LA TROISIÈME VAGUE DE COVID-19 ET LES INQUIÉTUDES DE MACKY SALL À LA UNE

Les inquiétudes de Macky Sall face à une troisième vague de coronavirus et d’autres préoccupations soulevées par le chef de l’Etat aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence sont en exergue dans les quotidiens reçus lundi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
 ’’Spectre de la troisième vague de Covid-19, Macky Sall sonne l’alerte’’, selon Sud Quotidien. ’’Le président de la République est formel : Cette dernière poussée épidémique qui correspond à ce qu’on appelle la troisième vague risque d’être un peu difficile pour le continent’’, rapporte Sud.

La troisième vague de la pandémie du nouveau coronavirus qui touche l’Afrique depuis quelques semaines risque d’être ’’un peu difficile’’ pour le continent, a alerté, dimanche, le président sénégalais.
 ’’Cette dernière poussée épidémique qui correspond à ce qu’on appelle la troisième vague risque d’être un peu difficile pour le continent à cause du variant delta et compte tenu aussi du relâchement’’, a dit Macky Sall qui s’exprimait par visio-conférence aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (France) organisées par le Cercle des économistes. Dans son intervention, Macky Sall a évoqué la problématique de la vaccination, soulignant que malgré les efforts de l’initiative Covax, le programme qui vise à garantir une distribution équitable des sérums à travers le monde, ’’les grands pays ont pratiqué un nationalisme vaccinal’’.
 Le chef de l’Etat a aussi indiqué que la juste rémunération des ressources naturelles, la justice fiscale, le changement de la gouvernance mondiale et des règles financières, etc, seront au cœur du ’’mandat’’ du chef de l’Etat sénégalais à la tête de l’Union africaine, à partir de janvier. A propos de ce rebond de contaminations, le quotidien Kritik note que ’’Macky Sall maudit le variant Delta’’.
 Vox Populi se fait écho de cette alerte de Macky Sall : ’’La troisième vague risque d’être un peu difficile’’.
 ’’Alors que le variant Delta alimente une nouvelle vague africaine du coronavirus, les cas ont explosé au Sénégal ces dernières heures. Entre samedi et dimanche, le Sénégal a détecté 341 cas positifs’’, écrit Libération.
 Tribune note un niveau de contaminations ’’très élevé ces dernières semaines’’ et affiche à sa Une : ‘’Une troisième vague de Covid-19 menace le Sénégal’’. ‘’341 contaminations en deux jours, 4 décès (…)’’, signale la publication.
 Enquête s’intéresse au ‘’pass vaccinal européen’’ et parle de ‘’la grande discrimination’’.

’’Entré en vigueur, le 1er juillet dernier, le pass sanitaire européen soulève des vagues de contestations dans certains pays producteurs ou consommateurs des vaccins comme Astrazeneca/Inde ou Sinopharm. Reconnus par l’OMS, ces vaccins ne sont pas homologués par l’Agence européenne du médicament (EMA)’’, explique le journal.
 Abordant l’intervention du chef de l’Etat aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Le Quotidien affiche à sa Une : ‘’Le coup de sang de Macky Sall’’.
 ’’Les pays développés ne sont pas solidaires des pays pauvres dans la lutte contre la Covid-19. C’est le sentiment de Macky Sall (…). Le président de la République a dénoncé le +nationalisme vaccinal+ des grandes puissances’’, écrit le journal.
 Selon L’As, ’’Macky Sall assène ses vérités aux occidentaux’’.

