“En 2022, le budget de l’Etat va monter à plus 5000 milliards”

Face aux députés pour la présentation du document de programmation budgétaire et économique pluriannuel (Dpbep) 2022-2024, le ministre des Finances et du Budget, aAbdoulaye Daouda Diallo a fait une révélation de taille. Il a soutenu que, le projet de budget 2022 de l’Etat s’établirait à plus de 5 000 milliards de francs. Ce qui va représenter, le doublement en dix (10) ans du budget initial 2012 qui d’un montant de 2 344,8 milliards de francs. 

«Permettez-moi de relever Monsieur le président, honorables députés, le doublement en dix (10) ans du budget initial 2012 d’un montant de 2 344,8 milliards cfa», a annoncé Abdoulaye Daouda Diallo aux députés.

L’argentier de l’Etat a précisé que « cette performance a été rendue possible notamment par : la mobilisation satisfaisante des recettes internes qui sera amplifiée par la mise en œuvre de la Stratégie de Recettes à Moyen Terme (SRMT) fondée sur la modernisation des administrations fiscales, grâce à une digitalisation accrue, au renforcement de leur personnel, à l’amélioration du recouvrement, à une meilleure maitrise du portefeuille de contribuables, à la mise en place d’incitations pour la réduction de l’économie informelle, à une formalisation progressive des activités, entre autres».

Le ministre des finances et du budget de préciser également que,  «la rationalisation régulière des dépenses courantes, à travers la réduction du train de vie de l’Etat (suppression de 48 agences et fusions de structures, fermeture d’ambassades et de consulats pour optimiser la carte diplomatique, suppression de la deuxième chambre du Parlement, gel et résiliation de toutes les conventions de location de bâtiments à usage de logement, diminution drastique de la facture de téléphone de l’Etat, suspension de toute commande ou acquisition de véhicules, etc.) ont également contribué à cette performance. 

CONSEIL PRÉSIDENTIEL TERRITORIALISÉ : 263 MILLIARDS FCFA INJECTÉS À MATAM

Un Conseil présidentiel territorialisé de développement s’est ouvert, ce mardi, matin au centre culturel de Matam, sous la présidence du chef de l’Etat Macky Sall.

L’État annonce avoir investi dans cette région près de 249 milliards de francs CFA, soit le double du montant validé lors du Conseil des ministres décentralisé à Matam, en 2013, à l’issue duquel, l’État avait pris l’engagement d’investir 126,8 milliards de francs CFA dans divers secteurs.

En ce qui concerne les infrastructures, le gouverneur de la région informe que 340 km de routes ont été revêtus, tandis que 134 pistes de production et 820 mètres de ponts ont été réalisés.

Au tour de la table, des ministres, directeurs généraux, responsables de l’administration territoriale et élus locaux ont pris part à la rencontre.

THIÈS : LES ÉTUDIANTS DE L’UIDT BARRENT LA ROUTE ET DÉLOGENT LES LYCÉENS

La grogne monte au niveau de l’université Iba Der Thiam (UIDT) de Thiès. Les étudiants qui réclament, entre autres, la livraison des chantiers entamés depuis belle lurette au sein de l’université, ont battu le macadam, ce mardi.

Ils ont barré la route et brûlé des pneus avant d’aller déloger leurs jeunes frères qui sont au niveau du lycée Malick Sy. Selon Alioune Badara Diop, membre de la conférence des amicales, certains de ses camarades ont été arrêtés par la police suite aux affrontements qui leur a opposés aux forces de l’ordre.

« C’est toujours dans notre élan de revendication. Nous réclamons la livraison des chantiers. Il y a également l’injustice qui règne au niveau de l’université. Une injustice qui vient d’une certaine administration notamment celle de l’Ufr Set (Science des études de la terre) et Ufr santé qui veulent contraindre et oppresser leur président (amicale). Il y a aussi cette anarchie notée chez certains professeurs qui donnent des zéros à des étudiants sans pour autant le justifier. Les sites de l’ISEP qui devaient être octroyés à l’UFR Set depuis lors et que sa réhabilitation n’est pas faite. Les étudiants sont fatigués et réclament plus de considération », a déclaré Alioune Badara Diop.

