Pour son premier grand meeting, l’opposition ivoirienne présente un front uni contre Ouattara

L’opposition ivoirienne a tenu, samedi, un premier grand meeting au stade d’Abidjan. Longtemps divisée, elle a présenté un front uni contre la candidature controversée du président Alassane Ouattara à un troisième mandat à l’élection du 31 octobre.

Quelque 30 000 personnes se sont réunies, samedi 10 octobre, au stade d’Abidjan pour assister au premier grand rassemblement de l’opposition ivoirienne, qui cherche à faire front commun contre la candidature controversée du président Alassane Ouattara. « Toute l’opposition ivoirienne dit NON, NON, NON ! », pouvait-on lire sur le podium du stade.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-5361924183484299&output=html&h=280&slotname=3561722445&adk=101428185&adf=1553274815&w=750&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1602446858&rafmt=1&psa=1&guci=2.2.0.0.2.2.0.0&format=750×280&url=https%3A%2F%2Fwww.dakarmatin.com%2Fpour-son-premier-grand-meeting-lopposition-ivoirienne-presente-un-front-uni-contre-ouattara%2F&flash=0&fwr=0&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&tt_state=W3siaXNzdWVyT3JpZ2luIjoiaHR0cHM6Ly9hZHNlcnZpY2UuZ29vZ2xlLmNvbSIsInN0YXRlIjowfV0.&dt=1602446857865&bpp=33&bdt=2036&idt=499&shv=r20201007&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&cookie=ID%3D94bcc9b83af25157%3AT%3D1602446681%3AS%3DALNI_MaJWYZvubQrR6t3O4ekw5DAhROdew&prev_fmts=0x0%2C345x280&nras=1&correlator=6039358068355&frm=20&pv=1&ga_vid=1706063062.1602446613&ga_sid=1602446858&ga_hid=1583512439&ga_fc=0&iag=0&icsg=36775561890&dssz=35&mdo=0&mso=0&u_tz=0&u_his=20&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=105&ady=1245&biw=1349&bih=576&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066922%2C21066612%2C21067945&oid=3&pvsid=3350060792933858&pem=174&ref=https%3A%2F%2Fwww.dakarmatin.com%2Fcategories%2Factualites%2F&rx=0&eae=0&fc=1920&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C576&vis=1&rsz=%7C%7CpeEbr%7C&abl=CS&pfx=0&cms=2&fu=8320&bc=31&ifi=1&uci=a!1&btvi=1&fsb=1&xpc=VUjFl1BLMe&p=https%3A//www.dakarmatin.com&dtd=517

Cette manifestation a rassemblé pour la première fois de nombreux leaders : de l’ancien président Henri Konan Bédié, candidat à 86 ans du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, principal parti d’opposition) à des représentants des grands absents de la présidentielle, l’ancien président Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle en Belgique, et l’ancien chef rebelle et ex-Premier ministre Guillaume Soro, en exil en France et recherché par la justice ivoirienne.

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, ou les anciens ministres d’Alassane Ouattara, Abdallah Albert Mabri Toikeusse et Marcel Amon Tanoh, trois figures politiques dont les candidatures à la présidentielle ont été rejetées par le Conseil constitutionnel, étaient également présents.https://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-5361924183484299&output=html&h=280&adk=144910138&adf=1912774059&w=750&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1602446862&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=6174610032&psa=1&guci=2.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=750×280&url=https%3A%2F%2Fwww.dakarmatin.com%2Fpour-son-premier-grand-meeting-lopposition-ivoirienne-presente-un-front-uni-contre-ouattara%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=188&rw=750&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=NT&tt_state=W3siaXNzdWVyT3JpZ2luIjoiaHR0cHM6Ly9hZHNlcnZpY2UuZ29vZ2xlLmNvbSIsInN0YXRlIjowfV0.&dt=1602446862361&bpp=16&bdt=6532&idt=-M&shv=r20201007&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&cookie=ID%3D94bcc9b83af25157%3AT%3D1602446681%3AS%3DALNI_MaJWYZvubQrR6t3O4ekw5DAhROdew&prev_fmts=0x0%2C345x280%2C750x280%2C345x280&nras=2&correlator=6039358068355&frm=20&pv=1&ga_vid=1706063062.1602446613&ga_sid=1602446858&ga_hid=1583512439&ga_fc=0&iag=0&icsg=150632701495871&dssz=48&mdo=0&mso=0&u_tz=0&u_his=20&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=105&ady=1860&biw=1349&bih=576&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066922%2C21066612%2C21067945&oid=3&pvsid=3350060792933858&pem=174&ref=https%3A%2F%2Fwww.dakarmatin.com%2Fcategories%2Factualites%2F&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C576&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=5&uci=a!5&btvi=3&fsb=1&xpc=PzJGiO02oD&p=https%3A//www.dakarmatin.com&dtd=107

