« LES SUPPORTERS ONT TOUT SACCAGÉ »

Les compétitions du championnat national populaire ‘’Navêtane’’ sont suspendues, jusqu’à nouvel ordre, dans le département de Guédiawaye. Cela fait suite aux violences notées, mardi 23 novembre 2021, lors du match de ¼ finale qui opposait l’Asc Jubo à celle de Magg Bagne. Cette décision préfectorale trouve toute sa pertinence si l’on croit au Directeur du stade d’Amadou Barry, Khalifa Gueye, qui révèle que l’infrastructure a été complétement vandalisée. « Nous avons pris des mesures conservatoires et préventives pour demander à l’Odcav d’arrêter les activités, parce que le stade a été complétement saccagé. La pelouse a été déchirée. Les poteaux corners ont été cassés. Le centre d’hébergement, en chantier, à côté, les gens ont emmené avec eux tout le matériel qui était à leur disposition. Comment peux-tu imaginer un match de football, que des gens viennent avec des charrettes pour charger du matériel du stade ? C’est du banditisme que nous avons constaté. Il y a des gens qui viennent au stade avec leur agenda caché et qu’ils exécutent sans problème », a-t-il révélé.

Khalifa Guèye d’appeler les dirigeants d’Asc à prendre leur responsabilité. Pour lui, les Asc connaissent les faiseurs de trouble dans les matche. Mais elles ne les dénoncent pas. « Nous avons tous une part de responsabilité par rapport à ce qui s’est passée. Nous savons tous ceux qui viennent au stade pour faire des paris. Des gens qui passent tout leur temps à parier. Nous les connaissons tous. Il faudrait que nous ayons le courage de les dénoncer. Que les dirigeants d’Asc osent les dénoncer à la police. Ce sont ces gens qui ne veulent pas perdre et lorsqu’ils voient leur argent en train de partir, ils descendent sur la pelouse pour gâcher les matchs », a fustigé M. Guèye, qui n’a pas manqué de rappeler les supporters à l’ordre : « l’infrastructure n’appartient pas aux équipes ni l’Odcav. Elle est un bien collectif qui appartient à tous les Sénégalais et particulièrement les habitants de Guédiawaye ».

TOUTES LES ÉCOLES FERMÉES CE VENDREDI

Les établissements scolaires resteront fermés le vendredi 26 et le samedi 27 novembre, au Burkina Faso. « Cette mesure a pour objectif de préserver la sécurité des élèves, des enseignants et du personnel administratif », justifie le ministre de l’Éducation nationale burkinabé, Stanislas Ouaro, dans un communiqué. En effet, la décision faite suite aux appels à manifester le 27 novembre 2021 par certaines organisations.

Par conséquent, ajoute le document, « aucune activité pédagogique ne doit se tenir ces deux jours pour quelques motifs que ce soit. » Pour finir, le ministre exhorte la communauté éducative « au strict respect » de cette mesure « dans l’intérêt bien compris des élèves ».

Déjà, le pays est sans internet mobile depuis cinq jours.

Ce mercredi 24 novembre 2021, les autorités ont publié un communiqué pour informer que cette suspension de la connexion sera prolongée de quatre jours. L’Internet mobile est coupée depuis le samedi 20 novembre. La décision de maintenir cette mesure intervient alors qu’un convoi militaire français est toujours bloqué dans le pays et qu’un appel à manifester samedi, contre la présence française et la politique sécuritaire du gouvernement, a été lancé.

Au Burkina Faso, la colère gronde dans la rue et les casernes depuis l’attaque du poste de gendarmerie d’Inata, dans le nord du pays, survenue dimanche 14 novembre. Menée, selon des sources sécuritaires, par les combattants d’Ansaroul Islam, un groupe terroriste proche du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM, affilié à Al-Qaida), elle a fait 53 morts – 49 gendarmes et 4 civils – selon un bilan revu à la hausse mercredi par le gouvernement burkinabé.

Mardi, des centaines de manifestants ont battu le pavé dans plusieurs villes du pays pour protester contre un gouvernement jugé incapable d’enrayer le terrorisme, certains allant jusqu’à réclamer le départ du président Roch Marc Christian Kaboré, au pouvoir depuis fin 2015 et réélu fin 2020, rapportait le journal Lemonde.

« Pourquoi le président a estimé nécessaire de réinstaurer le poste de PM »

Ministre d’Etat, conseiller juridique du président, Ismaila Madior Fall a expliqué les raisons pour lesquelles le chef de l’Etat a décidé de ramener le poste de premier ministre. C’était hier à la télévision nationale.

« Aujourd’hui, le président de la République a considéré que nous sommes dans un nouveau contexte économique, parce qu’on est dans une phase Covid. Il y a l’impératif de relancer l’économie du pays. Il y a aussi un nouveau contexte politique.

