DOUGAR : LE LITIGE FONCIER ENTRE LES POPULATIONS ET PEACOCK ATTERRIT À LA BARRE

Le litige foncier de Dougar atterrit à la barre des tribunaux. C’est d’ailleurs ce lundi que le dossier sera appelé en référé. Les populations de la localité réclament 72 hectares de leurs terres attribués à la société immobilière marocaine Peacock. Elles ont manifesté hier.

Après plusieurs reports, la marche des populations de Dougar s’est tenue ce dimanche, 6 juin. Jeunes, femmes et vieux, habillés de tee-shirt rouges, ont scandé ce slogan : “nos terres ou nos vies’’. La marche, encadrée par les forces de l’ordre, s’est ébranlée à 10 heures du centre professionnel de Diamniadio vers les locaux de la Mairie.

Les mouvements “Frapp / France dégage” et Y’en a marre étaient représentés par Guy Marius Sagna et Thiat, entre autres membres. Dougar réclame 159 hectares à l’État dont 72 octroyés à la société immobilière marocaine Peacock. Très en colère, les populations se disent expropriées.

« Ce sont les agents de l’administration qui sont dans leur bureau et font ce qu’ils veulent, a fulminé leur porte-parole, Diop Ndour Ndiaye. A chaque fois qu’il y a problème, ils représentent l’État, mais quand ils sont dans leur bureau pour signer, ils ne gèrent que leurs poches. Nous avons une plainte introduite contre Peacock et tous les responsables qui ont participé. Nous avons demandé au Tribunal d’arrêter les travaux. Parce que Peacock n’a pas le droit d’être à Dougar. Nous voulons qu’ils arrêtent les travaux et nous avons les papiers qu’il faut. Sur les 72 hectares, 15 empiètent le village. La population y habite et il y a un cimetière dans ces 15 hectares ».

33 NOUVEAUX CAS, 2 DÉCÈS, 5 PATIENTS EN RÉANIMATION

Sur 1368 tests réalisés, le bilan du jour du point Covid révèle que 33 personnes sont positives, soit un taux de positivité de 2,41%. Ces nouveaux cas sont compris entre les cas contacts qui sont au nombre de 17 tandis que les 16 autres patients sont issus de la transmission communautaire. De ce dernier lot, les 15 cas sont enregistrés à Dakar et le 16e, à Matam.

De même, 17 patients suivis par les services du ministère de la santé, ont été testés négatifs et déclarés guéris.

Toutefois, 02 nouveaux décès sont enregistrés malheureusement et 05 cas graves sont encore en réanimation.

Depuis le début de la pandémie jusqu’à présent, le Sénégal a déclaré 41 713 cas positifs dont 40 298 sont guéris, 266 sous traitement et 1148 décès.

À ce jour, le nombre de personnes qui sont vaccinées depuis le début de la campagne de vaccination s’élève à 464 542.

PRÉSENCE DU VARIANT INDIEN DANS LA SOUS-RÉGION : DIOUF SARR APPELLE A LA VIGILANCE

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, alerte sur la présence du variant indien dans la sous-région. “On nous signale la présence du variant indien dans la sous-région, ce qui nous pousse encore à être conscients que le salut se trouve dans la vaccination. Nous ne pouvons qu’insister là-dessus et lancer un appel à toutes les Sénégalaises et à tous les Sénégalais pour leur demander de venir se vacciner parce qu’aujourd’hui, il est clair que la vaccination est la solution contre la Covid-19”, a-t-il déclaré.

C’était en marge de la cérémonie de réception de 184 000 doses supplémentaires de vaccins Astrazeneca offertes par la France, hier vendredi, 4 juin. Un don reçu dans le cadre de l’initiative Covax, chapeautée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), au moment où celle-ci évoque la menace d’une troisième vague en Afrique. Un risque qui plane alors que les expéditions de vaccins contre la Covid-19 continuent à se raréfier.