’’Taxé de préfet de la France par ses détracteurs qui se réclament panafricanistes, Macky Sall a profité des Rencontres économiques d’Aix-en –Provence (…) pour montrer sans doute à la face du monde qu’il a le panafricanisme dans le sang’’, souligne la publication.
 Dans des propos rapportés par Le Soleil, le chef de l’Etat déclare : ’’Si l’impôt est payé là où la richesse est produite, l’Afrique n’aura pas besoin d’aide’’.
 ’’Covid-19, droits de tirages spéciaux, emploi des jeunes, l’Afrique dans la gouvernance mondiale….Invité aux 21emes rencontres d’Aix…., le président sénégalais est revenu sur les grandes questions du moment, réitérant son plaidoyer en faveur d’une prise en compte des intérêts de l’Afrique dans la relance économique post-Covid-19’’, écrit le journal.
 OID/AKS

« En 2022, le budget de l’Etat va monter à plus 5000 milliards »

Face aux députés pour la présentation du document de programmation budgétaire et économique pluriannuel (Dpbep) 2022-2024, le ministre des Finances et du Budget, aAbdoulaye Daouda Diallo a fait une révélation de taille. Il a soutenu que, le projet de budget 2022 de l’Etat s’établirait à plus de 5 000 milliards de francs. Ce qui va représenter, le doublement en dix (10) ans du budget initial 2012 qui d’un montant de 2 344,8 milliards de francs. 

«Permettez-moi de relever Monsieur le président, honorables députés, le doublement en dix (10) ans du budget initial 2012 d’un montant de 2 344,8 milliards cfa», a annoncé Abdoulaye Daouda Diallo aux députés.

L’argentier de l’Etat a précisé que « cette performance a été rendue possible notamment par : la mobilisation satisfaisante des recettes internes qui sera amplifiée par la mise en œuvre de la Stratégie de Recettes à Moyen Terme (SRMT) fondée sur la modernisation des administrations fiscales, grâce à une digitalisation accrue, au renforcement de leur personnel, à l’amélioration du recouvrement, à une meilleure maitrise du portefeuille de contribuables, à la mise en place d’incitations pour la réduction de l’économie informelle, à une formalisation progressive des activités, entre autres».

Le ministre des finances et du budget de préciser également que,  «la rationalisation régulière des dépenses courantes, à travers la réduction du train de vie de l’Etat (suppression de 48 agences et fusions de structures, fermeture d’ambassades et de consulats pour optimiser la carte diplomatique, suppression de la deuxième chambre du Parlement, gel et résiliation de toutes les conventions de location de bâtiments à usage de logement, diminution drastique de la facture de téléphone de l’Etat, suspension de toute commande ou acquisition de véhicules, etc.) ont également contribué à cette performance. 

INONDATIONS : MACKY SALL INSISTE SUR LE SYSTÈME D’ÉVACUATION DES EAUX DE PLUIES

Alors que de nombreuses localités du pays, dont Dakar, ont déjà reçu leurs premières pluies, le président de la République a donné de nouvelles directives pour éviter la calamité de inondations, surtout à la haute de celles de l’année dernière.

En Conseil des ministre, ce mercredi 30 juin 2021, Macky Sall « invite le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, en relation avec les ministres en charge de l’Intérieur, des Infrastructures, des Collectivités territoriales et du Développement communautaire, à intensifier la mise en place de dispositifs préventifs, nécessaires à l’évacuation systématique et rapide des eaux pluviales dans nombre de quartiers à Dakar et dans les régions ».

Toujours dans le cadre de la protection des populations des conséquences néfastes de l’hivernage, le chef de l’Etat a « demandé au ministre de l’Intérieur, à travers la Direction de la Protection civile, d’assurer en liaison avec les collectivités territoriales, l’installation adéquate et la fonctionnalité du réseau national de paratonnerres ».

TIVAOUANE : DES LYCÉENS MANIFESTENT CONTRE LA TENUE D’UNE CONFÉRENCE SUR LE GENRE

Les élèves du lycée Khalifa Ababacar Sy ont improvisé une marche ce mercredi 30 juin 2021. Cette démarche fait suite à l’annulation de la rencontre qui devait se tenir dans le lycée. Une annulation faite par ces élèves car cette rencontre avait pour but de « promouvoir l’homosexualité ».

