ISRAËL ET GAZA : L’ESCALADE DE LA VIOLENCE FAIT CRAINDRE UNE GUERRE

Les échanges de tirs meurtriers entre les militants palestiniens de la bande de Gaza et l’armée israélienne se sont considérablement intensifiés ; l’ONU craint une “guerre totale”.

Plus de 1 000 roquettes ont été tirées par des militants palestiniens, selon Israël.

Israël a mené des centaines de frappes aériennes sur Gaza, détruisant trois immeubles et tuant de hauts responsables du Hamas.

Depuis lundi, au moins 65 Palestiniens et six personnes en Israël sont morts. Ce chiffre inclut 16 enfants palestiniens pris dans le conflit.

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s’est dit “gravement préoccupé” par la poursuite des violences.

Lors d’un appel téléphonique au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken a condamné les attaques à la roquette du Hamas mais a déclaré qu’Israël avait l’obligation d’éviter les pertes civiles.

Il a indiqué qu’il avait envoyé le secrétaire d’État adjoint Hady Amr pour rencontrer les deux parties.

Les combats ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi après des semaines de tensions israélo-palestiniennes croissantes à Jérusalem-Est, qui ont culminé avec des affrontements sur un lieu saint vénéré par les musulmans et les juifs.

De violents troubles dans des villes d’Israël où se côtoient des populations juives et arabes ont conduit à des centaines d’arrestations. Lod, près de Tel Aviv, est placée sous état d’urgence.

M. Netanyahu a déclaré que le gouvernement utiliserait toutes ses forces pour protéger Israël des ennemis de l’extérieur et des émeutiers de l’intérieur.

Mais l’Autorité palestinienne a condamné l’”agression militaire” d’Israël dans un tweet, affirmant qu’elle “traumatisait une population déjà assiégée de deux millions de personnes”.

KORITÉ – La déclaration officielle de la Cour royale d’Arabie Saoudite

La Cour royale d’Arabie Saoudite ,sur la base du rapport de la Cour suprême du royaume, a officiellement déclaré que demain mercredi sera le dernier jour du mois sacré du Ramadan et que jeudi sera le premier jour de l’Aïd Al-Fitr.

Dans son communiqué publié par l’Agence de presse nationale, la Cour royale d’Arabie Saoudite a informé les fidèles de la décision de la Cour suprême du royaume. Celle-ci a déclaré que les rapports reçus des tribunaux basés sur des moniteurs oculaires, ont conclu que la nouvelle lune de Shawal, qui suit le Ramadan n’a pas été vu. “Par conséquent, il a été décidé que demain, mercredi  est le dernier jour du mois sacré du Ramadan et  jeudi est le premier jour de l’Aïd Al-Fitr pour cette année”, indique la Cour royale dans son communiqué parcouru par iGFM.

Pour la France aussi, Mercredi sera le dernier jour du mois béni du ramadan et jeudi sera le jour de la fête de Korité. Telle a été, en substance, la décision du Conseil français du culte musulman (CFCM)

L’association française régie par la loi de 1901, placée sous l’égide du ministère de l’Intérieur, s’est fondée sur l’utilisation du calcul pour déterminer le calendrier lunaire. Elle renseigne que cette année, le calcul montre que la naissance de la nouvelle lune aura lieu le 11 mai 2021 à 19h 30 de Paris (17H 30 temps universel).

De ce fait, elle ne sera visible nulle part dans le monde et le record mondial de la visibilité de la nouvelle lune est de l’ordre de 15h après sa naissance. Ce qui fait que «le mercredi 12 mai 2021 est le 30ème de ramadan et le jeudi 13 mai 2021 est le jour de l’Aïd el Fitr.»

L’ONU INQUIÈTE DES VIOLENCES DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPÉS

L’ONU est « profondément inquiète » de l’escalade des violences en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré mardi 11 mai un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

« Nous condamnons toute violence et toute incitation à la violence, ainsi que les divisions ethniques et les provocations » a déclaré Rupert Colville lors du briefing régulier de l’ONU à Genève (Suisse), au moment où la région connaît la pire escalade depuis des années, déclenchée par des violences à Jérusalem-Est occupée.

