Distinction plus enveloppe financière: Macky récompense les lions du Beach Soccer

Après avoir remporté la Coupe d’Afrique organisée par le Sénégal, les lions du  Beach Soccer étaient au palais présidentiel ce lundi. Ils ont été reçus par le chef de l’Etat.

Au palais présidentiel, les champions d’Afrique, ont eu droit au grade de Chevalier dans l’ordre national du lion. Une distinction qui s’est accompagnée d’une enveloppe de 10 millions de fcfa pour chaque joueur et membre du staff. Récompense bien méritée pour l’équipe nationale de beach soccer qui a décroché son 6ème sacre continental.

Sénégal vs Cap-Vert : les dernières informations sur les “Requins Bleus”

Le Cap-Vert défie le Sénégal, ce mardi (19h), à Thies, en match amical international à l’occasion des fenêtres FIFA du mois de juin. IGFM fait le point sur les Requins Bleus.

Après avoir battu l’équipe olympique du Brésil par 2 buts 1, ce week-end, le Cap-Vert s’apprête à défier une autre grosse pointure du football mondial notamment en Afrique. Les Requins Bleus affrontent, mardi, au stade Lat Dior de Thies, les Lions du Sénégal, première nation africaine au classement FIFA, dans le cadre d’une rencontre amicale sur la route du Mondial 2022 dont les éliminatoires débutent en septembre 2021.
Un groupe composé de 27 expatriés
L’équipe entrainée par Pedro Leitao dit Bubista, a débarqué au Sénégal avec un effectif élargi composé de 27 joueurs tous expatriés. Ils évoluent tous hors de leur pays notamment en Europe. Des choix forts qui prouvent la progression de la sélection capverdienne qui occupe le 73e classement mondial après la dernière publication faite le 27 mai dernier.
Une sélection “devenue mature”
Le groupe de Bubista se porte également très bien. Selon nos informations, il n’y a aucun blessé (19h GMT) au moment de débuter la séance de veille de match contrairement à l’adversaire qui pourrait enregistrer le forfait de Abdallah Sima. A noter que les «Requins Bleus» sont de retour à la CAN après deux éditions de la Coupe d’Afrique des Nations regardées à la maison. En conférence de presse, Aliou Cissé a souligné que le Cap-Vert est devenu “mature.” Du coup, il faut prendre très au sérieux cette rencontre pour mieux préparer les éliminatoires du Mondial 2022 qui démarrent en septembre.
Pour ce derby ouest-africain, entre “Lions” et “Requins Bleus” il faut s’attendre à une rencontre très disputée.

TAUX D’IMPÔT MINIMAL POUR LES MULTINATIONALES : “AUCUN PROFIT POUR LE SÉNÉGAL”

Samedi 5 juin 2021, les grandes puissances du G7 (Royaume-Uni, France, Italie, Canada, Japon, Allemagne, Etats Unis) sont parvenus à un accord d’un impôt mondial minimum de 15% sur les grandes sociétés. Cette mesure n’a pas d’impact majeur sur les pays africains, le Sénégal en particulier. De l’avis d’Elimane Kane, s’il en est ainsi, c’est parce que le Sénégal assiste impuissamment aux stratagèmes des multinationales implantées sur son territoire.

« Ici, les multinationales utilisent des stratégies. Vous prenez une entreprise qui est là et qui exploite les ressources naturelles, elle crée des succursales. Le plus gros problème aussi pour ces entreprises ce sont les fausses facturations, les transferts de la dette… Les multinationales jouent sur leur succursale pour éviter de faire un profit qui devrait être taxé par l’impôt sur les sociétés. Donc, c’est plus compliqué pour nous », renseigne le président Legs Africa, Elimane Kane, invité de La Matinale d’iRadio, animée par Alassane Samba Diop.
La fiscalité de l’économie numérique reste la principale préoccupation pour le G7. Les grandes puissances veulent avoir une réelle maîtrise sur les GAFAM (Google, Facebook, Amazone, Apple, Microsoft, les géants du Numérique), qui leur échappent parfois. Après avoir été secoué par la crise sanitaire liée à la Covid-19, le G7 veut se rattraper sur ces multinationales qui génèrent beaucoup de revenus.
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Pour Élimane Kane, « ce sont les pays riches qui ont les moyens de pouvoir suivre la fiscalité des grandes multinationales qui sont installées chez eux. Ils peuvent en bénéficier en allant un peu partout dans le monde, surtout dans les lieux où ces entreprises se faisaient domicilier leurs fiscalités avec des taux très bas ou même qui n’existent pas. C’est là que ces Etats vont devoir gagner de l’argent. Et d’ailleurs, l’OCDE a fait des estimations comme quoi des pays comme la France savent déjà ce qu’ils peuvent gagner. Mais ils savent également que ce qui est prévu n’est pas très consistant dans la mesure où 15%, c’est très bas, et la plupart des pays font des fiscalités qui sont en dessus de 20 – 25% », a révélé M. Kane.

