«On n’a pas besoin de voyager et il n’y a rien à geler dans nos comptes»

La Cedeao veut imposer des sanctions comme le gel des comptes des membres du Cnrd et l’interdiction de voyage contre les militaires au pouvoir. Ils ont rendu publiques les réponses du Colonel Doumbouya aux président Ouattara et Nana Akufo Ado ce samedi, face à la presse.

«Pour le retour de l’ordre constitutionnel et l’organisation d’élections dans 6 mois. Il a été rappelé, par le Président, à ses hôtes, qu’il est important pour la Cedeao, d’écouter les aspirations légitimes de la Guinée et de faire attention à ne pas faire les mêmes erreurs que dans le passé. Pour éviter ces erreurs, les concertations nationales ont démarrées et Seul le peuple souverain de Guinée décidera de son destin.

Sur le gel des avoirs et l’interdiction de voyage, les échanges ont été très brefs sur ce point. Le président a répondu que nous Cnrd nous sommes des soldats. La mission s’est passée en Guinée. Donc pas besoin de voyager et  il n’y a rien à geler sur nos comptes.»

Le colonel Assimi Goïta officiellement investi à la présidence du Mali

Le colonel Assimi Goïta a prêté serment lors d’une cérémonie d’investiture à Bamako lundi 7 juin, son habituel treillis militaire contre le costume de “président de la transition” au Mali qu’il s’est taillé en menant à bien deux coups d’État en moins d’un an, alors que le Sahel reste plus que jamais en proie aux violences jihadistes.

La cérémonie d’investiture d’Assimi Goïta à la tête du Mali s’est déroulée lundi 7 juin au Centre international de conférence de Bamako (CICB), alors que la France et les autres partenaires du pays réclament aux militaires des garanties qu’un nouveau Premier ministre civil sera nommé et que des élections auront bien lieu en février 2022 en vue d’un retour des civils au pouvoir.

“Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain (…) de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national”, a déclaré le colonel Goïta, en uniforme d’apparat, alors que les partenaires du Mali exigent des militaires les garanties qu’ils céderont la place aux civils à l’issue d’élections début 2022.

Si la nomination d’un nouveau Premier ministre semble imminente, le colonel Goïta pourrait se contenter de dire que les élections auront lieu “dans le courant” de l’année prochaine, ce qui risque de mécontenter la communauté internationale, selon des observateurs.

Les ambassades occidentales ont généralement décidé d’envoyer à l’investiture un “collaborateur” plutôt qu’un ambassadeur, ce qui constitue un “signal politique” mais n’est “ni un boycott, ni une sanction”, selon la source diplomatique.

Choquel Kokalla Maïga pressenti Premier ministre

Le Mali, un pays crucial pour la stabilité du Sahel, vient d’être le théâtre de deux coups de force en neuf mois de la part d’Assimi Goïta et de son groupe de colonels.

Lors du premier, les officiers ont renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta, affaibli par la contestation menée depuis des mois par le Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5/RFP), un collectif d’opposants, de religieux de membres de la société civile.

La junte s’était alors engagée, sous la pression internationale, à une période de transition limitée à 18 mois et conduite par des civils.

Le 24 mai, le colonel Goïta, resté le véritable homme fort, a foulé aux pieds cet engagement en faisant arrêter le président et le Premier ministre de transition, deux civils. L’officier s’est depuis fait déclarer président de la transition par la Cour constitutionnelle. 

Pour le Mali, dont les forces manquent de moyens, le maintien des partenariats internationaux est un enjeu crucial.

Celui qui tient la corde pour accéder au poste de Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, un vétéran de la politique issu des rangs du M5, a tenté de rassurer dès vendredi en promettant que son pays tiendrait ses engagements internationaux. Mais l’ancien ministre de 63 ans a aussi averti que “les invectives, les sanctions, les menaces ne feront que compliquer la situation”.

Suspension des opérations françaises au Mali

Échaudée par le nouveau coup d’État, la France a annoncé la suspension de ses opérations communes avec l’armée malienne, après huit ans de coopération étroite contre les jihadistes.

Jusqu’à nouvel ordre, sa force Barkhane, qui intervient dans plusieurs pays du Sahel, ne sortira plus de ses bases pour des opérations sur le terrain au Mali, même si elle continuera à frapper, si l’occasion s’en présente, les chefs jihadistes.

La situation dans la zone d’action de Barkhane reste pourtant préoccupante.
Au Mali, au moins 11 membres d’une communauté touareg ont été tués jeudi par des inconnus près de Ménaka (Nord-Est).

Le Burkina Faso voisin a, pour sa part, subi dans la nuit de vendredi à samedi l’attaque la plus meurtrière menée par des jihadistes présumés depuis 2015. L’effroyable bilan s’établit à au moins 160 morts, selon des sources locales.

