« Pourquoi le président a estimé nécessaire de réinstaurer le poste de PM »

Ministre d’Etat, conseiller juridique du président, Ismaila Madior Fall a expliqué les raisons pour lesquelles le chef de l’Etat a décidé de ramener le poste de premier ministre. C’était hier à la télévision nationale.

« Aujourd’hui, le président de la République a considéré que nous sommes dans un nouveau contexte économique, parce qu’on est dans une phase Covid. Il y a l’impératif de relancer l’économie du pays. Il y a aussi un nouveau contexte politique.

Le président a senti la nécessité de mettre un Premier ministre pour mieux huiler la coordination des affaires gouvernementales sans que ce soit à son niveau. Pourquoi ? À cause du contexte diplomatique. Parce que le président de la République va être le président en exercice de l’Union africaine. Ce qui fait qu’il consacrera une partie de son énergie aux relations diplomatiques, à l’Union africaine.

Et c’est pour toutes ces raisons que le président a estimé nécessaire de réinstaurer le poste de Premier ministre dans l’ordonnancement constitutionnel du Sénégal (…)

Les Sénégalais considèrent que le président doit être secondé par un Premier ministre d’abord pour que le président ne soit pas obligé de toujours monter au front, qu’il ne soit pas toujours au contact avec tous les problèmes et en même temps aussi, il faudrait qu’il y ait toujours, c’est la vision un peu Machiavélienne de la politique.

Tout ne doit pas retomber directement sur le président, il doit y avoir un paravent, et le Premier ministre joue, parfois, ce rôle ». 

Projet de loi sur le retour du poste de PM: les éclairages de Aymérou Gningue

Le projet de loi pour la réinstauration du poste de premier ministre a été adopté en Conseil des ministres. Le texte est-il arrivé à l’Assemblée? Quel processus va-t-il suivre ? iGfm a recueilli les éclairages de Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire de la majorité.

Président du groupe parlementaire Benno Bok Yakaar, Aymérou Gningue a expliqué que l’Assemblée n’a pas encore reçu le projet de révision. «Nous attendons de voir le projet et la lettre de transmission pour voir si elle nous est transmise par procédure d’urgence ou en procédure normale», explique-t-il.

Quant à la procédure, l’honorable député indique que le président de la République a la possibilité de demander que le texte soit examiné en procédure d’urgence.  Et si advient ce cas de figure, l’Assemblée ne sera pas tenue par le délai de lecture de 10 jours.

«Une fois que le texte est venu et enregistré à l’Assemblée, il est convoqué la conférence des présidents qui est habilitée à établir le calendrier d’examen des affaires en cours», dit-il. Puis, des propositions seront faites pour l’examen en commission.

Et une fois que le texte est adopté en commission, une date, pour le plénière sera proposée. « Dès que le texte est voté, le poste est rétabli. Le président a le pouvoir constitutionnel de nommer un premier ministre. Mais le fait qu’on rétablisse le poste ne veut pas dire qu’on va nommer forcément un premier ministre dans les jours qui viennent », précise-t-il.

«Le président ne s’est jamais trompé»

La décision du chef de l’Etat de ramener le poste de premier ministre fait débat. Ce jeudi, c’est Oumar Gueye, le ministre porte-parole du gouvernement, qui a réagi sur la question. Il a tenté de répondre aux critiques.

«Il n’y a aucun tâtonnement. Ce n’est pas une nouveauté. Si vous questionnez l’historie politique du Sénégal et même des gouvernements qui se sont succédés, ce n’est pas la première fois que le poste de  premier ministre est supprimé puis rétabli. C’est la bonne marche des choses.

C’est le président de la République qui est élu au suffrage universel, qui définit la politique de la nation. Et qui, en fonction des situations, décide comment il doit organiser l’architecture de son gouvernement. C’est la raison pour laquelle il a mis en place le poste de premier ministre. Après, il a décidé de ramener le poste après une suppression. Il n’y a rien d’extraordinaire c’est la bonne marche des choses.

C’est dans ses prérogatives, par rapport à une étude de la situation et par rapport à là où il veut aller. C’est-à-dire vers l’émergence de ce pays. Il n’y a aucun problème à ce niveau-là, que le poste de  premier ministre  puisse revenir. Le fast-track est toujours d’actualité. Aujourd’hui plus qu’hier. Le gouvernement est toujours en mode fast-track. Le président ne s’est jamais trompé. Il n’y a jamais eu d’erreur.»

