sall, selon ce journal. Tribune, qui traite du même sujet, affiche : “Une large coalition de l’opposition prend forme”. Le journal avance que l’opposition sénégalaise “ne compte pas se laisser surprendre, en perspective des élections” arrêtées pour le dimanche 23 janvier 2022.
Il ajoute que dans cette perspective, “elle travaille autour d’une large coalition pour se donner les moyens de renverser la tendance lors de ces joutes électorales considérées comme des primaires en direction des législatives prévues la même année (sauf report) et de la présidentielle de 2024”. Kritik’ s’intéresse à la situation interne au parti au pourvoir, l’Alliance pour la République (APR), au sein de laquelle une stratégie de “neutralisation des +têtes émergentes+” serait en oeuvre, en perspective justement de la prochaine présidentielle. “En sortant du gouvernement la plupart des présidentiables de l’APR, Macky Sall a, selon la version officielle, voulu étouffer dans l’œuf toute velléité de candidature pour 2024 avant l’heure. Mais, en affaiblissant des compagnons de la première heure, il a fait braquer les projecteurs sur son propre agenda”, écrit le journal. Dans ce contexte, le quotidien Enquête s’interroge sur les voies et moyens d’exorciser “les démons” de la violence au Sénégal où de plus en plus, relève le journal, “on assiste à un règlement des différends socio-politiques par la violence.” “On va vers le chaos”, prédit l’historien et homme politique Abdoulaye Bathily, selon qui les évènements de mars ramènent le Sénégal “à la case de départ”. L’interpellation du député et opposant Ousmane Sonko, visé par une plainte pour “viols répétés et menaces de mort”, avait suscité en mars dernier une vague de manifestations à l’origine d’une explosion de violence rarement enregistrée au Sénégal.  Les échauffourées ayant opposé pendant plusieurs jours les forces de sécurité à des jeunes principalement se réclamant de l’opposant ont provoqué une dizaine de morts à travers le territoire sénégalais. Les dignitaires religieux, musulmans et chrétiens, ont été finalement mis à contribution pour un retour au calme et à l’apaisement, une médiation qui a également conduit à la mise en liberté provisoire de l’opposant.
 Dans des propos relayés par Walfquotidien, Ibrahima Sène du Parti de l’indépendance et du travail (PIT, mouvance présidentielle), prévient pour sa part l’opposition contre la tentation de s’emparer du pouvoir par la rue. Ce sera “à ses risques et périls”, dit-il. Le Soleil apporte une certaine légèreté à la crispation inhérente à ces sujets, par le biais d’un retour sur la vie du Théâtre national Daniel Sorano, qui “ravive sa splendeur”, renseigne le journal.

LA CAUTION POUR LES ÉLECTIONS LOCALES ET D’AUTRES SUJETS À LA UNE

 Le démenti du ministère de l’Intérieur à une information faisant état de la fixation du montant de la caution pour les élections locales de janvier 2022 à 10 millions de francs Cfa et d’autres sujets sont menu des quotidiens reçus samedi à l’APS. 
Selon L’Observateur, ’’l’info n’aura tenu que quelques heures’’. En effet, ‘’un communiqué attribué au ministère de l’Intérieur fixant la caution pour les élections locales à 10 millions de francs Cfa pour chaque type d’élection et par liste, quel que soit le nombre de départements ou de communes où la liste de candidats se présente a été relayé par plusieurs sites avant d’être démenti’’ par la cellule de communication de Antoine Diom. Le Soleil rapporte que ’’le ministère de l’Intérieur, par la voix de son responsable de la communication Maham Ka, a démenti l’information faisant état de la fixation du montant de la caution pour les élections locales de 2022 à 10 millions de francs Cfa’’.
 Il a indiqué que ‘’le moment opportun, ce sont les canaux de communication officiels du ministère de l’Intérieur (….) qui seront utilisés’’.
 Sud Quotidien parle de ‘’mic mac’’ autour de la caution et de son montant. ‘’Sitôt la date des élections départementales et communales connue (…), la caution pour la participation à ce scrutin ainsi que son montant font l’objet d’informations contradictoires entre une partie de la presse et le ministère de l’Intérieur’’, écrit Sud.
 Selon le journal, ce ministère ‘’a tenu à nier, hier, la vérité de toute information ayant trait à la caution aux locales de janvier 2022 et de même que son montant avancé de 10 millions de francs Cfa’’.
 Dans son long entretien avec Vox Popouli, Assane Dioma Ndiaye, le président de la ligue sénégalaise des droits humains se prononce, entre autres, sur la question des bavures policières. Selon lui, ‘’on ne peut pas laisser les policiers agir selon leur guise’’.

