Promulgation de la loi portant futur code électoral : le gouvernement convoqué en conseil des ministres ce lundi

Le chef de l’Etat a décidé de convoquer, ce lundi, la traditionnelle réunion du Conseil des ministres du mercredi, afin de poser tous les jalons qui lui permettent d’être dans les délais de la promulgation de la loi portant futur code électoral, avant le 23 juillet 2021 et de ne pas être attaqué par l’opposition devant la Cedeao dont le Protocole interdit formellement tout changement des règles du jeu à six mois d’une élection. En effet  tout s’est fait en un temps-record : c’est samedi passé que la Commission politique du Dialogue national a bouclé le Rapport global de son Séminaire résidentiel et a dû le remettre, entre samedi et dimanche, au ministre de l’Intérieur, qui, à son tour, a sûrement tout déposé, ce même week-end, sur la table de son mentor.

CHEIKH BAMBA DIÈYE A DÉPOSÉ LA SAISINE DE L’OPPOSITION

L’opposition a mis sa menace à exécution. Par l’entremise de Cheikh Bamba Dièye, leader du parti FSD/BJ, elle a déposé ce mercredi, la saisine du Conseil constitutionnel pour annulation des lois 10-2021 et 11-2021 votées par l’Assemblée Nationale le 25 juin dernier.

Accompagné de maître Weinde Dieng, Huissier De Justice à Dakar, le député a déposé la saisine au nom de ses 21 collègues de l’opposition au greffe du Conseil Constitutionnel.

« Qu’il soit porté témoignage que les députés de l’opposition devant Dieu et la nation ont usé de toutes les opportunités disponibles pour contrer ces lois liberticides, ambiguës et anticonstitutionnelles » a-t-il déclaré à sa sortie du siège du Conseil constitutionnel.

“Je ne vois pas de raisons pour qu’il ne puisse pas rentrer dans ce pays”

Me Amadou Sall, l’ancien responsable du Parti démocratique sénégalais (Dakar) et ex avocat de Karim Wade, s’est exprimé sur le cas du fils de me Abdoulaye Wade. Il estime que Karim Wade doit pouvoir revenir chez lui. Il l’a dit dans le Grand Jury de la Rfm.

«Je ne vois pas de raisons particulières pour qu’il ne puisse pas rentrer dans ce pays. C’est  son pays. Son pays ce n’est pas le Qatar. Je ne veux pas trop me prononcer sur cette question. Lui-même sa position est très simple et je la respecte. Il dit qu’il ne veut pas d’amnistie. Il dit qu’il veut que son procès soit révisé. Je respecte cela.»

SÉANCE PLÉNIÈRE : LES DÉPUTÉS SE RETROUVENT APRÈS LES SCÈNES DE PUGILATS

Les députés se retrouvent après les scènes de bagarres et d’empoignades vécues vendredi dernier, 25 juin, à l’occasion du vote de la loi, portant modification du code pénal et du code de procédure pénale, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les députés sont convoqués en séance plénière, ce lundi, 28 juin.

Au menu des débats, la mission d’informations sur les inondations mortelles de 2020 rend ses conclusions. La session n’a pas encore démarré.
Six morts, c’est le dernier bilan des inondations notées après les fortes pluies enregistrées en septembre 2020. Le chef de l’État, Macky Sall, qui avait donné ces chiffres, n’avait pas manqué d’exprimer sa compassion aux familles éplorées. Ce, suite à une réunion tenu au Palais, sur la question des inondations, le mardi 8 septembre 2020.

A l’occasion, il avait dégagé une enveloppe de dix milliards, pour la riposte, dont un montant de trois milliards directement auprès des populations, avec des produits de première nécessité (denrées alimentaires, matelas, etc.). Les 7 autres milliards étaient prévus pour apporter une première réponse technique pour l’évacuation des eaux pluviales stagnantes. Ce, après le déclenchement du Plan d’Organisation des Secours (ORSEC).

MACKY SALL CHEZ KHALIFA SALL : EN QUÊTE DE RAPPROCHEMENT ?

Faut-il y voir une volonté de rapprochement dans un contexte politique tendu ? Ou alors un simple geste social, humain, qui va au-delà de tout calcul électoraliste même à quelques mois des Locales ? L’une et l’autre hypothèse peuvent se compléter, toujours est-il que les commentaires iront bon train les prochains jours après le déplacement surprise du chef de l’Etat Macky Sall, au domicile de l’opposant Khalifa Sall, ex maire de Dakar.

