Arrestation de Boubacar Sèye : Plusieurs organisations et personnalités dénoncent

Les organisations et personnalités signataires de la présente déclaration sont préoccupées par l’arrestation et le placement sous mandat de dépot de Boubacar Séye, président de l’Organisation Non Gouvernementale Horizons Sans Frontières (HSF).

Boubacar Séye a été arrêté le vendredi 15 janvier 2021 par la Police de l’Air et des Frontières, à l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar, à la requête de la section de recherche de la gendarmerie nationale. Il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le mardi 19 janvier pour diffusion de fausses nouvelles suite à une déclaration faite au sujet des fonds reçus par l’Etat du Sénégal et les Etats africains en général, de l’Union Européenne, pour lutter contre l’émigration clandestine. Boubacar Séye nous a informé avoir remis aux enquêteurs les documents reçus de la représentation de l’Union Européenne au Sénégal et qui constituent le fondement de ses propos. Dans une interview accordée au journal l’Observateur au mois d’octobre 2020, Boubacar Séye interpelle l’Etat du Sénégal et les Etats africains sur l’utilisation faite des fonds reçus par l’Union Européenne pour lutter contre l’émigration et demande un audit de ces fonds. Cette interpellation est légitime, au vu de la recrudescence du phénomène de l’émigration clandestine et du grand nombre de jeunes africains qui perdent la vie en cherchant à aller en Europe. Elle constitue en outre un droit de tout citoyen dans un Etat démocratique, respectueux de la liberté d’expression et des principes de transparence et de bonne gouvernance. Nul ne devrait donc être inquiété, au Sénégal, pour avoir exercé ce droit. Les signataires de la présente déclaration exhortent l’Etat du Sénégal à libérer immédiatement et sans condition Boubacar Séye et à abandonner toutes les charges retenues contre lui. L’état de santé fragile de Boubacar Séye constitue une raison supplémentaire de le libérer, surtout en cette période de pandémie de Covid19. 
Ont signé : 
-AfriKaJom Center – Amnesty International Sénégal – Article 19 Afrique de l’Ouest/Sénégal – ENDA Tiers-Monde – Horizons Sans Frontières – LEGS Africa – Ligue Sénégalaise des Droits Humains – Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homm – ONG 3D – ONG Otra Africa – Syndicat des Travailleurs de la Santé And Gueusseum – Professeur Amsatou Sow Sidibé, Car leneen – M. Abdoul Mbaye, Président ACT – Y en a marre ».

Trump en quittant la Maison Blanche : « Je ne serai pas bien »

Le Président sortant des Etats-Unis, Donald Trump, a quitté la Maison Blanche à quelques heures de la fin de son mandat.

C’est à midi heure locale (17h heure de Dakar) que le mandat de Trump devait prendre fin officiellement. Mais, le Président vaincu n’a pas attendu. Selon France 24, Donald Trump a quitté la Maison Blanche à 8h du matin (13h heure de Dakar) à bord de Marine One, l’hélico présidentiel pour se rendre dans une base militaire où il prendra peut-être pour la dernière fois Air Force One pour se rendre à Floride où se trouve son domicile.

« Je reviendrai d’une manière ou d’une autre »

Il n’assistera donc pas à l’investiture de son successeur Joe Biden, une première depuis 150 ans. « Je ne serai pas bien car j’ai perdu face à un pire candidat à l’élection présidentielle des Etats-Unis », a déclaré Trump. « Je reviendrai d’une manière ou d’une autre », a-t-il promis, souhaitant bonne chance à la nouvelle administration.

Pour rappel, le nouveau Président des USA sera investi, ce mercredi à midi heure locale (17h heure de Dakar. Après son investiture, il sera officiellement le 46e président des Etats-Unis. 

PRÉSIDENCE BIDEN : QUELLE PLACE POUR L’AFRIQUE ?

L’élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis avait suscité des réactions majoritairement positives en Afrique. Mais à quels changements concrets faut-il s’attendre dans la politique américaine ? Pour l’instant, même si le propos reste général, de grandes lignes sont en train de se dessiner.