Il y avait en outre les « frères ennemis » du Front populaire ivoirien (FPI) fondé par Laurent Gbagbo. Le parti de l’ancien président est divisé depuis plusieurs années entre une tendance dirigée par l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan et une autre, les « GOR (Gbagbo ou rien) de Assoa Adou, secrétaire général de la branche considérée comme historique. Celles-ci étaient jusqu’à présent irréconciliables.

Pas d’alliance électorale de l’opposition pour le momenthttps://googleads.g.doubleclick.net/pagead/ads?client=ca-pub-5361924183484299&output=html&h=250&adk=740097205&adf=3004520330&w=750&fwrn=4&fwrnh=100&lmt=1602446862&num_ads=1&rafmt=1&armr=3&sem=mc&pwprc=6174610032&psa=1&guci=2.2.0.0.2.2.0.0&ad_type=text_image&format=750×250&url=https%3A%2F%2Fwww.dakarmatin.com%2Fpour-son-premier-grand-meeting-lopposition-ivoirienne-presente-un-front-uni-contre-ouattara%2F&flash=0&fwr=0&pra=3&rh=188&rw=750&rpe=1&resp_fmts=3&wgl=1&fa=27&adsid=NT&tt_state=W3siaXNzdWVyT3JpZ2luIjoiaHR0cHM6Ly9hZHNlcnZpY2UuZ29vZ2xlLmNvbSIsInN0YXRlIjowfV0.&dt=1602446862361&bpp=7&bdt=6532&idt=7&shv=r20201007&cbv=r20190131&ptt=9&saldr=aa&abxe=1&cookie=ID%3D94bcc9b83af25157%3AT%3D1602446681%3AS%3DALNI_MaJWYZvubQrR6t3O4ekw5DAhROdew&prev_fmts=0x0%2C345x280%2C750x280%2C345x280%2C750x280&nras=3&correlator=6039358068355&frm=20&pv=1&ga_vid=1706063062.1602446613&ga_sid=1602446858&ga_hid=1583512439&ga_fc=0&iag=0&icsg=2402432515181119&dssz=49&mdo=0&mso=0&u_tz=0&u_his=20&u_java=0&u_h=768&u_w=1366&u_ah=728&u_aw=1366&u_cd=24&u_nplug=3&u_nmime=4&adx=105&ady=2359&biw=1349&bih=576&scr_x=0&scr_y=0&eid=21066922%2C21066612%2C21067945&oid=3&pvsid=3350060792933858&pem=174&ref=https%3A%2F%2Fwww.dakarmatin.com%2Fcategories%2Factualites%2F&rx=0&eae=0&fc=1408&brdim=0%2C0%2C0%2C0%2C1366%2C0%2C1366%2C728%2C1366%2C576&vis=1&rsz=%7C%7Cs%7C&abl=NS&fu=8320&bc=31&ifi=6&uci=a!6&btvi=4&fsb=1&xpc=h4NU7CXURi&p=https%3A//www.dakarmatin.com&dtd=134

Dans son discours, Henri Konan Bédié a appelé l’ONU à « se saisir du dossier ivoirien » pour mettre en place « un organe électoral véritablement indépendant et crédible ». Pascal Affi N’Guessan, également candidat à la présidentielle, a rappelé le mot d’ordre de « désobéissance civile » lancé par l’opposition et réclamé une « transition politique » en Côte d’Ivoire.