Ce dernier, éprouvé par le décès de sa maman Adji Awa Niang le 26 mai dernier, a reçu ce dimanche, dans l’après-midi, la visite du président Sall, dans son appartement en centre-ville. Sur place, Macky Sall a trouvé Moussa Tine, un des fidèles de Khalifa Sall, ainsi que l’actuelle maire de Dakar, Soham Wardini, entre autres responsables de la coalition Taxawu Senegal. La scène, capturée par un photographe (occasionnel ?) dont la présence sur les lieux peut facilement être assimilée à une volonté de placer un coup de comm’ au delà d’immortaliser le moment solennel. Mais, un détail aura capté l’attention de plus d’un : la façon dont Khalifa Sall, le visage fermé et tourné à sa droite, semble se détourner de son hôte assis à sa gauche, les doigts croisés et le visage grave, laissant deviner un moment lourd où les hommes n’auront sans doute pas été très loquaces.

Officiellement, c’était pour une présentation de condoléances du chef de l’Etat dont l’épouse, Marième Faye Sall, en avait déjà fait de même, histoire de préparer le terrain, en rendant visite à Khalifa Sall quelques jours après le décès de sa mère, survenu il y a un mois.

Mais, malgré la gêne apparente, dans un pays où les cérémonies religieuses sont souvent l’occasion de (re)nouer des alliances, on observera avec attention les prochains actes posés par le camp de l’ex maire de Dakar, qui fait déjà l’objet de plusieurs querelles internes liées aux ambitions des uns et des autres pour la mairie de Dakar tant convoitée.

Après son séjour carcéral considéré par beaucoup d’observateurs de la scène politique comme une manœuvre du président Sall pour écarter un potentiel adversaire, Khalifa Sall avait fait preuve de grandeur en allant répondre en mars 2020, à son appel au palais, dans le cadre de la guerre lancée contre la pandémie de Covid 19.

À l’époque, la nécessité de mettre en en avant l’intérêt commun de la nation avait été évoquée. Quelques mois plus tard, certains caciques du Parti socialiste restés dans la mouvance présidentielle, comme Abdoulaye Wilane, ont appelé de tous leurs vœux un retour de Khalifa Sall au sein du PS. Cette rencontre au sommet ravivera, à coup sûr, les supputations.

Et, à la veille d’une consultation électorale qui s’annonce décisive comme le fut celle de 2009 pour le régime de Me Abdoulaye Wade, mais également pour l’opposition d’alors avec Khalifa Sall récupérant la mairie de Dakar des mains du PDS et Macky Sall commençant descente aux enfers avec son exclusion du PDS et entamant sa marche vers le Palais…

Biguine Gueye fait des révélations sur Sonko

Biguine Gueye  journaliste consultant en communication connu pour ses diatribes contre Guy Marius Sagna et Ousmane Sonko.

Notre confrère vient de faire des révélations sur les forces et faiblesses du leader du Pastef de ses forces?  il révèle sa richesse aux origines douteuses. Et de ses faiblesses, il évoque les pulsions sexuelles de l’hommes politique.

Pour Biguine Gueye, « Ousmane Sonko leader du Pastef possède un immeuble d’une valeur de 100 millions au moins ». Et il ajoute que Sonko « simple fonctionnaire. Possède de nombreuses maisons et terrains entre Dakar et Thiès ».

Sonko détient entre autres richesses, un immeuble d’une valeur de 100 millions au moins. En ce temps, il n’était que simple fonctionnaire. Plus que cet immeuble il détient d’autres biens. Où est-ce qu’il a pu brasser tout l’argent qui lui a permis d’avoir ses nombreuses maisons et terrains entre Dakar et Thiès ?

Personne ne connaissait Sonko entre 2010 et 2011 lorsque tout un peuple se battait pour un changement positif dans la conduite des affaires de notre pays. Il se la coulait douce sous l’aile protectrice de son mentor Tahibou Ndiaye.

Accusé de viols par une pauvre paysanne venue de son village pour travailler dans un salon de massage de la capitale afin de joindre les deux bouts et d’aider ses parents, Ousmane Sonko se démerde vaille que vaille pour transposer l’histoire de la plainte qui plane qui l’accable, en une affaire de complot d’État.