À signaler que cette mesure prise par le G7 sera élargie au G20, le mois prochain.

FINANCE ISLAMIQUE : UNE TRÈS FORTE DEMANDE À SATISFAIRE AU SÉNÉGAL

“Malaisie-Afrique de l’Ouest : Bâtir le pont et l’industrie de l’économie islamique” est le thème du 6e forum international sur la finance islamique, ouvert ce lundi, 7 juin, à Dakar. D’après le rapport 2020 d’Islamic Financial Board, la Malaisie détient les 11.1% des actifs financiers islamiques derrière l’Iran avec 28.6% et l’Arabie Saoudite avec 24.2%, sur un total de 2 438.6 milliards de dollars.

D’où l’appel du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, présidant l’ouverture, à saisir, par les pays africains, les opportunités offertes par l’expertise malaisienne dans la promotion de la micro-finance islamique.

“Ce sixième Forum sur la Finance islamique est d’une importance capitale, il nous incite à nous inspirer du modèle malaisien afin de tirer des avantages et des produits offerts par le financement islamique. En effet, ce pays est devenu incontestablement le hub mondial dans le domaine de la finance islamique”, a-t-il dit.

L’EXPERTISE MALAISIENNE OFFERTE EN EXEMPLE

L’argentier de l’État de poursuivre : “la Malaisie abrite, en outre les meilleurs instituts de formation à l’image du International Centre for Education and Islamic Financial, ainsi que des organes de régulation de la finance islamique de renommée mondiale tel que le Islamic Financial Services Board.”

Par ailleurs, a-t-il fait savoir, “au-delà de l’expérience et de l’expertise malaisienne, il est constant que la finance islamique s’est posée comme le segment de l’industrie financière la plus innovante et la plus dynamique du 21e siècle, au moment où le système financier international est bouleversé par une série de crises. Cet indice a fini d’affirmer son leadership dans beaucoup de pays asiatiques et du Moyen Orient. Les expériences vécues sur le continent africain nous renseignent aussi que certains pays s’essaient à cette finance en privilégiant une démarche pragmatique d’optimisation des opportunités s’offrant à eux pendant que d’autres définissent de véritables stratégies pour bâtir une industrie financière islamique.”

Selon Diallo, l’Afrique ne doit pas rester en marge de cette belle dynamique internationale, “surtout qu’elle dispose en la matière d’avantages comparatives à faire valoir”.

Cependant, au Sénégal, un effort doit être fait, a souligné Mouhamadou Lamine Mbacké, Directeur général de l’Institut finance islamique. “Il y a une très forte demande et il y a un taux de croissance énorme. Mais comme on l’a dit dans le discours, le potentiel est énorme parce qu’on parle d’un business de plus de 4 000 milliards et dont l’Afrique de l’Ouest ne détient pas plus de 5%. Donc, ça marche mais il y a beaucoup à faire. Il y a une très forte demande à satisfaire”.

Kayar : Une mystérieuse maladie inquiète le district sanitaire

Selon nos informations, une mystérieuse maladie sévit actuellement à Kayar (région de Thiès). Les personnes touchées sont atteintes de diarrhée et de vomissements. De plus, la progression de la maladie est inquiétante : 74 cas ont été détectés en l’espace de 48 heures au niveau du district sanitaire. L’infirmier-chef de poste a effectué des prélèvements pour analyser mais les résultats étaient encore attendus au moment où nous mettions sous presse cet article.