TAUX D’IMPÔT MINIMAL POUR LES MULTINATIONALES : “AUCUN PROFIT POUR LE SÉNÉGAL”

Samedi 5 juin 2021, les grandes puissances du G7 (Royaume-Uni, France, Italie, Canada, Japon, Allemagne, Etats Unis) sont parvenus à un accord d’un impôt mondial minimum de 15% sur les grandes sociétés. Cette mesure n’a pas d’impact majeur sur les pays africains, le Sénégal en particulier. De l’avis d’Elimane Kane, s’il en est ainsi, c’est parce que le Sénégal assiste impuissamment aux stratagèmes des multinationales implantées sur son territoire.

« Ici, les multinationales utilisent des stratégies. Vous prenez une entreprise qui est là et qui exploite les ressources naturelles, elle crée des succursales. Le plus gros problème aussi pour ces entreprises ce sont les fausses facturations, les transferts de la dette… Les multinationales jouent sur leur succursale pour éviter de faire un profit qui devrait être taxé par l’impôt sur les sociétés. Donc, c’est plus compliqué pour nous », renseigne le président Legs Africa, Elimane Kane, invité de La Matinale d’iRadio, animée par Alassane Samba Diop.
La fiscalité de l’économie numérique reste la principale préoccupation pour le G7. Les grandes puissances veulent avoir une réelle maîtrise sur les GAFAM (Google, Facebook, Amazone, Apple, Microsoft, les géants du Numérique), qui leur échappent parfois. Après avoir été secoué par la crise sanitaire liée à la Covid-19, le G7 veut se rattraper sur ces multinationales qui génèrent beaucoup de revenus.
https://twitter.com/Macky_Sall?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1401276586494672897%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Femedia.sn%2FTAUX-D-IMPOT-MINIMAL-POUR-LES-MULTINATIONALES-AUCUN-PROFIT-POUR-LE-SENEGAL.html

Pour Élimane Kane, « ce sont les pays riches qui ont les moyens de pouvoir suivre la fiscalité des grandes multinationales qui sont installées chez eux. Ils peuvent en bénéficier en allant un peu partout dans le monde, surtout dans les lieux où ces entreprises se faisaient domicilier leurs fiscalités avec des taux très bas ou même qui n’existent pas. C’est là que ces Etats vont devoir gagner de l’argent. Et d’ailleurs, l’OCDE a fait des estimations comme quoi des pays comme la France savent déjà ce qu’ils peuvent gagner. Mais ils savent également que ce qui est prévu n’est pas très consistant dans la mesure où 15%, c’est très bas, et la plupart des pays font des fiscalités qui sont en dessus de 20 – 25% », a révélé M. Kane.

À signaler que cette mesure prise par le G7 sera élargie au G20, le mois prochain.

FINANCE ISLAMIQUE : UNE TRÈS FORTE DEMANDE À SATISFAIRE AU SÉNÉGAL

“Malaisie-Afrique de l’Ouest : Bâtir le pont et l’industrie de l’économie islamique” est le thème du 6e forum international sur la finance islamique, ouvert ce lundi, 7 juin, à Dakar. D’après le rapport 2020 d’Islamic Financial Board, la Malaisie détient les 11.1% des actifs financiers islamiques derrière l’Iran avec 28.6% et l’Arabie Saoudite avec 24.2%, sur un total de 2 438.6 milliards de dollars.

D’où l’appel du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, présidant l’ouverture, à saisir, par les pays africains, les opportunités offertes par l’expertise malaisienne dans la promotion de la micro-finance islamique.

“Ce sixième Forum sur la Finance islamique est d’une importance capitale, il nous incite à nous inspirer du modèle malaisien afin de tirer des avantages et des produits offerts par le financement islamique. En effet, ce pays est devenu incontestablement le hub mondial dans le domaine de la finance islamique”, a-t-il dit.

L’EXPERTISE MALAISIENNE OFFERTE EN EXEMPLE

L’argentier de l’État de poursuivre : “la Malaisie abrite, en outre les meilleurs instituts de formation à l’image du International Centre for Education and Islamic Financial, ainsi que des organes de régulation de la finance islamique de renommée mondiale tel que le Islamic Financial Services Board.”

Par ailleurs, a-t-il fait savoir, “au-delà de l’expérience et de l’expertise malaisienne, il est constant que la finance islamique s’est posée comme le segment de l’industrie financière la plus innovante et la plus dynamique du 21e siècle, au moment où le système financier international est bouleversé par une série de crises. Cet indice a fini d’affirmer son leadership dans beaucoup de pays asiatiques et du Moyen Orient. Les expériences vécues sur le continent africain nous renseignent aussi que certains pays s’essaient à cette finance en privilégiant une démarche pragmatique d’optimisation des opportunités s’offrant à eux pendant que d’autres définissent de véritables stratégies pour bâtir une industrie financière islamique.”

