« JE SUIS CONTRE LA LIMITATION DES MANDATS »

La Guinée a connu récemment un coup d’Etat. C’est sur ces entrefaites que la question du 3e mandat en Afrique a encore fait l’objet de débat. Devant le Jury Du Dimanche de Iradio, Mamoudou Ibra Kane a demandé à Aymérou Gningue, président du Groupe Benno Bokk Yaakaar, est ce que les regards ne se sont pas tournés vers le Sénégal après ce qui vient de se passer en Guinée ?

« Pourquoi les regards doivent-ils se tourner vers le Sénégal ? », s’interroge-t-il. Avant de répondre : « à titre personnel, je suis contre la limitation des mandats. Je suis contre aussi le fait de les limiter à 5 ans. Je suis contre aussi le fait qu’on limite l’âge des candidats à 75 ans.

Ce que le président va faire en 2024 c’est lui qui le sait. Ce que je sais, c’est qu’à bonne date, la constitution va se prononcer sur la légitimité ou l’illégitimité du président Sall ».

Par ailleurs, en direction des prochaines élections locales, l’opposition pense qu’il y’a des cas de fraude lors de la révision exceptionnelle des listes électorales. En réponse à l’opposition, Aymérou Gningue a indiqué : « on n’a pas transféré des guinéens. C’est des sénégalais qu’on a transféré et je vais vous donner mon exemple.

Il y’a beaucoup de gens de ma commune qui sont à Dakar et qui votent à Dakar. Si je peux les convaincre pour qu’ils fassent un retour au bercail et que mon discours les accroche, ces personnes décident de quitter Dakar pour venir voter dans leur commune, mais où est le problème ? D’ailleurs, 696 ont fait ce mouvement-là.

Moi je dis que c’est heureux parce qu’ils viennent participer au développement de leur terroir. Ils viennent s’impliquer en tant que citoyen dans le développement de leur terroir ».

Grande coalition de l’opposition : pourquoi le Pds a boudé

Le Parti démocratique sénégalais a publié, hier, un communiqué pour se démarquer de la coalition de l’opposition. Mais “SourceA” qui relate cette affaire dans sa parution de ce jeudi est revenu les raisons pour lesquelles Abdoulaye Wade et Cie ont pris une telle position.

Selon le journal, les libéraux ont demandé à ce que leurs responsables soient choisis pour être tête de liste dans toutes les grandes villes du pays. Ce que Khalifa Sall et Cie ont refusé.

D’après nos confrères, les autres trois grands de la Grande Coalition estiment que le meilleur candidat pour Ziguinchor doit être issu de Pastef, celui de Dakar de ‘’Taxawu Senegaal’’ et certainement celui de Tivaouane du ‘’Pur’’. Mais le Pds, lui, exige que ses responsables soient choisis pour diriger la liste de l’opposition dans toutes les grandes villes.

PR ISMAÏLA MADIOR FALL : “DES CONCERTATIONS POUR ARRIVER À DES CANDIDATS DE CONSENSUS”

À Rufisque, le mot d’ordre dans les rangs de l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir), le mot d’ordre est l’unité aux prochaines élections territoriales de janvier 2022. “Ils ont tous regretté le syndrome de 2014 où les forces du parti étaient dispersées lors des locales”, décline Matar Ndoye, un des responsables à Rufisque Ouest, dans des propos repris par Le Soleil.

C’est ainsi qu’à l’issue de leur réunion, Ndoye et ses camarades ont chargé le ministre d’État, Pr Ismaïla Madior Fall, d’entamer des concertations avec tous les segments du parti et de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY, majorité présidentielle).

Pour le ministre d’État, la majorité présidentielle doit se refléter aux élections territoriales avec un contrôle total sur l’ensemble des communes. “C’est le sens de cette initiative”, a-t-il souligné. Il a, toutefois, précisé qu’il n’y a, pour l’heure, aucune décision à propos des candidatures pour les différentes communes.

Il s’agit, d’après lui, d’organiser des concertations inclusives afin d’arriver à des candidats de consensus à tous les niveaux. “Nous voulons que Rufisque choisisse ses candidats”, a dit l’ancien ministre de la Justice.

Pikine nord: le chef de cabinet du maire en prison

Le chef de cabinet du maire de Pikine Nord a été emprisonné ce vendredi, après son déferrement au parquet.

Le chef  de cabinet du maire de Pikine nord a été placé sous mandat de dépôt. Cela fait suite à la bagarre qui les opposait lui et ses camarades, aux militants de la République des valeurs (Rv).

L’un de ces militants avait déposé une plainte avec une incapacité temporaire de travail de 30 jours. Le maire Amadou Diarra aussi a été entendu. L’édile a annoncé qu’il va, lui aussi,  déposer une plainte pour actes de vandalisme au niveau de la mairie de Pikine nord.