Les militaires maliens s’emploient aussi à rassurer les ex-rebelles indépendantistes du Nord, réunis dans la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), signataire d’un accord de paix en 2015.

Après avoir exprimé des réticences, ses dirigeants se sont dits prêts à accompagner ce nouveau chapitre de la transition et plusieurs d’entre eux sont attendus à l’investiture.

Avec AFP

IBRAHIMA FALL DÉSIGNÉ PAR L’U.A POUR ACCOMPAGNER LA TRANSITION AU TCHAD

Coucou, revoilà Ibrahima Fall ! L’ancien ministre de l’Économie, perdu de vue depuis l’élection présidentielle de 2012 à laquelle il était l’un des candidats les plus en vue lors de la campagne électorale malgré son score peu reluisant (7e, avec 1,86% des voix), revient sur la scène. Mais ce ne sera pas au Sénégal.

Ibrahima Fall (79 ans) a, en effet, été nommé Haut Représentant de l’Union Africaine pour accompagner la transition au Tchad. Qui traverse une période délicate après la mort d’Idriss Deby Itno, à la tête du pays pendant 30 ans, tué au lendemain de sa réélection pour un sixième mandat et remplacé par son fils, Mahamat Deby, âgé de 37 ans.

Même si le chantier parait immense, la mission semble taillée sur mesure pour celui qui a participé à l’élaboration de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA). Membre fondateur et Président honoraire de l’Association sénégalaise de l’Unité africaine, il a également été envoyé spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la Guinée de 2008 à 2010.

Selon un mémorandum signé ce mercredi 2 juin, le Président de la Commission de l’Union africaine a nommé le Professeur sénégalais Ibrahima Fall Haut Représentant de l’Union africaine pour accompagner la Transition en République du Tchad, conformément au point 5 du Communiqué du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), adopté lors de sa 996eme réunion tenue le 14 mai 2021, sur l’examen du rapport de la Mission d’enquête en République du Tchad.

Juriste, diplomate et homme politique, Ibrahima Fall a fait une longue carrière dans le système des Nations Unies pour avoir été sous-secrétaire général aux Droits de l’Homme de l’ONU et Directeur général adjoint de l’Office des Nations Unis à Genève (Suisse) (1992-1997) puis sous-secrétaire général aux affaires politiques de l’ONU (New York – USA) chargé des affaires politiques africaines (1997-2002), et sous-secrétaire général et Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Région des Grands Lacs (Nairobi) (2002-2007).

Au sommet de Paris, des promesses sanitaires pour l’Afrique, mais pas d’engagement financier

Lever les brevets pour permettre à l’Afrique de fabriquer ses propres vaccins: la communauté internationale réunie à Paris a promis d’aider le continent sur le plan sanitaire, mais sans prendre d’engagement financier ferme pour des économies asphyxiées.