’’La Police est là pour protéger et non pas pour faire un certain nombre d’actes qui n’honorent pas et ne l’honorent pas. Le fait que ce climat d’impunité soit entretenu est source de danger et creuse encore le fossé entre la Police et la population’’, soutient l’avocat.
 Le Quotidien s’intéresse à la sauvegarde des données nationales et parle de ‘’fichiers à risque’’.

’’Au-delà de la fiabilité du fichier électoral, les auditeurs ont alerté sur la sécurité du fichier national des cartes nationales d’identité (CNI). Dans son rapport, la mission a exprimé des craintes pour le data center, en cas d’incendie par exemple, et recommandé par conséquent l’installation d’urgence d’un +système de détection et d’extinction automatique+’’, écrit le journal.
 Le Soleil a ouvert ses colonnes à l’ambassadrice de l’Union européenne (UE) au Sénégal. Selon Irène Mingasson, ‘’le Sénégal est un allié très sûr, très fort, avec une démocratie exemplaire’’.

LES SERMONS DE KORITÉ ET LA CRISE EN PALESTINE AU MENU

Les sermons des imams à l’occasion de la célébration de l’Aid el fitr, l’appel du chef de l’Etat à la ‘’désescalade’’ au Proche Orient et la visite du leader de Pastef, Ousmane Sonko, à Touba, sont les sujets au menu des quotidiens reçus vendredi à l’APS.
 Selon Walfadjri, ‘’les religieux mettent engarde contre les dérives’’. ’’La fin du Ramadan a été célébrée, jeudi, par la plupart des Sénégalais. L’occasion a été saisie par les chefs religieux pour véhiculer des messages de paix, l’unité et mettre en garde contre les dérives de la société’’, écrit le journal.
 Le Quotidien met en exergue le ‘’Message de la Korité et de l’Ascension’’ du chef de l’Etat et affiche à sa Une : ’’Macky Sall se tourne vers Jérusalem’’.

’’Le président lance un appel à la désescalade entre Israël et les Palestiniens. Dakar soutient un Etat palestinien viable, coexistant avec Israël’’, écrit le journal. Selon la publication, ‘’le président Macky Sall a lancé, jeudi, à l’occasion de l’Eid el fitr, un appel à la désescalade entre Palestiniens et Israéliens. Le chef de l’Etat souhaite, entre les deux protagonistes, des +discussions saines et sereines+’’.
 Les célébrations ‘’concomitantes’’ de la Korité et de l’Ascension, ’’signe du destin, symbole de grâce’’, selon Le Soleil qui se fait également écho du message du président de la République à l’endroit des Palestiniens et des Israéliens.
 ’’Macky Sall appelle à +des discussions saines et sérieuses+ entre Palestine et Israël, deux communautés au cœur des sermons’’ des imams, selon le journal.
 La publication note qu’’’en raison de la pandémie, la Grande mosquée de Dakar n’a pas accueilli de fidèles. C’est de son domicile que le chef de l’Etat, Macky Sall, s’est adressé à la Nation pour saluer la bonne santé du dialogue interreligieux et appeler au calme en Palestine’’.
 Concernant la crise au Proche Orient, Vox Populi souligne que ‘’L’ONG islamique Jamra est loin d’être insensible au sort actuel des Palestiniens +sauvagement agressés, en prière, en plein mois de ramadan+’’
 ’’Ainsi, annonce t-elle, le dépôt d’une lettre de protestation et de condamnation à l’ambassade d’Israël à Dakar, le mardi 18 mai’’, écrit Vox Populi.
 Dans sa livraison du jour, le journal met aussi en en exergue ‘’les 4 vérités’’ du Khalife général des mourides au leader de Pastef, Ousmane Sonko.
 ’’Ousmane Sonko n’oubliera pas de sitôt sa visite de courtoisie la veille de Korité à Touba. Le président de Pastef, accompagné d’une délégation s’est rendue au domicile de Serigne Mountakha (..). Le patriarche de Touba n’a pas mis de gants pour le sermonner suite aux évènements qui se sont déroulés au mois de mars’’, rapporte le journal.
 L’Observateur parle de ‘’l’entrevue-vérité’’ et écrit : ‘’En audience auprès du Khalife général des mourides, mercredi, le leader de Pastef Ousmane Sonko a assisté à un véritable cours magistral à Touba. Une vraie thérapie comportementale administrée par le Patriarche de Darou Minam’’.
 ‘’Aucune quête d’ici-bas ne vaut une vie humaine’’, a dit le Khalife dans des propos rapportés par Le Soleil.