“La menace d’une troisième vague est réelle et grandissante. Notre priorité est claire : il est essentiel de rapidement vacciner les Africains les plus exposés au risque de tomber gravement malade et de mourir de la Covid-19”, a déclaré la directrice régionale de l’OMS, Dr Matshidiso Moeti.

“Alors que de nombreux pays en dehors de l’Afrique ont désormais vacciné leurs groupes vulnérables à haut risque et sont même en mesure d’envisager de vacciner leurs enfants, les pays africains ne peuvent pas administrer les deuxièmes doses à leurs groupes à haut risque. J’appelle les pays qui ont atteint une couverture vaccinale significative à rendre des doses disponibles et à faire en sorte que les Africains n’aient pas besoin de soins intensifs”.

En Afrique, environ 2% de la population a reçu au moins une dose de vaccin contre la population.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 03 JUIN 2021

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, au Palais de la République, ce jeudi 03 juin 2021.
 A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a salué la mémoire des trois reporters de Leral TV, décédés accidentellement sur l’axe Kédougou-Tambacounda et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.  Abordant sa tournée économique du 29 mai au 02 juin 2021, dans les régions de Kaffrine et Kédougou, le Président de la République adresse ses sincères remerciements aux populations et aux élus territoriaux des localités visitées, pour leur accueil exceptionnel. 
 Le Chef de l’Etat remercie particulièrement les populations des communes traversées (Fatick, Kaolack, Mbirkilane, Koungheul, Koumpentoum, Tambacounda, etc.), ainsi que les familles des parrains des nouveaux hôpitaux inaugurés pour leur mobilisation et leur soutien.
 Le Président de la République exprime également sa gratitude aux Chefs religieux qui l’ont accueilli à Médina Gounass, Médina Baye, Léona Niassène, Léona Kanène, Touba Ndorong, ainsi que les différentes notabilités religieuses et coutumières qu’il a reçues.
 Le Chef de l’Etat félicite le Gouvernement, les Gouverneurs, Préfets et Sous-Préfets, pour l’excellente organisation de cette tournée qui révèle, plus que par le passé, la nécessité d’une gouvernance de proximité et d’une territorialisation soutenue des politiques publiques, afin d’asseoir l’équité sociale et territoriale.
 Le Président de la République souligne, à cet égard, l’impératif de consolider l’aménagement et le développement durable des territoires, en parfaite adéquation avec le Plan National d’Aménagement et de Développement des Territoires (PNADT), pour la prise en compte des besoins, aspirations et préoccupations légitimes des populations des différentes localités en matière, notamment, de désenclavement, d’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, aux financements, mais également à une qualité de vie toujours meilleure.
 Le Chef de l’Etat indique, à ce titre, au Gouvernement l’impératif d’écouter davantage les populations et les élus à la base, d’accélérer l’exécution des projets en milieu rural, mais également de veiller à une coordination optimale des interventions des structures publiques au niveau territorial sous la supervision des autorités administratives déconcentrées (Gouverneurs, Préfets, Sous-Préfets).
 Le Président de la République demande, sur ce point, à chaque ministre concerné d’engager les diligences nécessaires s’agissant, en particulier, de l’approvisionnement en eau potable de la zone de Koumpentoum, de l’intensification de la phase II du PUDC, du fonctionnement adéquat des espaces numériques ouverts (ENO) de Tambacounda et de Kaolack ; du développement des projets Promovilles à Kédougou et de l’amplification des financements des femmes et l’accélération du recrutement des jeunes. Le Chef de l’Etat informe, enfin, le Conseil qu’il effectuera du 12 au 19 juin une tournée économique dans le Nord du Sénégal (régions de Saint-Louis et de Matam), afin d’évaluer les investissements publics réalisés et engager de nouveaux programmes de développement territorial : un Conseil Présidentiel et un Conseil des Ministres sont prévus à Matam.