PR CHEIKH IBRAHIMA NIANG : « LA POLITISATION D’UNE ÉPIDÉMIE CONDUIT À UNE CATASTROPHE »

Devant le Jury du dimanche (JDD), ce 08 août, Pr Cheikh Ibrahima Niang, socio-anthropologue, n’a pas raté la classe politique. “Au début, il y avait cette union sacrée. Ensuite, bien avant la fin, le discours politicien s’en est mêlé”, a-t-il déploré, faisant référence à l’expansion de Delta sous nos cieux. “Or, dans la lutte contre les épidémies, dès que le politique (pouvoir et opposition) prend le dessus, qu’on utilise une épidémie pour obtenir des gains politiques des deux côtés, nous avons une décrédibilisation du discours. Parce que dès que vous dites quelque chose, on dit c’est parce que vous êtes aligné. Alors que le discours scientifique cherche une neutralité par rapport au camp politique “, leur a-t-il reproché.

Et, pour avoir fait le Nord Kivu, une zone de guerre, en République démocratique du Congo (RDC), et les pays qui ont souffert des traumatismes des guerres et des tensions politiques, il avertit que “la politisation d’une épidémie conduit vers la catastrophe.” D’où son appel à une “trêve”. Car “l’heure n’est pas à la récupération politique.” Mais “pour le moment, on a besoin de toute la société, quelles que soient les identités culturelles ou sociales”, a-t-il insisté. D’autant plus que “quand la société est confrontée à un défi que la dépasse, elle fait taire ses querelles internes. Elle crée une cohésion, un bloc à partir duquel on fait face à l’adversité”, a-t-il conseillé.

Seul bémol, les locales de janvier 2022 pointent à l’horizon. “C’est là qu’on va juger de leur sacerdoce”, a-t-il relevé.

Interpellé sur la polémique du matériel médical suivie d’une plainte du ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, contre le spécialiste des Urgences et Médecin-chef de Suma Assistance, Dr Babacar Niang, il a souligné que l’urgence est ailleurs. “Il va falloir faire le point dans tous les cas mais à l’heure actuelle, est-ce qu’une plainte ne va pas créer un martyr ? Et amplifier des polémiques au niveau de la société ?”. “Il faut, d’abord, éteindre l’incendie”, a-t-il prôné.

Contre “la centralisation de toute la réponse à l’hôpital”, il a préconisé une “déconcentration”, à côté de la prévention au niveau communautaire. L’objectif, selon lui, est de “voir comment casser la chaine de transmission au sein même de la famille.” Cela, “dans la reconnaissance de la place centrale de la femme dans l’éducation pour la santé et la fabrique de la santé”.

Promulgation de la loi portant futur code électoral : le gouvernement convoqué en conseil des ministres ce lundi

Le chef de l’Etat a décidé de convoquer, ce lundi, la traditionnelle réunion du Conseil des ministres du mercredi, afin de poser tous les jalons qui lui permettent d’être dans les délais de la promulgation de la loi portant futur code électoral, avant le 23 juillet 2021 et de ne pas être attaqué par l’opposition devant la Cedeao dont le Protocole interdit formellement tout changement des règles du jeu à six mois d’une élection. En effet  tout s’est fait en un temps-record : c’est samedi passé que la Commission politique du Dialogue national a bouclé le Rapport global de son Séminaire résidentiel et a dû le remettre, entre samedi et dimanche, au ministre de l’Intérieur, qui, à son tour, a sûrement tout déposé, ce même week-end, sur la table de son mentor.

CHEIKH BAMBA DIÈYE A DÉPOSÉ LA SAISINE DE L’OPPOSITION

L’opposition a mis sa menace à exécution. Par l’entremise de Cheikh Bamba Dièye, leader du parti FSD/BJ, elle a déposé ce mercredi, la saisine du Conseil constitutionnel pour annulation des lois 10-2021 et 11-2021 votées par l’Assemblée Nationale le 25 juin dernier.

Accompagné de maître Weinde Dieng, Huissier De Justice à Dakar, le député a déposé la saisine au nom de ses 21 collègues de l’opposition au greffe du Conseil Constitutionnel.

« Qu’il soit porté témoignage que les députés de l’opposition devant Dieu et la nation ont usé de toutes les opportunités disponibles pour contrer ces lois liberticides, ambiguës et anticonstitutionnelles » a-t-il déclaré à sa sortie du siège du Conseil constitutionnel.

“Je ne vois pas de raisons pour qu’il ne puisse pas rentrer dans ce pays”

Me Amadou Sall, l’ancien responsable du Parti démocratique sénégalais (Dakar) et ex avocat de Karim Wade, s’est exprimé sur le cas du fils de me Abdoulaye Wade. Il estime que Karim Wade doit pouvoir revenir chez lui. Il l’a dit dans le Grand Jury de la Rfm.

«Je ne vois pas de raisons particulières pour qu’il ne puisse pas rentrer dans ce pays. C’est  son pays. Son pays ce n’est pas le Qatar. Je ne veux pas trop me prononcer sur cette question. Lui-même sa position est très simple et je la respecte. Il dit qu’il ne veut pas d’amnistie. Il dit qu’il veut que son procès soit révisé. Je respecte cela.»

SÉANCE PLÉNIÈRE : LES DÉPUTÉS SE RETROUVENT APRÈS LES SCÈNES DE PUGILATS

Les députés se retrouvent après les scènes de bagarres et d’empoignades vécues vendredi dernier, 25 juin, à l’occasion du vote de la loi, portant modification du code pénal et du code de procédure pénale, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les députés sont convoqués en séance plénière, ce lundi, 28 juin.

Au menu des débats, la mission d’informations sur les inondations mortelles de 2020 rend ses conclusions. La session n’a pas encore démarré.
Six morts, c’est le dernier bilan des inondations notées après les fortes pluies enregistrées en septembre 2020. Le chef de l’État, Macky Sall, qui avait donné ces chiffres, n’avait pas manqué d’exprimer sa compassion aux familles éplorées. Ce, suite à une réunion tenu au Palais, sur la question des inondations, le mardi 8 septembre 2020.

A l’occasion, il avait dégagé une enveloppe de dix milliards, pour la riposte, dont un montant de trois milliards directement auprès des populations, avec des produits de première nécessité (denrées alimentaires, matelas, etc.). Les 7 autres milliards étaient prévus pour apporter une première réponse technique pour l’évacuation des eaux pluviales stagnantes. Ce, après le déclenchement du Plan d’Organisation des Secours (ORSEC).

MACKY SALL CHEZ KHALIFA SALL : EN QUÊTE DE RAPPROCHEMENT ?

Faut-il y voir une volonté de rapprochement dans un contexte politique tendu ? Ou alors un simple geste social, humain, qui va au-delà de tout calcul électoraliste même à quelques mois des Locales ? L’une et l’autre hypothèse peuvent se compléter, toujours est-il que les commentaires iront bon train les prochains jours après le déplacement surprise du chef de l’Etat Macky Sall, au domicile de l’opposant Khalifa Sall, ex maire de Dakar.

Ce dernier, éprouvé par le décès de sa maman Adji Awa Niang le 26 mai dernier, a reçu ce dimanche, dans l’après-midi, la visite du président Sall, dans son appartement en centre-ville. Sur place, Macky Sall a trouvé Moussa Tine, un des fidèles de Khalifa Sall, ainsi que l’actuelle maire de Dakar, Soham Wardini, entre autres responsables de la coalition Taxawu Senegal. La scène, capturée par un photographe (occasionnel ?) dont la présence sur les lieux peut facilement être assimilée à une volonté de placer un coup de comm’ au delà d’immortaliser le moment solennel. Mais, un détail aura capté l’attention de plus d’un : la façon dont Khalifa Sall, le visage fermé et tourné à sa droite, semble se détourner de son hôte assis à sa gauche, les doigts croisés et le visage grave, laissant deviner un moment lourd où les hommes n’auront sans doute pas été très loquaces.

Officiellement, c’était pour une présentation de condoléances du chef de l’Etat dont l’épouse, Marième Faye Sall, en avait déjà fait de même, histoire de préparer le terrain, en rendant visite à Khalifa Sall quelques jours après le décès de sa mère, survenu il y a un mois.

Mais, malgré la gêne apparente, dans un pays où les cérémonies religieuses sont souvent l’occasion de (re)nouer des alliances, on observera avec attention les prochains actes posés par le camp de l’ex maire de Dakar, qui fait déjà l’objet de plusieurs querelles internes liées aux ambitions des uns et des autres pour la mairie de Dakar tant convoitée.

Après son séjour carcéral considéré par beaucoup d’observateurs de la scène politique comme une manœuvre du président Sall pour écarter un potentiel adversaire, Khalifa Sall avait fait preuve de grandeur en allant répondre en mars 2020, à son appel au palais, dans le cadre de la guerre lancée contre la pandémie de Covid 19.

À l’époque, la nécessité de mettre en en avant l’intérêt commun de la nation avait été évoquée. Quelques mois plus tard, certains caciques du Parti socialiste restés dans la mouvance présidentielle, comme Abdoulaye Wilane, ont appelé de tous leurs vœux un retour de Khalifa Sall au sein du PS. Cette rencontre au sommet ravivera, à coup sûr, les supputations.

Et, à la veille d’une consultation électorale qui s’annonce décisive comme le fut celle de 2009 pour le régime de Me Abdoulaye Wade, mais également pour l’opposition d’alors avec Khalifa Sall récupérant la mairie de Dakar des mains du PDS et Macky Sall commençant descente aux enfers avec son exclusion du PDS et entamant sa marche vers le Palais…

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