MACKY DEMANDE À DIOUF SARR DE POURSUIVRE LA DÉCENTRALISATION DU SAMU NATIONAL

L’alerte du directeur du Samu national, Pr Mame Diarra Beye, n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. En Conseil des ministres tenu en visioconférence, ce mercredi, 14 janvier, le chef de l’État, Macky Sall, a insisté le renforcement en moyens logistiques, en ressources humaines et financières de la structure, entre autres batteries de mesures pour endiguer le rebond du coronavirus au Sénégal.

Le chef de l’État, Macky Sall, a réuni, en visioconférence, le Conseil des ministres, ce mercredi 13 janvier 2021. Il a été pour l’essentiel question de la “propagation exponentielle”, de la “sévérité” et de la “gravité de la maladie”. Ainsi, il a appelé que les conseils des experts du système sanitaire l’ont amené à décréter l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu sur l’étendue des régions les plus touchées : Dakar et Thiès.

Dans cet esprit, il a invité le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, à poursuivre la “décentralisation effective et rapide” dans les régions du Samu national. “Les moyens logistiques et les ressources humaines et financières de cette structure névralgique, doivent être renforcés sans délai”, lit-on dans le document.

Il faut dire que le directeur de la structure en question, Pr Mamadou Diarra Bèye, évoquant la gestion des cas graves du coronavirus, avait dessiné un tableau sombre. “Il ne faut pas oublier que dans les services de réanimation en plus des cas sévères de Covid, on a d’autres pathologies. Ce qui fait que le nombre de lits se met très rapidement en tension”, avait-il alerté pas plus tard que dimanche dernier.

“Il faut noter qu’on en a à peu près 300 et ces patients hospitalisés dans les CTE consomment énormément d’oxygène, avec 10 à 15 litres par minute. D’où la charge de travail et pour ces patients, et pour ces patients la charge de travail est également difficile. Quand on est en surveillance continue, c’est un à trois soignants par patient et ceci de façon très rapprochée. Donc, cela peut donc expliquer très réellement la charge de travail”, avait-il, par ailleurs, soulign

3e candidature de Macky : Me Doudou Ndoye “approuve”

«Le président Macky Sall peut être candidat. Aucune loi, aucune constitution ne lui interdit d’être candidat. Tant que cette constitution existe, personne ne pourra l’empêcher d’être candidat. S’il a fait 50 mandats, il peut être candidat », a déclaré l’ancien Garde des Sceaux, ce dimanche sur Itv. Selon lui, le Code électoral a dit ceux qui peuvent être candidats mais n’a pas dit ne peut pas être candidat celui qui est le président de la République. “Si Macky Sall est candidat, aucun Conseil Constitutionnel n’aura le droit de lui dire : vous ne pouvez pas le faire. S’il est candidat et perd l’élection présidentielle, la question du troisième mandat ne se pose plus. Mais s’il gagne, le droit constitutionnel fera de lui le président”, a-t-il soutenu.

ME DOUDOU NDOYE : « SI ON DISSOUT PASTEF, JE ME PORTERAI AVOCAT DE SONKO »

Dans une campagne de levée de fonds internationale, le Parti Pastef d’Ousmane Sonko avait réussi à mobiliser plus de 150 millions de francs CFA. Un acte qui avait poussé le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome à évoquer la loi du 6 mai 1981 pour rappeler que les partis politiques ne peuvent bénéficier d’autres ressources que celles provenant des cotisations dons et legs de leurs adhérents et sympathisants nationaux et des bénéfices réalisés à l’occasion de manifestations.