Des affiches sur lesquelles on peut lire « Tous contre les violences basées sur le genre » étaient accrochées un peu partout dans l’école. En réalité, cette initiative vient du Graf (Groupe de recherche et d’appui aux initiatives féminines), avec comme crédo, « Justice sociale ». Il s’apprêtait à s’entretenir des questions de genre aux lycéens. Considérant cette conférence comme un moyen de « promouvoir l’homosexualité », les lycéens l’ont annulé et ont tout de suite après entamé une marche qui les a menés à la mairie, au domicile du Khalife, Serigne Babacar Sy Mansour en passant par la Gare routière et l’Ief. Le Khalife a magnifié leur démarche et a déclaré que s’il était au courant de ce projet avant ce jour, il aurait empêché sa tenue.

CHEIKH BAMBA DIÈYE A DÉPOSÉ LA SAISINE DE L’OPPOSITION

L’opposition a mis sa menace à exécution. Par l’entremise de Cheikh Bamba Dièye, leader du parti FSD/BJ, elle a déposé ce mercredi, la saisine du Conseil constitutionnel pour annulation des lois 10-2021 et 11-2021 votées par l’Assemblée Nationale le 25 juin dernier.

Accompagné de maître Weinde Dieng, Huissier De Justice à Dakar, le député a déposé la saisine au nom de ses 21 collègues de l’opposition au greffe du Conseil Constitutionnel.

« Qu’il soit porté témoignage que les députés de l’opposition devant Dieu et la nation ont usé de toutes les opportunités disponibles pour contrer ces lois liberticides, ambiguës et anticonstitutionnelles » a-t-il déclaré à sa sortie du siège du Conseil constitutionnel.

LE RECOURS DE L’OPPOSITION CONTRE LES MODIFICATIONS DU CODE PÉNAL, UN DES SUJETS AU MENU

L’annonce du dépôt par l’opposition d’un recours contre la loi modifiant le Code pénal est l’un de sujets en vue dans l’édition de jeudi de la presse quotidienne.

Plusieurs journaux parvenus ce jour à l’APS évoquent également les projections relatives au prochain budget qui devrait atteindre les 5 mille milliards de francs CFA selon le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo. Au sujet des dernières modifications apportées au code pénal et au code de procédure pénale, Walfquotidien, à l’image de nombreux quotidiens, rapporte que l’opposition a saisi le Conseil constitutionnel. « Le député Cheikh Bamba Dièye, accompagné d’un huissier de justice, a déposé, hier, +au nom de 21 députés de l’opposition+, au greffe du Conseil constitutionnel, une saisine pour annulation des lois 10-2021 et 11-2021 votées par l’Assemblée nationale, le 25 juin, et portant modification du code pénal et du code de procédure pénale », écrit Walfquotidien. « Comme annoncé, l’opposition parlementaire a déposé un recours contre » cette loi, signale aussi le quotidien Alerte. « L’opposition cherche la voix des sages », note le journal Le Quotidien via sa manchette. « Une énième tentative de faire bloc contre des lois jugées scélérates et visant surtout les libertés de manifester et le droit à l’association », écrit Kritik’, lequel quotidien ajoute : « Moins le motif et les raisons qui fondent la requête de l’opposition visant à annuler une loi anticonstitutionnelle, c’est le statu quo au niveau du Conseil constitutionnel qui risque de faire capoter la procédure ». Le journal fait observer que « depuis la date du 25 juin 2021, la plus haute institution judiciaire au Sénégal est dans l’incapacité-totale de fonctionner et ne peut ni délibérer, ni prendre de décisions ». « Pour cause, poursuit-il, les articles 3 et 23 de la loi organique N°2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil constitutionnel stipulent que le Conseil ne peut délibérer qu’en présence de tous ses membres ». Or, le Conseil constitutionnel « ne comprend désormais que quatre hauts magistrats » et se trouve donc « amputé de trois membres » et « dans l’impossibilité de trancher une quelconque décision », affirme Kritik’. Il semble que cela ne semble pas être un problème pour l’opposition. « Qu’il soit porté témoignage que les députés de l’opposition, devant Dieu et la nation, ont usé de toutes les opportunités possibles pour contrer ces lois liberticides, ambigües et anticonstitutionnelles », a déclaré Cheikh Bamba Dièye, comme pour prendre les devants, dans des propos rapportés par Lii Quotidien.  Un sujet de transition pour Sud Quotidien, selon lequel depuis son avènement à la tête du Sénégal en 2012, le président Macky Sall « peine à asseoir des réformes dans la douceur ». De la loi N°2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des collectivités locales sur l’acte 3 de la décentralisation à la dernière loi sur le terrorisme avec la modification du code pénal et du code de procédure pénale, « la démarche de forcing et l’imprécision des rédacteurs des différents textes adoptés sous le régime en place ont toujours été à la base de la discorde entre la majorité et le reste de la société », souligne Sud Quotidien. D’autres journaux s’intéressent aux projections de la loi de finances 2022. « Un budget de 5.000 milliards, le double de celui de 2012 ! », s’exclame Le Témoin quotidien. Des prévisions annoncées « avec enthousiasme » par le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo. « Reste à savoir comment l’Etat pourra réussir à trouver de quoi financer ce budget ! », relève le journal. ’’Recettes miracles’’, affiche sur cette question le journal Le Quotidien, qui fait observer que les objectifs ont été ’’dépassés de plus de 17 milliards’’. ’’La gestion budgétaire 2021, malgré les conséquences du Covid-19, est jugée performante au Sénégal’’, soutient Le Quotidien. A la date du 29 juin, renseigne-t-il, ’’des recouvrements de recettes de 1231,96 milliards de francs sont enregistrés dans les caisses de l’Etat, dépassant ainsi de 17,06 milliards l’objectif du 30 juin 2021, de 1214,90 milliards de francs’’. 
Le quotidien L’Observateur, parlant des « axes prioritaires » du budget 2022, évoque une hausse de 1463,4 milliards FCFA de ressources et 6610,47 milliards CFA d’investissements prévus. « Les ressources sont projetées à 13 102,85 milliards FCFA et les charges budgétaires à 14 950,5 milliards FCFA », indique Kritik’, ajoutant : « Loin des querelles de clochers notées » lors du vote des modifications apportés au code pénal, « les parlementaires ont adopté, hier, une posture responsable à l’occasion du débat d’orientation budgétaire pour l’année 2022 ». « Tous ont magnifié le travail abattu par les services du ministère des Finances et du Budget et la clarté du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2022-2024 présenté » par Abdoulaye Daouda Diallo, ajoute Kritik’. Abdoulaye Daouda Diallo « adoubé par les députés », renchérit le quotidien L’As, selon lequel après sa présentation, le ministre des Finances et du Budget « a été acclamé et félicité par les députés ». Pour le reste, les sujets politiques se rappellent au bon souvenir des journaux, dont Walfquotidien qui affirme que le président Macky Sall est confronté au ’’casse-tête du nombre’’, en raison d’une ’’constellation d’alliés’’. Selon Enquête, le président Sall, qui se dit « homme de terrain et un homme d’action’’, a fait des émules au sein de l’opposition avec cette ’’nouvelle approche politique’’. L’Info s’intéresse au « duel Soham-Alioune’’, en allusion à la « lutte sans merci’’ que se livrent la maire de Dakar et l’édile de Dakar-Plateau pour le contrôle du marché Sandaga, à la faveur d’un programme de réhabilitation de cette légendaire place marchande de la capitale sénégalaise. Pendant ce temps, Tribune s’interroge sur les raisons de l’absence du président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) à Thiès lors de la visite du président Sall. ’’Les spéculations les plus folles sont partagées’’, selon le journal.