Selon Diallo, l’Afrique ne doit pas rester en marge de cette belle dynamique internationale, “surtout qu’elle dispose en la matière d’avantages comparatives à faire valoir”.

Cependant, au Sénégal, un effort doit être fait, a souligné Mouhamadou Lamine Mbacké, Directeur général de l’Institut finance islamique. “Il y a une très forte demande et il y a un taux de croissance énorme. Mais comme on l’a dit dans le discours, le potentiel est énorme parce qu’on parle d’un business de plus de 4 000 milliards et dont l’Afrique de l’Ouest ne détient pas plus de 5%. Donc, ça marche mais il y a beaucoup à faire. Il y a une très forte demande à satisfaire”.

IMPACT DE LA COVID-19 : 108 MILLIONS DE TRAVAILLEURS VIVENT DANS LA PAUVRETÉ

En comparaison avec 2019, 108 millions de travailleurs supplémentaires dans le monde sont désormais considérés comme vivant dans la pauvreté ou dans l’extrême pauvreté (ce qui signifie qu’ils vivent, ainsi que leurs familles, avec l’équivalent de moins de 3,20 dollars des Etats-Unis par personne et par jour), d’après le rapport de l’Organisation internationale du Travail sur l’impact de la Covid-19, publié hier mercredi, 2 juin 2021.

« Cinq années de progrès pour éradiquer la pauvreté au travail ont été anéanties », indique le rapport. Le document, parcouru par Emedia, précise que cela rendra encore plus inaccessible l’objectif de développement durable de l’Organisation des Nations Unies (ONU), visant à éradiquer la pauvreté d’ici 2030.

“La crise du COVID-19 a également aggravé les inégalités qui existaient déjà auparavant en frappant plus durement les travailleurs vulnérables”, souligne le rapport. Qui ajoute que “l’absence très fréquente de protection sociale, par exemple parmi les deux milliards de travailleurs dans le monde évoluant dans le secteur informel, signifie que les perturbations subies au niveau du travail en raison de la pandémie ont eu des conséquences catastrophiques pour le revenu des familles et pour leurs moyens de subsistance.”

“La crise a également touché les femmes de manière disproportionnée. L’emploi des femmes a baissé de 5 pour cent en 2020 en comparaison à 3,9 pour cent chez les hommes. Un nombre élevé de femmes ont disparu du marché du travail et sont devenues inactives. Les responsabilités supplémentaires à assumer au sein du foyer en raison des mesures de confinement ont aussi créé le risque de revenir à une vision « traditionnelle » de la répartition des rôles entre hommes et femmes.”

Au niveau mondial, l’emploi des jeunes a baissé de 8,7 pour cent en 2020, en comparaison à 3,7 pour cent chez les adultes, la baisse la plus prononcée intervenant dans les pays à revenu intermédiaire. Les conséquences de cette tendance et les perturbations qui ont freiné la participation précoce au marché du travail pourraient se faire sentir pendant des années.

“La reprise d’après COVID-19 n’est pas seulement un problème sanitaire. Les dommages graves infligés à l’économie et à la société doivent également être surmontés. Sans un effort délibéré pour accélérer les créations d’emplois décents, pour soutenir les personnes les plus vulnérables au sein de la société et pour aboutir à une reprise dans les secteurs économiques les plus touchés, les effets persistants de la pandémie pourraient perdurer sous la forme d’une perte de potentiel humain et économique et d’une augmentation de la pauvreté et des inégalités, affirme Guy Ryder, Directeur général de l’OIT.

Ryder est convaincu que « nous avons besoin d’une stratégie complète et coordonnée, basée sur des politiques centrées sur l’humain, soutenue par des actes et par des financements. Une vraie reprise ne peut se faire sans une reprise des emplois décents. »

Le rapport définit une stratégie de reprise structurée autour de quatre principes : la promotion d’une croissance économique généralisée et la création d’emplois productifs ; un soutien aux revenus des ménages et aux transitions au sein du marché du travail, le renforcement des fondements institutionnels nécessaires à une croissance et à un développement économiques robustes et durables ; et l’utilisation du dialogue social pour définir des stratégies allant vers une reprise économique centrée sur l’humain.