Concernant les affrontements sur l’esplanade des Mosquées, le porte-parole a estimé que les forces de l’ordre israéliennes n’ont « clairement pas respecté, ces derniers jours, leur obligation de répondre de façon proportionnée et de garantir de droit de se réunir pacifiquement ». Il a également souligné que les tirs de roquettes de Gaza sur Israël « étaient strictement prohibés par les lois humanitaires internationales et doivent cesser immédiatement ».

Les autorités du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza, ont fait état de 22 morts, dont neuf enfants, dans les frappes israéliennes menées en riposte à des salves de roquettes tirées depuis l’enclave palestinienne, en plus de 106 blessés. L’armée israélienne a fait état de la mort de 15 membres du Hamas et du djihad islamique, un autre groupe armé. L’armée israélienne dit avoir frappé 130 cibles militaires, appartenant pour la plupart au Hamas. Les heurts quotidiens sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, opposant des Palestiniens à la police israélienne, ont fait des centaines de blessés depuis vendredi.

Covid-19 au Canada: l’utilisation de 300 000 doses du vaccin Johnson et Johnson suspendue

Le Canada a dû suspendre l’utilisation de 300 000 doses du vaccin Johnson et Johnson venus d’une usine américaine où ce lot aurait subi une contamination. Ce vaccin, qui permet d’être immunisé avec une seule dose, est pourtant très attendu pour traiter les personnes vulnérables comme les sans-abris ou les autochtones.

Le Canada a dû suspendre l’utilisation de 300 000 doses du vaccin Johnson et Johnson venus d’une usine américaine où ce lot aurait subi une contamination. Ce vaccin, qui permet d’être immunisé avec une seule dose, est pourtant très attendu pour traiter les personnes vulnérables comme les sans-abris ou les autochtones.

Afghanistan: le retrait des soldats américains commence 20 ans après leur arrivée

Après 20 ans de guerre en Afghanistan, les soldats américains rentrent chez eux. Un départ qui commence ce samedi, et qui doit se poursuivre jusqu’au 11 septembre. Les troupes de l’Otan, qui se sont calées sur le calendrier américain, ont commencé leur retrait ce jeudi. 

Deux mille cinq cents soldats américains doivent quitter l’Afghanistan, s’y ajoutent 16 000 sous-traitants civils et leur équipement, ainsi que 7 000 soldats de l’Otan, tous dépendent de l’armée américaine pour le transport de troupes et de matériel.

Parmi les 36 pays qui participent à cette alliance, les plus engagés, outre les Américains, sont l’Allemagne – 1 300 soldats, l’Italie (un peu moins de 900), le Royaume-Uni (750) et la Turquie (600).

Ce retrait, a précisé la Maison Blanche, s’accompagne d’un déploiement provisoire de renforts, en Afghanistan et dans les pays alentours, pour raisons de sécurité. Depuis l’annonce du départ des troupes étrangères, les talibans multiplient déjà les attaques contre les policiers et militaires afghans : plus d’une centaine ont été tués ces deux dernières semaines.

Ce vendredi, au moins 21 personnes ont été tuées et 90 blessées dans l’explosion d’une voiture piégée à Pul-e-Alam, la capitale de la province de Logar (est). L’attentat a pris pour cible une maison d’hôtes où vivaient des dizaines de personnes.

Depuis 2015, les forces de l’Otan formaient les forces de sécurité afghane pour assurer la sécurité dans le pays après le départ des alliés. Mais à l’heure où cette mission « Resolute support » s’achève, le chef du commandement central de l’armée américaine, le général McKenzie, s’est dit inquiet de la capacité de l’armée afghane à remplir cette mission, sans le renseignement et le soutien armé que lui fournissait également depuis des années la coalition, et qui lui donnait un avantage certain sur les talibans. 

Le départ des forces de l’Alliance pourrait plonger l’Afghanistan dans une nouvelle guerre civile ou permettre le retour au pouvoir des talibans, qui en avaient été chassés fin 2001.

Les talibans ont posé un nœud coulant qu’ils vont resserrer petit à petit et lorsque le dernier soldat américain et les forces de l’Otan auront quitté l’Afghanistan en septembre, début octobre, je donne quelques semaines maximum à l’existence de ce gouvernement […] Le gouvernement de Kaboul n’est pas couvert comme l’a été celui de Najiboullah au départ des Soviétiques.

Jean-Charles Jauffret, professeur émérite d’histoire contemporaine à Sciences Po Aix

Christophe Paget

POUTINE BLOQUE L’ACCÈS À HUIT RESPONSABLES DU PARLEMENT EUROPÉEN

L’annonce de Moscou intervient en représailles aux restrictions mises en place par l’Union européenne en mars, dans un regain de tensions entre Russes et Occidentaux.

La Russie a annoncé, vendredi 30 avril, des sanctions contre huit responsables européens, dont le président du Parlement européen, en représailles à celles mises en place par l’Union européenne (UE) en mars dans un regain de tensions entre Moscou et l’Occident.

« L’Union européenne poursuit sa politique des mesures de restriction unilatérales illégitimes visant des citoyens et des organisations russes », a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué, précisant interdire d’entrée en Russie huit responsables européens, parmi lesquels le président du Parlement européen, David Maria Sassoli.

Selon le communiqué, la Russie riposte ainsi notamment aux sanctions imposées par l’UE les 2 et 22 mars à de hauts responsables russes, des actes visant, aux yeux de Moscou, à « lancer un défi ouvert à l’indépendance de la politique intérieure et extérieure russe ».

Le 2 mars, l’Union européenne a annoncé sa décision d’imposer des mesures restrictives à l’encontre de quatre Russes responsables, selon l’UE, de graves violations des droits de l’homme, notamment des procédures judiciaires contre l’opposant russe Alexeï Navalny, ainsi que de la répression massive et systématique de la liberté de réunion pacifique en Russie. Ces mesures comprenaient notamment l’interdiction d’entrée sur le territoire de l’UE et le gel des avoirs de ces hauts responsables, parmi lesquels le chef du Comité d’enquête russe, Alexandre Bastrykine, et le procureur général Igor Krasnov.

Le député Jacques Maire également visé

Le 22 mars, le Conseil de l’UE a décidé d’introduire des mesures restrictives contre les responsables de violations graves des droits de l’homme dans divers pays du monde, notamment pour la torture et la répression contre les personnes LGBT et les opposants politiques en Tchétchénie, république du Caucase russe.

Parmi les personnes visées par les sanctions annoncées vendredi par Moscou figure Asa Scott, une responsable d’un laboratoire spécialisé dans les substances hautement toxiques en Suède, qui a confirmé les conclusions d’un laboratoire allemand sur l’empoisonnement de M. Navalny.

La Russie a également placé sur cette liste le député français Jacques Maire, rapporteur spécial sur l’empoisonnement de M. Navalny à l’Assemblée parlementaire au Conseil de l’Europe (APCE). « Ça ne change rien à mon mandat concernant l’empoisonnement et l’emprisonnement d’Alexeï Navalny. Cela place en revanche les Russes dans une situation plus difficile pour pouvoir coopérer », a-t-il réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP).

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Israël: une bousculade géante fait des dizaines de morts pendant une fête religieuse

Un pèlerinage juif orthodoxe dans le nord du pays, le plus grand rassemblement en Israël depuis le début de la pandémie de Covid-19, a tourné au cauchemar dans la nuit de jeudi à vendredi. Le premier bilan provisoire fait état d’au moins 44 morts.

En Une de l’hebdomadaire ultraorthodoxe Yated Ne’eman de ce vendredi, une photo funèbre, rapporte notre correspondant à Jérusalem Sami Boukhelifa : des dizaines de corps dans des housses mortuaires sont alignés.

Au fur et à mesure de la nuit le bilan s’est alourdi dans cette tragédie survenue au mont Méron, en Galilée, dans le nord d’Israël alors que des dizaines de milliers de personnes étaient réunies dans la nuit de jeudi à vendredi pour un pèlerinage annuel, le plus grand événement public dans le pays depuis le début de la pandémie de Covid-19. Le premier bilan provisoire fait état de 44 morts, selon les secouristes. En pleine nuit, les gyrophares de dizaines d’ambulances scintillaient à proximité du théâtre de l’accident alors que les secouristes évacuaient des corps et des blessés.