Match international amical Sénégal 3–1 Zambie : Des « Lions » à deux visages

Les « Lions » du Sénégal ont disposé, ce samedi au stade Lat Dior de Thiès, des « Chipolopolo » de Zambie par 3 buts à 1 en match international amical. Les joueurs du coach Aliou Cissé ont effectué une première période de toute beauté qui leur a permis de mener par 3 buts à 0 à la pause, grâce à des réalisations de Sadio Mané (21ème mn sur pénalty), de Krépin Diatta (30ème mn) et d’Ismaïla Sarr (45ème mn).

Une première période aboutie, comme l’on a rarement vu les « Lions » en faire, avec 11 joueurs presqu’au même niveau ; avec très peu de déchets dans le jeu. Même le portier Alfred Gomis qui a le plus clair du temps suivi les débats de lui, a réussi à la 29ème un arrêt – réflexe qui a permis aux siens garder le contrôle. Et surtout de signer un 2ème but dans la minute qui a suivi.

Mais, après la pause, les « Lions » ont semblé avoir laissé leur football aux vestiaires. Souvent pris de vitesse et battus dans les duels, ils ont logiquement encaissé à la 52ème mn un but symptomatique de leur manque de réaction avec le défenseur central zambien Chanda Dominic qui reprend de la tête un coup franc au cœur du mur sénégalais apathique.

Plus entreprenants, les Zambiens dominent nettement la deuxième période, mais ne réussissent pas à scorer une deuxième fois. Les « Lions » s’imposent donc assez nettement (3 – 1) et disputeront leur second de match de préparation mardi à 19 heures, toujours au stade Lat Dior de Thiès, contre le Cap-Vert.

L’équipe du Sénégal : Alfred Gomis, Lamine Gassama (puis Moustapha Name, 83ème mn), Saliou Ciss (puis Fodé Ballo Touré, 78ème mn), Abdou Diallo, Kalidou Koulibaly (cap) (puis Cheikhou Kouyaté, 83ème mn), Nampalys Mendy, Gana Guèye, Krépin Diatta (puis Diao Keita Baldé, 46ème mn), Sadio Mané, Ismaïla Sarr (puis Joseph Lopy,, 78ème mn), Boulaye Dia (puis Famara Diédhiou, 61ème mn). Entraineur : Aliou Cissé

Concession Port de Ndayane: Secrets de palais autour d’une préférence pour Dubai Ports World

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Une pilule sous la gorge du DG du PAD, Aboubacar Sedikh BÈYE, le ministre Cheikh Kanté, missi dominici chouchouté du palais Roume avec ses va-et-vient incessants sur l’axe Dakar-Dubai, dessous du rapport Mazars sur la valorisation de l’investissement, Macky SALL coupe la poire en deux, le dossier de l’attribution de la concession du port en eaux profondes de Ndayane révèle ses secrets. Exclusif

Derrière l’attribution de la concession du port de Ndayane, dont l’emprunt obligataire de 60 milliards de FCFA connut un succès, structuré et arrangé par INVECTUS, se cachent des secrets insoupçonnés. Après plusieurs mois d’investigations, Confidentiel Afrique a pu démêler l’écheveau d’une des concessions portuaires les plus sulfureuses et atypiques. Selon des sources bien informées, les choses n’ont pas été si faciles, comme on le croirait.

Le groupe émirati DP World, implanté depuis 2007 sur le port de Dakar, avait été retenu par l’État sénégalais pour la réalisation et l’exploitation d’un nouveau port en eaux profondes à Ndayane.

La concession du port en eaux profondes de Ndayane qui a aiguisé les appétits-relève d’une série de secrets de palais- jusqu’à ce que Confidentiel Afrique ne les déflore.

En vérité, l’immixtion de l’ancien Directeur général du Port, Cheikh Kanté, actuel ministre et conseiller du Président Macky SALL n’a pas arrangé les choses. Dans ce dossier de la concession de Ndayane, tout porte à croire, que la multinationale émirati DPWorld avait misé sur le cheval et l’entregent du ministre Cheikh Kanté. Il est devenu en si peu de temps, un puissant missi dominici du palais Roume, à qui l’on prête grande oreille d’un côté, et, potentiel émissaire et ambassadeur de DPWorld dans cette guerre des docks. Nos informations parlent d’une dizaine de voyages au pas de charge de Cheikh Kanté entre Dubai et Dakar. ‘’ Il a manœuvré sans répit pour la cause de DPWorld et a gagné la bataille’’ révèle une source à Confidentiel  Afrique.