 Sur la problématique de la gestion préventive des inondations, le Président de la République demande, au Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, de mettre en place le dispositif national de prévention et de lutte contre les inondations, en actualisant avec les ministères et structures impliqués, la matrice de suivi des actions prioritaires. Le Chef de l’Etat rappelle l’impératif de finaliser sans délais les opérations pré hivernales avec l’ONAS et les collectivités territoriales, mais surtout de veiller à la fonctionnalité optimale des travaux et ouvrages d’assainissement réalisés à Keur Massar, dans le cadre du PROGEP II, qui vient de disposer d’un financement notable de 83 milliards de francs CFA. Abordant la question liée à la préparation des examens et concours, de l’émergence des classes préparatoires aux Grandes Ecoles et de l’excellence du système éducatif, le Chef de l’Etat demande aux Ministres en charge de l’Education, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et des Finances, de veiller, en relation avec toutes les parties prenantes, à une bonne organisation des examens et concours (2021) sur l’étendue du territoire national.
 Le Président de la République demande, par ailleurs, au Ministre de l’Education nationale, en relation avec ses collègues concernés, d’accélérer la finalisation, avec les partenaires de l’Etat, du processus de création, à partir d’octobre 2021, de classes préparatoires scientifiques, au niveau du Lycée Scientifique d’Excellence de Diourbel, dont les ressources budgétaires devront être renforcées ainsi que sa gouvernance.
 Le Chef de l’Etat se félicite du succès de l’euro bond, opération qui a permis au Sénégal, de lever 775 millions d’euros (508 milliards FCFA) pour une souscription six (6) fois supérieure au montant recherché.
 Cette performance, en cette période de pandémie de COVID-19, est le résultat de la confiance que les investisseurs ont de l’excellent comportement de l’économie sénégalaise.
 Le Président de la République félicite le Ministre des Finances et du Budget, ses services et l’ensemble de la délégation sénégalaise.Dans cet élan, le Conseil a validé la Stratégie de Recettes à Moyen Terme (SRMT) afin de consolider la résilience des finances publiques.  Sur le Climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat :
 – Félicite les joueurs et l’encadrement de l’équipe nationale de Beach Soccer, qu’il recevra la semaine prochaine au Palais de la République. Cette équipe qui vient de remporter le championnat d’Afrique organisé avec brio par le Sénégal ; 
 – Demande au Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, d’intensifier les activités de mise en place et de cession des matériels et intrants agricoles aux producteurs, dans le contexte de démarrage de l’hivernage dans certaines zones éco géographiques du pays ; 
 – Encourage les producteurs agricoles et félicite les organisateurs de la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources animales (FIARA) qui est à sa 21ème édition.
 Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique.
 AU TITRE DES COMMUNICATIONS – Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives présidentielles ;
  – Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2021 ;
 – Le Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du désenclavement a fait une communication sur le projet de renouvellement du parc Dakar Dem Dikk et sur le programme spécial de désenclavement ;
  – Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le projet de changement de base pour le calcul du PIB (Re-basing) et sur le projet de création du Fonds commun de placement à risque (FCPR) ;
 – Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur la situation épidémiologique (COVID 19) ;– Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la préparation de la campagne agricole 2021-2022 ;
 – Le Ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion a fait une communication sur le projet de construction et d’équipement de six (06) lycées professionnels en agriculture et agroalimentaire ;
    – Le Ministre auprès du Président de la République, en charge du suivi du  Plan Sénégal Emergent a fait une communication sur l’exécution des projets et réformes phares du PSE.  AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil a examiné et adopté : – Le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2021. AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Président de la République a pris les décisions suivantes : Madame Marie Odile Mbissine FAYE, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, matricule de solde n° 624 575/E, est nommée Directeur de la Protection sociale au Ministère du Travail, du Dialogue sociale et des Relations avec les Institutions, poste vacant.  Fait à Dakar le 03 juin 2021  Le Ministre des Collectivités Territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, Porte-Parole du Gouvernement Oumar GUEYE 