«Nous soutenons les transferts de technologie et un travail qui a été demandé à l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation mondiale du commerce et au Medicines Patent Pool [soutenu par l’ONU] de lever toutes les contraintes en termes de propriété intellectuelle qui bloquent la production de quelque type de vaccin que ce soit», a déclaré le président français Emmanuel Macron mardi soir devant la presse à l’issue de la Conférence de Paris sur le financement des économies africaines. Celle-ci a réuni une trentaine de dirigeants africains et européens, ainsi que les grandes organisations économiques internationales.
Emmanuel Macron a souligné que les participants avaient décidé une «initiative très forte pour produire massivement des vaccins en Afrique», avec en particulier des «financements de la Banque mondiale». Etant donné le temps nécessaire pour lancer ces productions, Emmanuel Macron a expliqué qu’à court terme les participants au sommet avaient convenu de «pousser l’ambition de Covax [organisation de distribution de vaccins aux pays pauvres] de 20% à 40% de personnes vaccinées en Afrique».
Le risque des variants
Le président sénégalais Macky Sall a relevé que les campagnes de vaccination menées tambour battant dans les pays industrialisés ne garantissent «absolument pas la sécurité sanitaire». Il a mis en garde contre le risque de développement en Afrique de «variants extrêmement résistants».
Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, qui assure la présidence tournante de l’Union africaine, a, lui, souligné que l’enjeu était aussi de convaincre les populations, en contrant le «travail de sape des réseaux sociaux qui ont diabolisé la vaccination».
L’Afrique fait figure de continent relativement épargné sur le plan sanitaire, avec 130 000 morts du Covid-19, selon les chiffres officiels, sur un total mondial de près de 3,4 millions. Mais elle paye un très lourd tribut économique et social, faute d’avoir pu, comme les pays les plus riches, lancer de pharaoniques plans de relance. Selon le FMI, il manque près de 300 milliards de dollars à un continent qui a besoin d’investir massivement pour enrayer la pauvreté, développer les infrastructures, affronter le changement climatique et la menace djihadiste.
Décisions remises à plus tard
Sur ce plan financier, les participants au sommet n’ont pas annoncé d’engagement ferme, mais promis d’engager des discussions autour des Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international. Equivalents à une planche à billets du FMI, ces actifs monétaires peuvent être convertis en devises et dépensés, sans créer de dette.
La communauté internationale s’est déjà accordée sur le principe d’une émission globale de DTS de 650 milliards de dollars, dont 33 milliards doivent revenir mécaniquement à l’Afrique, par le jeu des quotes-parts au sein de l’institution de Washington.
«C’est trop peu», a asséné le président français, qui appelle les pays riches à allouer aux pays africains une bonne partie de leurs DTS, comme s’engage à le faire la France, pour atteindre un total de 100 milliards de dollars. Evoquant «un gros travail technique à faire», Emmanuel Macron a dit espérer un «accord politique» au sujet des DTS, soit au prochain sommet du G7, soit à celui du G20, soit entre juin et octobre.
Il s’agira surtout de convaincre les Etats-Unis. La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, s’est déclarée favorable à une redistribution des DTS dans un communiqué, sous réserve que l’usage des fonds soit «transparent et responsable». La France souhaite, par ailleurs, ouvrir la discussion sur une mobilisation des réserves d’or du FMI.
Pas d’annulation de dettes
Autre sujet de discussion: la dette des pays africains, qui explose depuis la pandémie. Si un moratoire a permis de donner un peu d’air aux pays les plus endettés, la prochaine étape consisterait à effacer une partie des créances, dans une démarche coordonnée, sous l’égide du G20.
Les dirigeants africains ont, eux, insisté sur la nécessité de soutenir aussi le secteur privé africain, et de sortir d’une logique d’assistance publique internationale conditionnée à de dures réformes. Macky Sall a en particulier dénoncé le cadre «convenu» des contraintes budgétaires imposées aux pays africains, qui brident leur capacité d’investissement. Et appelé à passer d’une logique d’assistance à une dynamique de «co-construction» entre le continent et le reste de la communauté internationale.

GUILLAUME SORO JUGÉ PAR CONTUMACE

Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre de la Côte d’Ivoire, est jugé , ce 19 mai à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il est poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat, complot et diffusion de fausses nouvelles. Toutefois, il n’est pas le seul sur la liste des accusés car une vingtaine de ses proches sont également concernés par ce processus judiciaire.

Guillaume Soro est accusé d’atteinte à la sureté de l’État », de « complot » et de « diffusion de fausses informations ».

Le Président de génération et peuple solidaire convoite le fauteuil présidentiel. Et selon lui, ce procès est un simulacre car c’est un obstacle sur le chemin qu’il mène vers la présidence. Guillaume Soro ne sera pas présent devant les juges du tribunal criminel, ce sont ses avocats qui se chargeront de casser les différents chefs d’accusation qui pèsent sur lui. Cependant, les défenseurs de l’ancien président de l’Assemblée nationale ont annoncé leur refus de participer au procès de Guillaume Soro et d’une vingtaine de ses proches.

Petrosen : La réunion du conseil d’administration se transforme en ring

Un fait inhabituel est venu secouer le secteur des hydrocarbures déjà en proie à une série de remous ces derniers temps entre les menaces des distributeurs de butane, précédées de la grogne des transporteurs et chauffeurs de carburant.

Mais, cette fois-ci, c’est en haut lieu que les relents d’un début de crise se font sentir. Entre hauts responsables du secteur, ce n’est pas le parfait amour. Selon des informations obtenues et recoupées par eMedia, la preuve d’une tension dans l’air s’est matérialisée mercredi dernier, lors de la réunion du Conseil d’administration de la société Petrosen Aval, créée en janvier 2020, des flancs de Petrosen, alors scindée en deux (Petrosen E&P S.A et Petrosen Aval S.A).

À l’origine, la gestion de petrosen aval pointée du doigt

Tenue dans un hôtel chic de Dakar, la réunion du CA de Petrosen Aval a été marquée par un incident qui a fini par gêner les administrateurs de la société, dont certains étaient nouveaux et venaient justement de prendre officiellement fonction après un pré-conseil tenu la veille.


Au cours des échanges, le ton serait monté et les reproches faits au Directeur de Petrosen Aval, Manar Sall, se sont amoncelés sur la table, sa gestion décriée, notamment pour une entreprise créée il y a à peine un peu plus d’un an et qui risquait de crouler sous le poids de dépenses jugées inutiles, notamment en recrutement et charges du personnel culminant à plus 1,5 milliard F CFA, au point de créer un déficit de plus de 600 millions F CFA.