Selon la même loi évoquée par le ministre de l’intérieur, tout parti politique qui reçoit des subsides de l’étranger ou d’étrangers établis au Sénégal s’expose à la dissolution, conformément à l’article 4 alinéa 2 de la loi de 1981. Interpellé sur cette question, Me Doudou Ndoye a décrié l’attitude d’Antoine Félix Diome. « Je trouve que le ministre de l’Intérieur a fait preuve d’excès de zèle. Sur le terrain de la loi, les arguments, qui disent que Pastef n’a pas le droit de faire cela, sont faux. La loi est écrite. Ce n’est pas parce qu’on peut la lire, qu’on la comprend. Lire la loi ne signifie pas la connaître. La loi fait partie d’un système universel de normes. Une loi s’interprète par sa cause, son exposé des motifs et sa raison d’être », a expliqué Me Doudou Ndoye, indiquant que les sénégalais de la diaspora, membre du Parti Pastef ont bel et bien le droit de participer aux activités de leur formation politique. En outre, il a fait savoir que le Parti n’a pas à prouver la provenance de l’argent. C’est plutôt, à son avis, celui qui accuse qui doit apporter ses preuves. « Pastef n’a rien à prouver. La République c’est le respect des libertés. J’ai toujours été rebelle à toute dictature et à toute violation des droits de qui que ce soit dans mon pays. Ce que le ministre a fait n’est pas normal. Je ne suis pas d’accord avec lui. Toute personne qui défend cette thèse contre Pastef je la combattrai parce qu’en le faisant, elle me combat, elle combat le président Macky Sall. Je veux que nous garantissions les droits pour tout le monde. Je ne connais pas Ousmane Sonko. Je ne l’ai jamais vu de ma vie sauf au journal. Je ne sais rien de son parti. Mais, je défends les libertés », a soutenu Me Doudou Ndoye. Pour lui, Pastef ne peut pas être dissout sur la base de cette campagne de levée de fonds. Si on le fait, il prend l’engagement d’assurer gratuitement Ousmane Sonko et ses camarades devant les juridictions compétentes. « Si on le fait, je serai leur avocat, je vais au Conseil constitutionnel et au Conseil d’Etat pour leur défendre », prévient-il, déterminé.

Agents fictifs, restaus à ses épouses, finances… Bonkhatab accuse Me Diop

Le nouveau Directeur Général de Dakar Dem Dikk, Me Oumar Boune Khatab Sylla littéralement qualifié de catastrophique, la gestion de son prédécesseur à la tête de la société nationale de transport public. Selon lui, DDD a enregistré des pertes cumulées de plus de 30 milliards de F Cfa et des dettes sociales d’un montant de 7 milliards 500 millions.

81 millions dans les caisses,
504 bus en panne, 200 emplois fictifs

“Jai hérité d’une situation avec des pertes cumulées de 30,6 milliards. C’est ce bilan dont  se réjouit aujourd’hui Me Moussa Diop. Tous les  exercices à la tête de Dakar Dem Dik ont été négatifs. En attestent les états financiers. Les dettes sociales c’est 7, 540 milliards.”

“Au jour où je prenais service, il y avait 81 millions disponibles dans les comptes bancaires et caisses de Dem Dik. Le dépôt à terme à la BIS de 1,6 milliard a été compromis à hauteur de 954 millions pour des raisons de paiement de salaire m’a-t-on dit.

“Il sait, en tant qu’avocat, que si
jamais ces faits sont avérés, sa responsabilité
pénale et civile sont engagées”

“La situation financière a été catastrophique et c’est dû en partie aux effectifs pléthoriques. Il faut le dire, il y a eu des recrutements abusifs à Dakar Dem Dik. Sans l’intervention du président de  la République Dem Dik serait à l’arrêt (…) Aujourd’hui, sur 1032 bus, tenez vous bien 504 autobus sont en panne soit 50% du parc.”

“Plus de 200 agents fictifs, en tout cas qui ne se sont pas présentés à l’audit demandé. J’ai demandé que leur salaire soit suspendu. Il sait en tant qu’avocat que si jamais ces  faits sont avérés, ne-serait-ce que pour 10 agentS, sa responsabilité pénale et civile sont engagées. C’est pourquoi il rue dans les brancards pour dire qu’on a coupé ses indemnités. C’est du cinéma.”

“Les deux restaurants étaient gérés par
ses épouses.Ce qui l’a peut-être heurté,
c’est que j’ai licencié son épouse”

“Les deux restaurants de Dakar Dem Dik étaient gérés par ses épouses. C’est moi qui le dis. J’ai les preuves. Ce qui l’a peut-être heurté, c’est que j’ai licencié son épouse. Il vous dira ‘‘Oui c’est mon épouse mais je l’ai connue dans l’entreprise. C’est là que je l’ai épousé’’. Nous ne sommes pas dupes nous sommes un état.