L’idée centrale pour Joe Biden est de restaurer les liens diplomatiques avec les institutions telles que l’Union africaine et les gouvernements du continent. C’est pour cela qu’il a promis d’organiser un sommet de chefs d’État africains, comme l’avait fait Barack Obama en 2014. Joe Biden veut manifestement tisser des liens directs avec ses homologues, à l’opposé de son prédécesseur qui en quatre ans de mandat n’avait fait aucun déplacement en Afrique. « Donald Trump s’était signalé par son indifférence et avait tenu des propos particulièrement insultants à l’égard d’un certain nombre de pays africains », souligne l’historien Pap Ndiaye, professeur à Sciences Po Paris et spécialiste des États-Unis. Selon lui, le programme de Joe Biden s’inscrit avant tout « dans la continuité des relations construites par Barack Obama ». Il s’agit en premier lieu « de restaurer des relations normales en réaffirmant les engagements au niveau de la démocratie, du développement économique ou encore des questions sécuritaires. »

La priorité est donc de regagner une confiance perdue. Et même si côté américain, le propos reste général pour le moment en matière de politique étrangère, la nouvelle administration a tenu très vite à parler d’un engagement « respectueux » à l’égard de l’Afrique. Le terme à lui seul contraste singulièrement avec l’attitude affichée par Donald Trump. « Ce qui est clair, c’est que l’approche de Washington va changer beaucoup et c’est à un changement de ton que l’on assiste pour le moment », estime Jeffrey Hawkins, chercheur à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques) et ancien ambassadeur américain à Bangui. Il relève que le premier point important du programme du nouveau président tient à la diaspora africaine.

Joe Biden a en effet axé sa vision africaine dans un document de campagne dont le point principal tient à l’importante communauté africaine installée aux États-Unis. « C’est la première fois que le président s’adresse directement à cette communauté », note Pap Ndiaye, pour qui « il est très significatif qu’un programme présidentiel américain parle spécifiquement à ceux qui sont originaires du continent africain ». « C’est une manière de leur montrer qu’ils sont considérés et respectés », estime Pap Ndiaye.

Dans ce même document de campagne, Joe Biden se soucie en particulier de la jeunesse africaine : il veut revitaliser le programme Yali (« Young African Leaders ») qu’avait créé Barack Obama et qui est resté dans un relatif sommeil ces quatre dernières années. Yali permet à plusieurs centaines de jeunes Africains d’obtenir une bourse et de séjourner dans des universités américaines.

L’un des autres points importants développés par le nouveau président concerne les restrictions de visa pour les ressortissants du Nigeria, du Soudan et de la Somalie (trois pays dans le collimateur de l’ex-chef de la Maison Blanche). Joe Biden entend annuler purement et simplement ces mesures.

Le 46e président des États-Unis va diriger une administration qui fait une place importante à la diversité

Si la numéro 2 du pouvoir Kamala Harris est d’origine jamaïcaine, l’Afrique ne sera pas en reste dans cette équipe. L’administration Biden comptera dans ses rangs deux enfants du continent, tous deux d’origine nigériane. Le premier d’entre eux, c’est Wally Adeyemo (39 ans). Ce natif du Nigeria, qui a grandi en Californie du Sud, sera futur secrétaire adjoint au Trésor. Il fut dans le passé le principal conseiller économique de Barack Obama. C’est la première fois qu’un Afro-Américain est nommé à une aussi haute fonction au sein de ce ministère régalien. Autre nomination à retenir : celle d’Osaremen Okolo. Elle a 26 ans. Elle est née de parents nigérians, et sera conseillère dans l’équipe de riposte au Covid-19.

Mais en réalité, ce sont surtout deux autres noms qui doivent retenir l’attention : Linas Thomas Greenfield tout d’abord. À 69 ans, elle devient ambassadrice à l’ONU. Cette ancienne sous-secrétaire d’État pour l’Afrique, fut aussi en poste dans plusieurs capitales africaines et notamment à Monrovia où elle fut ambassadrice entre 2008 et 2012. « Elle devrait, selon Jeffrey Hawkins, redonner un élan nouveau aux opérations humanitaires et de maintien de la paix, d’autant, rappelle- t-il, que Donald Trump, vu sa méfiance vis-à-vis de l’ONU, a cherché à maintes reprises à couper ces budgets. »

Samantha Power est l’autre figure importante pour l’Afrique de l’administration Biden. Cette ex-ambassadrice à l’ONU pilotera l’agence chargée de l’aide au développement (Usaid) dont le rôle sera renforcé, « là encore le contraste est saisissant avec la présidence de Trump, note Jeffrey Hawkins, Trump ayant tout fait pour réduire l’aide américaine, l’argent du contribuable devant servir, selon lui, d’abord aux Américains ».