OID

L’ARRESTATION DE BOY DJINÉ À LA UNE

Baye Modou Fall est la vedette des quotidiens qui racontent, pour leur édition de ce vendredi, l’arrestation du célèbre prisonnier surnommé Boy Djiné, quelques jours après son évasion d’une prison dakaroise.
Il a été arrêté par la gendarmerie à Missirah, dans la région de Tambacounda (est). ‘’Baye Modou Fall devra dire comment il a quitté l’établissement pénitentiaire et si oui ou non il a été aidé lors de sa fuite’’, commente Tribune. Selon ce journal, Boy Djiné est placé en détention préventive pour plusieurs vols et braquages. ‘’Sa cavale n’a duré que le temps d’une rose (…) Réputé espiègle et rusé, l’as de l’évasion a commis des erreurs de débutant pour finir dans les nasses’’ de la gendarmerie, affirme L’info. Sa fuite est jugée spectaculaire, mais il est tombé ‘’comme un débutant’’, estime Le Quotidien. L’info rappelle que l’évasion du célèbre détenu a coûté son poste au directeur de la prison de Liberté 6, Baye Alley Konté, qui s’est fait remplacer.
Le Témoin Quotidien tire son chapeau aux gendarmes et estime que la raison invoquée par le prisonnier est une preuve des ‘’nombreux dysfonctionnements de notre justice et des rigueurs de la vie carcérale qui ne s’appliquent pas de la même manière à tout le monde’’. Selon les quotidiens, dans une interview avec la chaîne privée iTV, Boy Djiné a invoqué une longue détention préventive lorsqu’il lui a été demandé de s’expliquer sur ses nombreuses évasions. Une bonne dizaine, selon diverses sources. ‘’Cet énième coup de l’as de l’évasion a écorné l’image de la justice sénégalaise (…) La crédibilité des forces de sécurité et la sécurité des lieux de détention ont été remises en cause’’, réagit Kritik’.
EnQuête raconte un incident d’audience survenu au tribunal de grande instance de Diourbel (centre), entre un magistrat et l’avocat Abdoulaye Babou. ‘’Des proches du khalife général des mourides ont rendu visite au substitut du procureur de la République pour lui manifester leur soutien et se démarquer des propos de l’avocat’’ et ancien député, rapporte le journal. Une plainte du magistrat plane sur la tête de Me Babou, qui déclare : ‘’Je dis et je réaffirme que je ne permets à personne de piétiner ma foi.’’
L’As annonce une assemblée générale des francs-maçons sénégalais prévue samedi, à Dakar. Lors de cette rencontre, ‘’les francs-maçons sénégalais vont introniser le nouveau Grand maître de la Grande loge du Sénégal’’, ajoute le journal, s’appuyant sur des informations reçues de Jamra, une organisation non gouvernementale sénégalaise, d’obédience islamique. 
Jamra met l’opinion en garde contre la ‘’propagande’’ de ladite loge maçonnique. ‘’Une signature qui inspire confiance’’, écrit Le Soleil, concernant la présence de l’Etat du Sénégal dans les marchés financiers. 
Il rappelle que l’Etat sénégalais a procédé pour la première fois à une émission d’eurobonds (obligations souveraines) en 2009. ‘’Dix ans après, observe Le Soleil, la signature de notre pays continue à inspirer confiance sur les places financières.’’ La preuve, selon le journal : la récente émission d’eurobonds qui a connu un ‘’succès’’, avec la levée de 508 milliards de francs CFA, pour un taux d’intérêt de 5,375 % et une maturité de seize ans.
‘’Cette opération montre que le Sénégal est à l’écoute des marchés financiers et surveille les opportunités pour améliorer le profil de sa dette. C’est rassurant, car la dette extérieure du Sénégal est importante’’, a expliqué à WalfQuotidien le banquier et ancien Premier ministre Abdoul Mbaye. Selon L’Observateur, Moustapha Niasse s’apprête à quitter la direction de l’Alliance des forces de progrès (AFP). Le président de l’Assemblée nationale a promis d’aider à ‘’rajeunir’’ la direction de l’AFP, lors du prochain congrès de cette formation politique qu’il dirige depuis une vingtaine d’années, annonce le journal. Sud Quotidien relève le ‘’clair-obscur’’ du gouvernement concernant le nouveau découpage administratif de la région de Dakar. Il y a eu un ‘’goût d’inachevé’’, malgré les assurances données jeudi par le ministre de l’Intérieur et son collègue chargé des Collectivités territoriales, concernant l’‘’impact’’ du réaménagement territorial de la région, affirme le journal.
Cette réforme a été dénoncée par une partie des populations du département de Rufisque, qui ont crié au conflit d’intérêts, le ministre chargé des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, étant en même temps maire de Sangalkam.  Le réaménagement de la carte de la région de Dakar aurait été fait au profit exclusif de la mairie qu’il dirige, selon certains observateurs, ce que nie M. Guèye.