“Il l’a pris au collet et l’a roué de coups…”


Présent à la réunion en sa qualité de Secrétaire permanent adjoint du Comité d’orientation stratégie du pétrole et du gaz (COS-Petrogaz), Mamadou Fall Kane aurait eu des positions et des remarques qui ont mis Manar Sall dans une situation inconfortable. À la fin des travaux, nous soufflent nos sources, le DG de Petrosen Aval se serait alors rapproché du SPA du Cos Petrogaz pour une séance d’explications, à la sortie de la salle. “Histoire d’arrondir les angles”, pensent certains témoins. Mais la séance tourne au vinaigre.

Vexé par la répartie de son interlocuteur, Manar Sall s’est alors emporté dans une vague de violence. Là, deux témoignages nous parviennent : ceux qui sont bienveillants avec le DG de Petrosen assurent qu’il a giflé Mamadou Fall Kane, tandis que d’autres détaillent une scène d’agression plus poussée : “Il l’a pris au collet et l’a roué de coups.”

Macky Sall gêné par l’incident, sa réaction épiée à son retour de Paris
Mais, il y a un point auquel nos différentes sources se rejoignent : face à Manar Sall, la victime n’a pas réagi à l’attaque physique. Le Secrétaire permanent adjoint du COS-Petrogaz s’est contenté de prendre ses affaires et de partir et l’affaire a finalement atterri sur la table du président de la République, Macky Sall.


Ce dernier, actuellement en voyage à Paris, pour les besoins du Sommet sur le financement des économies africaines, serait gêné par la tournure des évènements et devrait, selon nos sources, prendre des mesures radicales à son retour pour remettre de l’ordre dans le secteur qu’il est sensé connaitre le mieux, lui l’ancien Directeur général de Petrosen et ancien ministre de l’Energie, sous le magistère de Me Abdoulaye Wade.

Rivalités entre deux hauts cadres du secteur pétrolier ?


C’est d’ailleurs lui qui a initié, l’année dernière, la restructuration de ladite société, avec sa scission en deux filiales chargés d’optimiser les projets d’exploitation du gaz et du pétrole. C’est ainsi que Manar Sall, diplômé de HEC Paris et ex DG de la compagnie Elton, a été porté à la tête de la filiale chargée de l’aval, pour piloter les premiers travaux de lancement des réseaux de distribution.

Pour sa part, Mamadou Fall Kane, ex consultant de la Banque mondiale, est diplômé de l’École polytechnique de Paris. Conseiller technique à la Présidence, il est nommé Secrétaire permanent adjoint depuis novembre 2016, par le Chef de l’État, Macky Sall.


Logé au Palais, le COS-Petrogaz, est une structure de pilotage, de coordination et de suivi du développement des projets pétroliers et gaziers. Son rôle est d’assister le Président et le Gouvernement dans la définition, la supervision et la mise en œuvre de la politique en matière de gestion de ces ressources énergétiques nationales. Le Cos-Petrogaz est doté d’un Secrétariat permanent dirigé depuis novembre 2016 par Ousmane Ndiaye.

2/3 des 650 milliards de dollars de DTS: Ce que Macky demande au G20

 Une quinzaine de dirigeants africains, dont le chef de l’Etat sénégalais, sont actuellement en France pour les besoins du sommet sur le financement des économies africaines. Le président Macky Sall, qui a fait son discours d’ouverture, a lancé un appel aux pays du G20.

«Je lance un appel aux pays du G20, qui recevront plus de 2/3 des nouvelles allocations de DTS, afin qu’ils réallouent leurs quotas en appui aux efforts de relance des pays africains, sous forme de dons, de prêts concessionnels et semi-concessionnels à longue maturité », a indiqué le chef de l’Etat lors du sommet. Des ressources que les Etats africains comptent investir dans la relace de leurs économies mises à mal par la Covid.

Les Droits de tirage spéciaux (DTS), créés en 1969 par le Fmi, sont estimés à 650 milliards de dollars américains dont 34 milliards de dollars seulement sont alloués à l’Afrique.  Aujourd’hui, les pays africains, avec la France, veulent que les pays développés, qui étiennent les 2/3 de ces 650 milliards de dollars, leur cèdent leur quota.

Pour le président Macky Sall, l’Afrique a surtout besoin d’une réforme de la gouvernance économique et financière mondiale, avec des mécanismes innovants, nous permettant aux pays africains surtout, d’accéder aux marchés de capitaux à des coûts soutenables et selon des maturités adaptées aux actifs à financer.