Il lui avait fait bénéficier d’une disponibilité. Pendant que les gens étaient là à travailler elle était dans autre chose. La disponibilité a été renouvelée, elle devait prendre fin au mois d’octobre et  elle ne s’est pas présentée. Que dit la loi sur cela ? C’est un abandon de poste. Il y a eu d’autres licenciements.”

“Jamais le président ne m’a dit de
couper les indemnités”

“Il dit qu’il a des preuves. Ce qu’il raconte n’est que contrevérité. C’est parce qu’il y a un audit, qui a révélé des choses qu’il veut se victimiser. Sur la mémoire de mon père et de ma mère, jamais le président ne m’a dit de couper les indemnités de Me moussa Diop.”

“Le conseil d’administration a alloué des indemnités de 120 millions à Me Moussa Diop. A ce titre il a déjà empoché 30 millions et 28 millions d’indemnités de départ. C’est pour vous dire qu’il a raconté des contre-vérités en déclarant dans la presse que ses indemnités ont été bloquées. Je suis déçu par Moussa Diop.”

Si nous devions rester les seuls opposants à Macky Sall, nous y sommes prets

Et s’il n’en restait qu’un, serait-il celui-là ? Depuis la présidentielle de février 2019, Ousmane Sonko paraissait déjà bien seul dans les rangs d’une opposition sénégalaise atteinte durablement d’une extinction de voix. Mais la nouvelle vague de ralliements qui a accompagné le remaniement ministériel du 1er novembre a encore accentué son isolement. Idrissa Seck (Rewmi), qui l’avait devancé au premier tour, a rejoint la mouvance présidentielle, tout comme d’anciens barons du Parti démocratique sénégalais (PDS) entrés en dissidence. Quant à Malick Gakou (Le Grand Parti), une rumeur insistante laisse entendre qu’il pourrait bien être le prochain sur la liste.

S’il se refuse à évoquer le cas personnel des derniers transfuges en date, le fondateur de Pastef-Les Patriotes ne mâche pas ses mots à l’égard des « transhumants » adeptes de la volte-face. Il n’épargne pas non plus Macky Sall, dont il qualifie d’« antidémocratique » l’ambition affichée de réduire l’opposition à néant.

Les yeux rivés sur les élections locales, maintes fois reportées, où il espère conforter l’ascension éclair qui lui avait permis d’obtenir 16% des voix lors de la présidentielle, Ousmane Sonko se dit plus déterminé que jamais à tracer son propre sillon, loin des combinazione dont la vie politique sénégalaise est coutumière.

Jeune Afrique : À l’occasion du dernier remaniement, un certain nombre d’opposants de longue date, comme Idrissa Seck ou Oumar Sarr, ont rallié Macky Sall. Que vous inspire cette reconfiguration de l’échiquier politique sénégalais ?

Ousmane Sonko : Les choses vont dans le bon sens car, pour la première fois depuis les législatives de 2017, le champ politique s’éclaircit. Beaucoup de personnalités catégorisées dans l’opposition ne s’opposaient pas réellement, ne tirant leur statut que de leur participation à l’élection présidentielle ou aux élections antérieures. Cela a entraîné un flou dans nos rangs.

Durant cette période, nous avons été les seuls à exprimer nos positions de manière audible, à travers un combat quotidien contre les pratiques du régime. Aujourd’hui, une frange de l’opposition a tombé le masque, ce qui permet de définir un peu mieux la ligne de démarcation entre l’opposition et le pouvoir. Si nous devions nous retrouver seuls, nous y sommes prêts : quoi qu’il arrive, nous camperons dans une opposition ferme et radicale.

Ces ralliements vous ont-ils surpris, sachant que plusieurs leaders de l’opposition étaient muets depuis la présidentielle de 2019 ?

En pénétrant dans l’arène politique sénégalaise, il y a seulement six ans, nous portions l’ambition de faire de la politique autrement. Pour nous, le Sénégal n’est pas confronté à un problème d’hommes mais plutôt de système. Certains compagnons de Senghor ont ensuite accompagné Abdou Diouf puis Abdoulaye Wade ; d’anciens ministres d’Abdoulaye Wade sont aujourd’hui aux côtés de Macky Sall… pour se partager le gâteau.