Cette proximité et influence du manitou Cheikh Kanté auprès des dirigeants de DPWORLD ont tant agacé dans les couloirs du Port autonome de Dakar. Selon plusieurs sources, cette main mise de l’ex-patron du PAD dans la concession du port de Ndayane a beaucoup dérangé et n’était point perçu d’un bon œil. Le DG Sedikh BEYE s’est battu jusqu’à la dernière énergie pour ramener les choses à leurs justes proportions. Peine perdue. Cheikh Kanté aurait-il reçu des instructions du Président Macky SALL pour agir? Était-il détenteur d’un mandat de négociation de la part de DPWorld? Toutefois, sa posture de conseiller plénipotentiaire de la multinationale émiratie  a été au finish payante. Puisque DPW a eu gain de cause…

Le cabinet Mazars dégonfle la note de DPW

Nos investigations poussées nous ont conduit à s’intéresser au rapport du cabinet Mazars, conduit par l’équipe de l’expert Tahibou Mbaye. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, la valorisation de la concession du Port de Ndayane, est bel et bien en dessous de la note de DPW. Celle-ci avait fixé le bouquet de la valorisation de Ndayane à quelque 875 Milliards de FCFA. Alors que l’expertise de Mazars se situe entre 450 Milliards et 550 Mds FCFA. Une sur-valorisation qui a franchi le seuil du tolérable, commente une source. Pourquoi donc l’État a-t-il décidé de brûler le rapport Mazars au profit de DPWorld ? Pour la première phase et la seconde, l’exploitant portuaire émirati Dubaï Port World a cumulé  un investissement de l’ordre de 1127 millions de dollars.

Macky SALL coupe la poire en deux

Dans ce dossier qui s’apparente à un serpent de mer des cales, le Chef de l’État Macky SALL a pris l’option dès le départ de jouer la carte Cheikh Kanté. Selon des informations en possession de Confidentiel Afrique, le Président SALL a dû presser le Directeur général du PAD, Aboubacar Sedikh BEYE, stoïque dans sa position, pour que le Port de Ndayane tombe dans le giron de DPWorld. D’ailleurs, révèle une source autorisée, c’est le Président himself qui a pris les choses en main. Après une période de flottements sur fonds de frictions. Dans les secrets du palais, Confidentiel Afrique a appris qu’une réunion a été convoquée au palais sur demande du Chef de l’État afin d’examiner le plan d’investissement de DPW sur la plateforme portuaire de Ndayane. Toutes les parties prenantes ont pris part à cette réunion stratégique dont les ministres impliqués dans la gestion portuaire ( Alioune Ndoye, Abdoulaye Daouda DIALLO, celui des Infrastructures) et les 3 DG (PAD, DPW, Mazars). Selon nos informations, Macky SALL qui a beaucoup joué la carte de la préférence nationale dans la gestion et l’exploitation de la plateforme logistique pétrolière, a décidé devant tous les plénipotentiaires de choisir l’option médiane. Aux fins d’arbitrage, le Chef de l’État s’est situé un peu en dessus de la note du cabinet MAZARS, avec une économie confortable du différentiel de la note de DPWorld.

Aux dernières nouvelles, DPWorld traîne les pieds pour démarrer son plan d’investissement sur cet ambitieux méga projet portuaire en eaux profondes.

Trafic de haschich : La grosse prise de l’armée

 La marine nationale, soutenue par l’Armée de l’air, a procédé dans la nuit du 05 au 06 juin 2021, à 140 km au de large Dakar, à l’interception d’un navire transportant du haschich dont la quantité n’a pas été révélée.

L’équipage était constitué d’étrangers. Il s’agit de quatre Indiens, un Mauritanien, un Syrien et un Libyen qui sont présentement en garde à vue.

La Direction de l’information et des relations publiques des Armées sénégalaises (Dirpa) communiquera sur cette affaire dans les prochaines heures.