«C’est une nécessité vitale pour nos économies. Autrement, tous les efforts d’émergence resteront vains. Ce sommet sera une réussite s’il parvient à établir et porter une dynamique novatrice à trois niveaux : un, la réforme ; deux, un nouvel état d’esprit de partenariat ; et trois, de nouveaux paradigmes pour un New Deal, à défaut d’un Plan Marshal pour l’Afrique. », di-til.

Le Père Des Nonuplés Est Aux Anges : “tout Le Monde M’a Appelé, Même Le Président!”

Pendant que sa femme subissait une césarienne dans une clinique privée marocaine et donnait naissance à pas moins de neuf (!) bébés (cinq filles et quatre garçons “sous surveillance”, mais qui se portent tous bien), l’adjudant Kader Arby est resté chez lui au Mali. “Je suis tellement heureux”, a confié le père de famille, qui a confié avoir reçu énormément d’appels, dont l’un du président malien. 
La nouvelle a fait le tour du monde: une femme malienne qui s’attendait à des septuplés a accouché de neuf bébés. Le père, qui est resté au Mali avec la fille aînée du couple, a raconté à la BBC qu’il était submergé par toute cette attention et ce soutien. “Tout le monde m’a appelé! Tout le monde! Le gouvernement du Mali, même le président!”, a-t-il expliqué.
Sa femme, Halima Cisse, 25 ans, a accouché par césarienne ce mardi après 30 semaines de grossesse à la clinique privée Ain Borja à Casablanca. Cinq filles et quatre garçons sont nés, soit deux de plus que prévu. En effet, la jeune mère, originaire de Tombouctou, pensait attendre des septuplés en se fondant sur les échographies faites au Maroc et au Mali, mais les médecins “ont été surpris de voir qu’ils étaient neuf au final”, a déclaré le professeur Youssef Alaoui, directeur médical de la clinique Ain Borja à Casablanca. 
Les nouveaux-nés prématurés vont rester dans un service de réanimation pendant “deux à trois mois” du fait de leur faible poids, a ajouté le professeur Youssef Alaoui.
Une grossesse suivie de (très) prèsAvant l’accouchement, la future maman et ses nombreux bébés faisaient déjà parler d’eux dans leur pays. Halima Cisse avait besoin de soins spéciaux et les médecins maliens craignaient pour sa santé et celle de ses bébés. Après un séjour de deux semaines dans un hôpital de Bamako, le gouvernement malien a fait transporter la jeune femme par avion au Maroc le 30 mars pour être “mieux suivie” à cause des risques liés à une grossesse qui “sort de l’ordinaire”. 
Elle était “à 25 semaines quand elle a été admise (…), le staff médical est intervenu pour prolonger la grossesse avec une surveillance quotidienne” jusqu’à 30 semaines, a précisé M. Alaoui. Quand elle a été prise de contractions mardi, une équipe médicale constituée de dix médecins assistés de 25 employés para-médicaux a été mobilisée.
L’adjudant Kader Arby a fait savoir qu’il était en contact permanent avec sa femme. Le père a déclaré ne pas craindre l’avenir pour sa famille. “Dieu nous a donné ces enfants. C’est également lui qui déterminera ce qui leur arrivera. Je ne suis pas inquiet à ce sujet. Quand le tout-puissant fait quelque chose, il sait pourquoi.”
Un événement rarissimeLa clinique privée a partagé mardi des images des neuf enfants. Ce genre de naissance “est très rare, c’est exceptionnel”, a confié le professeur Youssef Alaoui. Donner naissance à neuf enfants est généralement le résultat d’une insémination artificielle (on ne sait pas encore si c’est le cas ici ou non) et s’accompagne souvent de complications médicales, de sorte que certains bébés ne survivent pas à toute la grossesse.
Le record mondial médicalement vérifié remonte à 2009, quand l’Américaine Nadya Suleman, depuis surnommée “Octomum”, a donné naissance à huit enfants à l’âge de 33 ans. Les octuplés ont tous survécu et ont maintenant douze ans. Par ailleurs, neuf bébés sont nés en Australie en 1971 et en Malaisie en 1999, mais aucun des enfants n’a vécu plus d’un jour. 

DÉCÈS DE BÉCHIR BEN YAHMED : MACRON SALUE “UN HOMME DE CONVICTION”

La présidence française a publié un long hommage à Béchir Ben Yahmed, fondateur de « Jeune Afrique » décédé le 3 mai à l’âge de 93 ans. Emmanuel Macron y salue notamment « un homme de presse et de conviction qui a accompagné et éclairé les indépendances africaines ». Voici le texte intégral.