Tous sont issus d’un même système dont Pastef-Les Patriotes entend se démarquer. Nous ne souhaitons pas perdre notre temps en commentant ces allées et venues, notre message s’adresse aux citoyens sénégalais. En 2017, 37 000 électeurs avaient voté pour nous aux législatives ; ils étaient près de 700 000 à la présidentielle de 2019, où j’ai réuni près de 16 % des suffrages.

Si le camp au pouvoir vous proposait de le rejoindre, le refuseriez-vous ?

Nous laissons ces acteurs politiques pratiquer les combinaisons, les combines, les calculs… Jamais vous n’entendrez dire que Ousmane Sonko et Pastef ont rejoint Macky Sall. Le pouvoir ne se négocie pas, pas plus qu’il ne s’offre sur un plateau d’argent : il se conquiert par le combat politique. C’est faire preuve de légèreté, voire de naïveté, de penser que vous arriverez un jour au pouvoir parce que vous avez négocié.

Idrissa Seck étant revenu dans le giron de la majorité présidentielle, vous considérez-vous de facto comme le chef de l’opposition ?

Notre position de principe n’a pas changé : nous ne voyons aucune pertinence à désigner formellement un chef de l’opposition, comme cela a fait l’objet de négociations entre certains opposants et le pouvoir. Nous ne sommes pas intéressés par ce statut, qui est inutile et budgétivore. Nous avons déjà suffisamment d’institutions inutiles au Sénégal, comme le Conseil économique, social et environnemental ou le Haut commissariat aux collectivités territoriales, qui ne servent à rien sinon à y caser des alliés politiques. Nous ne voulons être le chef de personne dans l’opposition ; ni que quiconque soit notre chef.

QUESTIONS AU GOUVERNEMENT : DIOUF SARR ET FELIX DIOME FACE À LA PRESSE

L’état d’urgence change le programme. A la place des ministres de l’Éducation nationale, Mamadou Talla, de l’Enseignement supérieur, Cheikh Omar Anne, et de la Formation professionnelle, Dame Diop, c’est finalement le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, et son collègue de l’Intérieur, Antoine Félix Diome, qui feront face aux journalistes, pour la conférence de presse du gouvernement, demain jeudi, 7 janvier, au Building administratif Mamadou Dia, à partir de 11 heures.

L’état d’urgence et les mesures l’accompagnant dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 seront au menu des discussions.

Dernière minute…Lansana Gagny Sakho limogé!

Lansana Gagny Sakho, a été relevé de ses fonctions de Directeur général de l’Onas. La nouvelle vient de tomber.

Lansana Gagny Sakho n’est plus Directeur général de l’Office national pour l’assainissement du Sénégal (Onas). Il sera désormais remplacé par Monsieur Ababacar Mbaye. Ce dernier est  Docteur en Science de l’Environnement. Il officiait jusqu’ici au ministère de l’Eau et de l’Assainissement où il était Directeur de l’Assainissment.

Lansana Gagny Sakho fait-il les frais de la gestion de la polémique sur la gestion des ressources du plan décennal de lutte contre les inondations ? En tout cas, il avait ouvert ses portes à Ousmane Sonko pour discuter de la question. Le rendez-vous avait, finalement, été annulé.

LE COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 6 JANVIER 2021

Le Président de la République, son excellence Macky Sall, a présidé le Conseil des ministres ce mercredi 06 janvier 2021 au Palais de la République.



A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a renouvelé ses meilleurs vœux au Gouvernement, à l’ensemble de la population sénégalaise, ainsi qu’aux pays amis et partenaires du Sénégal.



Sur le rappel à Dieu de Serigne Abass Mbacké, Khalife de Darou Mouthy, le Président de la République présente les condoléances de la Nation au Khalife général des Mourides Serigne Mountakha Mbacké et à la Oumma islamique.



Le Chef de l’Etat, revenant sur son message à la Nation du 31 décembre 2020, a demandé au gouvernement de prendre toutes les dispositions appropriées afin d’engager dans les meilleurs délais l’exécution des différents programmes et projets, inscrits dans la loi de finances pour l’année 2021, en mode « Fast Track ».



Poursuivant sa communication, le Président de la République a indiqué toute l’importance qu’il accorde à la consolidation de la résilience sanitaire et de notre souveraineté alimentaire, mais également à l’accompagnement soutenu du système éducatif et de la formation professionnelle dans sa globalité.