En effet, l’histoire a montré que quiconque a eu mailles à partir avec la justice dans ce pays, quel que soit son rang social ou son titre, a de tout temps, par dignité, accepté d’aller laver son honneur. Volontiers ! Nous pensons à Idrissa Seck, Khalifa Sall, Tahibou Ndiaye le boss de Sonko… Ousmane lui, refuse de faire face à Adji Sarr qu’il connait très bien, à l’occasion d’un procès tant attendu. Force doit rester à la loi. Il faut que justice soit rendue dans cette histoire. S’il gagne le procès, ce sera tout à son profit. S’il le perd, qu’il purge sa peine pour se refaire une nouvelle santé politique en soignant son comportement.

Le chef de file de Pastef doit cesser d’attiser le feu. Des années 50 à nos jours le Sénégal a connu toutes formes de divergences, de contradictions. Mais jamais le discours n’y a été aussi périlleux dans le contenu depuis l’avènement de ce singulier nain politique Ousmane Sonko. On ne joue pas avec la cohésion nationale. On ne vendange pas la souveraineté d’un État.

DÉPART DE NIASSE DE LA TÊTE DE L’AFP : LES PRÉCISIONS DE ZATOR M’BAYE

Au moment où on s’interroge sur les conséquences du départ de la tête de l’Alliance des forces de progrès (AFP) du Secrétaire général Moustapha Niasse poste qu’il occupe depuis 22 ans aujourd’hui, le responsable des jeunesses progressistes, Zator M’baye, évoque un retrait à la place d’une retraite. D’ailleurs, il le dit très clairement, devant le Jury du dimanche (JDD), ce 29 juin, il “ne cracherait” sur une proposition selon laquelle Niasse occuperait le poste de président d’honneur.

Dans son argumentaire, il a emprunté la formule de son vénéré marabout, Serigne Babacar SY, expliquant qu’”il est bon d’avoir dans une Assemblée aussi bien des jeunes qui ont la force mais également des moins jeunes qui ont le savoir. Je pense que c’est deux denrées combinées, peuvent produire de l’efficacité, et c’est ce que nous recherchons à l’AFP.”

« 
L’AFP A TOUJOURS BESOIN DE NIASSE »

Ainsi, “nous avons toujours besoin de l’expérience, de l’expertise du président Moustapha Niasse. Vous savez, c’est quelqu’un qui a vécu 64 ans de vie politique. Je suis de l’AFP, nous avons des camarades, des cadres de haut niveau mais pour avoir quelqu’un qui puisse remplir le fauteuil de Moustapha Niasse, va être très difficile. Je suis militant d’une gestion collégiale, et en notre sein justement, on choisira la personne qui sera la mieux habilitée à présider le parti”, a-t-il confié.

Etes-vous candidat à sa succession ? “Pour le moment, je ne suis pas candidat, et je n’ai pas de candidat. Nous ne sommes pas des adeptes de la dévolution monarchique ou dynastique. Tout se fera dans le cadre d’un renouvellement démocratique, de la plus petite cellule jusqu’au bureau politique. Il est normal qu’on puisse discuter et de voir, entre nous, le meilleur profil pour pouvoir capitaliser toutes les énergies. Parce que, ce que nous recherchons en fait, c’est de capitaliser cet espoir, cette espérance mais également de nous inscrire dans le continuum qui a fait que notre parti reste la troisième formation politique. Depuis 2000, on a été faiseurs de roi. Peut-être un jour, on sera roi comme l’a souhaité le président Moustapha Niasse”.

Moustapha Niasse, le secrétaire général de l’AFP, ouvrant sa succession, a décidé de passer la main à la jeunesse à l’issue du prochain Congrès du parti qui aura lieu dans le premier semestre de 2022. Il est à la tête dudit parti depuis son célèbre appel lancé le 16 juin 1999 : “j’ai choisi l’espoir”. Le processus de renouvellement pourrait être parachevé à l’occasion du 23e anniversaire du parti.

Toutefois, la décision appartient au chef de l’État, Macky Sall, et “capitaine” de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), quant au retrait de Niasse du perchoir de l’Assemblée nationale, a souligné Zator M’baye.

Une chose est sûre, il n’est pas opposé au retour de Malick Gakou, ex-numéro 2 du parti, aujourd’hui à la tête du Grand parti (GP).