Le meeting était encadré par un important dispositif policier et le quartier du Plateau (quartier du pouvoir et des affaires) où se trouve le stade était fermé à la circulation routière. L’opposition s’est plaint de mesures visant à décourager les militants de se rendre au stade.

Un contre-meeting du parti au pouvoir qui devait se tenir le même jour dans la capitale économique ivoirienne a finalement été annulé.

Si elle s’est regroupée derrière son refus de la candidature du président Ouattara, l’opposition ne s’est en revanche pas mise d’accord sur une alliance électorale pour la présidentielle.

La position de ses leaders sur la tenue ou non du scrutin présidentiel le 31 octobre ne semble pas non plus unanime : un boycott avait été évoqué par certains, mais Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan maintiennent leur candidature.

Ouverture officielle de la campagne électorale le 15 octobre

De son côté, le président Ouattara enchaîne depuis plusieurs semaines les visites dans différentes régions du pays, multipliant les inaugurations d’infrastructures.

Samedi, il poursuivait une tournée dans le Nord-Ouest, son fief. Comme une campagne avant l’heure, puisque l’ouverture officielle est fixée au 15 octobre.

La crainte de violences électorales est forte en Côte d’Ivoire, dix ans après la crise poste électorale de 2010-2011 qui avait fait 3 000 morts, après le refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara.

Une quinzaine de personnes sont mortes en août dans des violences survenues dans le sillage de l’annonce de la candidature du président Ouattara.

Élu en 2010, réélu en 2015, Alassane Ouattara, 78 ans, avait annoncé en mars qu’il renonçait à briguer un troisième mandat, avant de changer d’avis en août, après le décès de son dauphin désigné, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

La Constitution ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats mais le Conseil constitutionnel a estimé qu’avec la nouvelle Constitution de 2016, le compteur des mandats du président en exercice a été remis à zéro, ce que conteste l’opposition.

LA GAMBIE AU 2e RANG DES PAYS LES PLUS DANGEREUX POUR LES TRAVAILLEURS

Dans le cadre de son classement annuel des « pays les plus dangereux au monde pour les travailleurs », publié ce jeudi, Forbes classe la Gambie 2ème de la liste. Un classement peu glorieux révélateur d’une situation encombrante et pour les employeurs et pour les employés. Cette étude souligne notamment l’absence de contrôle de l’État. Dans ce classement, figurent plusieurs pays de la sous-région comme la Sierra Leone qui occupe le peloton de tête de cette liste peu enviable. Forbes, magazine économique américain s’est battu une réputation mondiale solide dans les études de sondage.

Cette enquête de Forbes a sondé plus de 150 000 personnes issues de 142 pays afin de déterminer si les normes sur les lieux de travail font défaut. Le sondage a révélé que la proportion de travailleurs gravement blessés est nettement supérieure à la moyenne mondiale dans certains en Afrique. Etonnement 69% des travailleurs en Sierra Leone déclarent avoir été gravement blessés dans leur travail, le taux le plus élevé au monde entier.

La Gambie et le Malawi suivent avec respectivement 64% et 62%.Comme réaction à ce classement, Joaquim Paulo Pintado Nunes de l’Organisation internationale du travail (OIT) déclare : « C’est la première fois d’entendre la voix des travailleurs ordinaires du monde entier parler des risques pour leur bien-être physique et mental auxquels ils sont confrontés sur les lieux de travail. Avant d’ajouter que cela nous donnera une meilleure image, complétant les statistiques officielles qui sont souvent incomplètes ou moins détaillées ».

Deux mondes

Cette étude de Forbes dresse le portrait de deux mondes : les économies à faible revenu comme bon nombre de pays de l’Afrique où les emplois les plus dangereux sont dans l’agriculture et la pêche et les économies à revenu élevé où le danger se présente sous la forme de problème de santé mentale lié au harcèlement au travail. Autre conclusion, il existe un écart considérable entre les genres, 23% des hommes dans le monde déclarent avoir subi une blessure grave contre 14% des femmes.

L’otage suisse Béatrice Stockly a été tuée par des terroristes au Mali

L’humanitaire bâloise Béatrice Stockly, enlevée il y a quatre ans au Mali, a été tuée par ses ravisseurs. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) l’a annoncé vendredi soir. Les responsables sont apparemment membres d’un groupe issu d’Al-Qaïda.