Dans l’équipe Biden, il y a bien entendu le futur secrétaire d’État Anthony Blinken, fin connaisseur de l’Afrique, lui aussi. Ce diplomate chevronné n’a eu de cesse de critiquer ces dernières années la diplomatie du président sortant. Enfin, la diplomate de carrière Dana L. Banks a, pour sa part, été nommée « Senior director » pour l’Afrique au sein du Conseil de sécurité nationale (NSC).

PLAINTE CONTRE MAMOUR DIALLO : SONKO DÉBOUTÉ PAR LE DOYEN DES JUGES

Le Leader de Pastef Les Patriotes, Ousmane Sonko, n’a pas eu gain de cause. Sa plainte contre l’ex-Directeur des Domaines, Mamadou Mamour Diallo, a été rejetée par le Doyen des juges, Samba Sall.

Dans son ordonnance de refus rapportée dans la presse du jour, le magistrat instructeur a évoqué l’article 2 du Code de procédure pénale, stipulant que l’action assignée en réparation du dommage causé par toute infraction revient à ceux qui ont personnellement souffert de ce dommage. Ce qui n’est pas le cas de l’opposant, d’après le Doyen des juges. Autrement dit, Sonko n’a pas subi de préjudice ni direct ni personnel. Ainsi, Sonko n’a pas aucune qualité à agir.

Ce dossier est la suite du dossier des 94 milliards F CFA relatifs au titre foncier n°1451/R. Criant au scandale, l’opposant et député avait saisi la justice par une plainte avec constitution de partie civile, à l’encontre de l’ex-Directeur des Domaines, Mamour Diallo, l’homme d’affaires, Tahirou Sarr, et l’ex-Directeur du Cadastre, Meïssa Ndiaye, les accusant de détournements de deniers publics, entre autres.

Pour rappel, dans le même dossier, le rapport de la commission d’enquête parlementaire avait lavé à grandes eaux les mis en cause. C’est à la suite de ce revers que le patron de Pastef avait joint l’acte à la parole, portant plainte. Celle-ci est classée sans suite.