« Le journaliste franco-tunisien Béchir Ben Yahmed, fondateur du magazine panafricain Jeune Afrique, s’est éteint ce jour, à 93 ans et pratiquement autant d’années de lutte, d’écriture et d’indépendance. Il était un grand témoin et une haute conscience de l’ère post-coloniale et des combats qui l’ont précédée.

Béchir Ben Yahmed était né en 1928 sur l’île tunisienne de Djerba, lorsque la Tunisie était sous protectorat français. Fils d’un commerçant, il creusa d’abord cette veine paternelle par des études qui le menèrent jusque sur les bancs d’HEC. Mais le jeune homme sentait grandir en lui deux vocations, la politique et le journalisme, qu’il embrassa toutes deux avant de les marier sous les auspices du journal qu’il fonda.

Jeune militant pour la souveraineté de son pays, Béchir Ben Yahmed fut de ceux qui négocièrent son autonomie puis son indépendance aux côtés de Habib Bourguiba. Nommé Secrétaire d’Etat à l’information sous le premier gouvernement de la Tunisie indépendante, à seulement 28 ans, il répondit en même temps à l’appel du journalisme en lançant L’Action en 1955, un hebdomadaire tunisien auquel il donna bientôt une envergure maghrébine mais qui fit long feu.

Indépendances africaines

En 1960, année phare des indépendances africaines, il décida de relancer le titre. Il n’avait que 10 000 francs, mais une ambition immense l’animait, une ambition aux dimensions d’un continent : créer un hebdomadaire panafricain, une agora d’encre et de papier qui puisse attiser le vent de liberté qui soufflait sur toute l’Afrique. Le 17 octobre 1960, les lecteurs francophones découvraient dans leurs kiosques le tout premier numéro d’Afrique Action, rebaptisé Jeune Afrique un an plus tard.

Le magazine était piloté par un duo : Mohamed Ben Smaïl tenait les rênes de la rédaction et Béchir Ben Yahmed dirigeait « tout le reste », de la ligne éditoriale aux relations extérieures, des recrutements aux ventes, en passant par la publicité et la diffusion. Les colonnes du titre érigèrent l’un des piliers des luttes de décolonisation. Dans ses éditos, toujours intitulés « Ce que je crois », Béchir Ben Yahmed se faisait le chantre de la cause tiersmondiste.

Journaliste sans frontières, il sillonna le monde pour faire résonner depuis les tribunes de son journal toutes les voix de l’indépendance : il avait rencontré Che Guevara à Cuba, s’était entretenu à Hanoï avec Ho Chi Minh, en pleine guerre du Vietnam, fréquentait l’Égyptien Nasser, le Ghanéen Nkrumah, le Congolais Lumumba et l’Algérien Ben Bella.

Au milieu des années 1960, en quête d’une plus grande indépendance vis-à-vis du pouvoir tunisien, il élut domicile à Paris et y installa le siège de son groupe. Depuis ses nouveaux quartiers, il fit rayonner son journal jusque sur le continent européen et auprès des communautés françaises issues de l’immigration africaine.

Fraternité d’âme

Le titre, que ses fervents lecteurs appellent simplement « JA », fut un véritable vivier où de grands auteurs aiguisèrent leur plume et leur conscience politique : Frantz Fanon, le héraut de la décolonisation algérienne et l’auteur des Damnés de la terre, Jean Daniel, le futur fondateur du Nouvel Obs, Kateb Yacine, le poète des Aurès, Amin Maalouf, l’académicien ou encore Leïla Slimani, lauréate du prix Goncourt, tous participèrent à l’une des plus grandes aventures de la presse contemporaine. Et tous ont conservé le souvenir unique de passer sous les fourches caudines d’un relecteur acharné, aussi bienveillant qu’exigeant.

Le journal, qui contribua à insuffler dans toute l’Afrique une conscience continentale, est devenu si influent au fil des décennies qu’il est parfois surnommé le 55e pays d’Afrique. À la fin des années 2000, « BBY » en avait transmis le flambeau à ses deux fils, Amir et Marwane, mais sans jamais renoncer à décrypter l’actualité africaine d’une plume alerte dont la lucidité clinique n’épargnait aucun chef d’Etat, ni africain, ni français.

Le président de la République salue un homme de presse et de conviction qui a accompagné et éclairé les indépendances africaines, qui a insufflé une fraternité d’âme entre les États de ce continent, et qui a incarné la profondeur du lien indéfectible entre la France et l’Afrique. Le président adresse ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches, à tous ceux qui ont collaboré à Jeune Afrique, à tous ses lecteurs en particulier et à tous les francophones en général. »

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GuinéeAlpha Condé peut-il vraiment gouverner “autrement” ?

Guinée : Alpha Condé peut-il vraiment gouverner « autrement » ?