ESF/ASG

QUARANTE-DEUX NOUVEAUX CAS DE COVID-19

 Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a déclaré vendredi avoir recensé 42 nouveaux cas de Covid-19 à la suite des 1.211 testes virologiques effectués au cours des dernières vingt-quatre heures. Le taux de positivité des tests est de 3,47 %, selon le dernier bulletin quotidien du ministère sur la pandémie de coronavirus.

Les nouvelles infections de Covid-19 sont constituées de 10 cas contacts déjà suivis par les services de santé et de 32 contaminations communautaires – infections dont la source n’a pas été identifiée. Trente-six patients ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris au cours des dernières vingt-quatre heures. Aucun décès lié au Covid-19 n’a été constaté durant la même période, indique la même source, qui signale la présence de trois cas graves de coronavirus dans les services de réanimation des hôpitaux. Selon le ministère de la Santé et de l’Action sociale, 41.581 cas de coronavirus, dont 40.201 guéris, ont été dénombrés au Sénégal.
La pandémie de Covid-19 a fait 1.144 morts dans le pays.
Concernant la vaccination, le bulletin indique que 460.755 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin contre le coronavirus, dont 2.588 durant la journée de jeudi. 

IMPACT DE LA COVID-19 : 108 MILLIONS DE TRAVAILLEURS VIVENT DANS LA PAUVRETÉ

En comparaison avec 2019, 108 millions de travailleurs supplémentaires dans le monde sont désormais considérés comme vivant dans la pauvreté ou dans l’extrême pauvreté (ce qui signifie qu’ils vivent, ainsi que leurs familles, avec l’équivalent de moins de 3,20 dollars des Etats-Unis par personne et par jour), d’après le rapport de l’Organisation internationale du Travail sur l’impact de la Covid-19, publié hier mercredi, 2 juin 2021.

« Cinq années de progrès pour éradiquer la pauvreté au travail ont été anéanties », indique le rapport. Le document, parcouru par Emedia, précise que cela rendra encore plus inaccessible l’objectif de développement durable de l’Organisation des Nations Unies (ONU), visant à éradiquer la pauvreté d’ici 2030.

“La crise du COVID-19 a également aggravé les inégalités qui existaient déjà auparavant en frappant plus durement les travailleurs vulnérables”, souligne le rapport. Qui ajoute que “l’absence très fréquente de protection sociale, par exemple parmi les deux milliards de travailleurs dans le monde évoluant dans le secteur informel, signifie que les perturbations subies au niveau du travail en raison de la pandémie ont eu des conséquences catastrophiques pour le revenu des familles et pour leurs moyens de subsistance.”

“La crise a également touché les femmes de manière disproportionnée. L’emploi des femmes a baissé de 5 pour cent en 2020 en comparaison à 3,9 pour cent chez les hommes. Un nombre élevé de femmes ont disparu du marché du travail et sont devenues inactives. Les responsabilités supplémentaires à assumer au sein du foyer en raison des mesures de confinement ont aussi créé le risque de revenir à une vision « traditionnelle » de la répartition des rôles entre hommes et femmes.”