Circonstances floues

Les secouristes avaient au début évoqué l’effondrement de gradins pour expliquer ces blessés, avant de parler d’une « bousculade » géante. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent une procession qui fend une foule hyper-compacte et s’approche d’une structure métallique où des religieux se tiennent debout aux abords d’un feu. Bloqués dans ce qui ressemble à un étroit corridor, ces pèlerins tout de noir vêtu, semblent, dans les rares vidéos du drame qui circulent sur internet, pris en étau, écrasés les uns contre les autres. Certains tentent de dégager des personnes piétinées par la foule. 

Les circonstances exactes ayant mené aux scènes de cohues n’étaient pas claires vendredi à l’aube, mais un secouriste sur place, Yehuda Gottleib, œuvrant pour la United Hatzalah, a dit avoir vu des hommes être « écrasés » et « perdre conscience », selon son organisation.  Après minuit, des appels d’urgence aux secouristes se sont multipliés, et six hélicoptères ont été déployés afin d’évacuer des blessés dans des hôpitaux de Safed et Nahariya, deux villes du nord du pays. Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a confirmé avoir déployé des hélicoptères afin de porter secours aux victimes.

Magen David Adom, l’équivalent de la Croix-Rouge en Israël, intervenait encore dans la nuit pour tenter d’aider les blessés. Une mission difficile pour les secouristes, notamment à cause de la présence d’une foule compacte.

Des embouteillages monstres sur les routes menant au nord du pays ont été signalés par la police qui avait déployé 5 000 agents afin d’assurer la sécurité de cet événement.

100 000 personnes, selon la presse locale

« Énorme désastre au Mont Méron », a tweeté en hébreu dans la nuit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, appelant la population à « prier pour sauver les blessés ». « Israël tout entier prie pour la guérison des survivants », a renchéri le chef de l’opposition Yaïr Lapid, disant suivre avec « anxiété » l’évolution de la situation.

Le pèlerinage, qui a lieu à l’occasion de la fête juive de Lag Baomer, se tient à Méron, autour du tombeau présumé de Rabbi Shimon Bar Yochaï, un talmudiste du IIe siècle de l’ère chrétienne auquel on attribue la rédaction du Zohar, ouvrage central de la mystique juive. Lag Baomer est une fête joyeuse marquant de surcroît le souvenir de la fin d’une épidémie dévastatrice parmi les élèves d’une école talmudique à cette époque.

Les autorités avaient permis la présence de 10 000 personnes dans l’enceinte du tombeau mais, selon les organisateurs, plus de 650 bus ont été affrétés dans tout le pays, soit au minimum 30 000 personnes, tandis que la presse locale faisait état de 100 000 personnes sur place.   

En 2019, un an avant la pandémie qui avait forcé en 2020 l’annulation du pèlerinage, les organisateurs avaient estimé à 250 000 le nombre de pèlerins s’étant rendus sur place. À la faveur d’une intense campagne de vaccination ayant permis de vacciner 80% de la population âgée de plus de 20 ans, Israël a rouvert début mars bars, restaurants et autorisé de grands rassemblements extérieurs.

Avec RFI

États-Unis: Joe Biden vante ses réussites lors de son premier grand discours au Congrès

Le président américain a fait son premier grand discours devant le Congrès, mercredi 28 avril, à la veille du cap de ses 100 jours à la Maison Blanche. Joe Biden a évoqué avec fierté ses premières réussites comme la vaccination contre le Covid-19 et le plan de relance économique.

Seul en scène devant un Congrès épars – 200 représentants des deux chambres sur 1 600 ont pu assister à son allocution –, Joe Biden a dressé un bilan de sa présidence à la veille de ses 100 premiers jours. Dans un discours d’un peu plus d’une heure, il a vanté sa stratégie de relance avec d’abord le succès de sa campagne de vaccination. Sa promesse, en arrivant à la présidence, était de 100 millions de vaccins en 100 jours. « Nous en sommes à 220 millions d’injections. Près d’un Américain sur deux a reçu sa première dose », s’est-il félicité.

Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, deux femmes avaient pris place derrière le président, dans le champ des caméras : Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, et Kamala Harris, devenue en janvier la première femme à accéder à la vice-présidence.

« L’Amérique va de nouveau de l’avant »

« Nous avons traversé la plus grande crise économique depuis la grande dépression, la pire attaque contre notre démocratie depuis la guerre de Sécession », a lancé le président Biden, soulignant ainsi le chemin parcouru.