Depuis sa réélection, en octobre 2020, Alpha Condé a mobilisé l’exécutif autour d’un engagement, celui de changer de mode de gouvernance. Reste à savoir si c’est une « petite révolution », comme le soulignent ses équipes, ou un simple slogan.

Il y a sans doute des jours où, avec un peu de chance, on peut se permettre de ne pas aller au travail sans que personne ne s’en aperçoive. Le 8 mars 2021 n’était pas de ceux-là pour les employés de certains départements ministériels guinéens, dont l’absence a été constatée par leur supérieur : le président Alpha Condé lui-même. Ces « descentes surprises » du chef de l’État dans les administrations et les ministères ont un but bien précis, a-t-il expliqué : lutter contre l’absentéisme. « Toute absence sans justificatif vaut avertissement », menace d’ailleurs le président guinéen dans un entretien accordé fin mars à Jeune Afrique.Au-delà de la mesure symbolique que représentent ces visites improvisées, l’avertissement, on l’a bien compris, est tout autre. Il vise à informer non pas uniquement les ministres et l’administration, mais l’ensemble du pays : en Guinée, les choses se feront désormais autrement. Cette « volonté de rupture » a été annoncée et détaillée par le chef de l’État lors de son investiture, le 14 décembre dernier. Meilleure redistribution des richesses, éradication de la corruption, redynamisation de l’administration, rationalisation de la dépense publique… Cette nouvelle bonne gouvernance implique beaucoup de promesses. L’exécutif pourra-t-il les tenir ?

On prend les mêmes et on recommence

« Ce processus correspond à trois piliers, détaille le ministre d’État, secrétaire général et porte-parole de la présidence, Kiridi Bangoura. Il s’agit d’abord de consolider nos acquis, et de remettre en question certaines pratiques, pour augmenter l’efficacité du gouvernement. Le deuxième pilier est celui de la bonne gouvernance : nous devons nous assurer que le moindre denier public est utilisé pour la bonne cause et le bon objectif. Le progrès social constitue le troisième pilier. » Avec un objectif pour le gouvernement : doubler les recettes intérieures du pays, qui représentent aujourd’hui 13 % du budget national, pour atteindre 26 % d’ici à 2026.

Pour cela, Alpha Condé entend remettre tout le monde au pas. Certifications des fonctionnaires avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), « contrats de performance » passés avec ses ministres… Les évaluations – pour ne pas dire la surveillance accrue – des agents de l’État et du gouvernement seront renforcées.

« Au sein des ministères, tous ont des objectifs clairs de mobilisation des recettes, et s’engagent à les atteindre. S’ils ne les atteignent pas, le président tirera les conséquences qui s’imposent », détaille le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé. « Rien ne sera plus comme avant, promet Alpha Condé. Le temps du laisser-aller, du laisser-faire et de l’oisiveté dans le service public est révolu. »

En dépit de ces grands changements annoncés, l’équipe qui gravite autour d’Alpha Condé, elle, est restée majoritairement inchangée. Le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, avait été rapidement reconduit à la tête du gouvernement le 15 janvier. Et le reste de son équipe a été progressivement nommé par la suite, avec une seule nouvelle membre : Kadiatou Emilie Diaby, chargée des Travaux publics.

Les autres ministres, reconduits à leur poste ou orientés vers un autre cabinet, faisaient déjà partie de l’équipe précédente. Sans surprise, les proches du président conservent les ministères régaliens : Mohamed Diané, gardien du temple du parti présidentiel, garde le contrôle du portefeuille de la Défense, Damantang Albert Camara celui de la Sécurité. Si ces reconductions n’ont pas manqué de provoquer une certaine frustration au sein du Rassemblement du peuple de Guinée (au pouvoir), celle-ci a rapidement été étouffée en interne.

    “Le chef de l’État aurait été tenté par une « petite révolution » au sein de ses équipes

Gouverner autrement, donc… mais avec les mêmes ? Kiridi Bangoura n’y voit rien de paradoxal : « Pour faire les choses autrement, il faut changer les hommes, mais aussi donner à tous la chance de changer en même temps. Pas seulement le gouvernement, mais aussi les Guinéens. C’est la posture générale de la société qui doit changer. » « Ce n’est pas parce que l’on garde la même équipe que l’on ne peut pas changer de système de jeu », renchérit Amara Somparé.Un proche du chef de l’État raconte toutefois que ce dernier avait été tenté par une « petite révolution » au sein de ses équipes. Il aurait en effet envisagé de demander la démission du gouvernement bien avant le 15 janvier, quitte à laisser les secrétaires généraux gérer les affaires courantes pendant plusieurs semaines.