Il a, à ce propos, insisté sur l’impératif d’asseoir la valorisation optimale du capital humain national à travers la mise en œuvre efficiente d’une politique d’emploi, d’encadrement, de financement et d’insertion socio-économique des jeunes et des femmes.



Le Chef de l’Etat a, à ce sujet, informé le Conseil qu’il présidera, dans la deuxième quinzaine de janvier, la première réunion du Conseil national pour l’Insertion et l’Emploi des jeunes.



Sur l’adaptation de la stratégie nationale de la lutte contre la pandémie de la Covid-19, le Président de la République a informé le Conseil avoir présidé le mardi 05 janvier 2021, une réunion pour évaluer la situation de la pandémie de la COVID-19, en présence
des membres du Comité national de Gestion des Epidémies (CNGE).



Il a, à ce sujet, constaté que la tendance actuelle de la maladie, devenue endémique au plan national, avec une augmentation fulgurante des contaminations, des cas sévères, des cas graves et du nombre de décès, nécessite la prise de mesures hardies.



Le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir décrété, à compter de ce jour, l’état d’urgence dans les régions de Dakar et Thiès, assorti d’un couvre-feu de 21 h à 05 h du matin dans les régions concernées qui concentrent plus de 90 % des cas.



Le Président de la République invite, dès lors, les membres du Gouvernement à prendre, chacun en ce qui le concerne, les mesures sectorielles subséquentes, afin d’assurer, en relation avec les gouverneurs, préfets, maires et populations, l’application rigoureuse de l’état d’urgence sur les territoires concernés.



Le Chef de l’Etat rappelle, par ailleurs,
l’impératif de faire respecter les restrictions effectives sur les rassemblements et réunions de toute nature, les déplacements et le port obligatoire du masque dans les lieux et transports publics.



Le Président de la République demande, en outre, au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, en liaison avec le CNGE, d’accentuer les efforts de maitrise de la pandémie sur le
territoire national en renforçant le suivi des cas à domicile, en accélérant la décentralisation des tests à diagnostic rapide, mais aussi la mise en œuvre de la stratégie nationale de vaccination des populations avec comme cibles prioritaires, les personnels de santé, les forces de défense et de sécurité et les personnes âgées de plus de 60 ans vivant avec des comorbidités.

Les ressources financières nécessaires, à ce titre, seront mises à disposition afin de faciliter le déploiement rapide du Plan d’introduction de la vaccination.



Le Chef de l’Etat demande, dans ce contexte, aux membres du Gouvernement de bannir toute cérémonie ou rassemblement inapproprié au sein des ministères et structures publiques.



Durant cette phase cruciale de la lutte contre la pandémie, qui s’ouvre, le Président de la République lance un appel à la mobilisation nationale, notamment celle des communautés : notabilités religieuses et coutumières, personnels de santé, élus territoriaux (maires et présidents de conseil départemental), organisations de jeunes et de
femmes, leaders d’opinion, pour une implication solidaire dans cette lutte
collective contre la pandémie de la Covid-19.



Le Chef de l’Etat a, enfin, indiqué que cette bataille décisive que nous engageons, pour gagner la guerre contre la pandémie de COVID-19, doit être soutenue par une sensibilisation notable des populations via une communication adaptée.



Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Président de la République a mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la construction et la réhabilitation des ponts et ouvrages de franchissement et à la modernisation du secteur des transports.



Il a ainsi demandé au Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement de veiller à la finalisation des travaux des ponts en cours d’édification et de réhabilitation au niveau national.



Le Chef de l’Etat a, dans ce cadre, signalé l’urgence d’accélérer les processus de reconstruction des ponts de Baïla, Diouloulou et Katakalousse, de même que les ponts de Tobor et Emile Badiane en service dans la région de Ziguinchor.



Le Président de la République demande, dans le même élan, au Gouvernement de poursuivre les efforts de modernisation des systèmes de transports routiers par :
(i) l’entretien et le maintien de la qualité des réseaux routiers et autoroutiers ;
(ii) l’intensification des programmes de renouvellement du parc national de camions ; (iii) le renforcement de la sécurité routière et de la régulation des contrôles routiers ; (iv) la concertation permanente et le soutien aux différents acteurs des transports routiers.