YEWWI ASKAN WI VA RECEVOIR LE CADRE UNITAIRE DE L’ISLAM

« La conférence des leaders de Yewwi Askan Wi (YAW) recevra une délégation du Cadre unitaire de l’islam au Sénégal (Cudis) , ce mercredi 24 novembre à 17h, au siège du Prp sur la Vdn », annonce Déthié Fall.

Selon le mandataire national de Yaw, « la rencontre portera sur deux points : 1/ échange général sur la situation du Sénégal. 2 discussion sur le projet de charte de non violence. A l’issue de la rencontre une importante déclaration sera faite ».

Une polémique était née entre le CUDIS et Ousmane Sonko, membre éminent de Yewwi Askan Wi, après la sortie de ce dernier manifestant son refus de signer la charte de non-violence initiée par ce groupement religieux. « Certains ont pris l’initiative, en prélude des élections locales, de faire signer aux candidats une charte pour la non violence. En ce qui me concerne, moi Ousmane Sonko, je ne signerai aucune charte de non violence », avait déclaré dimanche dernier le leader de Pastef.

La rencontre de demain sera sans doute l’occasion d’aplanir les angles.

« JE SUIS CONTRE LA LIMITATION DES MANDATS »

La Guinée a connu récemment un coup d’Etat. C’est sur ces entrefaites que la question du 3e mandat en Afrique a encore fait l’objet de débat. Devant le Jury Du Dimanche de Iradio, Mamoudou Ibra Kane a demandé à Aymérou Gningue, président du Groupe Benno Bokk Yaakaar, est ce que les regards ne se sont pas tournés vers le Sénégal après ce qui vient de se passer en Guinée ?

« Pourquoi les regards doivent-ils se tourner vers le Sénégal ? », s’interroge-t-il. Avant de répondre : « à titre personnel, je suis contre la limitation des mandats. Je suis contre aussi le fait de les limiter à 5 ans. Je suis contre aussi le fait qu’on limite l’âge des candidats à 75 ans.

Ce que le président va faire en 2024 c’est lui qui le sait. Ce que je sais, c’est qu’à bonne date, la constitution va se prononcer sur la légitimité ou l’illégitimité du président Sall ».

Par ailleurs, en direction des prochaines élections locales, l’opposition pense qu’il y’a des cas de fraude lors de la révision exceptionnelle des listes électorales. En réponse à l’opposition, Aymérou Gningue a indiqué : « on n’a pas transféré des guinéens. C’est des sénégalais qu’on a transféré et je vais vous donner mon exemple.

Il y’a beaucoup de gens de ma commune qui sont à Dakar et qui votent à Dakar. Si je peux les convaincre pour qu’ils fassent un retour au bercail et que mon discours les accroche, ces personnes décident de quitter Dakar pour venir voter dans leur commune, mais où est le problème ? D’ailleurs, 696 ont fait ce mouvement-là.

Moi je dis que c’est heureux parce qu’ils viennent participer au développement de leur terroir. Ils viennent s’impliquer en tant que citoyen dans le développement de leur terroir ».

Grande coalition de l’opposition : pourquoi le Pds a boudé

Le Parti démocratique sénégalais a publié, hier, un communiqué pour se démarquer de la coalition de l’opposition. Mais “SourceA” qui relate cette affaire dans sa parution de ce jeudi est revenu les raisons pour lesquelles Abdoulaye Wade et Cie ont pris une telle position.

Selon le journal, les libéraux ont demandé à ce que leurs responsables soient choisis pour être tête de liste dans toutes les grandes villes du pays. Ce que Khalifa Sall et Cie ont refusé.

D’après nos confrères, les autres trois grands de la Grande Coalition estiment que le meilleur candidat pour Ziguinchor doit être issu de Pastef, celui de Dakar de ‘’Taxawu Senegaal’’ et certainement celui de Tivaouane du ‘’Pur’’. Mais le Pds, lui, exige que ses responsables soient choisis pour diriger la liste de l’opposition dans toutes les grandes villes.