LE CADRE JURIDIQUE DES CATASTROPHES NATURELLES OU SANITAIRES À LA UNE

La promulgation de la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège élargie à la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires est un des sujets abordés par les quotidiens reçus mercredi à l’APS.
 ’’Etat d’urgence, la loi élargie’’, met en exergue Le Soleil. Le président de la République a promulgué, mardi, la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège élargie à la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires et décidé de maintenir le couvre-feu, de 21 h à 5 h du matin, sur l’étendue des régions de Dakar et Thiès.
 L’Assemblée nationale a voté, le 11 janvier, le projet de loi n°46/2020 modifiant la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège, élargie dorénavant aux catastrophes naturelles ou sanitaires.
 L’adoption de ce texte octroie aux ministres, gouverneurs et préfets la possibilité de prendre des ‘’mesures exceptionnelles’’ qui ne relevaient que des prérogatives du président de la République.
 ’’La modification applicable, consacre l’entrée en vigueur, d’un troisième régime juridique qui gouverne désormais la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires’’, a expliqué Seydou Guèye, ministre, porte-parole et Coordonnateur de la Communication de la présidence de la République.
 La nouvelle loi permet désormais au président de la République de prendre ’’certaines mesures de protection et de restriction sans la proclamation de l’état d’urgence ni passer par l’Assemblée nationale’’, souligne Le Quotidien qui affiche à sa Une ‘’Le nouveau régime de Macky Sall’’.
 Selon le journal, ’’le pays bascule dans la gestion des catastrophes et crises sanitaires (alors) que l’Assemblée nationale est privée du pouvoir de contrôle’’.
 ’’Fin de l’état d’urgence et de l’état de siège : Macky Sall inaugure un nouveau régime’’, note Walfadjri, soulignant que ‘’la nouveauté avec cette réforme réside dans le fait que des mesures de protection et de restriction des libertés peuvent être prises sans proclamer l’état d’urgence’’.
 Sur le front de la lutte contre la Covid-19, Source A constate que l’interdiction des rassemblements ‘’n’est pas appliquée dans le secteur informel’’. ‘’Même si les marchés de mercredi (Gueule Tapée) et de samedi (Allées du front de terre), dans la banlieue de Dakar, sont interdits, on assiste quotidiennement à des rassemblements de citoyens très denses. Sur l’avenue Bourguiba (…), se tient le plus normalement du monde une foire. Pas plus tard que dimanche dernier, le +louma+ de Dahra Djolof s’est tenu (…)’’, déplore le journal.
 Le journal Enquête relève un ‘’impact mitigé du religieux’’ dans la lutte contre la pandémie. ‘’Malgré l’engagement des autorités religieuses, la pandémie gagne du terrain ainsi que le déni de la maladie. Différents épisodes, depuis le début de la pandémie, sont venus….perturber le discours religieux’’, écrit la publication.
 Le quotidien L’As signale que le Sénégal est le deuxième pays en Afrique de l’ouest qui a enregistré le plus grand nombre de décès liés à la Covid-19. ‘’Avec 536 morts, le Sénégal occupe la deuxième place du classement des pays qui ont enregistré le plus de décès liés au coronavirus en Afrique de l’ouest. Il est devancé par le Nigeria’’, selon L’As.
 Pendant ce temps, le quotidien Kritik se fait écho de ‘’l’épuisement physique et psychologique’’ du personnel soignant. ‘’Depuis 9 mois, le système de santé du Sénégal est mis à rude épreuve, les médecins urgentistes et le personnel soignant affecté dans les centres de traitement des épidémies (CTE), dans les structures spécialisées et dans le transport médicalisé sont épuisés physiquement et psychologiquement’’, alerte dans le journal l’Association sénégalaise des médecins-urgentistes.
 Vox Populi annonce que le président de l’ONG Horizon sans frontières Boubacar Seye a été placé sous mandat, mardi, pour ‘’diffusion de fausses nouvelles’’ suite à ses propos sur la gestion d’un fonds de 118 milliards de francs Cfa débloqué par l’Union européenne (UE) au profit du Sénégal pour la lutte contre l’émigration clandestine.
 Libération signale que la plainte de Ousmane Sonko dans l’affaire des ’’94 milliards de francs’’ Cfa a été classée sans suite. ‘’Même à supposer établies, les infractions susvisées ne sauraient occasionner ou établir un quelconque préjudice ni directement ni personnellement pour l’auteur de la plainte ou quiconque à l’exception de l’Etat’’, selon les explications du juge rapportées par le journal.

CORONAVIRUS : 250 NOUVELLES CONTAMINATIONS ET 10 DÉCÈS

 Le ministère de la Santé a rapporté, mercredi, 250 nouvelles contaminations au Covid-19 et 10 décès enregistrés au cours des dernières vingt-quatre heures. ’’Sur 1380 tests réalisés, 250 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 18,12%’’, a annoncé le directeur de la Prévention au ministère de la Santé. Faisant le point quotidien sur l’évolution de la pandémie, le porte-parole du ministère de la Santé a indiqué que ces nouvelles contaminations concernent 76 contacts suivis, et 174 cas issus de la transmission communautaire recensés à Dakar et dans d’autres endroits du pays. Dix (10) décès ont été enregistrés, mardi, selon El Hadj Mamadou Ndiaye.  Il a rapporté que 199 patients ont été par ailleurs contrôlés négatifs et déclarés guéris alors que 46 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. Depuis le 2 mars 2020, le Sénégal a enregistré au total 23 642 cas positifs au coronavirus dont 546 décès, 19 730 guéris et 3 365 personnes encore sous traitement. Le directeur de la prévention a insisté sur le respect des mesures de prévention. 

Présidence de la CAF : Roger Milla soutient la candidature de Me Augustin Senghor

Le président de la Fédération sénégalaise de football est en candidat pour diriger l’instance dirigeante du football africain. Sa candidature a été validée, le 7 janvier 2021 par la commission gouvernance de la Confédération africaine de football (CAF).

La candidature de Jacques Anouma, ancien président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) a été aussi validée par la Commission habilitée.

Deux autres candidatures, celles du président de la Fédération mauritanienne de football Ahmed Yahya et du Sud-africain Patrice Motsepe ont été soumises à des vérifications supplémentaires.

Pour ce qui est du malgache Ahmad Ahmad, président de la CAF suspendu par le Comité d’éthique de la FIFA, sa candidature a été jugée irrecevable.