GESTION DU PÉTROLE ET DU GAZ : SOPHIE GLADIMA ÉCARTE TOUTE IDÉE D’ÉCHEC

Une gestion transparente des ressources pétrolières et gazières, c’est le souhait du président de la République. Et le ministre du Pétrole et des Énergies, Sophie Gladima, a réaffirmé ce vœu. « Tant qu’on se donnera la main, il n’y a pas de raison que les choses ne marchent. C’est quand il y a absence de dialogue que peut-être des perturbations peuvent arriver mais tant que les gens peuvent poser des problèmes, discuter et avancer ensemble comme à l’image de nos deux pays, je pense qu’on devrait pouvoir exploiter de façon paisible nos ressources naturelles. Il y a aura toujours des difficultés mais essayons de les remonter. Nous n’avons pas le droit d’échouer », a déclaré le ministre du Pétrole et des Énergies.

Ce mardi, Sophie Gladima a procédé au lancement de la plateforme numérique du Cadastre pétrolier. Selon la ministre, l’élaboration de ce cadastre pétrolier dans le secteur du pétrole et du gaz est la volonté du Gouvernement du Sénégal et de la Mauritanie d’aller vers une numérisation progressive et une meilleure gestion des données liées aux activités d’exploration de développement et de production des hydrocarbures.

« Ce cadastre nous permettra de démocratiser davantage l’accès à l’information dans le secteur, grâce à la modernisation et à la numérisation des données. Il s’agit donc de mettre à la disposition de tout le public mais également le monde entier des informations de premier plan correspondantes à leur besoin », a expliqué la ministre.

« Pour les structures étatiques, il sera un moyen efficace pour la gestion administrative des autorisations, le suivi des projets pétroliers et gaziers et la promotion des bassins. Pour les compagnies pétrolières, il s’agira de dématérialiser les démarches administratives, d’accéder beaucoup plus facilement aux données et d’interagir avec les ministères en temps réel sans nécessité de déplacement ».

Pour sa part, Eva Marie Coll Seck, Présidente du Comité National de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) estime que ce cadastre pétrolier montre que le Sénégal est sur la bonne voie et ce sera un élément important à mettre dans le panier de cette validation du Sénégal qui aura lieu au mois de juillet prochain.

Transferts d’argent de migrants : Le montant estimé à 540 milliards de dollars, en 2020

Malgré la pandémie de Covid-19, les transferts d’argent des migrants sont restés solides en 2020, avec un fléchissement plus faible qu’anticipé. Selon la dernière édition de la Note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, les envois de fonds officiellement enregistrés vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 540 milliards de dollars en 2020, soit à peine 1,6 % de moins qu’en 2019, quand ils étaient ressortis à 548 milliards de dollars. Ce repli est moins net que lors de la crise financière de 2009, où la baisse des remises migratoires avait atteint 4,8 %.

Par ailleurs, le fléchissement est nettement ‘’moins brutal’’, d’après la BM, que pour les investissements directs étrangers (IDE) vers les pays à revenu faible et intermédiaire qui, compte non tenu de la Chine, ont chuté de plus de 30 % en 2020.

MANAR SALL (DG PETROSEN AVAL) AGRESSE LE SP ADJOINT DU COSPETROGAZ

Un fait inhabituel est venu secouer le secteur des hydrocarbures déjà en proie à une série de remous ces derniers temps entre les menaces des distributeurs de butane, précédées de la grogne des transporteurs et chauffeurs de carburant.

Mais, cette fois-ci, c’est en haut lieu que les relents d’un début de crise se font sentir. Entre hauts responsables du secteur, ce n’est pas le parfait amour. Selon des informations obtenues et recoupées par Emedia.sn, la preuve d’une tension dans l’air s’est matérialisée mercredi dernier, lors de la réunion du Conseil d’administration de la société Petrosen Aval, créée en janvier 2020, des flancs de Petrosen, alors scindée en deux (Petrosen E&P S.A et Petrosen Aval S.A).

À L’ORIGINE, LA GESTION DE PETROSEN AVAL POINTÉE DU DOIGT

Tenue dans un hôtel chic de Dakar, la réunion du CA de Petrosen Aval a été marquée par un incident qui a fini par gêner les administrateurs de la société, dont certains étaient nouveaux et venaient justement de prendre officiellement fonction après un pré-conseil tenu la veille.

Au cours des échanges, le ton serait monté et les reproches faits au Directeur de Petrosen Aval, Manar Sall, se sont amoncelés sur la table, sa gestion décriée, notamment pour une entreprise créée il y a à peine un peu plus d’un an et qui risquait de crouler sous le poids de dépenses jugées inutiles, notamment en recrutement et charges du personnel culminant à plus 1,5 milliard F CFA, au point de créer un déficit de plus de 600 millions F CFA.


« Il l’a pris au collet et l’a roué de coups… »


Présent à la réunion en sa qualité de Secrétaire permanent adjoint du Comité d’orientation stratégie du pétrole et du gaz (COS-Petrogaz), Mamadou Fall Kane aurait eu des positions et des remarques qui ont mis Manar Sall dans une situation inconfortable. À la fin des travaux, nous soufflent nos sources, le DG de Petrosen Aval se serait alors rapproché du SPA du Cos Petrogaz pour une séance d’explications, à la sortie de la salle. « Histoire d’arrondir les angles », pensent certains témoins. Mais la séance tourne au vinaigre.

Vexé par la répartie de son interlocuteur, Manar Sall s’est alors emporté dans une vague de violence. Là, deux témoignages nous parviennent : ceux qui sont bienveillants avec le DG de Petrosen assurent qu’il a giflé Mamadou Fall Kane, tandis que d’autres détaillent une scène d’agression plus poussée : « Il l’a pris au collet et l’a roué de coups. »

MACKY SALL GÊNÉ PAR L’INCIDENT, SA RÉACTION ÉPIÉE À SON RETOUR DE PARIS

Mais, il y a un point auquel nos différentes sources se rejoignent : face à Manar Sall, la victime n’a pas réagi à l’attaque physique. Le Secrétaire permanent adjoint du COS-Petrogaz s’est contenté de prendre ses affaires et de partir et l’affaire a finalement atterri sur la table du président de la République, Macky Sall.

Ce dernier, actuellement en voyage à Paris, pour les besoins du Sommet sur le financement des économies africaines, serait gêné par la tournure des évènements et devrait, selon nos sources, prendre des mesures radicales à son retour pour remettre de l’ordre dans le secteur qu’il est sensé connaitre le mieux, lui l’ancien Directeur général de Petrosen et ancien ministre de l’Energie, sous le magistère de Me Abdoulaye Wade.

RIVALITÉS ENTRE DEUX HAUTS CADRES DU SECTEUR PÉTROLIER ?

C’est d’ailleurs lui qui a initié, l’année dernière, la restructuration de ladite société, avec sa scission en deux filiales chargés d’optimiser les projets d’exploitation du gaz et du pétrole. C’est ainsi que Manar Sall, diplômé de HEC Paris et ex DG de la compagnie Elton, a été porté à la tête de la filiale chargée de l’aval, pour piloter les premiers travaux de lancement des réseaux de distribution.

Pour sa part, Mamadou Fall Kane, ex consultant de la Banque mondiale, est diplômé de l’Ecole polytechnique de Paris. Conseiller technique à la Présidence, il est nommé Secrétaire permanent adjoint depuis novembre 2016, par le Chef de l’Etat, Macky Sall.

Logé au Palais, le COS-Petrogaz, est une structure de pilotage, de coordination et de suivi du développement des projets pétroliers et gaziers. Son rôle est d’assister le Président et le Gouvernement dans la définition, la supervision et la mise en œuvre de la politique en matière de gestion de ces ressources énergétiques nationales. Le Cos-Petrogaz est doté d’un Secrétariat permanent dirigé depuis novembre 2016 par Ousmane Ndiaye.

Sommet sur le financement africain Macky Sall à Paris ce lundi

Sommet sur le financement des économies africaines: Macky Sall à Paris ce lundiLe Président Macky Sall quitte Dakar, ce lundi 17 mai 2021, pour participer, le 18 mai, au Sommet de Paris sur le financement des économies africaines et sera de retour à Dakar le 19 mai, informe la présidence de la République dans un communiqué de presse.  Visant à « mobiliser des initiatives et mécanismes innovants, en soutien aux efforts de relance des économies africaines dans le contexte de la crise engendrée par la pandémie COVID-19 », cette rencontre réunira: « des Chefs d’Etat et de gouvernement de pays africains et de pays partenaires, ainsi que des Dirigeants d’Institutions financières internationales ».  Le traitement de la dette à propos de laquelle le Sénégal plaide « l’annulation », l’allocation de Droits de Tirages spéciaux, les partenariats publics-privés, le financement des infrastructures et autres secteurs clefs de l’économie, entre autres sujets, seront au cœur des débats.