Le colonel Assimi Goïta officiellement investi à la présidence du Mali

Le colonel Assimi Goïta a prêté serment lors d’une cérémonie d’investiture à Bamako lundi 7 juin, son habituel treillis militaire contre le costume de “président de la transition” au Mali qu’il s’est taillé en menant à bien deux coups d’État en moins d’un an, alors que le Sahel reste plus que jamais en proie aux violences jihadistes.

La cérémonie d’investiture d’Assimi Goïta à la tête du Mali s’est déroulée lundi 7 juin au Centre international de conférence de Bamako (CICB), alors que la France et les autres partenaires du pays réclament aux militaires des garanties qu’un nouveau Premier ministre civil sera nommé et que des élections auront bien lieu en février 2022 en vue d’un retour des civils au pouvoir.

“Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain (…) de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national”, a déclaré le colonel Goïta, en uniforme d’apparat, alors que les partenaires du Mali exigent des militaires les garanties qu’ils céderont la place aux civils à l’issue d’élections début 2022.

Si la nomination d’un nouveau Premier ministre semble imminente, le colonel Goïta pourrait se contenter de dire que les élections auront lieu “dans le courant” de l’année prochaine, ce qui risque de mécontenter la communauté internationale, selon des observateurs.

Les ambassades occidentales ont généralement décidé d’envoyer à l’investiture un “collaborateur” plutôt qu’un ambassadeur, ce qui constitue un “signal politique” mais n’est “ni un boycott, ni une sanction”, selon la source diplomatique.

Choquel Kokalla Maïga pressenti Premier ministre

Le Mali, un pays crucial pour la stabilité du Sahel, vient d’être le théâtre de deux coups de force en neuf mois de la part d’Assimi Goïta et de son groupe de colonels.

Lors du premier, les officiers ont renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta, affaibli par la contestation menée depuis des mois par le Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5/RFP), un collectif d’opposants, de religieux de membres de la société civile.

La junte s’était alors engagée, sous la pression internationale, à une période de transition limitée à 18 mois et conduite par des civils.

Le 24 mai, le colonel Goïta, resté le véritable homme fort, a foulé aux pieds cet engagement en faisant arrêter le président et le Premier ministre de transition, deux civils. L’officier s’est depuis fait déclarer président de la transition par la Cour constitutionnelle. 

Pour le Mali, dont les forces manquent de moyens, le maintien des partenariats internationaux est un enjeu crucial.

Celui qui tient la corde pour accéder au poste de Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, un vétéran de la politique issu des rangs du M5, a tenté de rassurer dès vendredi en promettant que son pays tiendrait ses engagements internationaux. Mais l’ancien ministre de 63 ans a aussi averti que “les invectives, les sanctions, les menaces ne feront que compliquer la situation”.

Suspension des opérations françaises au Mali

Échaudée par le nouveau coup d’État, la France a annoncé la suspension de ses opérations communes avec l’armée malienne, après huit ans de coopération étroite contre les jihadistes.

Jusqu’à nouvel ordre, sa force Barkhane, qui intervient dans plusieurs pays du Sahel, ne sortira plus de ses bases pour des opérations sur le terrain au Mali, même si elle continuera à frapper, si l’occasion s’en présente, les chefs jihadistes.

La situation dans la zone d’action de Barkhane reste pourtant préoccupante.
Au Mali, au moins 11 membres d’une communauté touareg ont été tués jeudi par des inconnus près de Ménaka (Nord-Est).

Le Burkina Faso voisin a, pour sa part, subi dans la nuit de vendredi à samedi l’attaque la plus meurtrière menée par des jihadistes présumés depuis 2015. L’effroyable bilan s’établit à au moins 160 morts, selon des sources locales.

Les militaires maliens s’emploient aussi à rassurer les ex-rebelles indépendantistes du Nord, réunis dans la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), signataire d’un accord de paix en 2015.

Après avoir exprimé des réticences, ses dirigeants se sont dits prêts à accompagner ce nouveau chapitre de la transition et plusieurs d’entre eux sont attendus à l’investiture.

Avec AFP

LES SUJETS DE SOCIÉTÉ OCCUPENT LES DEVANTS

Les sujets de société dominent l’actualité traitée par les quotidiens parvenus, lundi, à l’Agence de presse sénégalaise.

