FMI : « EN 2020, LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE DU SÉNÉGAL A ÉTÉ POSITIVE »

Le Sénégal a évité la ’’contraction économique’’ qui était prévisible, en 2020, à cause de la pandémie de Covid-19. C’est une appréciation du représentant résident du Fmi au Sénégal, Mesmin Koulet-Vickot. Dans un entretien accordé au journal Le Quotidien, M. Vickot reconnaît que, même si tout n’est pas rose, le Sénégal a pu tenir face aux impacts négatifs de la crise sanitaire. « Le Conseil d’administration du Fmi constate, pour s’en féliciter, qu’en dépit de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, la croissance économique au Sénégal, bien qu’en fort ralentissement, a été probablement positive en 2020. Cette appréciation se fonde sur les indicateurs d’activité disponibles du 3e trimestre qui montre que la reprise a été plus vigoureuse que prévu et les développements dans le secteur agricole 2020 / 2021 », a-t-il renseigné.

Pour lui, la reprise de l’activité économique, au second semestre de 2020, n’était pas simplement due à la bonne pluviométrie. « Elle reflète aussi l’impact des mesures de soutien du Plan de résilience économique et sociale (Pres) », a souligné le Représentant du Fmi au Sénégal.

DU VIN, DU SUCRE, DES FAUX MÉDICAMENTS ESTIMÉS À 150 MILLIONS INTERCEPTÉS

C’est un coup de maître que la Subdivision des Douanes du Port de Dakar a réussi. Elle a réalisé une importante saisie de produits interdits à la consommation.

En effet, 1361 cartons de vin en provenance de la France et frauduleusement déclarés comme du jus de fruit ont été saisis. La valeur marchande est évaluée à 57 397 000 francs CFA. Mais, ce n’est pas tout.

Les soldats de l’économie ont également fait déjouer une tentative de déversement frauduleux sur le marché intérieur de 6 conteneurs d’huile d’une valeur estimée à 82.500.000 francs CFA que les contrevenants ont tenté de sortir sous le couvert de faux documents de transit.

Les douaniers, déroulent durant tout le mois de décembre une opération consistant à un contrôle approfondi des passagers et des marchandises sur les axes Toubacouta- Saboya et koungheul-Maka Gouye ainsi qu’une interdiction formelle de délivrance de tolérance sur le sucre au niveau de Bureau des Douanes de Karang et de Keur Ayib. Une opération qui a donné les résultats escomptés. D’autant plus que, informe un communiqué de la Douane, les agents du Poste des Douanes de Makka-Gouye, Subdivision de Kaffrine, Région douanière du Centre, ont pu intercepter le 20 décembre 2020, vers 5heures du matin, un camion immatriculé au Sénégal et en provenance de la Gambie transportant 20 tonnes de sucre.

Les convoyeurs ont conditionné le sucre dans 400 sacs dissimulés dans de l’arachide. La valeur totale de la marchandise et du moyen transport (le camion) est de 23 millions de francs CFA. Dans le même sillage les autres Unités du Centre se sont illustrées par d’importantes saisies de marchandises de fraude. Il s’agit de 589 kilogrammes de chanvre indien d’une valeur de 42.160.000 francs CFA. En sus, les soldats de l’économie ont mis sur la main 833 sacs de sucre pour une valeur de 20. 582.000 francs CFA. De même, 55 colis de faux médicaments, dont l’évaluation est en cours, ont été interceptés. Bref, la valeur marchande de tous ces produits frauduleux saisis est de 151 389 000 millions de francs CFA. Plusieurs individus ont été interpellés au cours de ces deux opérations.

EXPLOITATION DU FER DE LA FALÉMÉ : LES RÉVÉLATIONS DE L’AMBASSADEUR TURC À DAKAR

Invité du Jury du dimanche, l’ambassadeur de la Turquie à Dakar, Ahmet Kavas a fait des révélations explosives sur l’exploitation du fer de la Falémé. À l’en croire, la société Turque, Tosyali a bel et bien conclu un accord avec l’Etat du Sénégal et va y installer une usine de sidérurgie. « L’accord est conclu entre la Turquie et l’Etat du Sénégal. Cette société va continuer et, malgré les difficultés économiques liées à la pandémie du coronavirus, cette société va investir tout ce qu’elle gagne en Afrique. Elle va poursuivre ses projets », a révélé l’ambassadeur de la Turquie. Qui, dans le même sillage, dit croire que le Sénégal peut devenir un grand monopole grâce à sa démocratie. « Le Sénégal peut trouver son espace bien développé en Afrique. Avec toutes ces expériences je crois que le Sénégal va devenir le Qatar d’Afrique ou même plus », dit-il.