Le président a senti la nécessité de mettre un Premier ministre pour mieux huiler la coordination des affaires gouvernementales sans que ce soit à son niveau. Pourquoi ? À cause du contexte diplomatique. Parce que le président de la République va être le président en exercice de l’Union africaine. Ce qui fait qu’il consacrera une partie de son énergie aux relations diplomatiques, à l’Union africaine.

Et c’est pour toutes ces raisons que le président a estimé nécessaire de réinstaurer le poste de Premier ministre dans l’ordonnancement constitutionnel du Sénégal (…)

Les Sénégalais considèrent que le président doit être secondé par un Premier ministre d’abord pour que le président ne soit pas obligé de toujours monter au front, qu’il ne soit pas toujours au contact avec tous les problèmes et en même temps aussi, il faudrait qu’il y ait toujours, c’est la vision un peu Machiavélienne de la politique.

Tout ne doit pas retomber directement sur le président, il doit y avoir un paravent, et le Premier ministre joue, parfois, ce rôle ». 

Projet de loi sur le retour du poste de PM: les éclairages de Aymérou Gningue

Le projet de loi pour la réinstauration du poste de premier ministre a été adopté en Conseil des ministres. Le texte est-il arrivé à l’Assemblée? Quel processus va-t-il suivre ? iGfm a recueilli les éclairages de Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire de la majorité.

Président du groupe parlementaire Benno Bok Yakaar, Aymérou Gningue a expliqué que l’Assemblée n’a pas encore reçu le projet de révision. «Nous attendons de voir le projet et la lettre de transmission pour voir si elle nous est transmise par procédure d’urgence ou en procédure normale», explique-t-il.

Quant à la procédure, l’honorable député indique que le président de la République a la possibilité de demander que le texte soit examiné en procédure d’urgence.  Et si advient ce cas de figure, l’Assemblée ne sera pas tenue par le délai de lecture de 10 jours.

«Une fois que le texte est venu et enregistré à l’Assemblée, il est convoqué la conférence des présidents qui est habilitée à établir le calendrier d’examen des affaires en cours», dit-il. Puis, des propositions seront faites pour l’examen en commission.

Et une fois que le texte est adopté en commission, une date, pour le plénière sera proposée. « Dès que le texte est voté, le poste est rétabli. Le président a le pouvoir constitutionnel de nommer un premier ministre. Mais le fait qu’on rétablisse le poste ne veut pas dire qu’on va nommer forcément un premier ministre dans les jours qui viennent », précise-t-il.

Meurtre d’un taximan au Point E: Arrestation des tueurs présumés!

Le corps sans vie d’un taximan a  été retrouvé hier dans son véhicule, non loin de la piscine olympique du Point E. Les présumés meurtriers ont déjà été appréhendés par la police.

C’est vers l’aube que le corps sans vie avait été retrouvé. Plusieurs blessures, par objet tranchant, étaient visibles sur le corps sans vie. Identifié comme étant Moustapha Guèye, le défunt était le propriétaire du taxi dans lequel il a été retrouvé mort, reseigne Libération.

Il renseigne que les deux meurtriers présumés ont été arrêtés. L’un d’entre eux avait été pris par le taximan à Yeumbeul. Et c’est dans ce quartier qu’il a été arrêté. Son présumé acolyte a, lui, été alpagué à Yarakh. Le meurtre serait prémédité.

«Le président ne s’est jamais trompé»

La décision du chef de l’Etat de ramener le poste de premier ministre fait débat. Ce jeudi, c’est Oumar Gueye, le ministre porte-parole du gouvernement, qui a réagi sur la question. Il a tenté de répondre aux critiques.

«Il n’y a aucun tâtonnement. Ce n’est pas une nouveauté. Si vous questionnez l’historie politique du Sénégal et même des gouvernements qui se sont succédés, ce n’est pas la première fois que le poste de  premier ministre est supprimé puis rétabli. C’est la bonne marche des choses.

C’est le président de la République qui est élu au suffrage universel, qui définit la politique de la nation. Et qui, en fonction des situations, décide comment il doit organiser l’architecture de son gouvernement. C’est la raison pour laquelle il a mis en place le poste de premier ministre. Après, il a décidé de ramener le poste après une suppression. Il n’y a rien d’extraordinaire c’est la bonne marche des choses.

C’est dans ses prérogatives, par rapport à une étude de la situation et par rapport à là où il veut aller. C’est-à-dire vers l’émergence de ce pays. Il n’y a aucun problème à ce niveau-là, que le poste de  premier ministre  puisse revenir. Le fast-track est toujours d’actualité. Aujourd’hui plus qu’hier. Le gouvernement est toujours en mode fast-track. Le président ne s’est jamais trompé. Il n’y a jamais eu d’erreur.»

YEWWI ASKAN WI VA RECEVOIR LE CADRE UNITAIRE DE L’ISLAM

« La conférence des leaders de Yewwi Askan Wi (YAW) recevra une délégation du Cadre unitaire de l’islam au Sénégal (Cudis) , ce mercredi 24 novembre à 17h, au siège du Prp sur la Vdn », annonce Déthié Fall.