BK/ASG

« Je ne vois pas de raisons pour qu’il ne puisse pas rentrer dans ce pays »

Me Amadou Sall, l’ancien responsable du Parti démocratique sénégalais (Dakar) et ex avocat de Karim Wade, s’est exprimé sur le cas du fils de me Abdoulaye Wade. Il estime que Karim Wade doit pouvoir revenir chez lui. Il l’a dit dans le Grand Jury de la Rfm.

«Je ne vois pas de raisons particulières pour qu’il ne puisse pas rentrer dans ce pays. C’est  son pays. Son pays ce n’est pas le Qatar. Je ne veux pas trop me prononcer sur cette question. Lui-même sa position est très simple et je la respecte. Il dit qu’il ne veut pas d’amnistie. Il dit qu’il veut que son procès soit révisé. Je respecte cela.»

Mbao: 4 élèves se noient après les épreuves du Brevet sportif

Combien sont-ils ? A Mbao, on n’a pas encore fini de compter les jeunes disparus en mer au cours d’une partie de baignade collective. Jusque-là, le décompte continue et on assiste à une valse des chiffres. Si officiellement, on parle juste de «quatre décès par noyade, dont un non encore identifié», du côté des populations, on n’hésite pas à faire grimper ce chiffre «à dix décès par noyade, dont notamment deux corps qui n’ont pas été retrouvés».

Quel est le chiffre exact ? En réalité, personne ne sait avec certitude. Sur les circonstances de ces cas de noyades qui ont secoué la localité de Mbao, on confie que tout s’est déroulé après l’épreuve du Brevet sportif, lorsqu’un groupe d’élèves a choisi d’aller déstresser à la plage de Mbao. Dès leur arrivée, tous se sont jetés dans la mer. Après quelques brasses, essoufflés, certains n’ont pu regagner le littoral. Ils ont été emportés par les grosses vagues.

Ce fut alors la panique lorsque d’autres plus chanceux ont réussi à rejoindre le littoral pour alerter leurs camarades. Avec l’arrivée des gendarmes de la Brigade de la Zone Franche Industrielle et du poste de Keur-Mbaye Fall, les secours ont été vite organisés avec notamment l’appui des éléments des sapeurs-pompiers. Les premiers constats font état de quatre décès par noyade, dont trois ont été identifiés et 1 corps non encore identifié. Il s’agit respectivement de Abdou Khadre Diagne (né en 1995), Serigne Mourtada Ndi aye Faye (né en 2004), Mouhamed Cissé dont le corps a été repêché samedi et un corps non encore identifié.

Pour les populations, il ne fait aucun doute que ce chiffre de quatre doit être revu à la hausse. «Il y a eu dix jeunes individus qui se sont noyés. Parmi eux, huit corps sans vie ont été repêchés et deux sont portés disparus», a soutenu hier Abdou Karim Cissokho qui milite pour une large concertation autour de ces noyades qui risquent de rendre l’été à Mbao beaucoup plus meurtrier. «Les vacances n’ont pas véritable démarré et c’est déjà l’hécatombe. Les mesures prises par le chef de l’État pour sécuriser les plages doivent être suivies d’effets immédiats. Les collectivités locales ne doivent plus attendre pour jouer leur partition dans la protection des plages», a confié Abdou Karim Cissokho.

SÉANCE PLÉNIÈRE : LES DÉPUTÉS SE RETROUVENT APRÈS LES SCÈNES DE PUGILATS

Les députés se retrouvent après les scènes de bagarres et d’empoignades vécues vendredi dernier, 25 juin, à l’occasion du vote de la loi, portant modification du code pénal et du code de procédure pénale, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les députés sont convoqués en séance plénière, ce lundi, 28 juin.