Concernant l’exploitation du Fer de Falémé, Ousmane Sonko, un des leaders de l’opposition, déclarait que l’exploitation de cette ressource a été confiée à l’entreprise turque dans une grande nébuleuse au détriment du peuple sénégalais. L’entreprise, dénonçait-il, aurait une exonération d’impôts pendant les 10 ans. En sus, elle va exploiter, par an, 1 million 200 mille tonnes fer.

1363 MILLIARDS FCFA À DÉMARCHER AUPRÈS DES PARTENAIRES DU SÉNÉGAL

L’Assemblée nationale vient d’autoriser le ministre des Finances et du Budget à lever des ressources de trésorerie pour un montant de 1363 milliards FCFA.

Alors que le budget initial est de 4589 milliards, les 1363 de cette somme doivent être empruntées. Pour y arriver, le ministre des Finances est autorisé par la représentation nationale à aller chercher auprès des bailleurs au niveau national comme international, cette manne financière.

Cette nécessité d’emprunter de l’argent pour financer l’économie, écrit le journal Source A, s’explique par le manque à gagner, concernant les recettes fiscales qui n’ont pas été au rendez-vous. Un déficit de recette fiscale dû à la pandémie de COVID 19.

“La vérité sur le renouvellement des 7 places…” (ENTRETIEN)

iGFM – (Dakar) L’Etat du Sénégal a lancé le programme de renouvellement des voitures communément appelées «7 places». Mais depuis, beaucoup de supputations sur la nature du marché, le cout de cession des véhicules entre autres. Dans cet entretien accordé à iGfm, Me Oumar Youm, le ministre des Transports terrestres et du désenclavement en explique les contours. Il s’est aussi exprimé sur les question qui secouent l’actualité comme les accusations de vente d’immeubles de l’Etat, la question du mandat etc.

SERVICE DE LA DETTE : LE SÉNÉGAL OBTIENT UN REPORT DE SIX MOIS

Le Sénégal, à l’instar de 76 autres pays, vient de bénéficier d’un avantage considérable sur le plan économique. En effet, depuis le 14 octobre 2020, le G20 et le Club de Paris ont décidé de prolonger de 6 mois l’initiative de suspension du service de la dette, qui devrait arriver à terme le 31 décembre 2020.

Mais avec la crise économique et sanitaire qui sévit dans le monde, les pays les plus industrialisés et le Club de Paris ont jugé nécessaire de laisser souffler les pays, bénéficiaires de cette dette, à supporter le poids de la pandémie. L’objectif visé est de leur permettre à faire face aux besoins de financement dans le cadre de la lutte contre la crise sanitaire. Parce que, la pandémie exige beaucoup de dépenses au plan sanitaire comme l’achat des équipements, des tests…

Avec ce report, le Sénégal aura la possibilité de réaliser des marges budgétaires. Mais, estime le journaliste, spécialiste des questions économique, Abdou Diaw, à long terme, cela pourrait lui apporter des difficultés. « Ça pourrait être un avantage, certes, mais à long terme, il devient un handicap lorsque ces pays feront face à d’autres chocs exogènes. Et les agences de notation deviennent plus regardantes et surveillent de tout près ces Etats sur leur capacité de remboursement », renseigne Abdou Diaw.

SÉKOU DRAMÉ : « ORANGE EST UN PARTENAIRE DE RÉFÉRENCE »

Orange détient 42% du capital de Sonatel. Certains acteurs de la Société Civile voient le partenariat entre ces deux sociétés très déséquilibré, en faveur de la société française. Les plus radicales parlent même de perte de souveraineté du Sénégal à travers Sonatel.

Invité à l’émission le Jury Du Dimanche (JDD), ce 11 octobre 2020, le Directeur de Sonatel, Sékou Dramé, a saisi l’occasion pour apporter des clarifications sur le partenariat qui le lie à Orange. Rappelant l’historique qui a amené France Télécom (détenteur de la marque Orange) a intégré le capital de Sonatel, M. Dramé a, d’emblée, précisé que leur collaboration avec Orange est bénéfique. « Orange est un partenaire de référence. Elle détient 42% du capital de Sonatel. L’Etat du Sénégal est actionnaire à hauteur de 27%. Orange est un des principaux opérateurs dans le monde. Elle dispose d’un savoir-faire qui a été mis à la disposition de la Sonatel depuis le début de ce partenariat. Elle nous apporte la marque : ’’Orange’’. Nous l’utilisons depuis 2006 pour la commercialisation de nos produits et services. Ce partenariat nous permet de pouvoir nous projeter dans notre ambition de transformation en opérateur multiservices », s’est réjoui M. Dramé.

