MESSAGE DE KORITÉ : KARIM WADE S’ADRESSE À LA JEUNESSE

À l’instar de la majorité des musulmans du monde entier, Karim Wade a, ce jeudi, célébré la fête de la Korité à Doha (Qatar) où il vit en exil depuis sa sortie de prison. Le fils du président Wade a profité de la fête pour présenter ses meilleurs vœux « en implorant le Tout Puissant d’accepter notre jeûne, nos prières et nos bonnes œuvres en ce mois béni de Ramadan ». Karim Wade a saisi cette occasion pour exhorter la jeunesse à faire preuve de résilience, d’ambition et de dynamisme pour développer le Sénégal de demain que nous allons construire. Auparavant, il a rappelé les bienfaits du ramadan.

L’ex ministre de rappeler que « le jeûne invite chacun d’entre nous à mieux remplir ses obligations, dont celle de cultiver la paix et la justice pour consolider notre volonté commune de vivre ensemble sur cette terre que nos ancêtres nous ont léguée et il nous appartient de transmettre aux générations futures les traces de notre histoire, le respect de nos valeurs où l’intolérance et l’instrumentalisation de la force pour régler des différends ont été toujours bannis ».

Pour finir, il formule des prières en implorant, en ce jour sacré, célébré par les musulmans du monde entier « le pardon de chacune et de chacun d’entre vous tout en souhaitant que cette fête de Korité et du partage célébrée aujourd’hui contribue à renforcer la concorde et la cohésion sociale dont notre beau pays le Sénégal a tant besoin ».

LOCALES 2022 : LA CAUTION FIXÉE À 10 MILLIONS F CFA !

Le montant de la caution pour les élections locales de janvier 2022 est fixé. Il s’élève à 10 millions FCFA. « En application des articles L.243 et L.279 du Code électoral, le montant de la caution en vue de la participation aux élections départementales , d’une part , et aux élections municipales, d’autre part, est fixé à dix (10) millions (10.000/000) de francs CFA, pour chaque type d’élection et par chaque liste quel que soit le nombre de départements ou de commune où la liste de candidats se présente », informe un communiqué du ministère de l’Intérieur reçu à emedia. Laquelle précise : « Cette somme est à verser à la Caisse des Dépôts et Consignations par le mandataire au nom d’un parti politique légalement constitué, d’une coalition de partis politiques légalement constitués ou d’une entité regroupant des personnes indépendantes. »
Après plusieurs reports, la date des locales a été fixée au dimanche 23 janvier 2022. La mesure a été prise par le président de la République, Macky Sall, par décret n° 2021 – 562 du 10 mai 2021.

QUERELLES INTERNES, BATAILLES DE POSITION EN VUE DES LOCALES… L’APR FACE AU SYNDROME DU PDS

Avis de tempête ! La bataille de positionnement fait rage à l’approche des élections locales. Les hostilités étaient déjà ouvertes avant même que la date de leur tenue ne soit fixée, hier. Maintenant que c’est fait, le thermomètre va monter avec la tension allant crescendo. On assiste pour le moment à des guerres intestines avec des combats internes plutôt que des batailles entre pouvoir et opposition. Cela n’est pas sans rappeler une situation vécue il y a quelques années par le Pds, alors au pouvoir…

Dualité Wilane / Abdoulaye Sow à Kaffrine

À Kaffrine déjà, c’est l’escalade entre responsables du même bord politique : Benno Bokk Yakaar (BBY) dans une guerre fratricide sans merci.

Dans leurs réponses suite aux remontrances du ministre de l’Urbanisme, Abdoulaye Saydou Sow, et ses soutiens, les cadres socialistes, s’érigeant en bouclier autour du député-maire socialiste Abdoulaye Wilane, n’ont pas mis de gants.