PR ISMAÏLA MADIOR FALL : « DES CONCERTATIONS POUR ARRIVER À DES CANDIDATS DE CONSENSUS »

À Rufisque, le mot d’ordre dans les rangs de l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir), le mot d’ordre est l’unité aux prochaines élections territoriales de janvier 2022. « Ils ont tous regretté le syndrome de 2014 où les forces du parti étaient dispersées lors des locales », décline Matar Ndoye, un des responsables à Rufisque Ouest, dans des propos repris par Le Soleil.

C’est ainsi qu’à l’issue de leur réunion, Ndoye et ses camarades ont chargé le ministre d’État, Pr Ismaïla Madior Fall, d’entamer des concertations avec tous les segments du parti et de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY, majorité présidentielle).

Pour le ministre d’État, la majorité présidentielle doit se refléter aux élections territoriales avec un contrôle total sur l’ensemble des communes. « C’est le sens de cette initiative », a-t-il souligné. Il a, toutefois, précisé qu’il n’y a, pour l’heure, aucune décision à propos des candidatures pour les différentes communes.

Il s’agit, d’après lui, d’organiser des concertations inclusives afin d’arriver à des candidats de consensus à tous les niveaux. « Nous voulons que Rufisque choisisse ses candidats », a dit l’ancien ministre de la Justice.

Pikine nord: le chef de cabinet du maire en prison

Le chef de cabinet du maire de Pikine Nord a été emprisonné ce vendredi, après son déferrement au parquet.

Le chef  de cabinet du maire de Pikine nord a été placé sous mandat de dépôt. Cela fait suite à la bagarre qui les opposait lui et ses camarades, aux militants de la République des valeurs (Rv).

L’un de ces militants avait déposé une plainte avec une incapacité temporaire de travail de 30 jours. Le maire Amadou Diarra aussi a été entendu. L’édile a annoncé qu’il va, lui aussi,  déposer une plainte pour actes de vandalisme au niveau de la mairie de Pikine nord.

PR CHEIKH IBRAHIMA NIANG : « LA POLITISATION D’UNE ÉPIDÉMIE CONDUIT À UNE CATASTROPHE »

Devant le Jury du dimanche (JDD), ce 08 août, Pr Cheikh Ibrahima Niang, socio-anthropologue, n’a pas raté la classe politique. « Au début, il y avait cette union sacrée. Ensuite, bien avant la fin, le discours politicien s’en est mêlé », a-t-il déploré, faisant référence à l’expansion de Delta sous nos cieux. « Or, dans la lutte contre les épidémies, dès que le politique (pouvoir et opposition) prend le dessus, qu’on utilise une épidémie pour obtenir des gains politiques des deux côtés, nous avons une décrédibilisation du discours. Parce que dès que vous dites quelque chose, on dit c’est parce que vous êtes aligné. Alors que le discours scientifique cherche une neutralité par rapport au camp politique « , leur a-t-il reproché.

Et, pour avoir fait le Nord Kivu, une zone de guerre, en République démocratique du Congo (RDC), et les pays qui ont souffert des traumatismes des guerres et des tensions politiques, il avertit que « la politisation d’une épidémie conduit vers la catastrophe. » D’où son appel à une « trêve ». Car « l’heure n’est pas à la récupération politique. » Mais « pour le moment, on a besoin de toute la société, quelles que soient les identités culturelles ou sociales », a-t-il insisté. D’autant plus que « quand la société est confrontée à un défi que la dépasse, elle fait taire ses querelles internes. Elle crée une cohésion, un bloc à partir duquel on fait face à l’adversité », a-t-il conseillé.

Seul bémol, les locales de janvier 2022 pointent à l’horizon. « C’est là qu’on va juger de leur sacerdoce », a-t-il relevé.

Interpellé sur la polémique du matériel médical suivie d’une plainte du ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, contre le spécialiste des Urgences et Médecin-chef de Suma Assistance, Dr Babacar Niang, il a souligné que l’urgence est ailleurs. « Il va falloir faire le point dans tous les cas mais à l’heure actuelle, est-ce qu’une plainte ne va pas créer un martyr ? Et amplifier des polémiques au niveau de la société ? ». « Il faut, d’abord, éteindre l’incendie », a-t-il prôné.

Contre « la centralisation de toute la réponse à l’hôpital », il a préconisé une « déconcentration », à côté de la prévention au niveau communautaire. L’objectif, selon lui, est de « voir comment casser la chaine de transmission au sein même de la famille. » Cela, « dans la reconnaissance de la place centrale de la femme dans l’éducation pour la santé et la fabrique de la santé ».

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