Trump en quittant la Maison Blanche : “Je ne serai pas bien”

Le Président sortant des Etats-Unis, Donald Trump, a quitté la Maison Blanche à quelques heures de la fin de son mandat.

C’est à midi heure locale (17h heure de Dakar) que le mandat de Trump devait prendre fin officiellement. Mais, le Président vaincu n’a pas attendu. Selon France 24, Donald Trump a quitté la Maison Blanche à 8h du matin (13h heure de Dakar) à bord de Marine One, l’hélico présidentiel pour se rendre dans une base militaire où il prendra peut-être pour la dernière fois Air Force One pour se rendre à Floride où se trouve son domicile.

“Je reviendrai d’une manière ou d’une autre”

Il n’assistera donc pas à l’investiture de son successeur Joe Biden, une première depuis 150 ans. “Je ne serai pas bien car j’ai perdu face à un pire candidat à l’élection présidentielle des Etats-Unis”, a déclaré Trump. “Je reviendrai d’une manière ou d’une autre”, a-t-il promis, souhaitant bonne chance à la nouvelle administration.

Pour rappel, le nouveau Président des USA sera investi, ce mercredi à midi heure locale (17h heure de Dakar. Après son investiture, il sera officiellement le 46e président des Etats-Unis. 

PRÉSIDENCE BIDEN : QUELLE PLACE POUR L’AFRIQUE ?

L’élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis avait suscité des réactions majoritairement positives en Afrique. Mais à quels changements concrets faut-il s’attendre dans la politique américaine ? Pour l’instant, même si le propos reste général, de grandes lignes sont en train de se dessiner.

L’idée centrale pour Joe Biden est de restaurer les liens diplomatiques avec les institutions telles que l’Union africaine et les gouvernements du continent. C’est pour cela qu’il a promis d’organiser un sommet de chefs d’État africains, comme l’avait fait Barack Obama en 2014. Joe Biden veut manifestement tisser des liens directs avec ses homologues, à l’opposé de son prédécesseur qui en quatre ans de mandat n’avait fait aucun déplacement en Afrique. « Donald Trump s’était signalé par son indifférence et avait tenu des propos particulièrement insultants à l’égard d’un certain nombre de pays africains », souligne l’historien Pap Ndiaye, professeur à Sciences Po Paris et spécialiste des États-Unis. Selon lui, le programme de Joe Biden s’inscrit avant tout « dans la continuité des relations construites par Barack Obama ». Il s’agit en premier lieu « de restaurer des relations normales en réaffirmant les engagements au niveau de la démocratie, du développement économique ou encore des questions sécuritaires. »

La priorité est donc de regagner une confiance perdue. Et même si côté américain, le propos reste général pour le moment en matière de politique étrangère, la nouvelle administration a tenu très vite à parler d’un engagement « respectueux » à l’égard de l’Afrique. Le terme à lui seul contraste singulièrement avec l’attitude affichée par Donald Trump. « Ce qui est clair, c’est que l’approche de Washington va changer beaucoup et c’est à un changement de ton que l’on assiste pour le moment », estime Jeffrey Hawkins, chercheur à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques) et ancien ambassadeur américain à Bangui. Il relève que le premier point important du programme du nouveau président tient à la diaspora africaine.

Joe Biden a en effet axé sa vision africaine dans un document de campagne dont le point principal tient à l’importante communauté africaine installée aux États-Unis. « C’est la première fois que le président s’adresse directement à cette communauté », note Pap Ndiaye, pour qui « il est très significatif qu’un programme présidentiel américain parle spécifiquement à ceux qui sont originaires du continent africain ». « C’est une manière de leur montrer qu’ils sont considérés et respectés », estime Pap Ndiaye.

Dans ce même document de campagne, Joe Biden se soucie en particulier de la jeunesse africaine : il veut revitaliser le programme Yali (« Young African Leaders ») qu’avait créé Barack Obama et qui est resté dans un relatif sommeil ces quatre dernières années. Yali permet à plusieurs centaines de jeunes Africains d’obtenir une bourse et de séjourner dans des universités américaines.