Au niveau mondial, l’emploi des jeunes a baissé de 8,7 pour cent en 2020, en comparaison à 3,7 pour cent chez les adultes, la baisse la plus prononcée intervenant dans les pays à revenu intermédiaire. Les conséquences de cette tendance et les perturbations qui ont freiné la participation précoce au marché du travail pourraient se faire sentir pendant des années.

“La reprise d’après COVID-19 n’est pas seulement un problème sanitaire. Les dommages graves infligés à l’économie et à la société doivent également être surmontés. Sans un effort délibéré pour accélérer les créations d’emplois décents, pour soutenir les personnes les plus vulnérables au sein de la société et pour aboutir à une reprise dans les secteurs économiques les plus touchés, les effets persistants de la pandémie pourraient perdurer sous la forme d’une perte de potentiel humain et économique et d’une augmentation de la pauvreté et des inégalités, affirme Guy Ryder, Directeur général de l’OIT.

Ryder est convaincu que « nous avons besoin d’une stratégie complète et coordonnée, basée sur des politiques centrées sur l’humain, soutenue par des actes et par des financements. Une vraie reprise ne peut se faire sans une reprise des emplois décents. »

Le rapport définit une stratégie de reprise structurée autour de quatre principes : la promotion d’une croissance économique généralisée et la création d’emplois productifs ; un soutien aux revenus des ménages et aux transitions au sein du marché du travail, le renforcement des fondements institutionnels nécessaires à une croissance et à un développement économiques robustes et durables ; et l’utilisation du dialogue social pour définir des stratégies allant vers une reprise économique centrée sur l’humain.

IDENTITÉ DU DÉFUNT ET DÉTAILS DE L’AFFAIRE DU CORPS EXHUMÉ CHEZ SERIGNE MOUSTAPHA SY

Un corps sans vie déterré par la gendarmerie dans une parcelle à la résidence de Serigne Moustapha Sy, située à l’entrée de la cité religieuse de Tivaouane. L’information s’est propagée comme une traînée poudre. Emedia qui a recoupé cette information auprès des sources de la gendarmerie et de sources à Tivaouane, est en mesure de donner plus de détails sur l’identité du défunt ainsi que les circonstances de son inhumation.

Selon une source proche du défunt, la tombe en question est celle d’un vieux notable tidiane, du nom de Katim Touré, plus connu sous le nom Baye Katim. Âgé de près de 100 ans, il était bien connu au sein de la famille Sy de Tivaoune. Baye Katim était un fidèle compagnon de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Al Maktoum. Selon des sources très au fait de son parcours au sein de la famille Sy, le défunt était confié à Al Maktoum par le père de ce dernier, Serigne Babacar Sy. Il avait décidé de ne jamais le quitter après le rappel à Dieu de Serigne Babacar Sy qui était son marabout. Après le rappel à Dieu d’Al Maktoum, le 15 mars 2017, Baye Katim avait décidé de rester auprès de son fils, Serigne Moustapha Sy, responsable moral du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty (DWMW).

Selon un de ses proches, Baye Katim a rendu l’âme dans la nuit du 12 au 13 mai, 2021, à la clinique Serigne Babacar Sy sise à la commune de Dieuppeul Derklé, à Dakar. Sur ordre de Serigne Moustapha Sy, il a été inhumé à Tivaouane, dans une extension de sa demeure. Sa prière mortuaire qui a eu lieu le jour de la Korité a été dirigée par l’imam dudit Dahira, Samba Diop.