Au menu des débats, la mission d’informations sur les inondations mortelles de 2020 rend ses conclusions. La session n’a pas encore démarré.
Six morts, c’est le dernier bilan des inondations notées après les fortes pluies enregistrées en septembre 2020. Le chef de l’État, Macky Sall, qui avait donné ces chiffres, n’avait pas manqué d’exprimer sa compassion aux familles éplorées. Ce, suite à une réunion tenu au Palais, sur la question des inondations, le mardi 8 septembre 2020.

A l’occasion, il avait dégagé une enveloppe de dix milliards, pour la riposte, dont un montant de trois milliards directement auprès des populations, avec des produits de première nécessité (denrées alimentaires, matelas, etc.). Les 7 autres milliards étaient prévus pour apporter une première réponse technique pour l’évacuation des eaux pluviales stagnantes. Ce, après le déclenchement du Plan d’Organisation des Secours (ORSEC).

MACKY SALL CHEZ KHALIFA SALL : EN QUÊTE DE RAPPROCHEMENT ?

Faut-il y voir une volonté de rapprochement dans un contexte politique tendu ? Ou alors un simple geste social, humain, qui va au-delà de tout calcul électoraliste même à quelques mois des Locales ? L’une et l’autre hypothèse peuvent se compléter, toujours est-il que les commentaires iront bon train les prochains jours après le déplacement surprise du chef de l’Etat Macky Sall, au domicile de l’opposant Khalifa Sall, ex maire de Dakar.

Ce dernier, éprouvé par le décès de sa maman Adji Awa Niang le 26 mai dernier, a reçu ce dimanche, dans l’après-midi, la visite du président Sall, dans son appartement en centre-ville. Sur place, Macky Sall a trouvé Moussa Tine, un des fidèles de Khalifa Sall, ainsi que l’actuelle maire de Dakar, Soham Wardini, entre autres responsables de la coalition Taxawu Senegal. La scène, capturée par un photographe (occasionnel ?) dont la présence sur les lieux peut facilement être assimilée à une volonté de placer un coup de comm’ au delà d’immortaliser le moment solennel. Mais, un détail aura capté l’attention de plus d’un : la façon dont Khalifa Sall, le visage fermé et tourné à sa droite, semble se détourner de son hôte assis à sa gauche, les doigts croisés et le visage grave, laissant deviner un moment lourd où les hommes n’auront sans doute pas été très loquaces.

Officiellement, c’était pour une présentation de condoléances du chef de l’Etat dont l’épouse, Marième Faye Sall, en avait déjà fait de même, histoire de préparer le terrain, en rendant visite à Khalifa Sall quelques jours après le décès de sa mère, survenu il y a un mois.

Mais, malgré la gêne apparente, dans un pays où les cérémonies religieuses sont souvent l’occasion de (re)nouer des alliances, on observera avec attention les prochains actes posés par le camp de l’ex maire de Dakar, qui fait déjà l’objet de plusieurs querelles internes liées aux ambitions des uns et des autres pour la mairie de Dakar tant convoitée.

Après son séjour carcéral considéré par beaucoup d’observateurs de la scène politique comme une manœuvre du président Sall pour écarter un potentiel adversaire, Khalifa Sall avait fait preuve de grandeur en allant répondre en mars 2020, à son appel au palais, dans le cadre de la guerre lancée contre la pandémie de Covid 19.

À l’époque, la nécessité de mettre en en avant l’intérêt commun de la nation avait été évoquée. Quelques mois plus tard, certains caciques du Parti socialiste restés dans la mouvance présidentielle, comme Abdoulaye Wilane, ont appelé de tous leurs vœux un retour de Khalifa Sall au sein du PS. Cette rencontre au sommet ravivera, à coup sûr, les supputations.

Et, à la veille d’une consultation électorale qui s’annonce décisive comme le fut celle de 2009 pour le régime de Me Abdoulaye Wade, mais également pour l’opposition d’alors avec Khalifa Sall récupérant la mairie de Dakar des mains du PDS et Macky Sall commençant descente aux enfers avec son exclusion du PDS et entamant sa marche vers le Palais…