Le président américain a également évoqué son gigantesque plan de reprise économique, le programme le plus progressiste depuis Roosevelt disent de nombreux commentateurs aux États-Unis. En 100 jours de mandat, 6 000 milliards de dollars de dépenses publiques ont été réalisées. Une somme qui a servi à verser par exemple 1 400 dollars d’aide directement dans la poche des Américains qui en avaient besoin. « Maintenant, l’Amérique est prête à redécoller avec une croissance prévisionnelle de 6% », a souligné Joe Biden.

Après seulement cent jours, je peux déclarer que l’Amérique va de nouveau de l’avant. Nous savons tous que la vie peut nous mettre à terre, mais en Amérique nous ne restons jamais à terre. Nous nous sommes toujours relevés, et c’est ce que nous faisons aujourd’hui. En choisissant l’espoir plutôt que la peur, la vérité plutôt que les mensonges, la lumière plutôt que l’obscurité, nous travaillons à nouveau, nous rêvons à nouveau et nous menons le monde à nouveau.

Le président américain Joe Biden

Joe Biden confirme son virage à gauche. Il promet de réduire la pauvreté de moitié, veut une meilleure protection santé pour les plus fragiles. « Aux États-Unis, la santé doit être un droit pas un privilège », plaide-t-il. Vingt millions de personnes ont perdu leur emploi pendant la pandémie, alors que plus de 600 milliardaires se sont enrichis, a-t-il déploré. Le locataire de la Maison Blanche a donc parlé de la suite avec son plan pour les infrastructures et son plan climat. Sur ce dernier thème, il a tenté de rassurer son opposition qui l’accuse de « socialisme ». « Quand je pense climat, je pense création d’emplois », a-t-il pointé. Mais comment financer tout cela ? « Avec nos impôts », a-t-il expliqué. Mais pas en augmentant ceux de la classe moyenne. « Ce sont les impôts des milliardaires qui vont augmenter et ceux des grandes sociétés qui n’en payent aucun. Ce n’est pas normal. »

J’ai été clair sur le fait que nous pouvons le faire sans creuser le déficit. Je n’imposerai pas non plus d’augmentation d’impôts à ceux qui gagnent moins de 400 000 dollars par an. Mais il est temps pour les entreprises américaines et les 1% d’Américains les plus riches de commencer à payer leur juste part. Simplement payer leur juste part.

Le président américain Joe Biden

Joe Biden a lancé également un appel à l’unité aux Républicains face à la Chine, à la Russie. « Nous ne devons pas nous diviser, il faut prouver aux dictatures que la démocratie peut tenir ses promesses. »

RFI

Le Parlement européen approuve l’accord commercial post-Brexit avec Londres

Le Parlement européen a approuvé l’accord commercial conclu par l’UE avec le Royaume-Uni, mettant un point final au douloureux chapitre du Brexit, selon le résultat d’un vote officiellement annoncé ce mercredi 28 avril. A l’issue du scrutin, organisé mardi soir, 660 députés ont approuvé le texte, 5 s’y sont opposés et 32 se sont abstenus, sur 697 votants.

Trump en quittant la Maison Blanche : “Je ne serai pas bien”

Le Président sortant des Etats-Unis, Donald Trump, a quitté la Maison Blanche à quelques heures de la fin de son mandat.

C’est à midi heure locale (17h heure de Dakar) que le mandat de Trump devait prendre fin officiellement. Mais, le Président vaincu n’a pas attendu. Selon France 24, Donald Trump a quitté la Maison Blanche à 8h du matin (13h heure de Dakar) à bord de Marine One, l’hélico présidentiel pour se rendre dans une base militaire où il prendra peut-être pour la dernière fois Air Force One pour se rendre à Floride où se trouve son domicile.

“Je reviendrai d’une manière ou d’une autre”

Il n’assistera donc pas à l’investiture de son successeur Joe Biden, une première depuis 150 ans. “Je ne serai pas bien car j’ai perdu face à un pire candidat à l’élection présidentielle des Etats-Unis”, a déclaré Trump. “Je reviendrai d’une manière ou d’une autre”, a-t-il promis, souhaitant bonne chance à la nouvelle administration.

Pour rappel, le nouveau Président des USA sera investi, ce mercredi à midi heure locale (17h heure de Dakar. Après son investiture, il sera officiellement le 46e président des Etats-Unis.