Selon le mandataire national de Yaw, « la rencontre portera sur deux points : 1/ échange général sur la situation du Sénégal. 2 discussion sur le projet de charte de non violence. A l’issue de la rencontre une importante déclaration sera faite ».

Une polémique était née entre le CUDIS et Ousmane Sonko, membre éminent de Yewwi Askan Wi, après la sortie de ce dernier manifestant son refus de signer la charte de non-violence initiée par ce groupement religieux. « Certains ont pris l’initiative, en prélude des élections locales, de faire signer aux candidats une charte pour la non violence. En ce qui me concerne, moi Ousmane Sonko, je ne signerai aucune charte de non violence », avait déclaré dimanche dernier le leader de Pastef.

La rencontre de demain sera sans doute l’occasion d’aplanir les angles.

OLUSEGUN OBASANJO À LA TÊTE D’UNE MISSION DU COMMONWEALTH

L’ancien chef de l’Etat nigérian sera à la tête de la mission d’observation de l’organisation internationale de la communauté anglo-saxonne, le Commonwealth pour l’élection présidentielle du 4 décembre en Gambie. Cela fait plus de quinze ans que cette organisation n’a pas supervisé une élection dans le pays anglophone,-sous le régime de Jammeh, la Gambie s’était retirée de l’union-.

De l’avis de Patricia Scotland, Secrétaire Général du Commonwealth, « le déploiement de ce groupe d’observateurs est une démonstration de l’engagement du Commonwealth à soutenir la démocratie dans ses pays membres ».

L’équipe d’observateurs électoraux du Commonwealth est composée de neuf membres. Après l’élection, la mission dirigée M. Obasanjo soumettra un rapport final sur le processus électoral à la Secrétaire générale du Commonwealth. C’est cette dernière qui en fera le compte rendu aux 54 Etats-membres de l’organisation qui regroupe les anciennes colonies britanniques.

5230 MÉDICAMENTS EN PROVENANCE DE FRANCE SAISIS PAR LA DOUANE

Le problème des médicaments frauduleux refait surface. Ce lundi, 22 novembre 2021, le Bureau postal des Douanes de Dakar a saisi 11 colis contenant 5230 boîtes de médicaments dont la distribution est frappée de restrictions particulières.

D’après une note de la Douane, ces médicaments, d’une valeur de 60 millions en provenance de France, rares et chers, sont composés essentiellement d’antidépresseurs, d’anticoagulants, d’hypolipidémiants et de lasilix. La source d’indiquer que le réseau qui opérait ce trafic a été neutralisé. « Les premières investigations ont révélé que le réseau ainsi démantelé opérait en introduisant dans le territoire douanier des médicaments frauduleux par petites quantités. Selon les documents de transport, les médicaments étaient destinés à une officine qui en réalité n’est qu’un dépôt clandestin détenu par ce réseau criminel », lit-on sur la note.

L’intégralité des nominations du Conseil supérieur de la magistrature

 Plusieurs mesures ont été prises lors du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) tenu ce lundi 22 novembre 2021. Les plus saillantes sont le remplacement de Serigne Bassirou Guèye, finalement détaché à la Présidence de la République. Le défunt Doyen des juges, Samba Sall, est aussi remplacé. L’ancien Procureur, Ousmane Diagne, revient aux affaires et Souleymane Téliko a été muté à Tamba.

Plusieurs décisions ont été prises lors du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) ce lundi.Oumar Maham Diallo, précédemment président de chambre à la Cour d’appel de Ziguinchor, a été promu Doyen des juges en remplacement de Samba Sall, décédé.

Ancien juge au tribunal de grande instance hors classe de Dakar, ancien conseiller à la Cour d’Appel de Dakar, ancien président du tribunal du travail de Kolda, Oumar Maham Diallo a été juge du 3e cabinet au tribunal régional de Dakar.

Né le 09 décembre 1967 à Dakar, Oumar Maham Diallo fait partie de la promotion «Doudou THIAM» du Centre de formation judiciaire sortie en 1998. Il est de la même promotion que Yakham Lèye, Cheikh Bamba Niang, Maguatte Diop (l’ancien président de l’Union des magistrats Sénégalais), Moustapha Ka et Demba Traoré.

Le Procureur Serigne Bassirou Guèye est lui-aussi remplacé par Amady Diouf, président de chambre à la Cour d’appel de Dakar.

Ousmane Diagne, celui qui a été remplacé au parquet de Dakar par Serigne Bassirou Guèye, est nommé Procureur général près la Cour d’appel de Dakar. Il remplace Lansana Diaby. Ce dernier devient Premier avocat général près la Cour suprême.

L’ancien président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Souleymane Téliko, précédemment président de chambre à la Cour d’appel de Thiès, est muté à Tamba où il va occuper le même poste.

Plusieurs autres décisions individuelles ont été prises.

Conseilsupérieurdelamagistrature,MackySall

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