Au titre de la coopération et des partenariats, le Chef de l’Etat demande au Ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes industries en relation avec les Ministres en charge des Finances et de l’Economie de prendre les dispositions nécessaires pour un démarrage effectif
de la deuxième phase du Parc Industriel de Diamniadio.



Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique.



Au titre des Communications, 



– le ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;



– le ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur l’exécution budgétaire 2020 et sur le démarrage de gestion budgétaire 2021 ;



– le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;



– le ministre de l’Intérieur a fait une communication sur le contrôle de légalité des actes des collectivités territoriales ;



– le ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur la situation de la pandémie Covid-19 ;



– le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la campagne de commercialisation de l’arachide ;



– le ministre de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel a fait une communication sur les instruments d’exécution de la politique nationale en matière d’artisanat et de transformation du secteur informel ;



– le ministre auprès du Président de la République en charge du suivi du Plan Sénégal Emergeant a fait le point sur les projets phares du PSE.


Au titre des textes législatifs et
réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :



– le projet de décret relatif aux avantages et obligations attachés aux statuts d’entreprises de presse ;



– le projet de décret fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement du Fonds d’Appui et Développement de la Presse ;


Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :


– Madame Ndèye Fatou LO, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de solde n° 616.254/J, précédemment Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, est nommée Secrétaire général du Ministère de l’Artisanat et de la Transformation du secteur informel ;


– Monsieur Ababacar MBAYE, Docteur en Sciences de l’Environnement, matricule de solde n° 516.623/C, précédemment Directeur de l’Assainissement au Ministère de l’Eau et de l’Assainissement, est nommé Directeur général de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), en remplacement de Monsieur Lansana Gagny SAKHO, appelé à d’autres
fonctions.



– Monsieur Abdoulaye KOUYATE, Inspecteur principal de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports, matricule de solde n° 611.648/D, précédemment Directeur Administratif et financier de l’Observatoire national des Investissements, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du Ministère des Mines et de la
Géologie en remplacement de Monsieur Alassane DIALLO appelé à d’autres fonctions ;



– Madame Awa Fall DIAGNE, titulaire d’un Master en gestion de projets, matricule de solde n° 684.209/I, précédemment Conseiller technique du Ministre de la Santé et de l’Action sociale chargé de la coopération, est nommée Directeur des Ressources humaines
du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement de Monsieur Ibrahima Souka Ndella DIOUF, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.


Le Ministre des Collectivités Territoriales du Développement et de l’aménagement des territoires, Porte-Parole du Gouvernement Oumar GUEYE

Seynabou Ndiaye Diakhaté sermonne Mansour Faye

La présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) recadre l’ancien ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye. Invitée de l’émission Objection de la radio Sudfm (privée) hier, dimanche 27 décembre, Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté a révélé que l’Ofnac, contrairement à la sortie de l’actuel ministre des Transports terrestres, peut bel et bien entendre dans le cadre de ses enquêtes un ministre. Sous ce rapport, Seynabou Ndiaye Diakhaté a par ailleurs annoncé que l’Ofnac a fait son travail en remettant une vingtaine de rapports au procureur de la République.

Rebondissement dans « l’affaire du scandale présumé dans la gestion des 63 milliards destinés à l’achat de vivres alimentaires dans le cadre du plan de riposte contre la Covid-19 ». Alors que l’ancien ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye, par ailleurs beau-frère du président de la République, avait formellement indiqué au mois de septembre dernier, suite à trois plaintes déposées auprès de l’Ofnac contre sa gestion de ces fonds destinés à l’achat des vivres alimentaires, que « Si l’Ofnac me convoque, je n’irai pas. L’Ofnac n’a pas vocation à convoquer un ministre. Cela ne fait pas partie de ses compétences. En tant que ministre, je ne répondrai pas », la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) est montée au créneau hier, dimanche 27 décembre, pour apporter la réplique. Interpellée lors de son passage à l’émission Objection de la radio Sudfm (privée) sur la question de savoir si l’Ofnac est habilité à entendre un ministre ou pas, Seynabou Ndiaye Diakhaté qui a successivement occupé les fonctions de Procureur de la République, puis doyenne des juges, avocat général et premier avocat général à la Cour de justice de l’Uemoa n’est pas allée par quatre chemins.