LOCALES 2022 : « L’AFP VA JOUER COLLECTIF AUTANT QUE CE SERA POSSIBLE »

Ministre conseiller du chef de l’État, Macky Sall et responsable à l’Alliance des forces de progrès (AFP), Zator M’baye prévient : “l’AFP va jouer collectif autant que ce sera possible. Parce qu’en 2014, il est arrivé que dans certaines zones, qu’on ait eu des difficultés pour confectionner des listes, et malheureusement il y a eu des cassures. Nous ne souhaitons pas vivre ces mêmes schémas. Nous souhaitons que tout soit fait dans le cadre d’une concertation et que la répartition et la discussion puisse être juste dans le meilleur des cas pour l’essentiel des camarades, pas de l’AFP seulement mais de la coalition BBY”.
Le Secrétaire général des jeunes de BBY et de l’AFP a fait la précision devant le Jury du dimanche (JDD), ce 20 juin.

Interpellé sur le calendrier électoral, il a mis en avant l’option d’une année électorale “où on tiendrait la présidentielle, les législatives et les locales”. “Sinon, a-t-il motivé, on plonge notre pays dans une campagne électorale permanente”.

« LES TOURNÉES ÉCONOMIQUES DE MACKY ONT DES RELENTS POLITIQUES »

La controverse notée autour des tournées économiques du président de la République ne s’estompe pas. Ce dimanche, sur Iradio (90.3), le débat s’est encore posé.

Les invités de Lr du Temps, même s’ils reconnaissent au chef de l’État, le droit de faire des tournées économiques, peinent à distinguer celles-ci avec une campagne électorale. « C’est une tournée qui a des visées électoralistes », a déclaré Dr Moussa Diop. Enseignant en Communication et Sciences Politiques, M. Diop estime qu’il y a une confusion soigneusement entretenue dans ces tournées économiques. « Son lapsus : ’’ je suis content de Matam’’, pour faire allusion à forte mobilisation de ses partisans, est une parfaite illustration sur l’idée de campagne électorale du président de la République », pense Dr Moussa Diop.

Le juriste et expert politique, Ibrahima Malick Thioune est du même avis. Selon lui, Macky Sall avait besoin de ces tournées pour tâter le pool de sa popularité après les évènements surprenants du mois de mars dernier. « Ses opposants sont en campagne permanent toute l’année. Avec ses tournées économiques, le président est en train de donner une réponse à la problématique des jeunes qui lui a été soumise lors des manifestations de mars dernier », déclare Thioune. D’ailleurs, estime t-il, le concept ’’tournée économique’’ est spécifique au Sénégal. Une manière pour lui de dire que le Président Sall était en campagne préélectorale.

LOCALES 2022 : LES LÉBOUS VOTENT DIOUF SARR ET ALIOUNE NDOYE

“Pour les élections locales du 23 janvier 2022, les Lébous n’accepteront plus qu’on leur impose des candidats. Ils défendront dans chacun de leurs villages et ’’pencc’’, leurs candidats. Et aujourd’hui, pour la commune de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye est notre candidat. Pour la Mairie de la ville de Dakar, Abdoulaye Diouf Sarr est notre candidat.”

La déclaration est faite par l’Imam Ratif de Dakar, Alioune Moussa Samb, à l’occasion de la journée de communion des Lébous, tenue à la Mosquée de la Divinité, en présence des représentants des 121 villages du terroir Lébou, des villages de Tank (Ngor, Ouakam et Yoff) et des 12 ’’pencc’’ de Dakar.

“La loi sur le domaine national a été dévoyée”

Avant la consigne de vote, le dignitaire Lébou a, toutefois, déploré la dépossession de leurs terres, indexant les “fonctionnaires véreux”, dans un document reçu à Emedia.

Il dit : “Nos terres ont été spoliées par l’État du Sénégal. La loi sur le domaine national a été dévoyée par les différents gouvernements pour aboutir à un code du domaine de l’État qui a permis au gouvernement et à ses fonctionnaires véreux de se partager les terres de la presqu’île du Cap-Vert au détriment du peuple lébou. Cette spéculation foncière qui laisse le sentiment et la réalité d’une dépossession créant des frustrations et des rancoeurs dans les 12 ’’pencc’’ et les 121 villages lébou. Nous devons puiser dans nos valeurs profondes certes, de paix, de dépassement de soi, d’honneur mais aussi de rigueur et de solidarité, devant nous permettre désormais de constituer le bouclier sans lesquels nous continuerons d’être piétinés”.

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