Libération ouvre sur une opération de la gendarmerie qui a débouché sur le ’’sauvetage’’ de 22 enfants, des ressortissants de la Guinée Bissau et de la Guinée Conakry.


‘’Ils étaient réduits à l’esclavage par un individu se disant marabout. Il a été cueilli, samedi, au matin à l’ancienne piste située entre les quartiers de Mermoz et de Ouakam lors d’une opération de la légion-ouest de la gendarmerie’’, rapporte le journal.


Il raconte que les enfants, qui vivaient dans des conditions inhumaines, se réveillaient à 6 heures du matin et étaient ensuite déposés par une voiture à différents points stratégiques de Dakar pour qu’ils mendient. Ils n’étaient récupérés que le soir, à partir de 20 heures.


Sud Quotidien s’intéresse à un litige foncier opposant une société immobilière à des populations de Dougar, une localité de la commune de Diamniadio, dans le département de Rufisque.

Le journal signale une nouvelle tournure dans ce différend avec la décision des populations de traduire en justice la société Peacoke Investment.


Il rappelle que cette affaire est partie de la signature en juillet 2010 d’un décret affectant 80 hectares de terre à une société malaisienne dans le cadre du programme ‘’une famille, un toit’’.


‘’Le projet n’ayant pas abouti, les terres ont été réaffectées à une société marocaine pour la construction de logements sociaux. Pour les populations de Dougar, les terres concernées par décret étaient situées sur le site actuel de la brigade de gendarmerie’’, fait observer la publication.


Pendant ce temps, l’AS quotidien met en avant des propos attribués au président de la République : ‘’Il est impensable que l’homosexualité soit légalisée au Sénégal’’.


‘’Tel un serpent de mer, la question de l’homosexualité revient toujours au-devant de l’actualité malgré la fermeté affichée par le chef de l’Etat. Le week-end dernier, le président de la République a réitéré à des religieux qu’il a reçus en audience que tant qu’il sera à la tête du Sénégal, il est impensable que l’homosexualité soit légalisée dans le pays’’, croit savoir le journal.


Le Soleil, à travers un reportage, propose une plongée dans la localité d’Assoumoune, antérieurement dévastée par la rébellion casamançaise.

‘’Victimes de l’irrédentisme casamançais, beaucoup de villages peinent à reprendre une vie économique. Assoumoune, situé dans la commune de Simbandi Balante n’est pas de ce lot. Théâtre d’attaques des rebelles au début et au milieu des années 1990, la localité renaît de ses cendres pour devenir le premier producteur de riz dans le département de Goudomp grâce à la bravoure qui colle à la peau de ses habitants’’, assure le quotidien.


De son côté, Kritik évoque les grandes lignes et la substance du projet de loi de finances rectificatives (LFR) 2021 que le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo doit défendre dans les prochaines jours, devant l’Assemblée nationale.


‘’Le projet de LFR 2021 est arrêté à hauteur de 3.170,4 milliards de francs en recette et 3.987,5 milliards de francs en dépense, fait ressortir un déficit budgétaire de 817 milliards de francs, soit 5, 4 % du Produit intérieur brut et corrige à la baisse la croissance économique attendue à 3, 7 % contre 5, 2 % comme prévision initiale’’, indique le journal.


Dans les quotidiens, l’actualité politique s’inscrit en ligne de mire des prochaines élections locales sur fond d’affirmations d’ambitions et de retrouvailles.

C’est ainsi que Le Quotidien évoque des ‘’relations assainies’’ au sujet des retrouvailles entre l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba et le directeur des structures du parti présidentiel, Mbaye Ndiaye, deux responsables de l’Alliance pour la République basés aux Parcelles Assainies, une municipalité de la banlieue de Dakar.

Dans les colonnes de Vox Populi, l’ancien maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye, fait part de son ‘’obsession de vouloir changer les choses’’ dans sa ville natale.


‘’Ma candidature à la mairie est un sacerdoce. Je ne peux pas me résoudre à voir Saint-Louis réduite à une succursale familiale, pour satisfaire l’ego d’un beau-frère’’, y déclare-t-il en faisant notamment allusion au maire sortant, Mansour Faye, frère de Marième Faye Sall, épouse du chef de l’Etat.
 



AKS