En effet, faisant remarquer que « cette question revient souvent», elle a indiqué sans ambages que la réponse (à cette interpellation est dans les textes constitutifs de l’Ofnac. « Les textes vous disent : « dans le cadre de l’exécution de ses missions, l’Ofnac peut entendre toute personne présumée avoir pris part à la commission de l’un des faits prévus à l’article premier de la présente loi », a martelé la présidente de l’Ofnac qui précise dans la foulée que « c’est la première fois d’ailleurs que je réponds à cette question qui a été soulevée plusieurs fois et ça fait couler beaucoup d’encre ». Loin de s’en tenir là, la présidente de l’Ofnac a également révélé que l’Ofnac a ouvert une enquête sur la gestion des 63 milliards destinés à l’achat des vivres alimentaires dans le cadre du plan de riposte contre la Covid-19, suite à trois plaintes reçues.

«J’AI REMIS AUTANT DE RAPPORTS (AU PROCUREUR) ET MON TRAVAIL S’ARRETE-LA»

Poursuivant son propos, Seynabou Ndiaye Diakhaté a également révélé avoir remis à ce jour une vingtaine de rapports d’enquêtes de l’Ofnac au Procureur de la République. « Les rapports d’enquête de l’Ofnac sont remis directement au procureur de la République. On a déposé plus d’une vingtaine de rapports d’enquête sur la table du procureur de la République », a-t-elle martelé. Avant d’insister : « C’est à lui (le procureur de la République-ndlr) de répondre éventuellement à une question par rapport aux suites réservées à ces rapports. Par rapport au principe de droit sur l’opportunité des poursuites, c’est lui qui apprécie librement la suite à donner à ces rapports. Je lui ai remis autant de rapports et mon travail s’arrêtelà. Je fais mon travail sans état d’âme et ça s’arrête-là. On m’a délimité un champ de compétences. Donc, je ne peux pas sortir de ce champ».

«L’OFNAC EST UN ORGANE TOUT A FAIT INDEPENDANT DU MINISTERE DE LA JUSTICE»

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) est un organe tout à fait indépendant du ministère de la Justice. La révélation est de la présente de l’Ofnac. S’exprimant sur les ondes de la radio Sudfm hier, dimanche 27 décembre, Seynabou Ndiaye Diakhaté a indiqué que l’Ofnac n’a aucun lien particulier avec le ministère de la Justice en dehors du fait qu’on peut considérer que «l’Ofnac, c’est l’antichambre de la justice ». « L’Ofnac est rattaché à la présidence de la République, pas au ministère de la Justice. Et ce rattachement à la présidence de la République est purement institutionnel. Nous ne recevons aucune directive de la Présidence ni d’instruction, le texte est clair », a-t-elle martelé non sans préciser. « L’Ofnac n’est pas un organe de poursuite ni de jugement mais un organe d’investigation, je dis souvent que c’est l’antichambre de la justice, on travaille pour la justice, on participe à l’œuvre de répression de la justice en faisant nos enquêtes et en déposant nos rapports ».

Loi sur l’état d’urgence et l’état de siège : Ce que Macky va changer !

Après son examen en conseil des ministres, le président de la République a transmis à l’Assemblée nationale le projet de loi modifiant la loi numéro 69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège. Deux nouveaux articles y sont insérer pour lui donner plus de pouvoirs.

Dans ledit projet de loi, l’exécutif a inséré deux articles relatifs à la « gestion des catastrophes naturelles ou sanitaire».

Le nouvel article 24 dispose, en effet, qu’ «en cas de survenance de situations de catastrophes naturelles ou sanitaires, il est donné, à l’autorité administrative compétente, sans que soit proclamé l’état d’urgence ou l’état de siège, pouvoir de prendre des mesures visant à assurer le fonctionnement normal des services publics et la protection des populations.

Ces mesures peuvent notamment consister en l’instauration d’un couvre-feu et en la limitation des déplacements sur tout ou partie du territoire national pour une durée d’un mois renouvelable une fois».

Le nouvel article 25 ajoute que «les pouvoirs énoncés dans l’article 24 de la présente loi sont exercés par le président de la République. Ces pouvoirs peuvent, sur délégation du président de la République, être exercés par le ministre de l’Intérieur, tout ministre dont l’intervention est nécessaire, les gouverneurs et les préfets».

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