” Les redevables qui, pendant longtemps, ont été soudoyés avec comme mission de déstabiliser le Parti socialiste (PS), à travers son leader, le député-maire Abdoulaye Wilane, sont démasqués. Ceux-ci, en perspective des Locales, se sentent obligés de s’afficher aux côtés de celui dont l’ambition, le destin destructeur, n’est rien d’autre que de chercher à saborder la flotte socialiste et du coup, mettre en péril la coalition BBY”, ont-ils torpillé, dans une déclaration incendiaire.

Les cadres socialistes de Kaffrine de poursuivre : “au sein de la commune, dans le Conseil municipal, personne n’est surpris de voir certains commandos, pour ne pas dire mercenaires, s’afficher aux côtés du manipulateur désespéré, du transhumant imposteur, dont les propos et actes sont nuisibles au président Macky Sall, à la coalition BBY, et à la mouvance.”

Selon eux, l’obsession d’Abdoulaye Sow à diriger la mairie est devenue “pathologique”.
Sur ce point, ils se veulent clairs : “la troncation ne passera pas. Le débat ne se situe pas autour de la confiance qui nous lie au Président, ni autour de ses bilans et réalisations, mais plutôt autour des actes politiques et politiciens qui sont posés et qui ne s’accommodent pas à la loyauté dans un compagnonnage”.
Le successeur d’Abdou Karim Fofana, prenant du galon, et son camp avaient déjà ouvert le feu, au cours du week-end, remontant les bretelles à l’allié politique par ailleurs porte-parole du Parti socialiste (PS), disant “ne pas tolérer qu’au sein de la coalition (BBY), qu’un responsable, en mal de popularité, obnubilé par la reconquête d’un leadership et d’une représentativité à la base qu’il a perdues, puisse continuer à s’attaquer indûment au président de la République.”

Parcelles : débuts des hostilités entre Amadou Ba et Mbaye Ndiaye

D’autant plus qu’embrayaient-ils : “ces attaques ou diatribes insidieuses, actes éhontés de plus, dans la panoplie de ses diarrhéiques pamphlets, géométriquement et opportunément lancés contre le Président Sall, sonnent comme un appel du pied d’un desperado au crépuscule de sa vie politique. Parce que se noyant en pleine mer sous l’effet des vagues du renouveau politique.”

Aux Parcelles Assainies, la tribune de la conférence des femmes APR a été le théâtre, ce week-end, d’une querelle entre deux ténors locaux de l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir) en l’occurrence l’ex-ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, et le ministre d’État, Mbaye Ndiaye.

“J’ai duré sur le terrain politique, je comprends les non-dits dès qu’une personne parle. Ce n’est pas la peine de dire à Amadou BA devant le président Macky Sall. C’est clair. Je n’ai jamais dit aux Parcellois ; soutenez Amadou Ba. Je n’ai jamais dit ça et que personne ne me fasse dire cela”, avait tonné le second nommé.

Revenant à la charge, il avait asséné : “ce que j’ai dit, c’est que j’ai demandé aux Parcelles Assainies, qu’ils accompagnent Amadou Ba pour soutenir le président (Macky Sall). Je m’engage pour qu’on soutienne le Président, hier, aujourd’hui et demain”. Avant de clore : “quiconque prend un engagement pour accompagner quelqu’un d’autre est libre. Mais cette large Assemblée, c’est pour le président. Ce n’est ni pour Mbaye Ndiaye, ni pour Amadou Ba. Il faut que cela soit très clair et nous sommes encore sur le terrain politique pour le soutenir. Il ne peut pas y avoir d’équivoque à ce niveau-là. Et je suis sûr que toi Amadou Ba, tu en es conscient. Et comme je te l’ai dit en privé tout comme en public, ne te laisse pas tenter par ceux qui sèment la zizanie, ils peuvent être partout parents, voisins, compagnons. Ceux qui te poussent à des combats qui ne sont pas les tiens.”

La réponse du berger à la bergère : “Mbaye Ndiaye, je suis d’accord avec toi. Le premier défi, c’est le défi de l’unité. Le défi qui suit, c’est qu’on doit oublier nos personnes. C’est pourquoi j’ai dit à Mbathio, mets en avant les femmes et suit les. On n’est pas dans le domaine de la chefferie, c’est d’ailleurs passé de mode. Ce qui peut nous faire gagner, c’est d’être en équipe, qu’on se mette ensemble. Et comme dans tout compagnonnage, il y a du bon et du mauvais, chacun y récolte un bon comme du mauvais que ce soit pour Mbathio, Amadou Ba et Mbaye Ndiaye. Personne ne fait l’unanimité. Depuis que le président m’a amené ici, je m’astreins à une ligne de conduite : c’est que je ne revendique rien. Et nous sommes ensemble pour soutenir et pour appuyer le président (Macky Sall). Je sais que tu es très attaché au président mais permets-moi de te concurrencer sur ce terrain et faire de sorte que tu ne m’y devances pas”. Fin du premier round.

Leur leader déjà écarté du gouvernement, le camp d’Amadou Ba acceptera-t-il qu’il ne soit pas investi ? Dans tous les cas, c’est un secret de polichinelle que l’approche des élections locales aiguise toujours les appétits, poussant souvent à la fronde.

Il était une fois, le Pds

La situation n’est d’ailleurs pas nouvelle. Le syndrome du Parti démocratique sénégalais (PDS) guette-t-il l’APR ? Pour rappel, en 2005, alors que son ascension était stoppée par un refroidissement de ses relations avec le Pape du Sopi, l’ex-ministre Modou Diagne Fada, entamant à l’époque une véritable “traversée du désert”, avait, pour sa survie politique au sein du PDS, lancé son mouvement Waar-Wi (« Lopin de terre » en wolof). Avant d’obtenir trois sièges au cours des élections législatives de juillet 2007.

En 2009, sa stratégie face à Abdoulaye Wade porte ses fruits puisqu’il fait son grand retour dans le gouvernement en tant que ministre de la Santé et de la Prévention. Il s’agissait, toutefois, de son dernier portefeuille ministériel avant l’élection présidentielle sénégalaise de 2012, remportée par l’actuel occupant du palais de la République, Macky Sall.

La fronde interne des frustrés sur les côtes beige-marron est plus récente. En janvier 2020, l’ancien président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle – BBY, Moustapha Diakhaté, avait lancé officiellement son mouvement “Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance : démarche pour une APR nouvelle”, peignant un tableau “apocalyptique” de la locomotive de la majorité présidentielle.

15 millions comme transports et des promesses, c’est ce qu’à obtenu le nouveau transhumant, le maire Amadou Diarra hier au palais.

L’après-midi d’hier, le President de La République a reçu l’actuel maire de Pikine Nord qui était venu faire son acte d’allégeance.
L’ancien responsable du PDS a officialisé sa transhumance devant Augustin Tine, Alioune Sall, Mahmoud Saleh, #Abdou Karim Sall, Awa Niang, Abdoulaye Thimbo et Salamata Correra entre autres responsables apéristes.
Le président de la Republique en prenant la parole a promis au Maire de Pikine Nord de l’épauler pour la realisation de ses projets au niveau de sa commune.
Amadou Diarra quant à lui a signalé à #Macky qu’il est désormais son « nouveau baye Fall ».
Au finish de l’audience vers 20h, le Président de la République a remis 15 millions de francs cfa comme transports à #Amadou Diarra tout en lui demandant de travailler en symbiose avec les responsables apéristes de Pikine Nord.
Reste à savoir si les promesses faites seront tenues et si les respondables apéristes de Pikine Nord accepteront de se ranger derrière leur nouvel allié qui par aillleurs a déjà déclaré sa candidature à sa propre succession à la tête de la municipalité.
Maty Sarr linguere
En direct de Pikine

Plainte de Me moussa Diop contre son successeur : Le tribunal se déclare incompétent

Le tribunal correctionnel de Dakar s’est déclaré, ce mardi, incompétent pour juger l’affaire opposant Me Moussa Diop à Oumar Boun Khatab Sylla et au journal L’As.

En rappel, l’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk (Ddd) avait porté plainte contre son successeur pour diffamation. Mais, comme le parquet, le tribunal estime qu’Oumar Boun Khatab Sylla bénéficie, en tant que magistrat, d’un privilège de juridiction.

Décret- Macky officialise la date des élections locales

Décret- Macky officialise la date des élections locales

C’est
maintenant officiel! La date tant attendue des élections locales est
maintenant connue. « Par décret numéro 2021-562 du 10 mai 2021, le
président de la République, Macky Sall a fixé la date du prochain
scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers
départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 2022 », informe le
communiqué ci-après du ministère de l’intérieur.

CHEIKH OUMAR ANNE : « SONKO EST IMPERTINENT »

Cheikh Oumar Anne tacle Ousmane Sonko. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a taxé le leader du parti Pastef/Les Patriotes de « jeune impertinent ». « Prenons les évènements du mois de mars, un jeune impertinent, pensant que le Sénégal lui appartient, encadré par des Salafistes et des gens qui n’ont rien de démocratique, voulaient déstabiliser le pays », a-t-il déclaré, à l’émission JDD. Et de poursuivre :« Je condamne tous ceux qui, à chaque fois que les choses se passent en leur défaveur, font appellent à des forces occultes, pensant qu’ils peuvent accéder au pouvoir par des voies non démocratique ».

Par ailleurs, le maire de Ndioum s’est prononcé sur l’arrêt de la CEDEAO qui demande au Sénégal de supprimer le parrainage. Il estime que la cette décision ne repose sur aucune base solide. « En matière de gestion des élections, nos juridictions nationales sont très compétentes. Nous n’avons rien à envier aux juridictions internationales. Le parrainage est système démocratique. Dans tous les pays du monde, il y a un système de parrainage. On pouvait faire le parrainage avec les grands électeurs. Les gens ont considéré que c’est moins démocratique. Je ne vois pas un système de parrainage plus démocratique que d’aller directement vers les électeurs », pense-t-il.

Au Sénégal, Près De La Moitié Des 18-25 Ans Sont Absents Des Listes électorales

C’est ce qui ressort du rapport d’audit du fichier électoral, dont les conclusions ont été rendues cette semaine. Cet audit est l’une des étapes préalables à l’organisation des futurs scrutins, notamment les élections locales prévues avant fin janvier 2022. Mais pour l’opposition, le fichier actuel ne reflète pas la démographie du pays. Paradoxe : ce sont pourtant les jeunes qui se sont massivement mobilisés lors des manifestations de mars dernier.
53,8% des 18-25 ans inscrits, soit 46,2% qui ne le sont pas. Le taux est particulièrement bas pour les nouveaux majeurs, de 18 à 20 ans : au niveau national, 9,3% seulement peuvent exercer leur droit de vote. Un constat “alarmant” pour Thierno Souleymane Diop Niang, du think tank Legs Africa, et organisateur d’une rencontre nationale de la jeunesse le mois dernier.
“Si les jeunes sont arrivés à sortir dans la rue pour exprimer une certaine détresse, c’est parce qu’ils se disent qu’il ne sert à rien de s’inscrire, d’aller voter. Cela remet en cause même le principe de la démocratie. Celle-ci repose sur la majorité. Si le plus grand nombre est absent lors des élections, ça n’a de sens !”
Selon le rapport d’audit, le taux d’inscription des jeunes est le plus faible dans les régions de Diourbel, Kolda, ou Tambacounda. Les experts recommandent une meilleure communication. Thierno Souleymane Diop Niang va dans le même sens.
“Il y a un déficit dans le maillage du territoire. La seconde chose, c’est la durée des inscriptions. Il y a également un déficit d’information. Les jeunes ne savent pas où aller. Donc il faut changer la stratégie : aller dans les écoles, leur expliquer l’importance de voter pour investir l’espace public.”
Pour les auteurs du rapport, “cette sous représentativité des jeunes constitue la principale insuffisance relative à l’inclusivité du fichier électoral”.


Source: seneweb.com

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