LA RÉACTION DES OPPOSANTS APRÈS L’OFFICIALISATION DE LA DATE DES ÉLECTIONS TERRITORIALES AU MENU

 Les divergences entre l’opposition et la majorité sur la date des élections territoriales sont un des sujets en exergue dans la livraison des quotidiens de mercredi.
 Selon Wlafdjri, ‘’l’opposition reste inflexible’’ sur la date des élections locales.

‘’Le président Macky Sall est loin de calmer le jeu en arrêtant la date des élections au 23 janvier 2022. Pour l’opposition, cela ne change pas le fait qu’il a décidé, de manière unilatérale, de fixer la date pour dérouler son plan, pour aboutir au couplage des élections législatives et présidentielle’’, rapporte le journal.
 Le président de la République Macky Sall a fixé la date du scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 2022.
 Dans un communiqué publié, lundi, le ministre de l’Intérieur informe que, conformément aux dispositions de l’article 1er de la loi n° 2021-24 du 12 avril 2021 portant report des élections territoriales, le président de la République, Macky Sall ‘’a, par décret n° 2021 – 562 du 10 mai 2021, fixé la date du prochain scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 202’’.
 Le Quotidien qui parle de ‘’date amère’’ écrit : ‘’Le PDS, parti de Abdoulaye Wade, voit des +manœuvres politiciennes+ de Macky Sall entre la décision de fixer la date des élections locales et le découpage administratif’’. Mais, dans le journal, Moundiaye Cissé de l’ONG 3D prévient que ‘’cette décision ne saurait être un prétexte pour reporter les élections législatives’’.
 Le quotidien Enquête déplore ‘’les combats d’arrière-garde’’ de l’opposition sénégalaise à propos de l’audit du fichier électoral, la date des élections, etc.

‘’Entre mauvaise foi et lutte pour des brouilles, l’opposition oublie souvent que les élections se gagneront sur le terrain avec une bonne organisation pour le contrôle du scrutin en amont comme en aval. Avec la majorité, c’est une entente quasi-impossible sur les questions les plus essentielles’’, écrit le journal.
 Cette ‘’éternelle mésentente’’ est également constatée par Source A
Selon Sud Quotidien, ‘’l’opposition dénonce le manque de considération dans la prise de décision du gouvernement, l’absence de consensus au sein du dialogue politique comme le forcing du pouvoir en place’’.
 L’As annonce que ‘’le Front de résistance nationale devrait se réunir incessamment pour donner sa position officielle sur la date du scrutin. Mais, tout porte à croire qu’elle ne va pas boycotter le processus’’.

Dans la publication, son coordonnateur au sein du dialogue politique estime que l’opposition ‘’devrait aller à ce scrutin au risque de déserter le terrain au profit du régime en place’’.
 Dans Vox Populi, Saliou Sarr soutient : ‘’Une élection locale, ça ne boycotte pas. Après avoir constaté, il faut se retrousser les manches et aller travailler, faire de telle sorte que l’opposition puisse gagner le maximum de collectivités territoriale’’.
 Le Soleil se fait écho du démenti de l’Armée sur des échanges de tirs en Casamance. ‘’Aucun accrochage entre nous et des individus armés n’a été relevé au niveau du Front Sud’’, a déclaré le colonel Souleymane Kandé, commandant de la Zone militaire N°5.
 L’armée sénégalaise n’a eu aucun accrochage avec des individus armés dans le ‘’front sud’’ de la Casamance (sud), a soutenu mardi le colonel Souleymane Kandé, le commandant de la zone militaire 5, qui dément une information publiée par plusieurs médias. “Lundi en début d’après-midi, des militaires du poste du village de Camaracounda ont reçu une alerte sur la présence d’éléments armés dans la zone. Les militaires se sont rendus dans la zone indiquée pour faire des tirs de reconnaissance, mais il n’y avait rien du tout”, a-t-il expliqué. 
 La Tribune met en exergue la célébration de la fête de Korité dans un contexte de crise. ‘’Entre habillement des enfants et repas de Korité, la crise affecte les pères de familles qui sont déjà esseulés par la dépense quotidienne. Il n’y a pas d’argent et tout est cher, trop cher’’, écrit le journal qui affiche à sa Une : ‘’Les ingrédients d’une Korité-crise’’.