D’autres sources révèlent que l’inhumation de Baye Katim avait été suivie d’une vague de grogne. En effet, la partie où il a été enterré fait l’objet d’un litige foncier. Des personnes réclamaient la parcelle en question et ont même saisi la justice pour obtenir gain de cause. Le dossier était encore en instruction. Il semble que ce sont les plaignants qui, en ayant découvert la tombe dans la parcelle, ont saisi la gendarmerie. Ainsi, hier, jeudi 3 juin 2021, vers minuit, des éléments de la gendarmerie ont fait une descente pour exhumer le corps dans le cadre d’une enquête commanditée par le procureur.

Sur place, les hommes en bleu se sont opposés à de jeunes disciples moustarchidines. Au bout des accrochages, une dizaine de personnes a été interpellée et remise à la section thiessoise de la Brigade de recherches.

Macky Sall va lourdement taxer les bouillons alimentaires

Macky Sall va lourdement taxer les bouillons alimentaires

vendredi 4 juin 2021 • 493 lectures • 0 commentaires

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Macky Sall va lourdement taxer les bouillons alimentaires

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Profitant de l’examen du projet de la première Loi de finance rectificative (Lfr) de l’année budgétaire 2021, le Président Macky Sall a décidé d’appliquer une lourde taxe sur les bouillons alimentaires. L’objectif est non seulement de renflouer les caisses de l’Etat, mais surtout de lutter contre «les externalités négatives induites par la consommation de ce type de produits».

Le chef de l’Etat Macky Sall ne joue pas avec la santé des Sénégalais. Il n’entend surtout pas lé- siner sur les pouvoirs à lui conférés pour mettre à exécution ses volontés, dans le seul but de protéger la vie de ses compatriotes, Dans le projet de la première Loi de finance rectificative (Lfr) de l’année budgétaire 2021, examiné et adopté en Conseil des ministres hier jeudi, il a décidé d’imposer une lourde taxe sur les bouillons alimentaires.

Lesquels présentent le danger de causer des maladies, dont le diabète, l’hypertension artérielle et surtout l’accident vasculo-cérébral (Avc), en raison de leur forte teneur en sel. Ces bouillons alimentaires sont des préparations obtenues à partir de chlorure de sodium, de substances riches en protéines ou leurs extraits et/ou hydrolysats, ou de substances à base de végétaux avec ou addition d’exhausteurs de goûts, de substances aromatisantes, de matières grasses comestibles, d’épices de leurs extraits naturels ou distillats et de toute autre denrée alimentaire visant à améliorer la sapidité.

Nuisibles à la santé humaine, ces bouillons empoisonnent à petit feu et sont des «tueurs silencieux» dans nos assiettes. Pour contribuer à sauver des vies, l’Etat a décidé de décourager leur consommation en instituant une taxe spécifique de 25% sur les bouillons alinientaires. «Au taux de 25%, la taxe s’applique aux bouillons alimentaires produits ou importés, pour une utilisation directe en cuisson ou assaisonnement», précise-t-on. En plus de son rendement budgétaire, cette taxe est appelée à peser significativement dans la lutte contre les externalités négatives induites par la consommation de ce type de produits. Les autorités étatiques entendent appliquer, en toute rigueur, ladite taxe sur les bouillons culinaires.

LE NOUVEAU DÉCOUPAGE DE LA RÉGION DE DAKAR À LA UNE

Les quotidiens se sont beaucoup intéressés au découpage territorial marquant l’érection de la commune de Keur Massar (ouest) en département. Le projet de ‘’redécoupage’’ de la région de Dakar a eu lieu sous la houlette des ministres chargés de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Dione, et des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, également maire de Sangalkam. Il consacre la création de nouveaux arrondissements dans la région de Dakar. Le nouveau découpage est contesté par des habitants de la zone concernée, dans le département de Rufisque notamment.  ‘’Le projet est passé, malgré les velléités d’opposition des maires’’ de certaines communes du département de Rufisque, fait remarquer Vox Populi. ‘’Le redécoupage de la région de Dakar est effectif depuis ce mercredi 2 juin, avec l’érection de Keur Massar en département’’, a écrit le même journal. Il affirme, sur la base d’un communiqué conjoint des ministères des Collectivités territoriales et de l’Intérieur, que le décret instituant le réaménagement de la carte administrative de Dakar a été signé le 28 mai par le président de la République, Macky Sall. Le Soleil revisite l’histoire de Keur Massar, qui doit son nom au colporteur Massar Dièye, l’un de ses premiers habitants.