Source Afrique actuelle

Un douanier lynché par des jeunes à Ndioum

Le pire a été évité de justesse hier, à Ndioum Walo. Un douanier a été lynché par des jeunes, mécontents du traitement infligé à un des leurs. Selon Lasnews, un jeune qui convoyait de la marchandise frauduleuse a été sévèrement battu par deux douaniers venus de Démette, après une longue course-poursuite. Le jeune homme est sérieusement blessé. Il est évacué à l’hôpital. Furieux, les jeunes de la localité ont sonné la riposte. Ils parviennent ainsi à cerner l’un des douaniers avant de lui faire passer un sale quart d’heure. Face à la gravité de la situation, ajoute notre interlocuteur, certains ont eu le réflexe de l’extirper des griffes des jeunes pour l’enfermer dans une chambre. Plus chanceux, l’autre douanier a réussi à s’éclipser. Dans la soirée, le chef de poste de Douane de Ndioum est allé récupérer le gabelou lynché. Il a buté sur une opposition farouche des jeunes qui lui ont jeté des pierres. A noter que ces genres d’incidents se produisent très souvent dans cette partie nord du pays où la fraude fait vivre plusieurs jeunes. Pourchassant parfois les fraudeurs jusque dans leur derniers retranchements, les douaniers n’hésitent pas à entrer dans les maisons et boutiques pour procéder à des fouilles. Ce qui entraîne souvent de vives altercations.

Visite technique des véhicules : 12 agents du CCTVA arrêtés pour corruption

La Sûreté urbaine de Dakar a démantelé un vaste réseau de trafiquants de visite technique des véhicules. 12 personnes, dont des agents du CCTVA, ont été arrêtées. Déférées au parquet le 15 janvier dernier, elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs et corruption, renseigne Libération. 

La mafia était entretenue par des individus qui proposent aux usagers venus passer la visite technique, la possibilité de contourner la file d’attente moyennant une somme de 15.000 Fcfa. Ceci, avec la complicité de certains agents qui travaillent au CCTVA.

Les mis en causes ont été pris en flagrant dans une vidéo dans laquelle un des agents nommé M. Ndongo, ainsi que d’autres individus, faisaient des tractations et échangeaient suspicieusement devant le centre.

Chine: malgré le coronavirus, le pays affiche une croissance positive de 2,3% en 2020

Le coup d’arrêt brutal porté à l’économie de la planète par une situation sanitaire toujours hors de contrôle a révélé partout les failles de la mondialisation. La Chine, foyer de l’épidémie de Covid-19 et deuxième économie mondiale, n’a pas été épargnée : au premier trimestre, le pays a connu une récession de près de 7%. Et pourtant, l’économie chinoise, contrairement à d’autres, a su rebondir. Elle connaît même en 2020 une croissance positive de 2,3%

Les chiffres publiés ce lundi 18 janvier par le Bureau national des statistiques montrent deux choses. D’abord, la nature déséquilibrée de la reprise en Chine. En décembre 2020, la production industrielle a augmenté de 7,3 %. Avec la pandémie du coronavirus, les usines de « l’atelier du monde » ont tourné à plein régime : envolée des exportations de masques, protections médicales ou aujourd’hui les seringues, mais aussi les produits électroniques – ordinateurs, téléphones – qui permettent aux confinés du monde entier de rester connectés.

Consommation au ralenti

La consommation en revanche peine à suivre. Les ventes au détail ont augmenté de 4,6% le mois dernier, c’est moins que ce que prévoyaient les analystes. Or, on le sait le modèle de croissance chinois n’est plus basé uniquement sur les exportations, mais dual comme l’a répété le président chinois lors de ces récentes interventions, la consommation intérieure étant désormais un élément clé du développement chinois.

Bonnes perspectives

Autre enseignement : malgré ce taux le plus bas enregistré depuis la fin de la révolution culturelle en 1976, la Chine reste l’une des seules grandes économies à avoir progressé l’an passé. et cela devrait continuer. Le parti communiste chinois, qui fête ses 100 ans cette année, peut afficher le fait que la taille de l’économie chinoise a dépassé pour la première fois les 100 milliards de yuans (12,8 milliards d’euros). Si les nouveaux foyers de Covid-19 dans le nord du pays et les restrictions sanitaires qui les accompagnent contrarient de nouveau les vacances du Nouvel an lunaire cette année – période traditionnelle de dépenses pour les familles – les perspectives restent néanmoins bonnes, à court terme, selon les experts.

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