Tour de vis

Cette idée de « gouverner autrement » met toutefois mal à l’aise, même au sein de l’équipe gouvernementale. « Il est possible de reconnaître qu’on n’a pas été à la hauteur des attentes des populations, mais il ne fallait peut-être pas le dire comme ça, glisse un membre de l’exécutif. D’autant plus que cette expression ne veut pas dire grand-chose : après tout, on ne peut gouverner autrement que selon ce qui est prévu par les textes régaliens. » Promettre de faire les choses différemment après dix ans passés à la tête de l’État, et au sortir d’une réélection contestée, n’est pas pour autant un aveu d’échec, veut croire l’équipe gouvernementale.

    Avec les ressources minières et agricoles dont nous disposons, comment expliquer que nous n’ayons pas mieux fait jusqu’à présent ?

« Comme Alpha Condé le disait au moment de son élection, il a hérité d’un pays, pas d’un État. Il a eu beaucoup de réformes structurelles et profondes à à faire pour remettre le pays en ordre de marche », défend Kiridi Bangoura, qui parle d’un « souci de perfectionnement ». « Le président se pose la même question que tout le monde, se risque le porte-parole : avec les ressources minières et agricoles dont nous disposons, comment expliquer que nous n’ayons pas mieux fait jusqu’à présent ? »

On l’a bien compris, le chef de l’État entend ne plus rien laisser passer. Déjà peu réputé pour sa capacité à déléguer, Alpha Condé semble bien loin de lâcher du lest à ses équipes en ce début de troisième mandat. C’est ainsi que la Mission d’appui à la mobilisation des ressources internes (Mamri) a échappé au contrôle de la primature. Cette mission, chargée de la politique fiscale structurelle et de la modernisation des administrations fiscales afin de mobiliser les ressources internes, est désormais rattachée directement à la présidence.

    “Une superposition des agences pourrait être préjudiciable à l’action publique

Un poste spécialement conçu pour garder un œil sur les marchés publics depuis la présidence a également été créé. Nommée par décret, Myriame Naila Conté, ancienne fonctionnaire de la BAD, est chargée du suivi des passations de marchés publics. Il existe pourtant déjà, depuis la réforme du code les concernant en 2012, une direction censée en assurer le contrôle, rattachée au ministère des Finances. En coulisses, certains s’en étonnent et évoquent une « superposition des agences » qui pourrait être préjudiciable à l’action publique.« Nous sommes dans un régime présidentiel, balaie Amara Somparé. Il est normal que le président veuille garder un œil sur les réformes majeures qu’il initie, surtout lorsque l’on touche aux marchés les plus sensibles, avec les montants les plus importants. » Officiellement, la fonction de Myriame Naila Conté permettra donc de mieux suivre la commande publique, qui constitue l’essentiel des dépenses de l’État, via un système de contrôle « à deux niveaux ».

Marketing politique

Pour le politologue Kabinet Fofana, en mettant l’accent sur le contrôle de l’équipe gouvernementale et de l’administration, Alpha Condé tente de battre en brèche les reproches d’une partie de l’opposition, qui considère qu’il n’en a pas assez fait au cours de ses mandats précédents. « Le chef de l’État parvient à jouer sur deux positions : parler de “gouverner autrement” lui permet de se positionner comme quelqu’un qui veut bien faire… mais avec une équipe qui n’en fait pas suffisamment, estime-t-il. Cette politique apparaît presque comme un slogan de campagne, qui toucherait plus au marketing politique. »

    “Bilan : une baisse drastique des revenus des ménages, une aggravation du chômage et une flambée des prix

De son côté, Cellou Dalein Diallo, adversaire d’Alpha Condé à la dernière présidentielle, a opposé au « gouverner autrement » un bilan moins reluisant, celui d’une « crise économique, marquée par une baisse drastique des revenus des ménages, une aggravation du chômage et une flambée des prix des denrées de première nécessité ». Vainqueur autoproclamé du scrutin d’octobre, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée, désormais forcé de mener ses assemblées générales par visioconférence, a perdu certains de ses cadres au profit du cabinet du nouveau chef de file de l’opposition.

Il en est de même pour l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, qui avait fait le choix de boycotter la présidentielle, lui. Mamadou Sylla, éphémère candidat au scrutin de 2020 qui avait finalement soutenu la candidature d’Apha Condé, a réussi à compter plus de membres de l’opposition dans son cabinet que de députés à l’Assemblée.

Il a toutefois promis de mener une opposition réfléchie à Alpha Condé : de quoi placer l’exécutif dans une position de force telle qu’il pourra mener à bien ses réformes sans difficultés, même si certaines risquent d’être impopulaires ? « Nous sommes dans une situation de détente politique. Mais à présent que la réélection est passée, il va falloir gérer les six années à venir : cela promet d’être une autre paire de manches », prédit Kabinet Fofana.


Source: seneweb.com