L’un des autres points importants développés par le nouveau président concerne les restrictions de visa pour les ressortissants du Nigeria, du Soudan et de la Somalie (trois pays dans le collimateur de l’ex-chef de la Maison Blanche). Joe Biden entend annuler purement et simplement ces mesures.

Le 46e président des États-Unis va diriger une administration qui fait une place importante à la diversité

Si la numéro 2 du pouvoir Kamala Harris est d’origine jamaïcaine, l’Afrique ne sera pas en reste dans cette équipe. L’administration Biden comptera dans ses rangs deux enfants du continent, tous deux d’origine nigériane. Le premier d’entre eux, c’est Wally Adeyemo (39 ans). Ce natif du Nigeria, qui a grandi en Californie du Sud, sera futur secrétaire adjoint au Trésor. Il fut dans le passé le principal conseiller économique de Barack Obama. C’est la première fois qu’un Afro-Américain est nommé à une aussi haute fonction au sein de ce ministère régalien. Autre nomination à retenir : celle d’Osaremen Okolo. Elle a 26 ans. Elle est née de parents nigérians, et sera conseillère dans l’équipe de riposte au Covid-19.

Mais en réalité, ce sont surtout deux autres noms qui doivent retenir l’attention : Linas Thomas Greenfield tout d’abord. À 69 ans, elle devient ambassadrice à l’ONU. Cette ancienne sous-secrétaire d’État pour l’Afrique, fut aussi en poste dans plusieurs capitales africaines et notamment à Monrovia où elle fut ambassadrice entre 2008 et 2012. « Elle devrait, selon Jeffrey Hawkins, redonner un élan nouveau aux opérations humanitaires et de maintien de la paix, d’autant, rappelle- t-il, que Donald Trump, vu sa méfiance vis-à-vis de l’ONU, a cherché à maintes reprises à couper ces budgets. »

Samantha Power est l’autre figure importante pour l’Afrique de l’administration Biden. Cette ex-ambassadrice à l’ONU pilotera l’agence chargée de l’aide au développement (Usaid) dont le rôle sera renforcé, « là encore le contraste est saisissant avec la présidence de Trump, note Jeffrey Hawkins, Trump ayant tout fait pour réduire l’aide américaine, l’argent du contribuable devant servir, selon lui, d’abord aux Américains ».

Dans l’équipe Biden, il y a bien entendu le futur secrétaire d’État Anthony Blinken, fin connaisseur de l’Afrique, lui aussi. Ce diplomate chevronné n’a eu de cesse de critiquer ces dernières années la diplomatie du président sortant. Enfin, la diplomate de carrière Dana L. Banks a, pour sa part, été nommée « Senior director » pour l’Afrique au sein du Conseil de sécurité nationale (NSC).

Chine: malgré le coronavirus, le pays affiche une croissance positive de 2,3% en 2020

Le coup d’arrêt brutal porté à l’économie de la planète par une situation sanitaire toujours hors de contrôle a révélé partout les failles de la mondialisation. La Chine, foyer de l’épidémie de Covid-19 et deuxième économie mondiale, n’a pas été épargnée : au premier trimestre, le pays a connu une récession de près de 7%. Et pourtant, l’économie chinoise, contrairement à d’autres, a su rebondir. Elle connaît même en 2020 une croissance positive de 2,3%

Les chiffres publiés ce lundi 18 janvier par le Bureau national des statistiques montrent deux choses. D’abord, la nature déséquilibrée de la reprise en Chine. En décembre 2020, la production industrielle a augmenté de 7,3 %. Avec la pandémie du coronavirus, les usines de « l’atelier du monde » ont tourné à plein régime : envolée des exportations de masques, protections médicales ou aujourd’hui les seringues, mais aussi les produits électroniques – ordinateurs, téléphones – qui permettent aux confinés du monde entier de rester connectés.

Consommation au ralenti

La consommation en revanche peine à suivre. Les ventes au détail ont augmenté de 4,6% le mois dernier, c’est moins que ce que prévoyaient les analystes. Or, on le sait le modèle de croissance chinois n’est plus basé uniquement sur les exportations, mais dual comme l’a répété le président chinois lors de ces récentes interventions, la consommation intérieure étant désormais un élément clé du développement chinois.

Bonnes perspectives

Autre enseignement : malgré ce taux le plus bas enregistré depuis la fin de la révolution culturelle en 1976, la Chine reste l’une des seules grandes économies à avoir progressé l’an passé. et cela devrait continuer. Le parti communiste chinois, qui fête ses 100 ans cette année, peut afficher le fait que la taille de l’économie chinoise a dépassé pour la première fois les 100 milliards de yuans (12,8 milliards d’euros). Si les nouveaux foyers de Covid-19 dans le nord du pays et les restrictions sanitaires qui les accompagnent contrarient de nouveau les vacances du Nouvel an lunaire cette année – période traditionnelle de dépenses pour les familles – les perspectives restent néanmoins bonnes, à court terme, selon les experts.

États-Unis: les progressistes et les Afro-Américains attendent Joe Biden au tournant

J-2 avant l’investiture de Joe Biden. Le nouveau président a promis de vouloir guérir les États-Unis de ses divisions. Mais il aura aussi fort à faire pour maintenir l’unité de sa propre famille politique. Au sein du Parti démocrate, l’aile gauche n’a cessé de gagner en influence. De même, l’électorat afro-américain attend aussi beaucoup.

Les progressistes attirent de plus en plus d’électeurs, notamment les jeunes, et veulent maintenant voir leurs idées reprises par le centriste Joe Biden et par sa nouvelle administration.

« J’ai vu des progressistes mener un travail de terrain incroyable pour faire entrer Joe Biden à la Maison Blanche », fait remarquer Jamie Gauthier, élue au conseil municipal de Philadelphie, une ville à qui Joe Biden doit, entre autres, sa victoire décisive dans l’État de Pennsylvanie.

« Cela implique que le futur président va devoir nous rendre la pareille. Nous l’avons déjà poussé vers la gauche sur plusieurs points de son programme. Et nous allons continuer », poursuit-elle.

L’un de ces points est la lutte contre le changement climatique.  « De manière générale, l’administration Biden prend le changement climatique plus au sérieux qu’aucune autre administration avant elle. Durant la campagne, la gauche a même pu convaincre Biden de prendre des positions plus fortes concernant le climat. Et ça, c’est bien », se félicite Nikil Saval.

Des « objectifs populaires »
Ce socialiste, fraîchement élu au sénat de Pennsylvanie sous la bannière du Parti démocrate, voudrait qu’il en soit de même pour les questions de réforme de la police, de logement ou encore d’assurance maladie.

 « Je crois que les objectifs pour lesquels nous nous battons sont populaires. Et nous voulons que nos priorités, qui sont les priorités de la majorité des Américains, deviennent les priorités du Parti démocrate, qui doit être un vrai parti de gauche », poursuit-il. 

À 29 ans, Leyla a soutenu la candidature de Bernie Sanders avant de voter pour Joe Biden à la présidentielle. « Si les démocrates veulent continuer à avoir les voix des jeunes électeurs, ils vont être obligés de travailler avec les progressistes. »

L’électorat afro-américain attend beaucoup

Après le mouvement Black Lives Matter et ses manifestations à travers les États-Unis contre le racisme systémique et les violences policières, après aussi la mobilisation massive des Afro-Américains pour offrir la victoire à Joe Biden, la communauté noire attend, elle aussi, le nouveau président au tournant.

 « Dans l’immédiat, nous avons besoin d’une réforme de la police. Je vous donne un exemple : la méthode “arrestation et fouille”. Quand un policier vous soupçonne d’avoir des drogues ou autre chose sur vous, il peut vous arrêter de suite dans la rue », dit Abdul-Aliy Muhammad, défenseur des droits civiques.

« Les Noirs sont bien plus touchés par cette méthode que les autres citoyens. Et quand ça arrive, vous encourrez un plus gros risque qu’on vous tire dessus et aussi de vous faire incarcérer. Nous avons donc besoin d’une loi fédérale. Et si ce n’est pas dans les projets de Biden et Harris, ça n’ira pas », poursuit-il

Continuer le combat dans la rue
Jamie Gauthier, élue démocrate au conseil municipal de Philadelphie, était en première ligne durant les protestations de Black Lives Matter. Aujourd’hui, elle se veut optimiste. « Biden arrive au pouvoir avec la promesse de s’attaquer aux problèmes de logement, de créer des emplois bien payés pour les travailleurs, d’améliorer le système de santé et l’éducation. Je ne pense pas que les manifestations de l’année dernière soient tombées dans les oreilles d’un sourd », dit-elle.

Dans le doute, Abdul-Aliy Muhammad, lui, prévoit déjà les prochaines manifestations. « Même sous un président démocrate, aucun changement n’interviendra sans que les gens ne se mobilisent dans la rue », assure-t-il. Et il n’est pas le seul à penser cela.

RFI

TRUMP, COVID-19 ET NOUS

Trop peu trop tard. L’appel à la réconciliation de Donal Trump et le fait qu’il se dit « scandalisé » devant l’envahissement du Capitole par ses propres militants et fans qu’il a lui-même chauffés à blanc, ne changeront rien à notre conviction, empruntée au dicton wolof : on ne confie jamais des chants religieux à un fou.

Cela fait quatre ans que Trump vainqueur par surprise de Hillary Clinton déroule devant le monde médusé par tant de manque d’élégance dans le leadership d’un Etat, son clivant programme de gouvernance. Si une partie de l’Amérique, fondée à croire comme lui, a applaudi, il en est autrement de la plupart de ses compatriotes dont le réveil a été brutal, une fois qu’ils se sont rendus compte de la nature de l’homme qu’ils ont de manière directe ou indirecte installé à la Maison Blanche.

Tel un éléphant dans un magasin de porcelaine —la référence au pachyderme n’est pas fortuite, au vu de la forte corpulence du bonhomme—,Trump a tout chamboulé, tout bousculé sur son passage et tout piétiné dans sa gouvernance pour une Amérique méritant à ses yeux de retrouver sa splendeur perdue. Le tout au moyen de ce slogan : « America first – l’Amérique d’abord ».

Si personne n’a vu venir le fossoyeur de la démocratie et du multilatéralisme dont il était porteur, c’est qu’en soi ce slogan passe et séduit même à bien des égards, tant qu’il traduit le désir honnête d’un chef d’Etat de travailler pour le développement de son pays. Partout dans le monde, les peuples élisent leurs dirigeants suivant leur aptitude et leur capacité à faire leur bonheur. Partant de là, le slogan de Trump ne souffre à priori de suspicion et ferait même l’affaire de n’importe quel aspirant au pouvoir dans son pays. Qui refuserait sa carte d’électeur à un président travaillant pour son pays et privilégiant à chaque fois que de besoin ses intérêts ? On est au cœur du contrat moral et universel entre élu et électeur.

Toutefois, la lourde faute dont est coupable Donald Trump, c’est moins la bruyante déclamation de son slogan que la manière dont il l’a conduit. Usant de sa propre force physique et du statut de première puissance mondiale de son pays, il a, histoire de les écraser, marché sur tous ses vis-à-vis et les autres Etats de la planète, développés ou en voie de développement.

Quand ce n’est pas par de vigoureuses poignées de main aptes à réduire en bouillie vos doigts, il décrète la guerre commerciale à tous les partenaires de son pays et, pour ne pas avoir de sympathisant susceptible de l’infléchir dans sa politique à la Rambo, il quitte une à une les instances internationales où l’Amérique faisait notamment figure de modérateur dans le leadership d’une gouvernance mondiale apaisée.

Au final, son slogan a muté comme le terrible virus de la Covid-19 qui affecte le monde pour devenir « America only ». Cela traduit bien la démarche du désormais ex président milliardaire engagé tout au long de son magistère dans le rejet de tout ce qui n’est pas américain, le mépris des autres citoyens du monde, le racisme à peine feint et l’éternelle épreuve de force pour humilier l’adversaire. Le monde, tel un époux ouvrant enfin les yeux sur les défauts de sa conjointe qu’il refusait de voir durant sa cour effrénée avant mariage, n’a pas d’excuse pour jouer au surpris car Trump dans sa biographie qu’on peut lire dans des ouvrages ou visionner dans Netflix n’a manqué jamais de faire le sidérant aveu qu’on peut résumer ainsi : « je déteste deux types de personnages : les faibles que j’écrase et mes adversaires que je combats ».

Rapportée à la politique, cette démarche renvoie à l’actuelle Amérique de Trump dont le monde se moque des failles de sa démocratie, de son repli sur soi et de son bellicisme dont elle ne sort que pour encourager le clivage du monde. Au Sénégal, on aurait tort de croire que Joe Biden nous a débarrassés à jamais de Trump ; et pour cause ici à Jolof nous nous faisons le chantre d’un petit mot à la charge aussi négative que le slogan révélateur de l’aveuglement du milliardaire américain : « rek – seulement ».

Ils sont combien de Sénégalais à être guettés par le déni de la capacité, de la bonté, et de la connaissance de l’autre parce que tout simplement ils n’écoutent et ne respectent que leur marabout rek, leur confrérie rek, leur quartier rek, leur ville rek et leur pays rek ? L’amour propre n’entraine pas la négation de l’autre, aussi différent soit-il.

Vigilance, si nous ne voulons pas muter en un dangereux virus nommé Trump.

POURQUOI LES PRO-TRUMP ONT ENVAHI LE CAPITOLE

C’est un fait inédit. Grave. La scène inimaginable. Des milliers de manifestants, acquis à la cause de Donald Trump ont envahi, le mercredi 6 janvier 2021, i la colline du Capitole à Washington plongeant dans la confusion la session du Congrès qui devait confirmer la victoire de Joe Biden. Des faits qui ont eu lieu peu après que le vice-président Mike Pence a annoncé qu’il ne pourrait pas s’opposer à la certification de la victoire de Joe Biden. Le vice-président répond ainsi directement à Donald Trump, dont il a été le fidèle lieutenant pendant les quatre dernières années. Les manifestations ont finalement viré au drame. Les manifestants ont fait irruption dans le bâtiment et la police a effectué des tirs de gaz lacrymogène dans la Rotonde pour les disperser. La femme blessée par balle dans le Capitole a finalement succombé à ses blessures.


UNE DÉMOCRATIE QUI BOITILLE

La situation était prévisible puisque Donald Trump a toujours refusé d’accepter sa défaite. D’ailleurs, lors d’une réunion exceptionnelle, il avait demandé à son vice-président Mike Pence de refuser de certifier la victoire du démocrate Joe Biden. « Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne nous considérons jamais », avait-t-il lancé devant ses partisans réunis à Washington. Pour lui, ils avaient remporté cette élection . Ces manifestations ont fait réagir beaucoup de dirigeants politiques. Pour le président de l’Iran, Hassan Rohani, « la démocratie occidentale est fragile et vulnérable ». « Nous avons constaté que dans (les pays occidentaux), malheureusement, le terrain est prêt pour le populisme, malgré les progrès de l’industrie et de la science », a-t-il regretté à la télévision d’Etat avant d’ajouter : « Un populiste est arrivé (au pouvoir) et il a provoqué un désastre dans son pays pendant ces quatre années. J’espère que le monde entier et les prochains dirigeants à la Maison Blanche en retiendront la leçon ».

« La démocratie américaine boîte des deux pieds », a lancé sur son compte Facebook Konstantin Kosatchev, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat russe. Et d’ajouter : « La partie perdante (NDLR Trump) a des raisons plus que suffisantes d’accuser les gagnants de falsifications ».

Le Président Français n’a pas été en reste. Emmanuel Macron dans une vidéo diffusée sur tweeter a fait savoir que la France se tient aux côtés des américains avec force, ferveur et détermination. « Nous ne céderons rien à la violence de quelques-uns notre lutte commune pour que notre démocratie sorte plus forte de ce moment que nous vivons tous », a déclaré le président français. « Même si je suis en complet désaccord avec le résultat de l’élection, et les faits me soutiennent, il y aura une transition ordonnée le 20 janvier », écrit Donald Trump dans un communiqué, ses comptes Twitter et Facebook ayant été suspendus. « Cela représente la fin de l’un des meilleurs premiers mandats présidentiels et ce n’est que le début de notre combat pour rendre sa grandeur à l’Amérique », a ajouté le républicain. Joe Biden a déploré en décembre le manque de coopération de l’administration Trump, notamment de la part de certains représentants du Pentagone. Pour lui, c’est inédit dans l’histoire moderne. Le symbole de la liberté, le capitole a été attaqué. C’est l’Etat de droit qui a été attaquée. C’est une valeur sacrée de l’Amérique qui a été attaquée. Les scènes de chaos au capitole ne montrent pas le vrai visage de l’Amérique, ne représentent pas ce que nous sommes. Ce que nous avons c’est un petit nombre d’extrémistes qui ne respectent pas le droit », a-t-il déploré.

Irruption de partisans pro-Trump au Capitole, Biden dénonce une «insurrection»

Venus de tout le pays, des partisans de Donald Trump se sont retrouvés, mercredi, dans le centre de la capitale fédérale pour une démonstration de force, au moment où le Congrès a commencé à certifier les résultats de la présidentielle.

Le Congrès des Etats-Unis a suspendu en urgence, mercredi 6 janvier, une session destinée à certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle après l’irruption de manifestants pro-Trump dans le Capitole. Selon un élu, du gaz lacrymogène a utilisé dans la rotonde du Capitole.

Le président sortant, qui refuse de concéder sa défaite, avait appelé ses partisans à défiler à Washington en marge de cette séance protocolaire. Après l’avoir écouté, certains manifestants se sont mis en marche vers le Congrès et la police avait ordonné l’évacuation de plusieurs bâtiments. Le maire de Washington a annoncé qu’un couvre-feu sera effectif dès 18 heures dans la capitale fédérale – 3 heures du matin en France.

« Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais [la défaite] », avait lancé le président américain devant eux, sous un ciel chargé de lourds nuages, à deux semaines de la prise de fonction du démocrate Joe Biden. « Nous avons remporté cette élection, et nous l’avons remportée largement », a-t-il martelé, contre toute évidence et en dépit de l’absence de preuves accréditant l’hypothèse de fraudes électorales.

De plus en plus isolé, Donald Trump s’en est pris avec virulence à son propre camp républicain. Les ténors républicains sont « faibles » et « pathétiques », a-t-il lancé devant ses partisans, la Maison Blanche en toile de fond. De son côté, le vice-président, Mike Pence, a fait savoir en début de séance qu’il ne s’opposerait pas à la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle, s’abritant derrière les « contraintes » de la Constitution. Il a par la suite été évacué de la salle par sécurité quand les partisans de Trump ont voulu pénétrer à l’intérieur du Capitole.

« Trump est mon président »

Originaires de l’Oregon, sur la Côte ouest, Katherine Caldwell, 61 ans, et son mari ont roulé pendant cinq jours pour le soutenir dans sa croisade. « Ils ont volé l’élection »« j’en suis absolument sûre », dit-elle. D’ailleurs, les élections sénatoriales en Géorgie de la veille ont aussi vu de « la triche », assure-elle, alors que les démocrates semblent en passe de remporter les deux sièges nécessaires pour reprendre le contrôle du Sénat. « Ils ont encore utilisé les machines frauduleuses, les gens en Géorgie sont corrompus », assure cette femme, coiffée d’un chapeau blanc de cow-boy qui agite un grand drapeau rouge barré de la mention « Trump est mon président ».

Par crainte d’éventuels débordements, les commerces avaient de nouveau installé des panneaux en bois sur leurs vitrines, plusieurs routes ont été coupées à la circulation et les autorités locales ont invité la population à rester chez elle. Des membres de la garde nationale ont été déployés dès mardi et la police, qui a déjà arrêté, lundi, le leader de la milice d’extrême droite des Proud Boys, a fait savoir qu’elle ne tolérerait aucune infraction aux restrictions sur le port d’armes à feu. De précédentes manifestations avaient été émaillées de violences, notamment lors d’affrontements avec des contre-manifestants.

Au-delà de la base, des dizaines d’élus républicains de la Chambre et du Sénat restent fidèles à Donald Trump et ont promis de faire retentir leurs doutes dans l’enceinte du Congrès, qui doit officiellement enregistrer, mercredi, le vote des grands électeurs : 306 pour Joe Biden, 232 pour Donald Trump. Leurs objections ne feront pas dérailler cette procédure, la dernière avant la prestation de serment du démocrate le 20 janvier, mais pourraient la ralentir.

La militante saoudienne, Loujain al-Hathloul, condamnée

 La militante saoudienne des droits humains Loujain al-Hathloul a été condamnée, ce lundi, à 5 ans et 8 mois de prison, renseigne RFI.

La militante saoudienne des droits humains Loujain al-Hathloul a été condamnée lundi à cinq ans et huit mois de prison par un tribunal spécialisé dans les affaires anti-terroristes, ont rapporté des média saoudiens, repris par l’AFP. Elle a été reconnue coupable de «diverses activités prohibées par la loi antiterroriste», a précisé le média en ligne Sabq, dont un représentant a assisté à l’audience.

RFI

Covid: La nouvelle souche, jusqu’à 70% plus infectieuse, qui inquiète le monde!

L’apparition au Royaume-Uni d’une nouvelle souche du coronavirus beaucoup plus contagieuse que les autres inquiète les épidémiologistes et a, dans l’immédiat, amené plusieurs pays à suspendre les vols en provenance du territoire britannique dimanche.

L’apparition au Royaume-Uni d’une nouvelle souche du coronavirus beaucoup plus contagieuse que les autres inquiète les épidémiologistes et a, dans l’immédiat, amené plusieurs pays à suspendre les vols en provenance du territoire britannique dimanche.

Une nouvelle souche apparue mi-septembre

“Des travaux urgents sont en cours”

Le conseiller scientifique du gouvernement britannique, Patrick Vallance, avait indiqué samedi que cette nouvelle variante du Sars-CoV-2, en plus de se propager rapidement, devenait aussi la forme “dominante”, ayant entraîné “une très forte hausse” des hospitalisations en décembre. Elle serait apparue mi-septembre à Londres ou dans le Kent (sud-est), selon lui.

“Le groupe consultatif sur les menaces nouvelles et émergentes des virus respiratoires (NERVTAG) considère maintenant que cette nouvelle souche peut se propager plus rapidement”, a déclaré le médecin-chef de l’Angleterre, Chris Whitty, dans un communiqué.

Cet avis s’appuie sur le constat d’une “augmentation très forte des cas de contamination et des hospitalisations à Londres et dans le Sud-Est, par rapport au reste de l’Angleterre ces derniers jours”, indique le professeur de médecine Paul Hunter, de l’Université d’East-Anglia, cité sur le site de Science Media Centre. “Cette augmentation semble être causée par la nouvelle souche”, a-t-il ajouté en se référant aux informations fournies par les autorités sanitaires.

Pour autant, “rien n’indique pour le moment que cette nouvelle souche cause un taux de mortalité plus élevé ou qu’elle affecte les vaccins et les traitements, mais des travaux urgents sont en cours pour confirmer cela”, ajoute Chris Whitty.

Inquiétude des épidémiologistes

L’information “sur cette nouvelle souche est très préoccupante”, selon le Pr Peter Openshaw, immunologiste à l’Imperial College de Londres, cité par Science Media Centre. Notamment parce qu’”elle semble de 40% à 70% plus transmissible”.

“C’est une très mauvaise nouvelle”, renchérit le Pr John Edmunds, du London School of Hygiene & Tropical Medicine: “Il semble que ce virus est largement plus infectieux que la souche précédente”.

Sur sa page Facebook le généticien français Axel Kahn a rappelé qu’à ce jour, “trois cent mille mutants de CoV-2 ont été séquencés dans le monde”.

La nouvelle souche porte notamment une mutation, nommée N501Y, dans la protéine de la “spicule” du coronavirus, la pointe qui se trouve à sa surface et lui permet de s’attacher aux cellules humaines pour les pénétrer.

Selon le Dr Julian Tang, de l’Université de Leicester, “cette mutation N501Y circulait déjà sporadiquement bien plus tôt cette année en dehors du Royaume-Uni, en Australie en juin-juillet, aux États-Unis en juillet et au Brésil en avril”.

“Les coronavirus mutent tout le temps et il n’est donc pas surprenant que des nouveaux variants du Sars-CoV-2 émergent”, rappelle le professeur Julian Hiscox, de l’université de Liverpool. “Le plus important est de chercher à savoir si ce variant a des propriétés qui ont un impact sur la santé des humains, les diagnostics et les vaccins”.

“Plus il y a de virus produits, donc de personnes infectées, plus il y a de mutations aléatoires et plus grande est la fréquence de mutations avantageuses pour le virus”, relève encore le Pr Axel Kahn.

La confirmation de la contagiosité de cette souche a convaincu les autorités britanniques de décréter un reconfinement de Londres et d’une partie de l’Angleterre (au total 16 millions d’habitants). “Malheureusement la nouvelle souche était hors de contrôle. Nous devions reprendre le contrôle et la seule manière de le faire est de restreindre les contacts sociaux”, a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock dimanche.

L’OMS a appelé ses membres en Europe à “renforcer leurs contrôles”. Hors du territoire britannique, une poignée de cas ont été rapportés au Danemark (9), ainsi qu’un cas aux Pays-Bas et en Australie, selon l’OMS. L’agence européenne de contrôle des maladies (ECDC), qui inclut une trentaine de pays dont les membres de l’UE et le Royaume-Uni, n’a elle “pas exclu” que la variante circule en dehors du territoire britannique.

Après les Pays-Bas et la Belgique, l’Irlande qui ont suspendu dimanche tous les vols de passagers en provenance du Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne vont également cesser momentanément les liaisons aériennes.

La France a elle-aussi suspendu à partir de dimanche minuit (heure de Paris) et pour 48 heures tous les déplacements de personnes en provenance du Royaume-Uni, “y compris liés aux transports de marchandises, par voie routière, aérienne, maritime ou ferroviaire”, a indiqué Matignon à l’issue d’un Conseil de défense.

sudouest.fr

États-Unis : Voici l’une des premières personnes à se faire vacciner contre le coronavirus

L’infirmière spécialiste des soins intensifs, Sandra Lindsay, a été vaccinée devant les caméras au Long Island Jewish Medical Center, grand hôpital du quartier de Queens. Assistant en duplex à sa vaccination, le gouverneur de New York Andrew Cuomo l’a félicitée.

Cette injection marque le début d’une campagne de vaccination massive à travers le pays où l’épidémie fait rage, avec des décès quotidiens souvent proches des 2 500 morts et plus de 16 millions de cas recensés