CE QU’ON NE SAIT PAS DES 1086 MILLIARDS DE CHIFFRES D’AFFAIRES DE LA SONATEL

En 2019, Sonatel avait déclaré avoir réalisé un chiffre d’affaires à hauteur 1086 milliards de F CFA. Cette somme déclarée avait suscité bien des polémiques par rapport aux dividendes qu’auraient perçues France Télécom parce que détenant 42% du capital. Une attitude qui a poussé, Sékou Dramé, Directeur de la Sonatel , invité du JDD, à apporter des éclaircis. « Sur les 1086 milliards réalisés, les 610 reviennent aux cinq (5) pays (Sénégal, Mali, Guinée, Guinée Bissau et Sierra Léone) qui accueillent nos opérations, en terme d’impôts, de cotisations sociales, des droits de douanes etc. Il y a également 250 milliards FCFA de ce chiffre d’affaires que nous générons de nos partenaires locaux. C’est la somme dépensée pour réaliser nos opérations », a-t-il précisé. Une manière pour Sékou Dramé de reconnaitre que leur partenariat avec Orange est ’’dynamique’’. « Il est réévalué tous les trois ans. Et nous nous appuyons sur ce partenariat pour pouvoir accélérer le développement et l’extension de Sonatel », a expliqué le Directeur général de la Sonatel qui rassure également les mouvements anti français. « Nous ne nous sentons pas concernés par le mouvement ’’France Dégage’’. Nous ne sommes pas Français. Sonatel est un groupe qui est né au Sénégal. Elle tire ses racines de la Société nationale de télécommunication. Donc, elle a un ancrage national très fort », a fait savoir le DG de Sonatel.

LA MUSIQUE DE NOUVEAU AUTORISÉE DANS LES RESTAURANTS BARS ET HÔTELS

e gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall, a levé samedi la mesure de suspension de la pratique de la musique, des chants et danses dans les hôtels, auberges, salons de thé et café dans la région, a appris l’APS de source officielle.

Le chef de l’exécutif régional a notamment officialisé cette mesure par un arrêté rendu public le même jour. La pratique de ces activités avait été suspendue à partir du 6 août dernier.

‘’La mesure de suspension des autorisations de faire de la musique, des chants et danses dans les débits de boissons, prescrite par arrêté N°086/GRD du 6août 2020, est levée pour les hôtels, auberges, restaurants, salons de thé et de cafés’’, rapporte le document dont l’APS a reçu une copie.

Le gouverneur exhorte dans le même temps les responsables des établissements concernés de faire respecter les mesures barrières édictées dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19.

Les préfets des départements de Dakar, Guédiawaye, Pikine et Rufisque, le commissaire central de Dakar, chef de service régional de la sécurité publique et le commandeur de la légion ouest de la gendarmerie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.

Le Collectif des acteurs de la musique avait récemment élevé la voix pour réclamer la reprise de leurs activités. Une rencontre avait déjà été initiée avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale le mois dernier. 

Coronavirus au Sénégal: nouvelle levée des restrictions dans les transports en commun

Pour les bus, le nombre de passagers était, ces derniers mois, limité aux places assises pour freiner la propagation du coronavirus. Le ministère des Transports autorise désormais les transporteurs à embarquer des passagers debout. Un nouvel assouplissement salué par les professionnels du secteur, mais la surcharge inquiète certains voyageurs.

Embouteillage à la gare routière Petersen. Un bus indien Tata, à destination de Guédiawaye en banlieue de Dakar, tente de se frayer un passage. Á bord, Mame Goor Ndiaye, « receveur », encaisse l’argent des passagers : « Nous sommes très contents parce que s’il y a plus de 15 ou 16 personnes, on te donne beaucoup d’argent. »

Vingt-huit passagers assis et une quinzaine debout, un retour à la normale bienvenu pour monsieur Dieng, qui agite entre ses mains l’arrêté du ministre des Transports. Conducteur de bus depuis 35 ans, il se plaint de contrôles de police qui continuent malgré la nouvelle directive : « Ils distribuent des amendes. Les policiers disent qu’ils ne sont pas au courant. Si ça continue comme ça, la banque va prendre la voiture, car ce sont des traites qu’on paye chaque mois. »

Le port du masque reste obligatoire pour les chauffeurs et passagers. Les véhicules doivent être désinfectés au moins une fois par jour. Mais Awa, installée à bord d’un bus bondé, n’est pas rassurée : « Il y a des gens qui ne respectent pas le port du masque. Certains le portent, mais d’autres ne le portent pas. Cela nous inquiète puisque la maladie est toujours là. Et puis, on ne peut pas rester chez nous, on doit faire des courses et on n’est pas à l’aise. »

Plus de passagers, cela signifie aussi plus de clients pour les nombreux commerçants qui travaillent aux abords de la gare : « On vend beaucoup d’eau. Il y a plus de monde, ça marche », se réjouit un vendeur.