Les autorités françaises ont informé la Suisse vendredi après-midi que l’otage suisse détenue au Mali était décédée, écrit le DFAE. Elle aurait été tuée par les ravisseurs de l’organisation terroriste islamiste Jama’at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM) il y a environ un mois.

« C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort de notre concitoyenne », a déclaré le chef du DFAE Ignazio Cassis. « Je condamne cet acte cruel et exprime mes plus sincères condoléances aux proches de la victime. »

RTS

Covid-19: le Sénégal cité en exemple par une revue américaine pour sa gestion de la crise

Dans une étude publiée par Foreign Policy, le Sénégal est classé deuxième sur 36 États passés au crible pour sa gestion de la crise du coronavirus. Le magazine américain a élaboré un « indice de réponse mondial Covid-19 » pour suivre les politiques de riposte des gouvernements face à la pandémie.

Avec notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac

Derrière la Nouvelle-Zélande mais devant le Danemark, l’Islande, la France ou les États-Unis, relégués à la 31e place, le Sénégal a mis sur pied une riposte efficace, selon l’étude de Foreign Policy, basée sur une batterie de critères. Politique de tests, rapidité des résultats, soutien financier aux ménages, isolement des cas suspects, contrôle des frontières, ou encore communication claire.

Le Sénégal enregistre 293 décès liés au coronavirus, et 14 150 cas confirmés au total à ce jour, jeudi 11 septembre. Le président Macky Sall s’est félicité de ce classement, qui reste toutefois partiel. Sur le continent africain, seuls cinq États sont pris en compte.

« La bataille n’est pas gagnée »

Foreign Policy a fait une sélection de pays riches, émergents et en voie de développement sur la base de données disponibles, recueillies entre le 31 décembre et le 1er août.

Les autorités sanitaires sénégalaises ne cessent de le rappeler : la bataille n’est pas gagnée. Mais cette étude « met du baume au cœur », selon le docteur Abdoulaye Bousso. Le directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaires met en avant l’expérience du Sénégal en matière de lutte contre les épidémies, Ebola notamment, et une bonne préparation avant le premier cas déclaré le 2 mars dernier.

Coronavirus au Sénégal: nouvelle levée des restrictions dans les transports en commun

Pour les bus, le nombre de passagers était, ces derniers mois, limité aux places assises pour freiner la propagation du coronavirus. Le ministère des Transports autorise désormais les transporteurs à embarquer des passagers debout. Un nouvel assouplissement salué par les professionnels du secteur, mais la surcharge inquiète certains voyageurs.

Embouteillage à la gare routière Petersen. Un bus indien Tata, à destination de Guédiawaye en banlieue de Dakar, tente de se frayer un passage. Á bord, Mame Goor Ndiaye, « receveur », encaisse l’argent des passagers : « Nous sommes très contents parce que s’il y a plus de 15 ou 16 personnes, on te donne beaucoup d’argent. »

Vingt-huit passagers assis et une quinzaine debout, un retour à la normale bienvenu pour monsieur Dieng, qui agite entre ses mains l’arrêté du ministre des Transports. Conducteur de bus depuis 35 ans, il se plaint de contrôles de police qui continuent malgré la nouvelle directive : « Ils distribuent des amendes. Les policiers disent qu’ils ne sont pas au courant. Si ça continue comme ça, la banque va prendre la voiture, car ce sont des traites qu’on paye chaque mois. »

Le port du masque reste obligatoire pour les chauffeurs et passagers. Les véhicules doivent être désinfectés au moins une fois par jour. Mais Awa, installée à bord d’un bus bondé, n’est pas rassurée : « Il y a des gens qui ne respectent pas le port du masque. Certains le portent, mais d’autres ne le portent pas. Cela nous inquiète puisque la maladie est toujours là. Et puis, on ne peut pas rester chez nous, on doit faire des courses et on n’est pas à l’aise. »

Plus de passagers, cela signifie aussi plus de clients pour les nombreux commerçants qui travaillent aux abords de la gare : « On vend beaucoup d’eau. Il y a plus de monde, ça marche », se réjouit un vendeur.