Le même journal estime que ‘’le nouveau découpage administratif de Dakar va certainement donner une nouvelle influence à Keur Massar’’. A l’inverse, ‘’le département de Pikine sera délesté d’une frange très importante de sa démographie’’, fait remarquer Le Soleil. De l’avis de Kritik’, la nouvelle configuration de la région de Dakar découle d’un ‘’charcutage politique’’.  ‘’L’acte politique posé dans (…) la départementalisation de Keur Massar cache mal l’enjeu politique enfoui dans la limitation des nouvelles communes de Guédiawaye, Pikine, Keur Massar et Rufisque’’, commente le même journal. ‘’Le chef de l’Etat, Macky Sall, n’en a cure des récriminations des uns et des autres, concernant le redécoupage administratif (…) de la région de Dakar’’, réagit Sud Quotidien à l’annonce du décret présidentiel consacré au réaménagement territorial. La commune de Sangalkam, ‘’dirigée par le ministre [Oumar Guèye], grande gagnante du nouveau découpage’’, titre Le Quotidien. ‘’Son projet validé par décret présidentiel lui confère désormais un vaste territoire et des ressources conséquentes en tant que maire de Sangalkam’’, commente le même journal. Les élections municipales et départementales du 23 janvier 2022 font partie des sujets commentés par les quotidiens. A ce sujet, EnQuête présente ‘’la doctrine Sall’’ en matière électorale.

‘’Président de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall sait bien manier le bâton et la carotte quand il s’agit de doper ses troupes pour aller à des élections’’, constate le journal.

‘’Menaçant les rebelles qui prennent le risque de constituer des listes parallèles, le chef de l’Etat (…) a tendance à gracier tout dissident qui parvient à démontrer sa force (…) Les défaites, par contre, se payent cash, quelles que soient les compétences du vaincu’’, analyse EnQuête. Selon Le Témoin Quotidien, Macky Sall sera confronté aux rivalités internes, lors de l’investiture des candidats. ‘’Benno : les alliés à l’heure de la révolte’’, note le journal, ajoutant : ‘’Le président de la coalition ayant sifflé la fin de la récréation avant même le début des hostilités, des grincements de dents se sont fait entendre au PS et à l’AFP.’’ Le journal Tribune évoque la ‘’survie politique’’ de Karim Wade et de Khalifa Sall. L’ancien ministre et l’ex-maire de Dakar ont été condamnés à des peines de prison pour détournement de biens publics et graciés par le président de la République, Macky Sall. ‘’Karim Wade et Khalifa Sall, qui ont été empêchés de participation à la dernière élection présidentielle, ne savent pas encore si oui ou non ils prendront part aux prochaines élections (les municipales et les départementales)’’, affirme Tribune.

‘’Il est temps, pour Karim Wade et Khalifa Sall, d’engager le combat de leur survie politique’’, ajoute-t-il. WalfQuotidien annonce, comme d’autres journaux, l’installation, au sein du PDS, d’une commission chargée de préparer les élections du 23 janvier 2022. La commission est constituée de 24 membres dont l’ancien ministre Lamine Bâ.  ‘’Wade prépare déjà le grand combat électoral’’, écrit Tribune, affirmant que l’ex-président de la République ‘’ne compte pas jouer les seconds rôles’’ aux prochaines élections. L’As est préoccupé par le ‘’surpeuplement carcéral’’, qui est, à son avis, la conséquence des longues détentions préventives. ‘’Il y a trop de mandats de dépôt, et les Sénégalais vont facilement en prison’’, s’est indigné le président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus.